15 jours à Melbourne (4/4) : bilan et perspectives

By  | 1 février 2010 | Filed under: Actualité

Après deux semaines d’un Open d’Australie pas­sion­nant de bout en bout, ce qui peut-être, fin­ale­ment, le dis­tin­gue le plus de ses trois congénères dont l’iden­tité des demi-finalistes est souvent con­nue d’avan­ce, la Rod Laver Arena a co­uronné son champ­ion. Et déjà la planète ten­nistique brûle d’une avide im­pati­ence pour ob­serv­er les con­séqu­ences de ce sacre.

Après les bi­lans déjà exposés dans ces col­on­nes con­cer­nant les pre­mi­ers tours, je me con­ten­terai de faire un court bilan du par­cours des huit quarts de fin­alis­tes, ce qui nous amènera à tent­er de tirer les pre­mi­ers en­seig­ne­ments de cette quin­zaine australe. A noter qu’une an­alyse à pro­pre­ment parl­er se doit de pre­ndre du recul sur les évène­ments, notre com­men­taire à chaud n’aura donc pour am­bi­tion que de de­ssin­er les gran­des lig­nes d’une pos­sible suite de la saison, tenant com­pte des résul­tats immédiats.

Les quarts de fin­alis­tes :

Nikolay Davyden­ko. L’une des deux gros­ses décep­tions de ce Grand chelem, si tant est que per­dre face à Roger Feder­er soit une décep­tion. Favori de nombre d’ob­servateurs sinon des book­mak­ers, la mobylet­te russe af­fichait une forme opt­imale et un niveau de jeu im­pres­sion­nant à l’ouver­ture de cette quin­zaine. Or si la défaite n’a en soit rien d’humilian­te, c’est bien dans la manière que le frêle chauve nous a déçu. Expéditif jusqu’en huitièmes de fin­ale, col­lant cor­rec­tion sur cor­rec­tion, il a dégoupillé une première fois en lais­sant re­venir pas­sive­ment un Fer­nando Ver­dasco qui ferait pour­tant pass­er Alizée Cor­net pour Pete Sampras, ne de­vant son salut au cin­quiè­me set qu’aux of­fran­des généreuse­ment ac­cordées par le souriant natif de Mad­rid. Aver­tisse­ment sans frais.

Il semble se re­ssaisir pour­tant face au Suis­se. Auteur d’une première man­che du ton­nerre, puis d’une en­tame de deuxième man­che du même acabit, il nous a par la suite of­fert une ab­s­ence totale rare à ce niveau – 13 jeux per­dus d’affilée, plus d’une heure passée sans gagn­er un jeu – don­nant raison aux quel­ques scep­tiques qui doutaient de le voir re­produire ses per­for­mances de Londres et de Doha lors de matches en cinq sets. Le (pas assez) divin chauve, si son ten­nis peut par­fois, et à raison, être qualifié « d’in­jou­able », n’a définitive­ment pas le ment­al pour re­mport­er 21 sets lors d’un tour­noi. En tout cas, l’auteur de ces lig­nes en doute for­te­ment. Ceci est d’autant plus dom­mage qu’au fil des années son jeu s’est con­sidérab­le­ment en­ric­hi, al­liant progrès re­mar­qu­ables à la volée à un ser­vice toujours plus ef­ficace ainsi qu’une rigueur tac­tique cer­tes « primaire » mais ef­ficace comme l’il­lustrent par­faite­ment ses dif­féren­tes con­fron­ta­tions avec Rafael Nadal.

A une fois de plus prouvé qu’être le meil­leur dans les pre­mi­ers tours ne sig­nifie rien une fois que les choses se cor­sent. Note : 5/10 (le quart de fin­ale, par­semé de quel­ques de­m­ies au fil des années, cor­res­pond fin­ale­ment à son niveau).

Novak Djokovic. Le joyeux luron Serbe nous a re­sser­vi à peu de choses prêtes son numéro habituel. N’ayant affronté que des seconds co­uteaux jusqu’en quarts, lais­sant traîner un set face à l’accroc­heur Suis­se Marco Chiudinel­li, il se retro­uvait à l’af­fiche avec le puncheur Tson­ga. Après deux sets accrochés (6/7 7/6), il a claire­ment haussé son niveau de jeu dans le troisiè­me pour col­l­er un 6/1 à notre Jo nation­al. C’est le mo­ment qu’il a « choisi » pour re­tomb­er dans ses trav­ers, coup physique – il sor­tira du court à la fin du quat­rième pour vomir – coup droit en berne, panne d’inspira­tion, démoralisa­tion palp­able… lais­sant les deux de­rni­ers sets sur un plateau à un Tson­ga qui n’en de­man­dait pas tant.

A bien du mal à con­firm­er sa for­mid­able quin­zaine de jan­vi­er 2008, n’at­teint (enfin) la deuxième place mon­diale que grâce à la défaite d’Andy Mur­ray en fin­ale, voit sur ses talons les ombres de grands gail­lards d’1,98m… le Serbe s’aven­ture dans des eaux péril­leuses jusqu’à Roland-Garros. Note : 4,5/10.

Andy Rod­dick. Tout autant que Feder­er mais à moindre niveau, l’Américain est pre­sque in­amovib­le : toujours placé, jamais gag­nant, faisant fi des com­men­tateurs qui lui prédisent de­puis plusieurs années déjà une sor­tie définitive du Top 10 pour bientôt. L’Américain figure tout de même dans l’élite de­puis pre­sque 9 ans main­tenant (!). Il n’a claire­ment pas à rougir de son par­cours. Auteur d’un bon match face à un ex­cel­lent Lopez au troisiè­me tour, il sort vain­queur du match des baroudeurs face à l’ar­tilleur Gon­zalez, par­venant à sur­viv­re au déluge de points gag­nants du Chili­en et faisant la décis­ion sur cinq points gagnés con­sécutive­ment à 40-0 5-6 ser­vice chili­en, avant que ce de­rni­er ne cède à son ir­répres­sible at­tiran­ce pour les bâches, leurs expédiant son trop-plein d’amour sous la forme de petites bal­les jaunes. Il aura prouvé dans ce match que bien que dominé et cap­able de moins en moins de faire la décis­ion en quel­ques frap­pes, son ex­péri­ence et sa ténacité peuvent lui per­mettre de sor­tir de situa­tions com­promises. Rod­dick per­dra donc au tour suivant face à la « révéla­tion » du tour­noi, le lon­gilig­ne Cilic, alors qu’il était par­venu à re­mont­er de deux sets à rien à deux sets par­tout, doub­le balle de break en sa faveur. Une petite bles­sure à l’épaule et la sol­idité men­tale du Croate ont eu raison du sym­pat­hique Américain.

N’a pas con­juré la mal­édic­tion qui veut qu’il n’at­teig­ne les de­m­ies de l’Open d’Australie que les années im­paires… On re­gret­tera sa toujours aussi bom­besque épouse dont le sourire lumineux n’a d’égal que celui de Mirka découv­rant son Milka. Note : Un bon 6,5/10 avec en­courage­ments du jury.

Rafael Nadal. L’autre très gros­se décep­tion de la quin­zaine. Un jeu qu’on pen­sait retro­uvé, une con­fian­ce qu’on dis­ait re­venue, des bles­sures qu’on croyait soignées, rien de tout cela ne s’est con­firmé. Après avoir survécu un peu miraculeuse­ment au quat­rième set livré par le co­urageux Kohlschreib­er, puis avoir pris la mesure du toujours dan­gereux Kar­lovic, l’Ibère n’a pas résisté à la sci­ence tac­tique d’Andy Mur­ray. Outre l’émoi bien com­préhen­sif qu’on peut re­ssen­tir en voyant « Les­tatt » (son sur­nom sur les blogs anglo-saxons) jouer ainsi au ten­nis, « Rafa » n’a pas su répondre aux multi­ples opt­ions pro­pos­ées par l’Ecos­sais. Nadal a fait… du Nadal, la con­fian­ce en moins. S’il a mené dans chacun des deux pre­mi­ers sets, on n’a jamais senti l’Ecos­sais in­quiet, au contra­ire toujours sûr de pouvoir re­venir tant la faib­lesse es­pagnole au ser­vice fut crian­te. Plus grave, Nadal a il­lustré son grave déficit de con­fian­ce, ratant pour quel­ques mil­limètres des coups qui auraient été des winn­ers son­nants et trébuc­hants il y a tout juste un an, et ce toujours ac­compagné de la mine dépitée du type à qui rien ne sourit.

