15 jours à Melbourne (4/4) : bilan et perspectives

By  | 1 février 2010 | Filed under: Actualité

Après deux semaines d’un Open d’Australie pas­sion­nant de bout en bout, ce qui peut-être, fin­ale­ment, le dis­tin­gue le plus de ses trois congénères dont l’iden­tité des demi-finalistes est souvent con­nue d’avan­ce, la Rod Laver Arena a co­uronné son champ­ion. Et déjà la planète ten­nistique brûle d’une avide im­pati­ence pour ob­serv­er les con­séqu­ences de ce sacre.

Après les bi­lans déjà exposés dans ces col­on­nes con­cer­nant les pre­mi­ers tours, je me con­ten­terai de faire un court bilan du par­cours des huit quarts de fin­alis­tes, ce qui nous amènera à tent­er de tirer les pre­mi­ers en­seig­ne­ments de cette quin­zaine australe. A noter qu’une an­alyse à pro­pre­ment parl­er se doit de pre­ndre du recul sur les évène­ments, notre com­men­taire à chaud n’aura donc pour am­bi­tion que de de­ssin­er les gran­des lig­nes d’une pos­sible suite de la saison, tenant com­pte des résul­tats immédiats.

Les quarts de fin­alis­tes :

Nikolay Davyden­ko. L’une des deux gros­ses décep­tions de ce Grand chelem, si tant est que per­dre face à Roger Feder­er soit une décep­tion. Favori de nombre d’ob­servateurs sinon des book­mak­ers, la mobylet­te russe af­fichait une forme opt­imale et un niveau de jeu im­pres­sion­nant à l’ouver­ture de cette quin­zaine. Or si la défaite n’a en soit rien d’humilian­te, c’est bien dans la manière que le frêle chauve nous a déçu. Expéditif jusqu’en huitièmes de fin­ale, col­lant cor­rec­tion sur cor­rec­tion, il a dégoupillé une première fois en lais­sant re­venir pas­sive­ment un Fer­nando Ver­dasco qui ferait pour­tant pass­er Alizée Cor­net pour Pete Sampras, ne de­vant son salut au cin­quiè­me set qu’aux of­fran­des généreuse­ment ac­cordées par le souriant natif de Mad­rid. Aver­tisse­ment sans frais.

Il semble se re­ssaisir pour­tant face au Suis­se. Auteur d’une première man­che du ton­nerre, puis d’une en­tame de deuxième man­che du même acabit, il nous a par la suite of­fert une ab­s­ence totale rare à ce niveau – 13 jeux per­dus d’affilée, plus d’une heure passée sans gagn­er un jeu – don­nant raison aux quel­ques scep­tiques qui doutaient de le voir re­produire ses per­for­mances de Londres et de Doha lors de matches en cinq sets. Le (pas assez) divin chauve, si son ten­nis peut par­fois, et à raison, être qualifié « d’in­jou­able », n’a définitive­ment pas le ment­al pour re­mport­er 21 sets lors d’un tour­noi. En tout cas, l’auteur de ces lig­nes en doute for­te­ment. Ceci est d’autant plus dom­mage qu’au fil des années son jeu s’est con­sidérab­le­ment en­ric­hi, al­liant progrès re­mar­qu­ables à la volée à un ser­vice toujours plus ef­ficace ainsi qu’une rigueur tac­tique cer­tes « primaire » mais ef­ficace comme l’il­lustrent par­faite­ment ses dif­féren­tes con­fron­ta­tions avec Rafael Nadal.

A une fois de plus prouvé qu’être le meil­leur dans les pre­mi­ers tours ne sig­nifie rien une fois que les choses se cor­sent. Note : 5/10 (le quart de fin­ale, par­semé de quel­ques de­m­ies au fil des années, cor­res­pond fin­ale­ment à son niveau).

Novak Djokovic. Le joyeux luron Serbe nous a re­sser­vi à peu de choses prêtes son numéro habituel. N’ayant affronté que des seconds co­uteaux jusqu’en quarts, lais­sant traîner un set face à l’accroc­heur Suis­se Marco Chiudinel­li, il se retro­uvait à l’af­fiche avec le puncheur Tson­ga. Après deux sets accrochés (6/7 7/6), il a claire­ment haussé son niveau de jeu dans le troisiè­me pour col­l­er un 6/1 à notre Jo nation­al. C’est le mo­ment qu’il a « choisi » pour re­tomb­er dans ses trav­ers, coup physique – il sor­tira du court à la fin du quat­rième pour vomir – coup droit en berne, panne d’inspira­tion, démoralisa­tion palp­able… lais­sant les deux de­rni­ers sets sur un plateau à un Tson­ga qui n’en de­man­dait pas tant.

A bien du mal à con­firm­er sa for­mid­able quin­zaine de jan­vi­er 2008, n’at­teint (enfin) la deuxième place mon­diale que grâce à la défaite d’Andy Mur­ray en fin­ale, voit sur ses talons les ombres de grands gail­lards d’1,98m… le Serbe s’aven­ture dans des eaux péril­leuses jusqu’à Roland-Garros. Note : 4,5/10.

Andy Rod­dick. Tout autant que Feder­er mais à moindre niveau, l’Américain est pre­sque in­amovib­le : toujours placé, jamais gag­nant, faisant fi des com­men­tateurs qui lui prédisent de­puis plusieurs années déjà une sor­tie définitive du Top 10 pour bientôt. L’Américain figure tout de même dans l’élite de­puis pre­sque 9 ans main­tenant (!). Il n’a claire­ment pas à rougir de son par­cours. Auteur d’un bon match face à un ex­cel­lent Lopez au troisiè­me tour, il sort vain­queur du match des baroudeurs face à l’ar­tilleur Gon­zalez, par­venant à sur­viv­re au déluge de points gag­nants du Chili­en et faisant la décis­ion sur cinq points gagnés con­sécutive­ment à 40-0 5-6 ser­vice chili­en, avant que ce de­rni­er ne cède à son ir­répres­sible at­tiran­ce pour les bâches, leurs expédiant son trop-plein d’amour sous la forme de petites bal­les jaunes. Il aura prouvé dans ce match que bien que dominé et cap­able de moins en moins de faire la décis­ion en quel­ques frap­pes, son ex­péri­ence et sa ténacité peuvent lui per­mettre de sor­tir de situa­tions com­promises. Rod­dick per­dra donc au tour suivant face à la « révéla­tion » du tour­noi, le lon­gilig­ne Cilic, alors qu’il était par­venu à re­mont­er de deux sets à rien à deux sets par­tout, doub­le balle de break en sa faveur. Une petite bles­sure à l’épaule et la sol­idité men­tale du Croate ont eu raison du sym­pat­hique Américain.

N’a pas con­juré la mal­édic­tion qui veut qu’il n’at­teig­ne les de­m­ies de l’Open d’Australie que les années im­paires… On re­gret­tera sa toujours aussi bom­besque épouse dont le sourire lumineux n’a d’égal que celui de Mirka découv­rant son Milka. Note : Un bon 6,5/10 avec en­courage­ments du jury.

Rafael Nadal. L’autre très gros­se décep­tion de la quin­zaine. Un jeu qu’on pen­sait retro­uvé, une con­fian­ce qu’on dis­ait re­venue, des bles­sures qu’on croyait soignées, rien de tout cela ne s’est con­firmé. Après avoir survécu un peu miraculeuse­ment au quat­rième set livré par le co­urageux Kohlschreib­er, puis avoir pris la mesure du toujours dan­gereux Kar­lovic, l’Ibère n’a pas résisté à la sci­ence tac­tique d’Andy Mur­ray. Outre l’émoi bien com­préhen­sif qu’on peut re­ssen­tir en voyant « Les­tatt » (son sur­nom sur les blogs anglo-saxons) jouer ainsi au ten­nis, « Rafa » n’a pas su répondre aux multi­ples opt­ions pro­pos­ées par l’Ecos­sais. Nadal a fait… du Nadal, la con­fian­ce en moins. S’il a mené dans chacun des deux pre­mi­ers sets, on n’a jamais senti l’Ecos­sais in­quiet, au contra­ire toujours sûr de pouvoir re­venir tant la faib­lesse es­pagnole au ser­vice fut crian­te. Plus grave, Nadal a il­lustré son grave déficit de con­fian­ce, ratant pour quel­ques mil­limètres des coups qui auraient été des winn­ers son­nants et trébuc­hants il y a tout juste un an, et ce toujours ac­compagné de la mine dépitée du type à qui rien ne sourit.

Son ab­an­don au troisiè­me set est peut-être l’évène­ment le plus inquiétant pour la désor­mais vac­hette de Man­acor. Au-delà de l’as­pect physique et de la pos­sibilité d’une re­chute dans sa bles­sure au genou droit, c’est l’as­pect ment­al d’une telle re­non­cia­tion qui pose de nouvel­les ques­tions. Nadal a-t-il eu peur d’être une nouvel­le fois cor­rigé par un Top 10 ? A-t-il perdu son fight­ing spirit ? Ou bien plutôt a-t-il appris de ses er­reurs de l’année dernière et a-t-il préféré ne pas s’éter­nis­er dans un match qu’il n’avait physique­ment plus les moyens de con­tinu­er ? La suite de la saison nous le dira mais pas sûr que sa défaite re­nver­sante de Doha et cette nouvel­le cor­rec­tion aient été le meil­leur moyen de boost­er une con­fian­ce déjà sérieuse­ment ébranlée en fin d’année dernière. Note : 4/10, en­core une fois avec en­courage­ments du jury.