Son ab­an­don au troisiè­me set est peut-être l’évène­ment le plus inquiétant pour la désor­mais vac­hette de Man­acor. Au-delà de l’as­pect physique et de la pos­sibilité d’une re­chute dans sa bles­sure au genou droit, c’est l’as­pect ment­al d’une telle re­non­cia­tion qui pose de nouvel­les ques­tions. Nadal a-t-il eu peur d’être une nouvel­le fois cor­rigé par un Top 10 ? A-t-il perdu son fight­ing spirit ? Ou bien plutôt a-t-il appris de ses er­reurs de l’année dernière et a-t-il préféré ne pas s’éter­nis­er dans un match qu’il n’avait physique­ment plus les moyens de con­tinu­er ? La suite de la saison nous le dira mais pas sûr que sa défaite re­nver­sante de Doha et cette nouvel­le cor­rec­tion aient été le meil­leur moyen de boost­er une con­fian­ce déjà sérieuse­ment ébranlée en fin d’année dernière. Note : 4/10, en­core une fois avec en­courage­ments du jury.

Les demi-finalistes :

Marin Cilic. La bonne « sur­pr­ise » du tour­noi. Le Croate a sans doute franchi un pali­er lors de cet Open d’Australie, pali­er déjà bien abordé avec ses vic­toires sur Mur­ray et Nadal en fin de saison dernière. Im­pres­sion­nant de calme, re­mar­qu­able dans l’ad­versité, ras­surant au mo­ment de serr­er le jeu, on se perd en éloges pour van­t­er le ment­al à toute épre­uve du jeune garçon. Du même âge et de la même tail­le que le puis­sant del Potro, qu’il a sorti en huitièmes en cinq sets accrochés, il se dis­tin­gue néan­moins par un jeu qui s’orien­te plus sur la précis­ion et la re­cherche du coup placé que par la volonté de détruire son ad­versaire en puis­sance. Doté d’un coup droit ful­gurant et joli­ment délié, d’un re­v­ers à deux mains sol­ide et réguli­er, d’un bon ser­vice qui peut néan­moins être amélioré, le Croate a tout d’un futur grand. D’un naturel ap­parem­ment timide mais d’un esprit guer­ri­er, il nous a con­quis autant que la réserve de la tour de contrôle ar­gentine, sur­tout com­paré aux simagrées de Son­fils, aux comédies du Djok­er ou à la nouvel­le tête de Turc de ce site, Andy M. et son in­sépar­able Mummy. En voilà un que je ne re­gret­te pas d’avoir pris dans ma Team Odyssée !

Le Croate zen (non ça n’est pas une mar­que d’ali­ments pour an­imaux) s’est fin­ale­ment fait cueil­lir au physique par l’Ecos­sais, non sans avoir bataillé ferme, re­mpor­tant le pre­mi­er set de belle manière en pro­fitant de la ner­vosité de PZ, ce de­rni­er ayant dû aug­ment­er sen­sib­le­ment sa réus­site au ser­vice pour pleine­ment pro­fit­er de la fatigue éviden­te du jeune Croate (qui avait passé deux fois plus d’heures sur le court que Mur­ray). Dom­mage… mais on ne doute pas qu’on re­ver­ra l’enthousias­mant Cilic sous d’aut­res latitudes !!! Note : 8,5/10. Com­pli­ments du jury.

Jo-Wilfried Tson­ga. Le bilan de notre Frenchie lais­se un goût con­fusé­ment amer. On one hand il y a les deux vic­toires en cinq sets, dont une face à un bon Djokovic, ce qui est le gage d’une sol­idité men­tale et physique que nombre d’aut­res Français peuvent lui en­vi­er (pas de noms). On the other hand, il y a cette mas­carade de la demi-finale. Alors cer­tes, « Rod­geur » était dans un grand jour, cer­tes Tson­ga a un jeu qui n’effraie usuel­le­ment pas le maître, cer­tes il avait bobo à l’es­tomac, il y avait la fatigue et tutti quan­ti… mais l’aban­don pur et sim­ple de tout es­poir de re­venir à par­tir du break du deuxième set, ou d’au moins faire bonne figure, pose un vrai problème con­cer­nant l’abs­ence de prépara­tion tac­tique lors d’un tel rendez-vous (et ce malgré ses dires) et de fight­ing spirit au mo­ment d’affront­er ce qui se fait de mieux sur la planète ten­nis.

Néan­moins on ne va pas gâcher notre plaisir, une demie c’est toujours ça de pris comme on dit dans le bouc­honnois, et puis Tson­ga con­fir­me que l’Australie lui réussit bien, qu’il a le jeu et la cais­se pour bien figur­er en Grand chelem, s’af­firmant en­core un peu plus comme le plus sérieux can­didat à la suc­cess­ion de Yan­nick. Note : 8/10.

Le fin­alis­te :

Andy Mur­ray. « No balls », la « chèvre »… les noms d’oiseau pleuvent plutôt mécham­ment sur Ugly Andy. Nouvel­le décep­tion pour la per­fide Al­b­ion et le natif de Dunblane. L’Ecos­sais à la bouc­he de Pre­dator avait pour­tant réalisé un tour­noi très réussi jusqu’à la fin­ale, avec notam­ment une cor­rec­tion in­flig­ée à Nadal dans un match où son niveau fut vrai­ment im­pres­sion­nant. Service-volée, re­v­ers croisés sur­puis­sants, amort­ies… Tout y est passé et l’Es­pagnol n’a pu répondre à l’équa­tion Mur­ray. Pro­fitant en­suite de la fatigue physique de Cilic, les prémices de la fin­ale étaient alors déjà là : ner­vosité, at­tentis­me… mais l’Ecos­sais a su forc­er sa na­ture pour finir en co­staud. La fin­ale, peu de vous ne la con­nais­sent pas… Deux pre­mi­ers sets ou l’Ecos­sais n’y est pas, son pour­centage de ser­vice en berne, son ab­s­ence de varia­tions, son man­que de punch et ses fautes trahis­sent sa ner­vosité. Il se re­ssaisit dans le troisiè­me avec un break et des coups enfin per­cutants mais Feder­er fait le métier en re­venant au meil­leur mo­ment et Mur­ray finit par craqu­er dans un tie-break in­ten­able.

Pas de chan­ces pour le pauv­re Ecos­sais dont les lar­mes d’im­puis­sance le re­ndent tout d’un coup sym­pat­hique, mais peu d’entre nous auraient sup­porté le sourire cruel de Môman en cas de vic­toire. Note : 8/10.

Le vain­queur :

Roger Feder­er. 16… In­croy­able. Stupéfiant. Monument­al. Le Maître vient de nous li­vr­er un nouveau récital dans une période ou l’ad­versité se fait de plus en plus forte et sa suprématie toujours plus re­m­ise en cause. Peinard jusqu’en quart malgré une petite al­er­te face à un très bon An­dreev, Roger sur­vit à une autre tor­nade venue du grand froid, Davy-dégarni-denko, qui s’écroule au mo­ment ou Feder­er retro­uve son ten­nis. La demie n’est qu’une leçon que le Suis­se a l’habitude de délivr­er une fois l’an à l’Open d’Australie face à un Tson­ga qui n’a que ses yeux pour pleur­er. Et puis vient la fin­ale… In­touch­able pen­dant deux sets, il pro­uve en­core et en­core qu’il est un autre joueur lorsque l’enjeu en vaut la peine. Malgré des con­di­tions que tous les ob­ser­vateurs ont jugé len­tes et quel­ques petites problèmes de réglage en coup droit au début de pre­mi­er set, le Suis­se est sol­ide, n’hésite pas à suiv­re ses violen­tes accéléra­tions à la volée, re­tour­ne très bien et sur­tout tient re­mar­quab­le­ment l’échan­ge en re­v­ers, n’hésitant pas à la di­ct­er à coups de slices re­mar­quab­le­ment placés. L’al­ternan­ce des rythmes et des lon­gueurs usent l’Ecos­sais, qui at­tend d’être dos au mur pour accélérer, mais Feder­er est ten­nistique­ment au-dessus et re­mpor­te le tie-break 13 points à 11 pour de­venir le pre­mi­er homme à re­mport­er 16 Grands chelems, égalant Andre Agas­si au nombre de tri­omphes à Mel­bour­ne et, pour la petite his­toire, de­venant le pre­mi­er papa de­puis ce même Agas­si (2003) à l’em­port­er dans un Majeur, tri­omphant ainsi de la mal­édic­tion de la suc­cube. Il égale enfin Bjorn Borg et Pete Sampras en re­mpor­tant au moins un Grand chelem sur huit saisons con­sécutives.

Contra­t re­mpli ! Note : 10/10. Félicita­tions du jury.

Les leçons de ce tour­noi. Quel­ques mots à chaud avant de re­faire le match en­semble en­core et en­core. D’abord l’at­titude sus­pec­te d’Andy Mur­ray dans le troisiè­me set, se tenant le genou à chaque point perdu, ceci avant de lâcher les chevaux. Alors d’ac­cord un peu de comédie ne tue pas mais ça n’en est pas moins pénible ; après Djokovic, Tson­ga voire dans une moindre mesure Rod­dick, il est pénible de voir des joueurs, dès lors qu’ils sont en situa­tion de faib­lesse, avoir l’air de souffrir le mar­tyre.

En­suite le niveau de jeu dans cet Open a été re­mar­quab­le­ment bon, les joueurs nous li­vrant bon nombre de matches à sus­pen­se ; « l’Aus­sie » est définitive­ment le tour­noi majeur le plus ouvert, voilà pour­quoi son place­ment très tôt dans la saison est bien loin de me gêner.

Nos French­ies ont été à leur place. Oubliés les « mous­quetaires » de l’année dernière, avec un Gil­les Simon ab­sent (allez… avouez que vous l’aviez oublié), un Gaël Mon­fils in­cap­able de lutt­er con­tre les gros ser­veurs et un Gas­quet toujours en réhab’, seul Tson­ga a tenu son rang, et même plus. Malgré cela d’aut­res ont livré de be­lles batail­les, comme le littéraire Robert ou l’of­fensif Llod­ra, l’un étant rattrapé par sa ner­vosité, l’autre par la mauva­ise qualité de ses pom­pes…

Con­cer­nant la saison qui vient de débuter, hé bien fin­ale­ment cette vic­toire est tout à fait dans l’ordre des choses : le numéro un l’em­porte, Feder­er s’as­surant par-là même un con­fort cer­tain pour sa place jusqu’à Roland-Garros. Le re­cord de Sampras (286 semaines) est plus que jamais à portée pour le Bâlois, qui égale Jimmy Con­nors cette semaine et doub­lera Ivan Lendl dans trois. Novak Djokovic prend la deuxième place, pro­fitant de la sor­tie prématurée de Nadal et de l’échec en fin­ale de Mur­ray. Ce de­rni­er pro­fite lui de sa vic­toire en quarts pour pre­ndre la troisiè­me place ATP. Ce qui nous donne un Nadal qui chute au quat­rième rang – son pire clas­se­ment de­puis le début de Roland-Garros 2005 – et qui sera un dang­er per­manent au mo­ment des tirages au sort…

Voila pour une (très co­ur­te) an­alyse à chaud. Main­tenant débat­tons !

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348 Responses to 15 jours à Melbourne (4/4) : bilan et perspectives

  1. Ulysse 1 février 2010 at 09:14

    Bien vu Valentin !
    Finalement comme tu le conclus cet OZ qu’on annonçait, moi le premier, très ouvert s’est déroulé sans vraiment de surprise. La victoire de Cilic sur del Potro et celle de Tsonga sur Djoko ne constituent que deux mini-coups de théâtre. Tout le reste est bien conforme à la logique avec Fed tout en haut, la meute des prétendants qui s’enrichit de Cilic matée lorsque Nadal n’est pas en forme et Tsonga seul surnageant parmis les super-nouveaux mousquetaires

  2. karim 1 février 2010 at 09:15

    Excellent papier qui résume de manière assez fidèle les impressions laissées par ce tournoi.

    Chacun a finalement faite ce qu’il sait faire de mieux et les tendances présenties l’an dernier se confirment pour moi, mis à part JMDP légèrement en retard sur son agenda pour des petits bobos. Mais le décor est planté et va se confirmer sur dur et indoor les prochains mois:

    - Fed a gagné et à mon avis va passer en mode hibernation jusqu’à RG avec au max une victoire en M1000 d’ici-là.

    - Nadal ne sera plus une menace sur dur pour l’instant et la saison sur TB s’annonce comme compliquée pour lui, il est loin d’être l’épouvantail sur ce coup-là.

    - Djoko hérite d’une seconde place qu’à mon sens il ne mérite pas, et sur ce point je rejoins Antoine le Hun, Djoko joue top 5, et encore…

    - les joueurs à surveiller de près pour la doublette IW-Miami se nomment JMDP, Cilic et Davydenko. Ces trois-là seront quasi-imbattables sur la période (si JMDP a récupéré).

    - Murray aura certainement un petit coup d’arrêt bien compréhensible après son tournoi à Melbourne. Je ne le vois pas tenir les tous premiers rôles avant le Queens; s’il me faisait mentir il ferait preuve de ressources morales indéniables.

    - Richard Gasquet – oui vous avez bien lu – va faire des perfs intéressantes sur la période, avec peut-être une finale de M1000 sur terre battue. Ne riez pas.

    Dire que le prochain AO c’est dans un an!!! j’adore ce tournoi.

  3. Pat 1 février 2010 at 09:17

    Excellent tour d’horizon du tournoi.
    Je suppose que les notes ne sont pas absolues mais dépendent de l’attente que l’auteur avait des joueurs.
    Je ne suis pas sûr que Murray soit actuellement capable de jouer nettement mieux que son match de finale, ceci sur un match en 3 sets gagnants. Son jeu de base est défensif ; quand il peut ou s’il est obligé, il contre et peut faire des coups gagnants. C’est toutefois difficile de passer d’un jeu « limé » à un jeu flamboyant, d’où les limites que je vois pour Murray.

  4. Baptiste 1 février 2010 at 09:28

    contrairement a beaucoup, je pense que djoko merite sa place de no 2 mondial. Il joue top 5 et encore? heresie! Il jouait no1 en fin d’annee derniere.

    Et je voie murray continuer sur sa lancee et meme progresser sur terre. Avec la defense qu il a je ne comprend pas pourquoi il ne fait aucun resultat sur cette surface.

  5. Cédric D 1 février 2010 at 09:55

    Belle revue des troupes Valentin ! Merci pour le papier. Au regard des notes attribuées, les derniers auront été Nadal, Djoko et Davydenko (dans cet ordre) ce qui me semble assez juste.
    Avant son problème au genou, Nadal était clairement sans vraie solution face à Murray et c’est cela qu’il a décu un peu (pour moi en tout cas). Djoko aura eu le mérite de ne pas abandonner, chose pas si sûre il n’y a ne serait-ce qu’un an. Et concernant Davydenko, on attend toujours qu’il ait un mental à la hauteur de son tennis en GC.