Les demi-finalistes :

Marin Cilic. La bonne « sur­pr­ise » du tour­noi. Le Croate a sans doute franchi un pali­er lors de cet Open d’Australie, pali­er déjà bien abordé avec ses vic­toires sur Mur­ray et Nadal en fin de saison dernière. Im­pres­sion­nant de calme, re­mar­qu­able dans l’ad­versité, ras­surant au mo­ment de serr­er le jeu, on se perd en éloges pour van­t­er le ment­al à toute épre­uve du jeune garçon. Du même âge et de la même tail­le que le puis­sant del Potro, qu’il a sorti en huitièmes en cinq sets accrochés, il se dis­tin­gue néan­moins par un jeu qui s’orien­te plus sur la précis­ion et la re­cherche du coup placé que par la volonté de détruire son ad­versaire en puis­sance. Doté d’un coup droit ful­gurant et joli­ment délié, d’un re­v­ers à deux mains sol­ide et réguli­er, d’un bon ser­vice qui peut néan­moins être amélioré, le Croate a tout d’un futur grand. D’un naturel ap­parem­ment timide mais d’un esprit guer­ri­er, il nous a con­quis autant que la réserve de la tour de contrôle ar­gentine, sur­tout com­paré aux simagrées de Son­fils, aux comédies du Djok­er ou à la nouvel­le tête de Turc de ce site, Andy M. et son in­sépar­able Mummy. En voilà un que je ne re­gret­te pas d’avoir pris dans ma Team Odyssée !

Le Croate zen (non ça n’est pas une mar­que d’ali­ments pour an­imaux) s’est fin­ale­ment fait cueil­lir au physique par l’Ecos­sais, non sans avoir bataillé ferme, re­mpor­tant le pre­mi­er set de belle manière en pro­fitant de la ner­vosité de PZ, ce de­rni­er ayant dû aug­ment­er sen­sib­le­ment sa réus­site au ser­vice pour pleine­ment pro­fit­er de la fatigue éviden­te du jeune Croate (qui avait passé deux fois plus d’heures sur le court que Mur­ray). Dom­mage… mais on ne doute pas qu’on re­ver­ra l’enthousias­mant Cilic sous d’aut­res latitudes !!! Note : 8,5/10. Com­pli­ments du jury.

Jo-Wilfried Tson­ga. Le bilan de notre Frenchie lais­se un goût con­fusé­ment amer. On one hand il y a les deux vic­toires en cinq sets, dont une face à un bon Djokovic, ce qui est le gage d’une sol­idité men­tale et physique que nombre d’aut­res Français peuvent lui en­vi­er (pas de noms). On the other hand, il y a cette mas­carade de la demi-finale. Alors cer­tes, « Rod­geur » était dans un grand jour, cer­tes Tson­ga a un jeu qui n’effraie usuel­le­ment pas le maître, cer­tes il avait bobo à l’es­tomac, il y avait la fatigue et tutti quan­ti… mais l’aban­don pur et sim­ple de tout es­poir de re­venir à par­tir du break du deuxième set, ou d’au moins faire bonne figure, pose un vrai problème con­cer­nant l’abs­ence de prépara­tion tac­tique lors d’un tel rendez-vous (et ce malgré ses dires) et de fight­ing spirit au mo­ment d’affront­er ce qui se fait de mieux sur la planète ten­nis.

Néan­moins on ne va pas gâcher notre plaisir, une demie c’est toujours ça de pris comme on dit dans le bouc­honnois, et puis Tson­ga con­fir­me que l’Australie lui réussit bien, qu’il a le jeu et la cais­se pour bien figur­er en Grand chelem, s’af­firmant en­core un peu plus comme le plus sérieux can­didat à la suc­cess­ion de Yan­nick. Note : 8/10.

Le fin­alis­te :

Andy Mur­ray. « No balls », la « chèvre »… les noms d’oiseau pleuvent plutôt mécham­ment sur Ugly Andy. Nouvel­le décep­tion pour la per­fide Al­b­ion et le natif de Dunblane. L’Ecos­sais à la bouc­he de Pre­dator avait pour­tant réalisé un tour­noi très réussi jusqu’à la fin­ale, avec notam­ment une cor­rec­tion in­flig­ée à Nadal dans un match où son niveau fut vrai­ment im­pres­sion­nant. Service-volée, re­v­ers croisés sur­puis­sants, amort­ies… Tout y est passé et l’Es­pagnol n’a pu répondre à l’équa­tion Mur­ray. Pro­fitant en­suite de la fatigue physique de Cilic, les prémices de la fin­ale étaient alors déjà là : ner­vosité, at­tentis­me… mais l’Ecos­sais a su forc­er sa na­ture pour finir en co­staud. La fin­ale, peu de vous ne la con­nais­sent pas… Deux pre­mi­ers sets ou l’Ecos­sais n’y est pas, son pour­centage de ser­vice en berne, son ab­s­ence de varia­tions, son man­que de punch et ses fautes trahis­sent sa ner­vosité. Il se re­ssaisit dans le troisiè­me avec un break et des coups enfin per­cutants mais Feder­er fait le métier en re­venant au meil­leur mo­ment et Mur­ray finit par craqu­er dans un tie-break in­ten­able.

Pas de chan­ces pour le pauv­re Ecos­sais dont les lar­mes d’im­puis­sance le re­ndent tout d’un coup sym­pat­hique, mais peu d’entre nous auraient sup­porté le sourire cruel de Môman en cas de vic­toire. Note : 8/10.

Le vain­queur :

Roger Feder­er. 16… In­croy­able. Stupéfiant. Monument­al. Le Maître vient de nous li­vr­er un nouveau récital dans une période ou l’ad­versité se fait de plus en plus forte et sa suprématie toujours plus re­m­ise en cause. Peinard jusqu’en quart malgré une petite al­er­te face à un très bon An­dreev, Roger sur­vit à une autre tor­nade venue du grand froid, Davy-dégarni-denko, qui s’écroule au mo­ment ou Feder­er retro­uve son ten­nis. La demie n’est qu’une leçon que le Suis­se a l’habitude de délivr­er une fois l’an à l’Open d’Australie face à un Tson­ga qui n’a que ses yeux pour pleur­er. Et puis vient la fin­ale… In­touch­able pen­dant deux sets, il pro­uve en­core et en­core qu’il est un autre joueur lorsque l’enjeu en vaut la peine. Malgré des con­di­tions que tous les ob­ser­vateurs ont jugé len­tes et quel­ques petites problèmes de réglage en coup droit au début de pre­mi­er set, le Suis­se est sol­ide, n’hésite pas à suiv­re ses violen­tes accéléra­tions à la volée, re­tour­ne très bien et sur­tout tient re­mar­quab­le­ment l’échan­ge en re­v­ers, n’hésitant pas à la di­ct­er à coups de slices re­mar­quab­le­ment placés. L’al­ternan­ce des rythmes et des lon­gueurs usent l’Ecos­sais, qui at­tend d’être dos au mur pour accélérer, mais Feder­er est ten­nistique­ment au-dessus et re­mpor­te le tie-break 13 points à 11 pour de­venir le pre­mi­er homme à re­mport­er 16 Grands chelems, égalant Andre Agas­si au nombre de tri­omphes à Mel­bour­ne et, pour la petite his­toire, de­venant le pre­mi­er papa de­puis ce même Agas­si (2003) à l’em­port­er dans un Majeur, tri­omphant ainsi de la mal­édic­tion de la suc­cube. Il égale enfin Bjorn Borg et Pete Sampras en re­mpor­tant au moins un Grand chelem sur huit saisons con­sécutives.

Contra­t re­mpli ! Note : 10/10. Félicita­tions du jury.

Les leçons de ce tour­noi. Quel­ques mots à chaud avant de re­faire le match en­semble en­core et en­core. D’abord l’at­titude sus­pec­te d’Andy Mur­ray dans le troisiè­me set, se tenant le genou à chaque point perdu, ceci avant de lâcher les chevaux. Alors d’ac­cord un peu de comédie ne tue pas mais ça n’en est pas moins pénible ; après Djokovic, Tson­ga voire dans une moindre mesure Rod­dick, il est pénible de voir des joueurs, dès lors qu’ils sont en situa­tion de faib­lesse, avoir l’air de souffrir le mar­tyre.

En­suite le niveau de jeu dans cet Open a été re­mar­quab­le­ment bon, les joueurs nous li­vrant bon nombre de matches à sus­pen­se ; « l’Aus­sie » est définitive­ment le tour­noi majeur le plus ouvert, voilà pour­quoi son place­ment très tôt dans la saison est bien loin de me gêner.

Nos French­ies ont été à leur place. Oubliés les « mous­quetaires » de l’année dernière, avec un Gil­les Simon ab­sent (allez… avouez que vous l’aviez oublié), un Gaël Mon­fils in­cap­able de lutt­er con­tre les gros ser­veurs et un Gas­quet toujours en réhab’, seul Tson­ga a tenu son rang, et même plus. Malgré cela d’aut­res ont livré de be­lles batail­les, comme le littéraire Robert ou l’of­fensif Llod­ra, l’un étant rattrapé par sa ner­vosité, l’autre par la mauva­ise qualité de ses pom­pes…

Con­cer­nant la saison qui vient de débuter, hé bien fin­ale­ment cette vic­toire est tout à fait dans l’ordre des choses : le numéro un l’em­porte, Feder­er s’as­surant par-là même un con­fort cer­tain pour sa place jusqu’à Roland-Garros. Le re­cord de Sampras (286 semaines) est plus que jamais à portée pour le Bâlois, qui égale Jimmy Con­nors cette semaine et doub­lera Ivan Lendl dans trois. Novak Djokovic prend la deuxième place, pro­fitant de la sor­tie prématurée de Nadal et de l’échec en fin­ale de Mur­ray. Ce de­rni­er pro­fite lui de sa vic­toire en quarts pour pre­ndre la troisiè­me place ATP. Ce qui nous donne un Nadal qui chute au quat­rième rang – son pire clas­se­ment de­puis le début de Roland-Garros 2005 – et qui sera un dang­er per­manent au mo­ment des tirages au sort…

Voila pour une (très co­ur­te) an­alyse à chaud. Main­tenant débat­tons !

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348 Responses to 15 jours à Melbourne (4/4) : bilan et perspectives

  1. Ulysse 1 février 2010 at 17:08

    Parfaitement exact. Son revers était nickel sur les deux premiers sets, d’ailleurs il n’a fait presque que cuisiner à base de revers.
    Le plan de jeu type était : je rentre dans un échange de revers sur la grande diagonale en alternant slice et lifte puis je parpine long de ligne au moment opportun. Bien des fois c’était de toute beauté, et sans même recourir au coup droit décalé cher à Karim.

    • Antoine 1 février 2010 at 17:14

      Pendant deux sets, j’ai même cru qu’il allait le battre avec son seul revers..! Et pourtant, le revers de Murray n’est pas de la daube..J’aime beaucoup quand il le frappe à plat le long de la ligne, comme Del Po d’ailleurs, et Djoko dans les bons jours..

    • Humpty-Dumpty 1 février 2010 at 17:18

      En effet, il a plusieurs fois fait des points revers long de ligne de toute beauté après l’avoir envoyé à pétaouchnok rien qu’en revers croisés… Et quand on voyait que le Scotch restait scotché parce que pris à contrepied c’était encore plus beau…

  2. Jérôme 1 février 2010 at 17:28

    Moi aussi j’aime bien le revers à 2 mains de Murray. Il y a du Agassi dans ce coup.

    Ulysse a très bien résumé la tactique du suisse. C’était la tactique à mettre en oeuvre face à un droitier joueur d’usure qui voulait le travailler au revers sur 80% des frappes.
    Mais ce qui est extraordinaire, c’est que Fed avait tellement d’autres options qu’on sentait bien que si Murray avait opté pour une tactique plus offensive et plus frontale mode Djokovic, eh bien le suisse aurait pris son pied en nous sortant un festival visuellement beaucoup plus spectaculaire que ce qu’on a vu.

    Je radote (je me console en n’étant pas le seul), mais le problème fondamental de Murray, c’est qu’il a moins d’options que Fed, et quand the Fed est dans un bon jour, c’est plié. Il a fallu le plus grand Nadal pour battre à l’arrache à Wimbledon un Federer qui n’était pas à son meilleur. A l’OA 2009 comme à Flushing 2009, Federer a craqué physiquement alors qu’à chaque fois il aurait pu et du s’imposer en 3 sets secs.

    Murray n’a pas démérité. Il lui manque juste certaines des armes de Nadal et Delpo qui sont des joueurs beaucoup plus atypiques. Les armes de Murray sont plus classiques, et si elles gènent beaucoup de monde, elles ne posent pas les mêmes problèmes à Federer que celles de l’espagnol ou de l’argentin.

    • Antoine 1 février 2010 at 17:36

      Pu et du gagner en trois sets secs les finales de l’OA contre Rafa et de Flushing contre Del Po ? C’est vite dit, cela..Il aurait pu gagner s’il avait été meilleur qu’il n’a été… Dans les deux cas, il a été mauvais au service, après c’est dur.. A Flushing, il a manqué de jus à la fin pour cause de supersaterday..A l’OA, cela ressemblait plutôt à une perte subite de concentration..Je pense que c’est surtout à Flushing qu’il a loupé le coche et il s’est fait rattraper, puis dépasser. Contre Rafa, il était toujours derrière et il a fini par décrocher pour une raison ou pour une autre..

      • karim 1 février 2010 at 17:41

        Antoine tu n’es pas loin d’expliquer la théorie du big bang par la qualité de service du suisse!! C’est dingue comment tu attaches de l’importance à cet aspect du jeu et à ses stats, mais le plus renversant c’est que tu as raison plus souvent qu’à ton tour!!

        • Antoine 1 février 2010 at 17:51

          Ben oui, mais c’est quand même la base de son jeu et le coup essentiel pour tout le monde ailleurs que sur terre battue..je pense qu’il a du perdre vraiment très peu de matchs quand son service marchait correctement..Je ne sais plus qui disait que quand Pete passait plus de 60% de 1ères sur surface rapide, il ne pouvait pas être battu, mais c’est un peu la même chose avec le Suisse..Quand il perd, il faut bien une raison, et la raison, on la trouve souvent dans sons service..S’il n’avait qu’un « bon » service, il n’aurait pas la moitié du palmarès qu’il a, je pense..

          • karim 1 février 2010 at 18:07

            Julien Bouter a donné cette stat de Sampras, j’ai entendu ça sur un lien posté par le père F la semaine dernière.

          • Valentin 1 février 2010 at 18:26

            Le parfait contre-exemple de cette théorie reste Sampras-Safin, US open 2000…

        • Jean 1 février 2010 at 18:00

          C’est un peu le cas pour tout le monde, non ? Mac finit à moins de 50% à RG, Murray démarre à 30, Justine pas mieux… La dernière phrase, j’aurais bien plussoyé et dit que chouchou non plus, mais j’ai dépassé mon quota.

  3. karim 1 février 2010 at 17:36

    De Fed on la masse retient surtout ses finales contre Nadal à RG, donc que son revers n’est pas bon. Nawak.

    James Blake après la finale du Masters 2006 a dit que Fed avait le meilleur revers du circuit.

    Il n’est pas né avec son revers comme Gasquet ou Hénin, n’a pas la fulgurance de Gaudio ou kohli, l’élégance de Haas (et encore) ou Edberg, mais quand on fait la synhtèse du slice, du lift, du plat, des angles, de la solidité, de l’utilisation tactique, à une main il est ce qui se fait pratiquement de mieux.

    • karim 1 février 2010 at 17:38

      j’oubliais le retour bloqué de Becker ou Blake.

      Je me repasse en boucle la vidéo postée la semaine dernière avec le résumé de la demi Baghdatis vs Nalbandian, côté revers qui fusent c’était grave de chez grave aussi. le revers à deux mains quand il est joué debout sur la table comme Nalbide ou Agassi, ça peut être juste superbe aussi.

    • Antoine 1 février 2010 at 17:38

      Oui, c’est d’ailleurs comme avec Pete dont on racontait aussi que son revers était pourri..My ass !

  4. alfred 1 février 2010 at 19:32

    « Il a fallu le plus grand Nadal pour battre à l’arrache à Wimbledon un Federer qui n’était pas à son meilleur. A l’OA 2009 comme à Flushing 2009, Federer a craqué physiquement alors qu’à chaque fois il aurait pu et du s’imposer en 3 sets secs. »

    Je rêve ou quoi? Pincez moi. C’est pas vrai j’arrive pas à croire à ce que je lis. C’est la victoire de Fed à cet OA qui fait écrire un truc pareil? On parle d’un type qui a remporté que 7 tournois en 2 saisons pleines là?

    • Jérôme 1 février 2010 at 21:12

      Pas la peine de te fâcher Alfred. Je ne prétends pas à l’infaillibilité.

      Point n°1 : Fed a eu sa préparation 2008 handicapé par sa mononucléose et même si bien sûr ça n’est pas la cause unique de ses déconvenues, ça explique largement certaines défaites et difficultés.

      A Wimby 2008, il a fallu le meilleur Nadal de l’histoire (bien meilleur qu’à l’OA 2009) pour arracher le titre 9/7 au 5ème set.

      Point n°2 : Et Fed et Toni Nadal ont déclaré, à l’issue de l’open d’Australie 2009, que le même Federer auraient dû gagner cet open d’Australie, ledit Federer ayant même déclaré qu’il aurait du gagner les 4 premiers sets.

      Point n°3 : à l’USO 2009, ledit Fed a eu le break dans le 2ème set et a tout seul fait les fautes qui ont relancé Del Potro. J’ai tendance à lui faire là aussi confiance quand il indique qu’il n’aurait jamais du perdre ce 2ème set. Et j’ai tendance à penser que face à une bête de puissance de moins de 21 ans comme Delpo, le fait d’avoir terminé au milieu de la nuit de samedi à dimanche a un chouia entamé les réserves physiques d’un joueur de 28 ans et explique son gros passage à vide dans le 5ème set.

      Ces éléments, je pense les avoir déjà écrits bien avant cet OA 2009.

      Dernier élément enfin, Fed a gagné 4 tournois en 2008 et 4 tournois en 2009, soit plutôt 8 que 7. Ce qui n’a rien d’infâmant ni même de médiocre.

      • Jérôme 1 février 2010 at 21:13

        error : « bien avant cet OA 2010″.

      • Antoine 1 février 2010 at 21:55

        Jérome, cela aurait difficile que le Suisse gagne 4 sets en finale contre Rafa l’année dernière, non ?

      • alfred 1 février 2010 at 22:11

        Ok message reçu 5 sur 5.

      • Florent 2 février 2010 at 05:33

        Oui, enfin, le point principal, c’est QUELS TOURNOIS? C’est pas l’open de Metz qu’il a gagné, hein (rien contre les gens de Metz… quoique… je suis né à Nancy, alors, si en fait, c’est de la méchanceté gratuite)

        • Kenny 2 février 2010 at 07:36

          une seule chose, Florent : si tu ne sais pas où me trouver, demande à quelqu’un de t’indiquer Bastille (ça existe à Metz, ne t’inquiète pas) ;-)

          • Florent 2 février 2010 at 16:04

            Si on disait plutôt à l’aquadrome, à coté du grand toboggan ? Ha mince, il parait que ça n’existe plus :-(

    • Ulysse 1 février 2010 at 21:22

      La phrase de Jérôme est légèrement exagérée quand elle parle de 3 sets mais pas de quoi non plus tomber à la renverse. Le fait est que Fed était minable en stats de service dans les deux finales de 2009 perdues et qu’il a craqué physiquement.
      Il était également pitoyable au service lors de la finale de Wimby 2008. Mais ça c’est un défaut de préparation ou mental, pas un problème physique.