    Pour revenir sur Djoko, sa place de numéro 2 est clairement méritée. A mon avis, c’est plutôt le timing qui dérange car il avait buté auparavant plusieurs fois sur cette marche face à Federer ou Nadal. Une rapide lecture de son palmarès me fait dire qu’il est un numéro 2 plus que crébible, avec au moins 1/2 finale de GC dans chaque majeur, une MC et plusieurs MS. Pas sûr que tous les n°2 de l’histoire affichent un palmarès aussi fourni en fin de carrière.
    De mémoire, Haas a été n°2 et son palmarès n’est pas vraiment au niveau de celui du Djoker.
    Et comme dit Baptiste juste avant, tout le monde s’accordait à dire qu’il jouait numéro 1 en fin de saison dernière entre l’US Open et la MC. Et aujourd’hui il ne serait qu’un numéro 5 ?

  6. Antoine 1 février 2010 at 10:17

    Tout le monde ayant dit du bien de ton article, Valentin, et à juste titre, je fais part de quelques réserves ici ou là:

    Cela va de soi à la lecture de l’article mais c’est du simple messieurs plutôt que du tournoi. Il s’est également passé des choses intéressantes chez ces dames avec un nouveau triomphe de Serena, le retour de Justine; en double également avec un nouvelle victoire des Bryan et des Williams (je me suis peu intéressé au double mixte..).

    Je suis assez d’accord avec les diverses appréciations, à quelques exceptions près, mais ne suis pas sûr que les notes ajoutent en réalité qq chose au commentaire. Comme le suggère Cédric, elles en disent autant sur l’auteur que sur les performances des joueurs..

    J’ai deux petites réserves sur ces appréciations: la mise en doute du mental de Nadal d’abord. S’agissant de ce dernier, cela parait même incongru. Il s’est blessé et a préféré abandonner de crainte d’aggraver sa blessure. Cela n’enlève rien à la victoire de Murray qui aurait de toute façon gagné dix minutes plus tard, Nadal étant à ce moment là, dans l’impossibilité de s’appuyer sur sa jambe et donc de se déplacer. Ce n’est donc pas par peur d’une défaite contre un top 10 qu’il a abandonné. la défaite, elle est bien là..

    Je dirais un peu la même chose à propos de Jo que Cédric a trouvé bien résigné une fois breaké au second set. J’ai eu un peu la même impression sur le moment mais réflexion faite, je ne crois pas qu’il y ait qq chose à reprocher à Jo sinon de ne pas avoir été au rendez vous après deux cinq sets..C’est en amant de cette demie qu’il perd du jus: un set contre Hass, deux surtout contre Almagro et donc deux ensuite contre Djoko. JO était globalement moins bon qu’il y a deux ans, moins bon qu’à Bercy en 2009, mais bon quand même et il obtient un bon résultat. Sur la demie, il n’y peut rien dans ces conditions: il tombe sur un Federer lumineux qui fait son meilleur match du tournoi, un Federer qui ne pouvait pas être battu ce jour là..

    Enfin , si on a eu droit à quelques surprises et à de très bons matchs en cinq sets, je dirai que cette édition a plutôt fait mentir les pronostics sur le caractère très ouvert de ce GC. J’avais écrit à ce propos que la question était de savoir qui aurait en finale pour y perdre contre Federer; c’était une boutade bien sûr mais finalement, quand Nadal n’est pas au rendez vous, le tennis dans les GC, c’est un jeu qui se dispute à deux mais à la fin, c’est Federer qui gagne..

    Ce faisant, il a non seulement rejoint Agassi au palmarès de l’OA, mais également Crawford, et surtout Rosewall..

    • karim 1 février 2010 at 10:29

      ou Del Potro!!

  7. Guillaume 1 février 2010 at 10:28

    Je n’ai pas encore trouvé le temps de visionner la finale (occupé hier matin et la rediffusion de l’aprèm tombait en même temps que le hand), donc je ne peux me livrer à une analyse quelconque de la finale. Je me fie entièrement à vos commentaires hier.

    Indépendamment du succès de Federer (16e Grand chelem… c’est quand même fou), j’aime le fait que le Rodgeur, à 28 balais bien tassés, continue à martyriser la jeune génération. Pas parce que je n’aime pas les joueurs en question, mais parce qu’il contribue ainsi à réhabiliter ses contemporains, qu’il a largement brimé par ailleurs. Au plus fort de la domination de Fed, j’ai trop souvent lu sur les forums que Roddick n’était qu’une sombre brute à peine meilleure qu’Ivo Karlovic, Hewitt un pousse-baballe sans puissance, Safin et Nalbandian des fainéants incapables de se motiver pour tenir tête à Federer sur toute une saison, Agassi prétendument périmé « parce que vous comprenez quand lui il bat régulièrement des top joueurs c’est une perf’, mais quand il perd contre eux ben c’est normal il a 34 ans ». Bref, le refrain est connu, le Maître n’avait pas de concurrence. Et voilà que le récent papa se met à sérieusement contrarier la moisson de titres des petits jeunes qui montent. Il corrige deux fois Andy Murray en finale de Grand chelem, bloque Djokovic trois fois de suite à l’US Open (une finale puis deux demies où le Serbe évolue pourtant à bon niveau)… Si on suit le raisonnement appliqué aux contemporains du Suisse, il faudrait donc aussi considérer que les jeunes – enfin, « jeunes »… 22/23 ans faut se réveiller pour ne pas virer « tardif » – sont nuls ?

    Finalement, après les avoir tellement laminé, Federer est en train de réhabiliter ses petits camarades : ce n’est pas qu’ils étaient mauvais, mais bien que lui était trop fort.

    16 GC en 8 ans… C’est juste inouï.

    • karim 1 février 2010 at 10:31

      « Roddick n’était qu’une sombre brute à peine meilleure qu’Ivo Karlovic, Hewitt un pousse-baballe sans puissance, Safin et Nalbandian des fainéants incapables de se motiver pour tenir tête à Federer sur toute une saison »

      ben oui, pourquoi?

      • Antoine 1 février 2010 at 10:35

        Oui, pourquoi dire autant de mal de Karlovic ? Tu as vu la finale Karim ?

        • karim 1 février 2010 at 10:45

          Oui j’ai vu la finale en redif, du très bon boulot. Il a déjà été plus brillant par le passé (2002 Hambourg contre Safin ou 2006 Masters contre Blake au hasard)mais au niveau de la solidité, la stratégie, la maîtrise, le choix des coups, l’exécution, ce match a été un sommet de sa carrière. Il n’a pas raté la moindre balle côté revers, sa longueur de balle générale était impressionnante. sa qualité de déplacement au meilleur niveau, ce qui lui permettait de frapper dans d’excellentes conditions.

          On sentait bien la confiance, il fouettait la balle en coup droit avec une absence totale de retenue. C’était une copie sans faute. Un aboutissement technique.

          Ce match est plus impressionnant que certains récitals (encore un autre exp finale contre Hewitt à USO 6-0 7-6 6-0) non pas dans la fulgurance du tennis, mais dans la maîtrise technique et tactique.

          • Antoine 1 février 2010 at 10:58

            Je partage complètement ton avis..

    • Guillaume 1 février 2010 at 10:32

      C’est de la provoc gratuite ?

      • karim 1 février 2010 at 10:46

        c’est jamais gratuit Guillaume, y’a toujours une Bastille cachée dessous.

      • Guillaume 1 février 2010 at 10:49

        Tu la mérites assurément, alors.

        En même temps, entre grands perdants de l’Odyssée, on aurait tort de s’entretuer. Vu que les autres vont tous nous tomber dessus lors de la prochaine mise à jour du classement !

      • karim 1 février 2010 at 10:58

        L’odyssée? Ulysse n’a pas intérêt à la ramener, j’ai une confession filmée de Polyphème sur leur première nuit dans sa grotte lui et ses compagnons de voyage. Je peux te dire qu’Ulysse a tout fait pour ne pas passer une seconde nuit avec ce cyclope très affectueux; Et seul.