      • Cédric D 2 février 2010 at 10:57

        Salut Ulysse,
        Les souvenirs sont parfois trompeurs car les stats de Fed au service à WIM 08 étaient très bonnes, et encore plus si on les met en rapport avec les 2 autres finales que tu mentionnes.
        % de 1ers services
        WIM 08 65%
        AO 09 51%
        US 09 51%

        % de points gagnés sur 1ère balle
        WIM 08 72%
        AO 09 73%
        US 09 72%

        Et pour la petite info supplémentaire
        % de points gagnés sur 2ème balle
        WIM 08 57%
        AO 09 45%
        US 09 54%

        Clairement à Wim 08, Federer a des stats (par rapport à ces 2 autres finales accrochés) très bonnes en ce qui concerne son % de 1ères et le nombre de points gagnés sur 2ème balle. D’où bien sûr le fait que le score ait été si accroché. Et cela remet aussi en lumière le commentaire de Benneteau concernant Sampras sur ses stats en première (si +60%, Sampras gagane à chaque fois) que l’on appliquait à Fed.
        Je dirai plus simplement que les 2 joueurs lors de cette finale ont évolué à leur meilleur mais que ce jour là, la balance a penché pour quelques points côté Nadal…

        Ton papier sur les H2H Fed Nadal promet en tout cas d’être intéressant.

      • Cédric D 2 février 2010 at 11:12

        Bon j’avais pas lu tous les posts jusqu’au bout. Antoine avait déjà remis de l’ordre dans la maison !

    • Colin 2 février 2010 at 09:41

      Sur l’AO 2009 peut-être que Fed aurait pu, et dû, gagner le 5ème set contre un Nadal qui était censé être plus fatigué que lui après sa 1/2 d’anthologie contre Verdasco et un jour de récup de moins. Mais en aucun cas en 3 ou 4 sets, car si vous vous souvenez bien du match, Fed alternait le sublime (rarement) et le tout pourri (souvent) ce jour là.

      Sur l’US Open 2009, rien à faire, Del Potro était meilleur, point barre. Je pense même que Delpo aurait pu gagner en 4 sets, s’il n’avait pas offert bêtement à Fed le 3ème set. Dans le deuxième set, alors que Fed mène 5-4 30-15, c’est bien Delpo qui tente -et réussit- quelques coups tout à fait improbables pour débreaker, en aucun cas Fed ne lui lâche le set.

      Bref tout ça pour dire que si on fait la liste de tous les GC que, soit-disant, Fed aurait dû gagner (dans ce cas, compter aussi l’Oz 2005, où là, au moins, il a eu balle de match contre Safin), ben il faut aussi faire l’inverse, donc comptabiliser ceux qu’il a gagné et qu’il aurait pu, ou dû, perdre (RG 2009 où il est à un point d’être breaké dans le 3ème set face à Haas, Wimb 2009 où Roddick rate 4 balles de 2ème set, etc.). Ce qui ne mène strictement à rien.

  5. MarieJo 1 février 2010 at 21:19

    merci pour cet article valentin, mais je te trouve hyper sévère avec nos tops pas très tops !
    bref, moi la vrai grosse déception de cet Oz, c’est djoko, quand même.
    le gars n’est pas bléssé, termine la saison dernière en battant fed en finale à bâle, et empoche bercy, se fait coiffer au poteau au masters comme murray… pas de bol mais il reste sur une très bonne fin de saison.
    et il arrive en 1/4 avec un des tableaux des plus favorables et il cale au premier obstacle, même s’il a eu des problemes physiques, il perd le premier set contre tsonga en jouant court, servant plus que moyennement, après son problème permet à jo de revenir dans le match… djoko pouvait faire tellement mieux, ce qui n’est pas forcément le cas des autres cités sauf un évidement ;)

    pour ce qui est de nadal, sa situation physique reste préocupante mais pas encore alarmante au point de le voir atteint moralement. mais d’autres déconvenues, et je reviens sur mon jugement.

    fed dispose d’un excellent revers à condition qu’il puisse le jouer à bonne hauteur au niveau de la hanche, certains joueurs n’ont tout simplement pas les moyens de le contrer sauf SI : ils ont soit le revers à 2 mains pour le contrer soit la pate gauche ultra liftée de nadal… cela restreint énormément la liste des prétendants pour battre fed.
    Fed reste un super joueur quand il dispose de tous ses coups, mais quand il a le joueur qui le contre en particulier en revers, ça se joue presque à la loyale sur les derniers chelems disputés en 2009. 2 pour fed, 2 pour les autres
    et pour moi, ce n’est pas la propension de tel où tel joueur de pouvoir le contrer en revers qui fait la différence contre lui, c’est celui qui le contre dans tous les secteurs du jeu, et il n’y a que du très bon nadal, delpo, ou djoko pour le faire dans les grandes occasions… ailleurs ça ne compte pas.

    • Ulysse 1 février 2010 at 21:25

      Je maintiens que Fed a perdu l’OZ et l’USO 2009 plus que Nadal et del Potro les ont gagnés. Un niveau de service comme à Wimby et c’était plié.

      Par contre il a eu de la chance de passer Haas et del Potro à RG. Ca reste son grand alignement de planètes pour compenser tous les autres.

      • Franck-V 1 février 2010 at 21:43

        Oui, c’est suite à RG 09 que j’ai laissé tomber toutes polémiques sur les conditions de W 08 et AO 09. Plus la peine.
        Et à plus forte raison sur US 09 puisque postérieur.

        Du reste, Jérôme et toi même vous chargez du SàV plus que nécessaire. :-)

        Très bon article Valentin et les comm’ qui complètent, très bien aussi.
        Pour une fois, Mats confesse : « je n’en reviens pas »
        De mon côté, je digère encore…

  6. Ulysse 1 février 2010 at 22:25

    Mats Wilander a tellement viré sa cuti que c’en est écoeurant. Plus décrédibilisé faut chercher…
    http://www.heraldsun.com.au/sport/artful-roger-federer-has-tricks-to-spare/story-e6frf9if-1225825044981

  7. Damien 1 février 2010 at 22:41

    Merci Valentin pour cette récap. Je me permet de faire quelques remarques personnelles sur les joueurs cités:

    Davydenko : je le pensais lancé sur une bonne dynamique, et il m’a encore déçu le bougre. Incapable de tenir mentalement sur un 5 sets, il s’est délité face à Fed, en ayant pourtant attaqué pied au plancher. Mais mon soutiens est indéfectible, il gagnera un GC cette année, prenez garde.

    Roddick : toujours là mais jamais au bout. Fidèle à lui-même en tout cas, dangereux mais pas assez pour conclure.

    Nadal : quoiqu’il en dise, il n’a pas retrouvé ses sensations, ni sa confiance. J’espère qu’en grand champion qu’il est, il saura revenir en force dans son jardin.

    Cilic: il est bon le petit jeune, mais pas eu beaucoup l’occasion de le voir à l’oeuvre.

    Tsonga: Bravo à lui pour son parcours jusqu’en 1/2, c’était du bon Tsonga. En revanche contre Fed, il a baissé les bras trop vite à mon sens.

    Fed : tout a été dit : the GOAT, toussa. Je rajouterais que j’ai rarement vu le Suisse aussi concentré. Il était en mode tactique plus qu’en mode instinctif, et ça a fonctionné à merveille.

    Murray enfin: J’ai enfin pu le voir sur un match entier, et je dois dire que je l’ai trouvé très bon, même s’il a perdu. Le 1er set, c’est mou, il cherche ses marques, et est complétement déstabilisé par la tactique de Fed, qui ne cherche pas à l’assomer de coups, mais au contraire le travaille au corps, sans faire de fautes. Ensuite le Scot se libère petit à petit, mais ce n’est qu’au 3eme set qu’il joue vraiment bien. Il méritait ce set je pense, c’est lui qui prenait les risques, et ça payait. Sauf que dans les moments chauds, il n’a pas eu la lucidité suffisante pour conclure, mais difficile de le lui repprocher : quand on a 2 sets de retard face à Fed, on ne peut pas être relaché.
    Sur son jeu, je trouve qu’il ne lui manque qu’une chose pour être un tueur, c’est un bon coup droit long de ligne et sur le revers. Je m’explique : il sait faire d’excellents coups droits croisés à pleine puissance, mais en long de ligne ou décroisé sur le revers, il est clairement un cran en dessous. Quand on voit celui de Delpo à coté, c’est quand même autre chose.
    Bref, le Scot reviendra, et finira bien par gagner quelques GC, c’est évident.

    • karim 2 février 2010 at 08:50

      « Sur son jeu, je trouve qu’il ne lui manque qu’une chose pour être un tueur, c’est un bon coup droit long de ligne et sur le revers. Je m’explique : il sait faire d’excellents coups droits croisés à pleine puissance, mais en long de ligne ou décroisé sur le revers, il est clairement un cran en dessous. Quand on voit celui de Delpo à coté, c’est quand même autre chose. »

      exactement l’impression qu’il me laisse, au mot près.

  8. Marc 1 février 2010 at 23:15

    @ Valentin : excellent résumé, bonne plume, et avis tranché, j’ai bien aimé.

    @ Ulysse : c’est sûr que lire ce que dit Wilander maintenant après l’avoir assassiné à longueur de colonnes,notamment dans l’Equipe, cela fait sourire.

    Je pense que Fed a vraiment progressé en retour vs 2009, et que son revers peut être très bon, mais qu’il peut être irrégulier sur ce coup.

    Je pense que le match était plus serré qu’on ne le pense, et que Fed fait bien de sauver les 3 balles de break à 2/2 au 1er set, sinon, c’est un autre match. Et je ne sais pas ce qu’aurait donné un 4è set.