  8. karim 1 février 2010 at 10:40

    Pour nuancer un peu mon avis sur la seconde place de Djoko je dirai que d’un point de vue strictement mathématique il est le joueur derrière Fed à avoir accumulé le plus de points ATP au cours des 12 derniers mois bien-sûr. Mais quels sont ceux qui le considèrent selon des critères plus fouillés que les simples chiffres comme le dauphin de Roger, et qui par exemple en feraient le second favori sur les tournois qui arrivent? Le reste de l’année?

    Djoko est un très très bon joueur, en fin d’année notamment il a été à un moment avec Davy le plus percutant sur le circuit, mais force est de constater que là où se jouent finalement les perfs qui marquent, en GC, il est loin d’être le favori ou un des deux favoris:

    - sur l’OZ qui le voyait comme favorie ou second?
    - sur RG qui le voit favori ou second?
    - idem sur RG?
    - Sur l’US Open où en sera-t-il?

    novak est hyper régulier, mais il est moins dangereux sur les très gros tournois qu’il ne l’était il y a deux ans. A-t-il nettement plus de chances de s’imposer que Davy, Cilic ou JMDP sur IW et Miami?

    A l’époque où il reniflait les culottes de Nadal et a failli le passer, on le sentait tous comme un prétendant et son ascenssion au classement était le reflet de ce qu’on voyait sur le court. Là on a davantage le sentiment d’une seconde place reçue faute de combattants. S’il termine l’année à ce classement ce sera nettement plus parlant.

    Incomparable avec Haas évidemment. Djoko est un superbe joueur, ce n’est juste pas le deuxième meilleur joueur du circuit pour moi.

    • Antoine 1 février 2010 at 10:44

      Oui, tout à fait d’accord..

      C’est comme Davy, ce n’est pas un joueur de GC..Sur la distance des trois sets gagnants, il ne tient pas la route..

  9. Antoine 1 février 2010 at 10:41

    je viens de voir le classement ATP: il a 3000-3500 points d’avance sur la meute des trois autres. Ils ne sont pas prêts de le rattraper ! Surtout qu’ils vont se tirer la bourre entre eux pendant un bon moment…

    Par contre l’ordre des 2, 3 et 4 va sans doute changer à de nombreuses reprises: il se tiennent tous dans une fourchette de 500 points..Cela m’étonnerait que Djoko reste beaucoup plus longtemps 2 que Murray ne l’avait fait cet été…

  10. Marque 1 février 2010 at 10:42

    Je ne classerai pas Davy parmis les déceptions. Au final, il est celui qui a le plus bougé Fed sur tout le tournoi en le dominant pendant 1 set et demi, et le plus proche de l’embarquer dans un 5e set. Sa défaite ne me semble pas liée au mental, mais bien à son adversaire qui s’est engouffré dans la première baisse de régime du russe pour aligner 13 jeux consécutifs . Le 4e set peut basculer d’un coté comme de l’autre, mais le suisse était vraiment trop fort sur ce tournoi.
    Au final, le plus grand tort du russe est d’être tombé dans le quart du suisse

    Pour Djoko, sa 2e place n’est pas usurpée au vu de sa constance sur toutes les surfaces. Par contre c’est une vrai déception en grand Chelem, où depuis 2 ans il ne tient pas son rang

    • Antoine 1 février 2010 at 10:48

      On n’a pas du voir le même match entre Davy et Fed ! Certes Federer a réduit le nombre de ses fautes à partir du milieu du deuxième set, mais c’est bien à un effondrement complet du russe auquel on a eu droit..Un véritable Bérézina: 13 jeux d’affilée..28 points perdus sur 31 disputés..

      La preuve en est donné par les stats du troisième set: Federer lui colle une bulle tout en ne réalisant que 2 winners ! moins que Davy: quatre !!

      Il a complètement disjoncté quand l’autre a recollé à 3-3…

    • karim 1 février 2010 at 10:49

      13 jeux de suite? y’a forcément un dégoupillage mental. Fut-ce contre Fed.

  11. Jérôme 1 février 2010 at 10:44

    Je n’en ajoute pas dans les éloges. :-)

    Glabalement d’accord avec la synthèse, avec quelques nuances.

    Je trouve qu’on exagère les pépins de moral de Nadal au point qu’on oublie ses problèmes physiques. Si Nadal commet des fautes inhabituelles et construit moins, c’est parce qu’il est handicapé de manière désormais quasi-permanente par des pépins physiques. Je suis donc 100% d’accord avec Karim quand il pense que Nadal ne sera plus un candidat sur dur ce 1er semestre.

    L’accès de Djoko au rang de n°2 se fait bien sûr par défaut, mais il est au moins autant dû à la défaite de Nadal en quart qu’à celle de Murray en finale. Le gros handicap de Djoko, c’est qu’il est en train de devenir le plus mauvais des joueurs du top 5 en grand chelem. Or, c’est dans ces 4 tournois qu’il y a de très loin le plus de points à prendre : ce n’est pas Superbiquette qui dira le contraire. A contrario, le serbe est très bon dans les autres tournois.

    Murray a certes manqué de tripes aux 2 premiers sets, mais en même temps, il n’a pas moins bien joué que dans les précédents matches du tournoi. C’est juste que Fed a joué à un niveau tel que cela a eu pour effet de rendre inefficaces les options habituellement gagnantes du scot.

    Moi, je mettrais plus que 8/10 au scot car il est en train de s’affirmer comme un des plus réguliers au sommet et il a montré qu’il était enfin capable de gagner 1 GC contre 1 autre joueur que Federer. Nul doute, donc, que Murray finira bien par gagner 1 GC sur dur. D’ici là, en revanche, si les pépins de Nadal perduraient, Murray pourrait bien perdre une 3ème finale du GC cette année, à Wimbledon encore contre Fed.

    Il ne faut pas non plus surcôter Davydenko. Le chauve rachitique (attendez j’enfile la tenue anti-émeute :mrgreen: ) a certes joué le meilleur set et demi de sa carrière. Mais c’était un feu de paille comme il peut en survenir dans les immenses pleines à blé de Russie.

    Cilic, il faut voir ce qu’il donnera. Il a battu Delpo, certes. Mais un Del Potro aussi diminué par les pépins physiques.

    Pour résumer, je dirais que :

    - Fed et Murray sont les 2 valeurs à la hausse à l’issue de cet OA 2010. Si vous voulez placer pour les mois à venir, et surtout pour les prochains tournois du GC, misez sur eux. Surtout Fed. Murray aura de solides chances surtout à Flushing.

    - Nadal et Djoko sont les valeurs à la baisse. Nadal parce qu’après avoir fait des placements hyper-rentables à court terme, sa physical debt bubble n’en finit pas de lui exploser à la figure. Djoko parce qu’il lui manque manifestement et le mental et la solidité physique pour battre les meilleurs. Gros loupé de ma part sur le prono concernant le serbe.

    - Del Potro est une valeur à garder à l’oeil, mais pour plus tard. Il est en phase de digestion de sa 1ère très grosse acquisition. Il lui faudra du temps pour accomplir un nouvel exploit en GC. Ce qui est tout sauf scandaleux.

    • Antoine 1 février 2010 at 10:55

      Excellent cela, la digestion de sa première grosse acquisition ! Mais ce sera un candidat à RG et à Flushing bien sûr..

      En attendant, je n’ose pas imaginer les tannées que le Suisse va leur mettre à Wimby cette année..je ne serai pas surpris s’il gagne sans perdre un seul set !

      Il est plus dangereux qu’avant..

  12. Cochran 1 février 2010 at 10:58

    Les choses évoluent très vite en tennis. Et c’est plutôt heureux !