    Tout cela pour dire que Fed a gagné en jouant à son top, un Fed mode 2008 n’aurait pas gagné.

    Ce qui me fait plaisir, c’est de le sentir bcp plus relaxe depuis qu’il n’est plus à la poursuite des records. Je date ses premiers accrocs de 2007 (défaites contre Canas) à sa poursuite du record de matchs sans défaites (propriété de Vilas), à ses exhibitions contre Sampras, à sa volonté de se battre pour l’histoire et plus contre ses adversaires. La mononucléose de début 2008, le niveau stratosphérique de Nadal en 2008, et la perte de confiance suite à des défaites inhabituelles l’ont rendu nerveux.

    Depuis sa victoire à RG et qu’il a dépassé le record de Sampras à Wimby, je le sens détendu, même sa défaite contre Delpo à l’USO après avoir donné le match ne l’a pas perturbé.

    Je le vois bien continuer quelques anées et s’en grapiller de quoi atteindre la vingtaine de GC…Par contre, j’aimerais croire au GC sur un an comme Antoine, mais cela me paraît très dur…pas impossible, mais dur.

    S’il gagne RG, il peut le faire…et c’est le meilleur joueur du monde sur TB après Nadal, donc pourquoi pas !

    • Elmar 2 février 2010 at 00:06

      Entièrement d’accord pour dire qu’il y a eu dans la carrière de Fed un basculement entre l’AO 07 et IW 07. J’en ai déjà fait part plusieurs fois sur différents forums.

      A la conf de presse post AO 07, il déclare : « Maintenant, je joue pour entrer dans la légende ». Il a alors 25 ans, 10 GC à son compteur et n’a plus d’adversaire à sa mesure (il vient de gagner un GC sans perdre de set pour la 1ère fois de sa carrière) : son ambition est donc légitime: sa motivation, il ne peut plus la trouver auprès de ses contemporains, il va la chercher ailleurs. Il agende d’ailleurs peu de temps après ses rdv contre Pete, une manière de montrer les légendes du jeu sont devenues ses seuls rivaux.

      A partir de ce moment-là, Roger devient moins instinctif dans son tennis, moins tranchant. Il joue du tennis-efficiency. Il joue plus à l’économie, à moins l’envie de se sortir de pouces du derche pour se sortir d’une situation difficile dans un vague M1000 qui ne lui apportera pas grand-chose d’autre qu’un gros chèque dont il n’a même pas vraiment besoin. Le Suisse est moins « focus » sur le hic et nunc, aspect pourtant primordial pour parvenir à s’imposer.

      La porte est ouverte. Il accorde des défaites parce qu’il ne juge pas cela trop grave. Son aura faiblit un tout petit peu. Sa confiance aussi. Son tennis se délite lentement et sûrement par le double impact: je joue à l’économie – j’ai un peu moins confiance. Bref, la porte est ouverte. Là-dessus, il rame pour gagner Wim07, l’US07 (lequel tournoi doit bcp encore à son aura plus qu’à son véritable niveau de jeu) mais il se place gentiment dans le sillage de Pete malgré tout. L’US08 est un cadeau du ciel. Il compte bcp sur le concours de circonstance de l’AO09 (Nadal a 5h dans les jambes et un jour de repos en moins) pour égaliser Pete. Dans sa tête, c’est presque fait. Et là, c’est la cata, les pleurs et tutti quanti: le record lui échappe et il n’est pas sûr d’y parvenir un jour. Mais les astres s’en mêlent et il gagne RG09. Ca y est, il est entré dans la légende, ca y est, il est le plus grand, d’ailleurs Mac le lui dit droit dans les yeux à l’interview. Surfant sur cette vague, il remporte W09 dans la foulée.

      Et là, c’est clair, c’est une nouvelle bascule dans sa carrière, il est définitivement libéré. Il a remporté sa victoire contre les autres légendes. Il peut à nouveau jouer plus simplement, pour lui et contre ses adversaires directs. Surtout pour se faire plaisir, pour voir ce qu’il vaut encore contre les jeunes qui montent. Il retrouve donc son instinct, il peut retrouver son niveau de jadis, même si, c’est clair, la motivation contre un obscur Français au 2ème tour d’un tournoi parisien qu’il n’a jamais aimé n’est pas à son top niveau.

      Au final, je vois la carrière de Roger de la manière suivante:

      1) Le jeune qui monte (ses débuts sur le circuit jusqu’à sa première victoire en GC, càd les années Lundgren).
      2) La domination de ses contemporains (Masters 03 – AO 07, càd, en gros, les années Roche)
      3) La lutte contre les légendes (IW 07 – Wim09, heu, les années Severin Luthi :))
      4) Le vieux loups qui veut matcher les petits jeunes (depuis Wim09)

  9. Jérôme 1 février 2010 at 23:51

    Que le revers de Fed ait progressé en régularité à cause du pilonnage à outrance que Nadal lui a fait subir depuis maintenant près de 4 ans, c’est clair.
    Pour ce qui est de l’attaque, c’est vrai aussi mais beaucoup moins net. A sa période reine fin 2003-fin 2007, Fed nous sortait plus souvent de tonitruantes attaques de revers long de ligne qui séchaient l’adversaire. Je trouve qu’on en voit moins. Mais bo, ce qu’il montre moins en explosivité, il le compense certainement en régularité dans l’échange côté revers.

    Moi aussi j’aimerais bien un GC calendaire pour the Fed, c’est peu de le dire. ;-) Mais franchement je n’y crois pas. La concurrence est énorme. Et la pression serait énorme.

    Je fais appel aux références d’Antoine, mais à ma connaissance, personne n’a mis une telle pression à Laver en 1969 pour son GC en mode pro/ère open. A la fois parce que l’impact médiatique du tennis était alors faible, et vraisemblablement aussi parce que, précisément, c’est parce que Laver l’a fait à ce moment que c’est devenu le Graal du tennis professionnel. Personne ne s’extasie sur le Grand Chelem de Don Budge qui était alors (toujours sous ton contrôle Antoine), en mode amateur façon Laver 1962.

    Non pas que Federer n’ait aucune chance de gagner Roland Garros. Une telle hypothèque pèse sur le physique de Nadal, et partant sur son niveau de jeu, que l’espagnol qui reste la référence absolue sur TB pourrait soit être en petite forme, soit à nouveau empêché dans le pire des cas. Et je pense que, même malgré Del Potro, Federer reste le favori n°2 à Roland Garros juste après Nadal mais devant l’argentin.

    Je pense aussi que vu l’état des forces, Wimbledon se présente plutôt favorablement pour Federer.

    Mais si, hypothèse hautement improbable il se pointait à Flushing en ayant remporté les 3 premières étapes, j’y reviens, mais vous n’imaginez pas la pression. D’ailleurs, la pression, il l’aurait dès le soir d’une victoire à RG vu que tout un choeur dirait que Wimby est dans la poche et qu’il ne peut pas rater l’exploit mythique qui lui a déjà échappé à plusieurs reprises.

    Mais bon, admettons, comme dirait l’autre. Admettons qu’il arrive à Flushing avec les 3 premières étapes en poche. En face, il y aurait une bande de fous furieux affamés prêts à tout pour l’empêcher de réaliser l’exploit.
    Et pas des manchots :
    Nadal, certes.
    Mais sur dur, il y aurait surtout Murray qui veut sa victoire en GC et qui l’aura un jour sur dur. Et Del Potro qui est avec Nadal le seul joueur à ne pas avoir peur d’affonter Federer face-to-face, à la surenchère baston.
    Sans oublier Djokovic qui dans un très bon jour, et si l’été indien est clément, est très dangereux et ne peut pas non plus indéfiniment perdre contre Fed dans les grands tournois (sur gazon, si jusqu’à la fin).
    Et les futurs prétendants façon Cilic ou je ne sais qui dans le top 20 qui peuvent un jour être en feu et, sinon le battre, du moins l’obliger à laisser beaucoup de plumes dans les combats d’avant demi-finales.

    Ceci dit, vu comment il commence 2010, la vingtaine de titre du GC me paraît un objectif presque envisageable. Je le vois bien gagner encore 2 Wimby et 1 Flushing, ce qui le mènerait à 19. Ceux-là, je pense qu’il les a dans sa raquette. Mais au delà, c’est aussi très très hypothétique. Il lui suffit de descendre d’un cran sur un point clé de son jeu pour ne plus conserver la petite marge qui lui permet de rester aujourd’hui le meilleur.

    Mais on peut toujours rêver. :-)

    • Elmar 2 février 2010 at 00:11

      Rog’ aurait vraiment pu faire le GC en 06 : cette année-là, il DOIT battre Nadal à RG. Tout va dans ce sens: une saison sur terre battue exemplaire, des matchs de prépration contre l’Espagnol qui le voient se rapprocher de plus en plus du Manacori; une entame de match qui reflète exactement cette tendance… et patatra, une erreur d’arbitrage, une volée dramatique… et le GC s’envole.
      En 07, c’était trop tard, l’ami Nadal avait repris clairement l’avantage sur terre.
      En 09, étrangement, ca aurait presque pu le faire, mais là, ca aurait été quand même le casse du millénaire, faillait pas non plus trop en demander aux astres.
      En 2010, franchement, bon, on peut toujours rêver que Rog nos sorte encore 21 matchs comme sa dernière finale… mais dans ma tête, le niveau moyen de Rog’, c’est plus ça et donc j’ai vraiment de la peine à y croire.

    • Franck-V 2 février 2010 at 00:24

      Rhalala Jérôme, il en faut peu pour t’emporter… ou te refroidir.

      Après Wimbledon 09 tu le voyais à 20.
      Après l’US Open 09, tu pensais 18, ça serait bien.
      Maintenant, après l’AO 10 tu le revois à 20. :-)

      Et après l’AO 09, 14 ça serait un miracle?

      Moi, je dis, 17, ça serait super..et on verra après.

      Comme Federer le dit lui-même… remporter un GC, c’est dur…

      On ne va pas faire comme l’an passé, quand certains.. promettaient (ou presque) tout de go le GC calendaire à Nadal.. sous prétexte que ça tombait pile poil sur les 40 ans de celui de Laver.. tiens, un autre alignement d’étoiles.. qui a fini en nébuleuse…

      Moi, je souhaite continuer à le voir jouer le plus longtemps possible à son meilleur niveau, avec plaisir et sans problèmes physiques, détendu et sans pression de records.. quoiqu’à ses sommets, il ne peut plus les éviter.

      Le GC calendaire, c’est la performance ultime d’une année, mais je ne suis pas sûr que Federer échangerait sa carrière contre celle de Laver..et je fais bien sûr abstraction de l’écart abyssal de gains quand je dis ça…

      Mais pas que lui, Borg a sa marque propre, Sampras idem comme les grands anciens.

      Ce qui différencie Federer, c’est qu’il est toujours en activité, alors… profitons-en. :-)

  10. Rabelaisan 2 février 2010 at 01:52

    J’ai un peu l’impression d’arriver après la bataille, quand les héros s’en vont le pillage effectué, les femmes de l’ennemi violées, et la gueule de bois passée.
    3 jours de loupés et deux excellents articles ainsi que 3500 comms que j’ai essayé de traverser en évitant de marcher sur les cadavres de bières qui traînaient.
    Du coup, j’ai pas grand chose à rajouter merci à Jean pour l’article sur Rios (je l’aimais bien pour sa patte de gaucher, son côté gros con assumé « j’en ai rien à foutre du tennis », capable de sortir un coup merveilleux en tirant la même tronche qu’après une double faute, mais aussi pour de basses raisons capillaires, j’avais à l’époque la même coiffure). Et merci à Valentin pour cette excellente recap.
    Je n’ai que deux choses à rajouter, en espérant qu’elles n’aient pas été trop dites.
    - Je continue à m’étonner de l’indigence de la réalisation tv du tennis. Mise à part la qualité de l’image, rien de neuf, la grande technique consiste à accumuler les plans sur les « clans » des joueurs, appeler le public britannique à l’identification avec maman Murray qui doit incarner mère courage dans leur inconscient collectif. Bref de la flemme pure, peu de stats, c’est quand même pas si compliqué de monter des ralentis avec des angles différents, sinon à quoi bon poser autant de caméras (où sont les ralentis sur le jeu de jambes, etc.)
    - En 2 ans, Murray s’est considérablement étoffé physiquement, ça lui évite sans doute de trop se blesser et lui permet de pouvoir assurer sur une saison complète, mais sur un match je ne suis pas encore totalement convaincu de la différence, il ne me semble pas plus rapide qu’avant, pas plus puissant à la frappe ou au service mais je juge sans doute trop rapidement. En tout cas, il avait déclaré l’année dernière passer surtout son temps en salle de muscu et assez peu sur le court car le jeu était très naturel chez lui, qu’il avait davantage de facilités que beaucoup d’autres joueurs (bref la déclaration inverse de celle post finale de Fed sur le rapport temps entre salle de gym / court de tennis). Ca m’avait paru absurde à l’époque et je suis plutôt content que le résultat final vienne le confirmer.
    - Merci à tous pour les comms que vous posez, à défaut d’avoir pu voir autre chose que les quelques misérables highlights de la finale qui trainent sur youtube, ça m’a au moins permis de me faire une idée sur le match. Si j’osais, je me lancerais bien dans une tirade pour démontrer que le meilleur Fed est pour maintenant ou à venir. Mais pour l’instant, je vais me la mettre sur l’oreille et attendrai de redescendre un peu sur terre battue ou qu’Antoine ponde un article sur un possible GC calendaire en 2010.

  11. Kenny 2 février 2010 at 07:54

    très bien l’article, merci Valentin, même si ça ne me permet pas de compenser tout ce que j’ai raté (à peu près toute la 2ème semaine quoi), mais ça me résume bien les débats du top8. Et sacré Fed donc !

  12. Francois 2 février 2010 at 09:50

    Ouh Pinaise!

    Faut pas s’absenter trois jours en 2eme WE de GC!
    Bon, je ne vais rien ajouter car tout a sans doute été dit déjà, pas le temps de lire les coms mais vu leur nombre rien n’a dû échapper aux débats, pas même les couleurs des tenues des doubles mixtes.

    Je me contenterai donc de remercier les auteurs pour les récaps et l’article sur Rios.

  13. Francois 2 février 2010 at 09:57

    Au fait, j’aurais dû m’y prendre plus tôt, mais en cas de disqualifiabilité d’Ancic à l’Odyssée, je souhaite le changer pour Korolev, si possible.

    • Ulysse 2 février 2010 at 10:30

      Mario Ancic a gagné ce week-end la finale du double du challenger de Heilbronn. Ca ne rapporte pas beaucoup de points à ton équipe mais ça veut au moins dire que samedi dernier il était toujours disponible pour jouer.
      A moins qu’il se soit fait écraser par un autobus dimanche ou pris une météorite sur la tête lundi, il n’est pas disqualifiable et tu vas devoir te le coltiner jusqu’en juin non mais !

    • Guillaume 2 février 2010 at 10:36

      Mario Ancic vient justement de reprendre du service : il était engagé au Challenger d’Heillbronn la semaine dernière, où il a perdu au premier tour contre Mikhaïl Kukushkin.

      Pour rester dans la grande famille Croate, Marin Cilic vient de prendre un nouveau coach : Goran Ivanisevic, qui tente là sa première expérience d’entraîneur. D’ici à ce que le spectacle soit autant dans le box que sur le court…

    • Francois 2 février 2010 at 11:08

      Un succès éclatant qui me rapporte… 0 point évidemment.

      Il se retrouve donc non qualifié pour les GC.
      ET pour corser l’affaire, il va perdre dans les 2 prochaines semaines 330 de ses… 392 points ATP.

      Yes, ça c’était un bon choix. Bien joué FX.
      Plus qu’une chose à espérer, une WC à Wim qu’il transformerait en Ivanisevic. Long shot.

  14. Ulysse 2 février 2010 at 10:08

    La Race Odyssée est updatée – rubrique Quizz.

    Je sais – l’organisateur est en tête de liste. Ce n’est ni un bug ni de l’auto-promotion, c’est juste que je suis bêtement le seul à avoir 3 demi-finalistes du premier GC dans mon équipe. Surement une coïncidence. Non franchement je suis un peu géné…

    • karim 2 février 2010 at 12:49

      C’est un scandale…

      Je te préviens que je prépare un papier sur la véritable histoire du cheval de troie.

  15. Antoine 2 février 2010 at 10:24

    Mais dites donc, je vois que l’idée d’un Grand Chelem pour le Grand Suisse commence à travailler d’autres esprits que le mien en ce début d’année 2010 ! Il y en a qui commencent à mordre à l’hameçon !

    J’ai commencé l’article que je terminerai d’ici 24h. Je mets cela dans une perspective historique bien sûr et pour répondre à Jérome, sans trop en dire: en 69, Laver s’est mis la pression tout seul: il avait annoncé urbi et orbi que c’était son objectif de l’année..Rien que cela..

    Je me dit que c’est fou comme la mémoire vous joue des tours parfois et cet étrange phénomène vient de faire une nouvelle victime en la personne de notre ami Ulysse.

    Il est bien vrai que lors de la finale de Melbourne contre Nadal et lors de celle contre Del Potro à Flushing il y a quelques mois, le grand Suisse a servi comme un pied et que cette défaillance a largement contribué à précipiter sa perte, en revanche cela est totalement sans fondement d’inclure la finale de Wimby 2008 dans cette série de matchs ou il aurait failli au service…

    Tout au plus peut on soutenir qu’il a très légèrement moins bien servi que lors de la finale précédente. Dans cette finale finalement perdue contre Rafa, il a passé plus de 65% de premières, marqué 25 aces, commis seulement 2 double fautes et fait le point dans plus de 72% des cas ou sa première était bonne..

    Par comparaison, en 2007, il avait passé 71% de premières, marqué 24 aces, fait 3 double fautes et marqué le point dans un peu plus de 71% des cas ou sa première était passé..

    Rien à voir avec la finale contre Rafa ou Del Potro..

    Dans ces deux cas, il est en dessous de 52% de premières..Contre Rafa, il n’a marqué que 11 aces et fait 6 double fautes; contre Del Po, c’était pire: 14 aces mais 11 double fautes, probablement un record pour lui dans un match durant un tournoi du grand chelem..Domage parce que quand sa première passait, il marquait le point aussi fréquemment que contre Nadal à Wimby en 2007 et 2008: 73% contre Rafa à Melbourne, 72% contre Del Po à Flushing…

    Au vu de ses stats, difficile de ne pas conclure que s’il avait servi comme à Wimby, il aurait gagné ces deux finales..Avec un bémol: il sert presque toujours mieux à Wimby qu’ailleurs…

    • Ulysse 2 février 2010 at 10:41

      Bon alors je m’incline. Il est vrai que j’ai induement mis dans le paquet des services fedériens déficients cette finale Wimby 2008. Elle n’y a pas sa place.

      Je sollicite la circonstance atténuante suivante : après avoir vu le match en direct, je n’ai plus jamais regardé une minute de cette rencontre, consulté ses stats, lu un compte-rendu à son propos. C’est à peine si je sais que ça a eu lieu.

      « Alesia ? C’est où Alesia ? personne ne sait où est Alesia ! »

  16. Antoine 2 février 2010 at 10:35

    RENDEZ VOUS CHARGE A LA BASTILLE, VENIR NOMBREUX ET EQUIPES…

    Ulysse vient de publier une actualisation du classement..Les résultats parlent d’eux mêmes: il est premier de son concours sur 53 participants ! Y a embrouille ! Il appelle cela une « coïncidence » ! En plus, il déclare être gêné pour nous ! Il a essayé de m’acheter en me mettant juste devant Karim ! Pas besoin de vous expliquer ce qu’il convient de faire..