    S’il est certain que le Djoko post-USO pré-MC était un cran au dessus et jouait clairement top 2, le n°1 de cette période demeure Davy à mon sens. Il a battu plus de top 10 et nous a gratifié de prestations 3 étoiles.
    Je comprends que cela fasse un peu « désordre » qu’un petit 1/4 de finale permette de monter à la deuxième place du classement derrière Dieu. D’autant plus que la quinzaine de Nole n’était pas des plus convaincantes. A mon sens, sur ce qu’il a démontré pendant l’OZ, c’est bien Murray qui mériteraient de passer devant. Or il va sans doute encore lâcher des points car il ne défendra vraisemblablement pas son titre à Rotterdam. D’accord avec Valentin pour souligner que ses larmes l’ont rendu plus sympathique, même si je n’arriverai jamais à encadrer sa mummy.
    Et j’avoue que les réalisateurs anglophones n’aident pas à nous rendre plus serein : on a du voir, à tout casser, 2 ou 3 plans sur le box Federer par set. Je ne compte plus les vues répétées sur le box de Murray. C’est bien simple, on a plus vu la tronche de son entraineur et de son préparateur physique que celle de Fed de tout le match ! Au troisième set, après chaque point réalisé par Murray, plutôt que de montrer un ralenti, paf, les trombines de la « Murray Crew ». J’exagère à peine…

    La grande interrogation de ce début d’année concerne évidement Rafa. Si le tournoi de Doha annonçait un certain retour à la normale (même si sa défaite avec balle de match remettait un peu en question sa capacité à tuer le match), son parcours et surtout sa blessure laisse un gout amer. Sur son jeu tout d’abord. Sur une surface réputée plus lente et qui donc sied mieux à son jeu, on a paradoxalement vu un Nadal moins véloce, jouant trop court et commettant surtout des fautes inhabituelles. Son match contre le brave Philipp au revers cristallin en est la démonstration.

    10 mois qu’il n’a plus remporté de tournoi, presque aussi longtemps sans, plus grave, une victoire probante contre un top 10 et la carapace d’invulnérabilité s’est sensiblement fissurée.
    Je ne doute pas sur sa capacité à rebondir, il n’a plus rien à prouver dans le domaine du mental, mais le physique suivra-t-il son ambition ? Comme tous les joueurs évoluant à ce niveau, un physique à 80% équivaut à une confiance amoindrie et donne donc plus d’opportunités à l’adversaire, tout étonné de pouvoir déborder Nadal. Le match contre Murray, qui jouait parfaitement le coup, était pâtant de ce point de vue.

    Demi bonne nouvelle pour lui quand même, il semble que sa blessure n’ai pas affecté ses tendons. Cependant, 15 jours de repos complet + 15 jours de rééducation = 2 voire 3 mois avant de récupérer un niveau acceptable. J’espère me tromper, mais il risque d’arriver trop court pour RG, surtout s’il n’a pu se refaire une confiance d’ici là.
    A voir, mais s’il venait à retomber à la 5 ou 6ième place, ferait-il autant peur aux cadors dans les tableaux des GC (dans on état de forme actuelle j’entends)?

    Et les géants dans tout çà ? JMDP et son coup droit « mandale », esthétiquement discutable mais terriblement efficace n’a pas rempli les attentes qui pesaient sur lui mais a des circonstances atténuantes. Une petite blessure, un contre-coup probable d’une fin de saison étrange (victoire à l’USO, plusieurs défaites au premier tour contre des sans grades, finale à la MC) expliquent sans doute un parcours difficile et accroché où il a semblé moins sûr de lui et surtout beaucoup moins tranchant dans l’échange.
    Nul doute cependant qu’il va animer le circuit ces prochains mois et sera clairement attendu au tournant à RG où il figurera parmi les sérieux prétendants au titre.

    Cilic. Aaaah, Cilic, merveille de précision et de retenue, très heureux de l’avoir choisi dans ma team également. Ce mec possède clairement les armes pour remporter plusieurs majeurs, le premier, pourquoi pas, à Wimbly. Dommage que son parcours exceptionnel jusqu’en demie (son tableau de chasse sur ce tournoi est impressionnant) l’ai laissé sans carburant face à un Murray un peu fébrile. Une valeur sur pour l’avenir.

    Concernant Davy, je ne serai pas aussi optimiste que Karim. Le chauve venu du froid pourra-t-il maintenir son tennis ping-pong au même niveau toute la saison ? J’en doute, je serais même étonné qu’il conserve ce rythme jusqu’à RG. Je le vois signer encore quelques coups d’éclats, sans doute accrocher un M1000, mais il va s’écrouler à RG, pari tenu.

    Et puis il y a Fed. Qui prend toujours un malin plaisir à nous faire user nos claviers, suer, trembler et surtout ravir. Comment va se dérouler la suite de sa saison ? Premiers éléments de réponse le 22 février à Dubaï, plus sûrement à partir d’Indian Wells. Va-t-il s’économiser ou tenter de remporter un ou deux M1000 d’ici RG ? Avant l’OZ, il avait annoncé qu’il voulait remporter plus de titre qu’en 2008 et 2009 (« seulement » 8 titres sur 2 ans) et je pense qu’il va le faire.
    Avant l’entame de la saison, nous étions nombreux à voir dans les surfaces naturelles la meilleure chance de Roger de briller à nouveau. Si sa préparation est aussi efficace que l’an dernier, je ne vois pas trop, hormis un Rafa en mode 2008, qui pourrait l’empêcher de doubler la mise à RG. D’autant plus que désormais, Fed y jouera détendu.

    Vivement la suite !

    • karim 1 février 2010 at 11:08

      « D’accord avec Valentin pour souligner que ses larmes l’ont rendu plus sympathique, même si je n’arriverai jamais à encadrer sa mummy. »

      pour moi il aurait fallu qu’il pleure comme une usine de madeleines pour m’apparaître comme sympa. Et sa maman? sa maman…

    • Ulysse 1 février 2010 at 11:11

      Quote
      « je ne vois pas trop, hormis un Rafa en mode 2008, qui pourrait l’empêcher [Fed] de doubler la mise à RG. »
      Unquote

      Ben il y a quand même aussi un Djoko en mode Madrid 2009 ou surtout un del Potro en mode RG 2009+. L’année s’annonce passionnante. Pour que la fête soit complète il faudrait juste que Rafa renaisse pendnat la saison de terre battue.

      • Cochran 1 février 2010 at 11:25

        Certes, mais un Djoko en mode Madrid peut-il tenir la distance à RG sur 5 sets et sur une surface plus lente ?
        Et un Delpo en mode RG 09 a quand même été battu, donc… vivement Roland :p

      • Humpty-Dumpty 1 février 2010 at 11:33

        Nan, ma boule de cristal météorologique me dit qu’il fera beau et chaud à Paris en mai prochain ; donc si Djok rallie les quarts il sera déjà bien content.
        (Et puis de toute façon tu devrais être en train d’actualiser le classement au lieu de traîner sur les articles des copains !)
        Cela dit, un DP on fire peut sans doute faire quelque chose, c’est vrai.

      • karim 1 février 2010 at 11:37

        Et il fera très chaud à RG, Arthus-Bertrand l’a dit. le réchauffement climatique les gars c’est pas de la blague, en ce moment ici c’est inouï, largement au-dessus des normales saisonnières!!

  13. Ulysse 1 février 2010 at 10:58

    Djoko mérite amplement sa deuxième place pour l’ensemble de son oeuvre :
    - 3 ans complets juste derrière le quasi-indéboulonnable duo infernal,
    - 1 victoire, 1 finale, 5 demis en GC,
    - 1 Master Cup, 5 MS1000 + 6 finales de MS,
    - Un H2H positif contre la terre entière sauf Fed et Nadal (+Tsonga…).

    On peut juste lui reprocher un niveau de jeu souvent mal phasé avec les GC.

    En l’absence de Nadal c’est bien la moindre des choses que ce soit Nole qui s’assoie à coté de Fed sur les sièges devant. Il a d’ores et déjà un palmarès plus fracassant que d’autres numéros deux comme Magnus Norman, Alex Corretja ou Petr Korda.

    Vous mettriez qui de plus légitime à la place ?