    • Ulysse 2 février 2010 at 10:42

      Je reconnais que te mettre devant Karim c’était petit de ma part…

    • Franck-V 2 février 2010 at 10:46

      Tu es l’arrière garde qui veille , Antoine, mission héroïque d’empêcher les traîtres de s’immiscer impunément.
      C’est un poste très exposé :-)

    • Guillaume 2 février 2010 at 10:48

      En espérant que ça ne devienne pas le Désert des Tartares…

    • Ulysse 2 février 2010 at 10:54

      C’est vrai j’avais pas fait le lien !
      Karim est le premier des hommes de peu de foix. Donc Antoine tu es forcément un des tous derniers « parfaits » et au contact direct avec l’infâmie qui va surement recrudescer avec les petits tournois de la fin de l’hiver…

  17. Franck-V 2 février 2010 at 10:37
  18. fieldog 2 février 2010 at 12:15

    Merci Valentin pour cet excellent résumé!

    Pas grand chose à ajouter aux nombreux commentaires. Petite question aux érudits de 15LT : Federer en gagnant un éventuel 2nd titre à RG cette année, ne deviendrait-il pas le 1er joueur à remporter au moins 2 fois chaque GC depuis….Laver??? Quels autres joueurs ont réussi cet exploit avant?

    • Ulysse 2 février 2010 at 12:23

      Mieux que donner du poisson, apprendre à pêcher
      http://en.wikipedia.org/wiki/Tennis_statistics

      • Franck-V 2 février 2010 at 12:30

        Pour les gros poissons, un bon filet suffit ;-)

    • Franck-V 2 février 2010 at 12:28

      Forcément puisque les seuls avoir gagné chaque tournoi depuis Laver sont Agassi et Federer. Or Agassi n’a qu’un RG et un Wimbledon et Fed, on le sait, un seul RG.

      Avant l’ère Open, le plus proche de nous est l’inévitable Roy Emerson qui a 2 RG-2 Wimbledon-2 US..et 6 AO…

      Laver cumulé ère ante Open et Open: 3 AO-2RG-4 Wimbledon-2US
      Sur Ere Open seulement: 1 AO-1 RG- 2 W-1 US.

      Avant ça, faut remonter à Donald Budge fin des années 30, qui a remporté chaque Major, mais il ne double que W et US.

      • Franck-V 2 février 2010 at 12:35

        Et Fred Perry 3 W et 3 US mais 1 RG et 1 AO

        • fieldog 2 février 2010 at 15:37

          thanks, ;)

  19. Ulysse 2 février 2010 at 12:17

    En préparant la Race odyssée de la semaine prochaine, j’ai trouvé plus fort que le retour de Kim et Justine : Mark Philippoussis, 33 ans, dernière année sur le circuit en 2006 est au départ du challenger de Dallas…

    • Kenny 2 février 2010 at 13:36

      oui, contre un US boy plutôt « brillant » sur les challengers us 2009, Michael Yani. Il s’y profile par ailleurs un 1/8 de finale qui pourrait intéresser certains d’entre nous, entre Grigor Dimitrov et Jesse Witten… oui, on se nourrit avec ce que l’on peut cette semaine !

  20. MarieJo 2 février 2010 at 12:19

    salut ulysse, peut- on suggérer un liste de suppléants pour remplacer les petits joueurs, j’ai ce boulet de maximo gonzalez qui est toujours absent des tournois encore la semaine prochaine ! s’il s’avérait absent jusqu’au 1er avril, date officielle à laquelle on peut effectivement remplacer les grands blessées de l’odysséus, pourraiS tu intégrer un autre joueur, que je commence à renflouer mon retard abyssal !

    autant tu peux trouver des infos sur d’autres argentins, autant le maximo c’est la lose ! ce couillon est capable d’avoir pris sa retraite sans que je le sache :(

    • Franck-V 2 février 2010 at 12:32

      Noméo, pas de passe droit, on se tape Gasquet, Gulbis et Nalbandian, nous, on n’en fait pas tout un plat :-)

    • MarieJo 2 février 2010 at 12:57

      je croyais qu’on pouvais changer les joureurs ap 3 mois d’abs confirmée, j’ai loupé un épisode où on a supprimé la règle ?

      oui, mais tu sais ce que deviennent régulièrement nalby et gasquet… si tu me trouves des news fraiches pour savoir pourkoi maximo gonz n’a pas encore joué en 2010… là je te tire ma casquette rg !

    • Ulysse 2 février 2010 at 13:00

      C’est vrai que j’ai pas d’echo radar pour Maximo Gonzalez. Il se fait peut-être opérer. Vus son age et ses résultats récents il est peut probable qu’il ait pris sa retraite ?

      Je pensais que tu n’étais pas à un boulet près. Après tout j’ai bien Tursunov moi qui n’est pas plus actif. Le règlement prévoit formellement que si :
      - il n’a pas reparu d’ici le 1er avril,
      - et que tu désignes un remplaçant avant dimanche 8 février au delà du rang 50 dans le classement du 1er février,

      … alors c’est OK pour faire la substitution et elle prendra effet au lundi 5 avril avec effet rétro-actif au 9 février.

      • Antoine 2 février 2010 at 13:35

        On a donc tous intérêt à désigner un remplaçant au cas ou, non ?

      • MarieJo 2 février 2010 at 14:26

        ok ulysse, mais il me semblait que toute modif se faisait sur le classement du premier janvier (cf article originel « odyssée 2010″?
        sur ce je prends nishikori comme remplaçant !

        • karim 2 février 2010 at 16:07

          Nishikori? sérieux? tu viens de te faire sepuku en direct sous nos yeux.

  21. karim 2 février 2010 at 12:56

    J’ai été voir le classement de l’odyssée, c’est n’importe quoi!!! Je suis dans le ventre mou de la chose…

    Ce n’est que l’échauffement, vous verez par la suite de quel bois je me chauffe.

    Ulysse premier à l’odyssée race?!!!!! nawaaaaaaaaaaaaaak. Il avait les résultats de l’australian open depuis décembre. Tu bosses à la CIA toi entre deux ou Troie guerres?

    • Francois 2 février 2010 at 13:13

      Tu nous as fait une Santoro quand il fut le premier 1er de la Race, Karim. Après la lune de miel de la semaine 3, la logique reprend ses droits et les infidèles sont châtiés. Et retournent dans le ventre mou du top 53…

    • Ulysse 2 février 2010 at 15:31

      Je suis premier parce que je suis le seul à avoir 5 revers à une main dans mon équipe.
      Qu’est-ce que tu dis de ça ?

      • karim 2 février 2010 at 16:06

        C’est pas possible y’a même pas cinq revers à une main sur le circuit alors franchement… :-)

  22. Lionel 2 février 2010 at 13:20

    Il y a des gens qui vivent sur une autre planète. Entendu là à « Tout le monde veut prendre sa place », animé par Naguy.
    « Quel joueur détient le record des victoires en Grand Chelem? »
    Réponse : « Cash. Rafael Nadal. »

    Que faire… un désastre!

    Lu dans L’Equipe, l’interview de Federer : « Mon plus grand rêve serait maintenant de pouvoir égaler le record de Fabrice Santoro, être encore compétitif dans 10 ans pour avoir disputé un Grand Chelem sur 4 décennies. J’ai conscience de tout le travail qui me reste à accomplir. »

    • Francois 2 février 2010 at 13:26

      Lu dans l’Equipe, et cette fois sérieusement, au lendemain de la défaite de Tsonga en DF (exactitude au mot près non garantie): la lucidité est une blessure qui brûle, mais c’est la plus proche du soleil.
      J’adorerais travailler à l’Equipe. Ils doivent bien se fendre la poire à écrire des trucs comme ça.

  23. Lionel 2 février 2010 at 13:24

    Je remarque que je suis dans le ventre mou du classement en ayant deux trous.
    S il était possible de les combler?
    2 – Davydenko
    3 – Wawrincahin caha.

    • Ulysse 2 février 2010 at 15:07

      Que voilà une demande curieusement formulée ! Mais OK pour combler tes deux trous donc.
      Bien entendu ils ne commenceront à te rapporter des points qu’à partir de la semaine prochaine.

    • Colin 2 février 2010 at 16:41

      Mais que font les modérateurs ???

  24. Benoît 2 février 2010 at 14:55

    Ouf, je suis devant Karim !

    Sinon pour la tournée américaine, je vois bien Soderling, un peu oublié du fait de son Australan Open famélique, revenir sur le devant de la scène… puis s’écrouler à Roland Garros devant la pression de points à défendre.

  25. karim 2 février 2010 at 15:44

    Il semblerait que je sois pris comme sujet de railleries et moqueries en ce qui concerne la race, notre race, l’Odyssée. je ris tout doucement en attendant le triomphe en décembre. Je suis homme de patience, je n’ai pas 900 ans pour rien. Je vous laisse couiner et vous gémir sur les premiers rendus de ce classement, la conclusion couronnera un visionnaire, MOI.

    @ Benoît: toi tu commences par m’apporter ton carnet de notes que je n’ai pas vu depuis belle lurette. Il joue à l’odyssée… n’importe quoi, fais voir tes notes!!

  26. Pierre 2 février 2010 at 15:58

    Salut à tous,
    je me réveille après un long week-end. J’ai vu le match en direct dans un hôtel mais je n’avais pas d’ordi sous la main pour me joindre à vos analyses nombreuses et brillantes. Ce qui m’a vraiment impressionné, c’est la densité physique et technique. Physiquement, le match a été terrible : de très longs échanges à un rythme de malade ; 5 sets à cette cadence auraient été de la folie pure. Côté technique, Fed a passé en revue toute la panoplie des coups et il a retrouvé pendant cette OA une fabuleuse assurance du fond du court : ça claque sans doute moins mais c’est d’une grande variété.