    • karim 1 février 2010 at 11:07

      D’accord avec tout ça, mais c’est des mathématiques encore une fois. Ce n’est pas en contradiction avec ce que j’ai écrit au niveau du « ressenti » et l’impact du numéro 2.

    • Ulysse 1 février 2010 at 11:29

      Karim tu es victime de l’effet niveleur de Fed qui a donné à d’autres l’impression que sa concurrence était nulle. Djoko est très bon mais comme Roddick on ne le « ressent » pas parce qu’il se fait rouleau-compresser comme tout le monde.

      Il s’est fait barrer la route en GC 3 fois par Nadal et 4 fois par Federer. Rien d’infâmant.

      • karim 1 février 2010 at 11:35

        Pas tout à fait. Y’a deux ans par exemple s’il avait passé Nadal à Hambourg, j’aurais trouvé ça plus légitime que cette année, maintenant là.

        pour Polyphème, info ou intox? hmmm?

      • Ulysse 1 février 2010 at 11:56

        Polyphème ? Il joue à quel poste ? Ah oui !
        Je confirme l’info, mais que c’était gore ! je veux plus avoir à faire des trucs pareils.

  14. Marque 1 février 2010 at 11:09

    Perso, je mettrai Djoko parmi les favoris à RG
    L’an dernier il était clairement n°2 sur TB derrière Nadal avant RG
    Il s’est complétement bouffé en jouant trop de tournois et en cherchant à vaincre Nadal dans de « petits » tournois, mais s’il ajuste un peu sa préparation , il sera un serieux candidat

    • Jérôme 1 février 2010 at 11:39

      Certes. Mais après RG. ;-)

      Et en même temps, on peut se demander ce que ça veut dire les classements sur TB ou sur dur, vu que Federer n’a vraiment pas la même approche de ces tournois. Fed s’en sert pour préparer les tournois du GC alors que les autres les jouent à fond comme si leur vie en dépendait.

    • Marque 1 février 2010 at 11:59

      Federer utilise les M1000 comme tournoi de préparation depuis 2008, ou il s’est clairement fixé l’objectif GC en considérant qu’il n’avait plus les jambes pour courrir tous les lièvres en même temps
      Jusque là , il jouait aussi les M1000 comme un affamé

  15. karim 1 février 2010 at 11:31

    Les soucis de Djoko sur cinq sets et par conditions de chaleur sont réellement inquiétants. De ce point de vue, il est clairement le joueur le moins sûr du top 5.

  16. Jérôme 1 février 2010 at 11:42

    Murray ne m’est pas non plus devenu sympathique, mais j’ai compati. Vraiment. Même s’il a une tête de c…, un caractère de m…, qu’il a un esprit moyennement fair-play et que son style de jeu est attentiste et consiste à pousser l’adversaire à la faute, ce genre d’émotion n’est pas moins légitime chez lui que chez Fed l’an dernier.

    Big difference : Murray a pleuré parce que, pour la 2ème fois consécutive, il n’a pas eu la moindre chance de gagner la finale d’un GC qu’il disputait.

    Un conseil Andy : évite d’atteindre la finale de Wimbledon cette année, sinon tu vas te rapprocher du record que Lendl aurait bien aimé éviter.

  17. Ulysse 1 février 2010 at 12:03

    Arrêtons de plaindre le Poulidor à la bouche rectangulaire :-[ ] . Il y a pire que de perdre en finale d’un GC quand on est clairement moins bon que le type en face.

  18. Jean 1 février 2010 at 12:04

    Ce qui est incroyable, c’est qu’alors que tout le monde prévoit la chute du Maître depuis un moment, on se retrouve après ce GC le plus ouvert depuis des années (ce que l’on dit à chaque fois au moins sur dur) avec un Boss indéboulonnable qui n’a jamais été aussi haut et un circuit complètement dévasté, limite WTA :

    Djokovic est n°2 comme Safina était n°1. Une demie de GC et un Masters Serie en un an, pas de quoi casser trois pattes à un Radek, on peut comparer avec les perfs de Nadal en tant que n°2, dans le détail je ne sais même pas où il a ses points. C’est difficile d’avoir un avis sur lui, il faudrait au moins qu’il arrive au dernier w.e. pour cela, mais son jeu est trop peu dirigiste. En carton.

    Murray, toujours pareil, soit on aborde une finale de GC pour la gagner et on arrive rapidement à vaincre sa nervosité (Nadal, Del Po), soit non. Murray s’est réveillé après deux sets, trop tard, mais son destin sportif était entre ses mains. La pression ? Laquelle, celle de Noah chez lui, celle de l’icône Borg, celle de Federer qui se bat contre les records ? Aucun plan tactique dans cette finale, il s’est pris une vraie dérouillée, j’espère que ça va le calmer un moment, tout est pénible chez lui, son jeu, sa mère, sa gueule, son public…

    Je comprends mal pourquoi il faudrait compatir sous prétexte qu’il a pleuré, si il voulait cette victoire, il fallait aller la chercher, point barre. C’est du sentimentalisme plus que du sentiment, bref…

    Nadal, ça fait quand même un an qu’il traîne des blessures, ce qui finit par jouer sur le moral. Interrogations à son sujet, mais il est quand même passé de 1 à 4 et il a beaucoup de points à défendre.

    Cilic sera là un moment, Tsonga contrairement à d’autres, je pense qu’il avait une occasion formidable il y a deux ans qu’il n’a pas su saisir, dommage.

    Bon, c’est vrai que Federer fait de l’ombre à tout le monde, il semble même prendre un malin plaisir à laisser passer quelques matchs de MS pour ensuite rectifier ses collègues en Chelem. Ce tournoi me fait plaisir car je me disais récemment que son parcours manquait de matchs de référence, à revoir dans 10 ans, ces derniers temps. C’est fait, autre chose ?

    • Ulysse 1 février 2010 at 12:34

      Jean,
      Un seul point de divergence entre nous dans ton com qui par ailleurs résume bien les choses.
      Je pense que Djoke n’est pas un numéro 2 bas de gamme. Il a le niveau normal d’un bon numéro 2 et est tombé à une mauvaise époque. Il a simplement joué de malchance en GC en 2009 mais sa carte 2008 était presque parfaite compte tenue de l’opposition.

      Il a été chercher ses points 2009 dans les MS où il est très régulier. Mais je le vois bien meilleur en 2010 parce qu’il domine régulièrement les JMDP, Murray, Roddick, Davy. Les résultats en GC vont donc suivre.
      http://www.atpworldtour.com/Tennis/Players/Top-Players/Novak-Djokovic.aspx?t=rb

    • Jean 1 février 2010 at 13:00

      Oui, c’est parce que je n’aime pas trop son jeu. Je me trompe peut-être, mais je le vois se réfugier à deux mètres de la ligne dès qu’il y a une difficulté, il semble beaucoup compter sur ces qualités de défenseur alors que son physique ne lui donne pas toutes les garanties. Quand je parle parfois d’un certain suivisme du circuit, je pense par exemple à Djokovic qui semble tout miser sur sa progression athlétique et sur un jeu de contre depuis deux ans, et je ne dois pas me forcer beaucoup pour y voir l’influence de Nadal, sur lequel Djoko a régulièrement chuté, notamment en 2008 (DF RG + W) et qui apparaissait alors comme l’homme à abattre encore plus que Federer. Et sincèrement, je ne suis pas sûr que cela soit le bon choix pour lui. Pour l’instant, il n’a pas su se construire un parcours réellement personnel, physiquement, il part de très loin (c’est un crevette, le genre de mec qui s’incruste assez) et il aurait plus d’intérêt pour moi à se construire un jeu un peu plus orienté vers l’avant, qui lui permettrait de diriger le jeu et de s’économiser.