    Enfin, le plus important selon moi: cette conjonction d’un physique en feu et d’une technique parfaite lui procurent son arme absolue, à savoir le meilleur jeu de jambes possible. Il est toujours placé pour frapper la balle très tôt. Résultat, pour le joueur en face, ce n’est pas que la balle revient trop vite, c’est qu’elle revient beaucoup trop tôt.

    J’aime bien ce début d’année.

  27. Jean 2 février 2010 at 16:28

    Federer a été énorme notamment au niveau du placement, mais j’ai toujours plus que tu mal avec l’idée que Murray ait fait son match.

    Sur la tactique, c’est lui qui provoque Fed dans la diagonale revers. On me dit que Murray n’a pas de coup de finition, …, ce avec quoi je suis bien entendu d’accord. Mais Murray n’est pas un poulet de l’année, il joue Federer depuis 2005, quant on choisit un tactique comme celle-là, c’est quand même pas mal d’avoir une idée de comment on va finir les points, pas simplement d’attendre la faute : chercher le long de ligne en revers (Del Po), pratiquer le décalage coup droit (Fed, Nadal gaucher), voire monter. Mais j’ai du mal à comprendre un plan tactique comme celui-là. Résultat, c’est Federer qui en a profité. Que Fed ait été très bon en revers n’est pas une surprise à la vue de sa demie contre Tsonga (ou du match des Masters). Bref, une tactique des plus attentistes.

    Quant à dire que Murray ne dispose pas de coups de finition, ça me passe à 10 lieux au-dessus. Ça fait deux ans qu’on nous présente le mec comme un bourreau de travail qui passe des heures sur les pistes, soit, mais il ne prépare pas les Jeux. Si ni lui ni personne dans son entourage n’ont compris l’importance d’un (ou plusieurs) coups létaux, c’est à n’y rien comprendre. On travaille dans le sens que l’on veut, je ne dis pas que Murray pourrait acquérir le coup droit de DP, mais l’améliorer, sûrement. Un Wilander a montré que l’on pouvait passer à l’offensive sans puissance, et quant on voit la gueule du retour de revers de Lendl en fin de carrière, on se dit que tout est possible. Bien sûr, il est beaucoup plus rassurant psychologiquement de faire des tours de stade que de se mettre dans la position d’un type qui prend des risques. Ah si, il a beaucoup bossé le service, résultat, 30% dans la première manche.

    Sur la psychologie : c’est l’aspect qui me faisait être certain que Federer allait s’imposer rapidement. Les finales de GC se jouent pour moitié dans les vestiaires, Murray avait déjà cette réputation qui lui a fait hériter ici d’un surnom peu flatteur mais validé par tous, il était dit que Federer ne lâcherait rien et l’explosion du Scott sous la pression avait été annoncée. Federer lui-même a affirmé que la passivité de Murray lui avait permis de contrôler le match. Aucune surprise donc dans le dégonflage de la baudruche qui a fait pschiiiit.

  28. Franck-V 2 février 2010 at 16:44

    Ulysse, je ne veux pas faire l’épicier mais je n’ai pas vu Söderling dans la MàJ de la race.
    Je ne sais pas si tu l’as compté dans le classement, mais une élimination au 1er tour en GC rapporte 10 pts (un qualifié 25 pts), ça vaut aussi pour Gasquet…

    • Cédric D 2 février 2010 at 17:00

      Je pense que c’est pris en compte Franck. Pour Gasquet, son total de point selon la race et l’Odyssée est identique à 205 points.
      Pour Soderling, il n’a que 10 points en 2010 qui ne peuvent figurer sur le tableau récap par joueurs d’Ulysse car en fin de classement et trop éloigné au niveau alphabétique (S). Les joueurs sont en effet classé d’abord par ordre décroissant au niveau des points puis par ordre alphabétique lorsqu’il y a égalité.

      • Franck-V 2 février 2010 at 17:04

        ok merci, j’ai capté en allant relire le préambule à l’Odyssé :-)

    • Cédric D 2 février 2010 at 17:05

      Il y a quand même un truc bizarre sur Sod car Ulysse annonce qu’il y a 74 joueurs mais Sod ne figure plus dans le récap/joueur alors que son tableau va jusqu’à 74.
      Conclusions : il y a plus que 74 joueurs choisis par l’ensemble des 15Lovers !

      • karim 2 février 2010 at 17:15

        Sod omis? pas possible.

      • Cédric D 2 février 2010 at 17:21

        Enorme si je puis me permettre !

      • Humpty-Dumpty 2 février 2010 at 17:24

        Et dans permettre Cédric il y a per ?
        @Jean : oui, en gros, tout le monde est d’accord pour dire que Fed a dominé Andy-le-Brit dans tous les compartiments du jeu y compris mental en fait ! (Ce que le score traduit bien, y compris le baroud du 3ième set parce qu’il sait jouer au tennis quand même).

      • Ulysse 2 février 2010 at 23:57

        Cédric D a raison. Sod a 10 points et sort du tableau où je n’ai arbitrairment mis que les 74 premiers parce que j’ai pas eu le temps de changer le format. Par contre il n’y a pas que les joueurs de l’Odyssée mais tous les joueurs. C’est donc un vrai classement Race dans le principe, le seul du net à ma connaissance.

  29. David 2 février 2010 at 19:58

    Complètement hors sujet, mais j’ai vu la liste des joueurs prévus à Marseille : y a vraiment du lourd cette année, entre Murray, Del Potro, Tsonga, Soderling… Je ne sais pas combien ils ont déboursé mais pour un 250 c’est limite au niveau de Doha !!

    • MarieJo 2 février 2010 at 20:20

      et tsonga, tonfils, simon avec baggy blake, robredo, ljubi, youznhy, davy, soderling, lopez, et d’autres…
      ça va pimenter notre prochaine semaine hein ?

      zut j’ai oublié de dire que c’était à roterdam… ou murray ne sera pas la !

    • Franck-V 2 février 2010 at 20:26

      Par contre, à Rotterdam, c’est pas ça.. Nadal déjà forfait et je ne sais pas si Murray va y défendre son titre.

      • Franck-V 2 février 2010 at 20:28

        y’aura Djoko, Davy et JWT quand même

      • MarieJo 2 février 2010 at 20:43

        oui le sod non omis cette fois à pris la place de nadal ;)

  30. Guillaume 2 février 2010 at 20:47

    Rien à voir, mais je viens de tomber sur ça on the web et je ne sais pas si ç’a été un jour posté.

    http://cdn1.sbnation.com/fan_shot_images/64258/capt.7f09211368ab4f30b947278b0ecbc00f.croatia_tennis_atp_xdb109.jpg

    Pour François (et les autres) : Mario Ancic est d’ores et déjà assuré d’entrer dans le tableau du M1000 d’Indian Wells.

    La Monf’ s’offre Dominator Hrbaty au premier tour de Johannesbourg : je sens que je vais vite remonter à l’Odyssée, là. A moi les 250 points, Ulysse j’arrive. La route est dégagée pour mon poulain : pas de Federer, Nadal, del Potro, Djokovic, Murray, Davydenko, Roddick, Tsonga, Soderling, Cilic, Gonzalez, Almagro, Isner, Karlovic, Tipsarevic, De Bakker, autant dire que c’est dans la poche. S’il survit au redoutable Raven Klaessen qui se profile en quarts de finale, il empoche le titre. Ouais.

    • Guillaume 2 février 2010 at 20:57

      Le lien est mort.

      Il faisait déjà cette tête-là sur la photo que tu avais posté ? Je me souviens de la jambe de Goldorak en trophée, mais me rappelle pas l’avoir jamais vu avec cette tête de Joyeux des 7 nains.

    • Franck-V 2 février 2010 at 21:03

      Oui, c’était une photo proche voire la même.. vu la taille de l’engin, mais c’était surtout pour le look du trophée que j’avais posté.

      C’était la période où on passait en revue les trophées louches sur le circuit et Davy a souvent la bonne pioche dans ce domaine, y’a la poterie design d’Estoril aussi , autre style :-)

    • Franck-V 2 février 2010 at 21:22

      Je pense que c’était de ce style là, où Davy est aidé a soulever le monstre..mais n’en garde pas moins sa bouille terrible :-)

      http://media.photobucket.com/image/davydenko%20trophy%20umag/savanna215/misc%20blog%20pics/8d095223308fc8d3eeef96aea71a1eb9-1.jpg

  31. Elmar 2 février 2010 at 21:21

    Je suis le Rafa de l’Odyssé: 4ème. Mais attention à la saison sur terre battue, ca va chier!

  32. Baptiste 2 février 2010 at 22:07

    c’est truque cette odysse serieux. Par contre il y a un titre que je revendique c’est celui de 1er leader de la race, de meilleur santoro du site en gros. tous les autres qui revendiquent ce titre sont des usurpateurs!

    Par contre ca s’annonce mal niveau resulats. Un seul quart en GC en 4 decenies ca aussi ca doit etre un record!

  33. Alex 2 février 2010 at 22:41

    Je suis huitième,masterisable !!! Oui bon..le chemin est encore long.

    Ulysse/Federer en leader de son odyssée,l’histoire est belle,surtout s’il finit seul survivant,après avoir déjoué les pièges de Scylla/Murray le récif,de Djoko/Charybde le tourbillon (de chasse d’eau) et s’il réussit à planter son pieu (oh !) dans l’œil unique du géant Polyphème/Del Po.Ce sont les prétendants les plus crédibles qui restent,Achille/Nadal étant resté à terre sur les rivages troyens,blessé au tendon…

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