      Sur les trucs de « pas né à la bonne époque », j’ai du mal. C’est ce qui fait la différence mentale, Del Potro n’a jamais sorti ce genre de truc et Becker est allé chercher un Lendl très impressionnant à la fin des 80’s, par exemple. Effectivement, il aurait fait un bon n°1 du début des 2000’s. En fait, concrètement, je ne vois pas sur quelles armes offensives compte s’appuyer Djokovic à l’avenir, l’amortie de revers décroisé me semble un peu juste. Aujourd’hui, un joueur doit être capable de passer instantanément de l’attaque à la défense (et l’inverse), Djoko privilégie trop pour moi le contre. Le truc de pas la bonne époque… il bénéficie pourtant de circonstances très favorables pour accéder au n°2 (il est moins bon qu’en 2008, au moins au niveau des résultats).

      Bien sûr cela ne signifie pas qu’il ne gagnera plus de Majeur, mais il a bien fait de moissonner en 2008.

      • Ulysse 1 février 2010 at 13:59

        Qui vivra verra. Si Nadal ne redécolle pas je vois bien Djoko garder cette seconde place toute l’année.

        • Marque 1 février 2010 at 14:13

          Djoko finira n°1 parce que j’ai une odyssée à gagner sur ce coup

  19. karim 1 février 2010 at 12:13

    Un moment Murray réalise un point énorme contre Cilic et ouvre sa bouche sur environ 28cm de maxillaire inférieur à maxillaire supérieur. Une performance d’anaconda à n’en pas douter. Et qui dure 120 sec. Murray je crois qu’il peut lui aussi avaler un capibara.

    http://www.youtube.com/watch?v=oYISWUhgpJQ

    • karim 1 février 2010 at 12:15

      Marijo j’ai rien dit là, c’est juste un constat!

    • Alex 1 février 2010 at 12:31

      Le vrai visage de la murène.Je l’avais posté dans la nuit mais trop peu de gens l’ont vu :

      http://dl.free.fr/pIDiX9WkN

      « juste un constat »…

  20. Alex 1 février 2010 at 12:25

    Djoko,il est crédible en numéro deux,au moins rétroactivement…L’an dernier il a eu surtout le tord de perdre en été contre le Federer flamboyant de Cinci et de l’Us open et de perdre au printemps contre le rouleau compresseur Majorquin à MC,Rome et Madrid..Au Masters il gagne deux matchs en poule et n’est éliminé qu’à l’average.Sans vérifier il me semble qu’il est le joueur de 2009 à avoir gagné le plus de matchs et s’est montré en général très constant et souvent placé dans la foulée des vainqueurs du moment

    Il est la plus patente victime de la concurrence de deux monstres au sommet,sans cela il aurait peut-être deux MS de plus et une finale de GC dans l’escarcelle.Déjà plus crédible dans la peau du suiveur #1..

    D’accord pour relever ses limites en GC toutefois,il subit de notables contre-perfs -à ce niveau- contre Kohly,Haas et Tsonga…Mais ces gens-là ne sont pas n’importe qui non plus.

  21. Lionel 1 février 2010 at 12:52

    Bon résumé. Ah si tous les jours pouvaient être un 31 Janvier, on aurait rien à dire, juste à s’extasier, à se cacher comme une murène sous roche.

    J’ai joué juste après, étrange comment on s’est regardé l’air content avec mon partenaire, comment on avait le sentiment de jouer bien, de trouver des angles parfaits.
    Malheureusement je ne pourrai pas aller à Dubai l’affreuse pour couvrir le Federer circus. Pour une fois qu’il y a une raison d’aller là-bas.
    Pour sporadiques qu’elles sont, les interventions de Mustapha le chimique, n’en sont pour le moins, pas très catholiques.

  22. Humpty-Dumpty 1 février 2010 at 12:58

    S’il te plaît, il y a peut-être des enfants qui nous lisent, pour Polyphème et Ulysse, passe encore, mais certaines perversions n’ont pas à être étalées ainsi !

    • Humpty-Dumpty 1 février 2010 at 12:58

      Ah bah, tellement pas que ça a été retiré tiens :)

    • Guillaume 1 février 2010 at 13:03

      Pas qu’une question d’être lus par des enfants. Juste une question de respect. Le trip anti-Murray, ça va bien 5 minutes, mais vu que personne n’aime le Scott ça commence un peu trop à virer à la surenchère. Donc les insultes pures et dures et autres remarques graveleuses à propos de Mummy Murray c’est Niet. On est pas sur le Café des sports de l’Equipe ici.

      • karim 1 février 2010 at 16:13

        J’ai loupé quelque chose on dirait, que s’est-il passé? on a coupé quoi comme commentaire?

        • Ulysse 1 février 2010 at 16:45

          C’est mon compte-rendu pour Polyphème. Je savais bien que je prenais un risque.

        • Humpty-Dumpty 1 février 2010 at 17:15

          A priori s’il a été coupé c’est pas pour être réexpliqué fût-ce pour satisfaire la curiosité d’un nabot vert que neuf siècles d’étude n’ont pas assouvie…
          Mais je dis ça je dis rien, hein ?
          :D
          (Au fait, pour être dans le sujet aussi, je crois que je n’ai pas encore remercié l’auteur, belle synthèse, merci – même si je partage les réserves émises par d’autre quant aux notes).

  23. alfred 1 février 2010 at 13:03

    Bonne analyse de la quainzaine. Je suis à peu près dac avec les notes attribuées. Pour la place de numéro 2 de Djoko il fallait qu’il y accède d’une manière où d’une autre. De toute façon la blessure de Nadal a fait cadeau à plus d’un (en 2009) et donc pourquoi pas le djoke, qui a tout de même animé la fin de la saison 2009.

    Pour le monacori…Honnêtement, je ne vois pas le taureau revenir même sur TB. Sa défaite à Doha est la défaite qui tue. Et puis je ne crois pas une seconde à une blessure…Cela me rappelle la finale de Rotterdam qu’il abandonne sachant que Murray ne lacherait rien…Une chose est sure, sans un Nadal au top, c’est juste circulez il n’y a plus rien à voir. It’s over. A moins qu’une blessure vienne briser l’élan du maître. Ce serait bien ça. ça remettrait les compteurs à zéro… Heu j’ai rien dit.

    • Ulysse 1 février 2010 at 21:14

      Pour le MAnacori pas le Monacori. Rafa est de Manacor pas de Monaco. Qu’on se le dise !

      Désolé de faire mon chiant mais ça fait plusieurs fois que je vois cette faute j’en conclus qu’elle n’est pas conjoncturelle mais structurelle et en plus j’ai picolé.

  24. Colin 1 février 2010 at 13:11

    Bilan et perspectives : 15-love s’enrichit d’un nouvel auteur, à la plume fort agréable ma foi. Note : 9/10 avec les encouragements du jury, qui ne lui délivre cependant pas la note maximale pour cause d’oubli de la compétition féminine dans son compte-rendu par ailleurs très complet de la quinzaine australe!

    Concernant la place de n°2 de Djoko, je pense que, vues les conditions sous lesquelles il y a -enfin- accédé (sa propre stagnation couplée au -relatif- effondrement de Nadal), lui-même n’y accorde sans doute pas beaucoup d’importance. Elle récompense surtout sa régularité (il suffit de jeter un oeil au tableau de la Tennis Race 2009 pour se rendre compte que Djoko a été le + régulier de tous au niveau des QF des grands tournois ces 12 derniers mois: il n’a raté le coche qu’à Roland Garros, quand tous les autres l’ont raté au moins 3 fois).

  25. Jérôme 1 février 2010 at 13:25

    Jean, là où je ne te suis pas, c’est quand tu reproches à Murray de ne pas avoir eu de plan tactique, de ne pas être venu pour vraiment gagner et de ne s’être réveillé qu’après 2 sets.

    Murray avait un plan tactique limpide. Pilonner le revers de Federer comme le fait Nadal. Sur le papier, c’était plutôt intelligent, et c’était même du genre à rappeler à Fed le douloureux souvenir de la finale de l’OA 2009. Sauf que c’était de la stratégie en chambre. Parce que Federer a été étincelant côté revers. C’est rare de voir le suisse à un tel niveau de performance en revers face à un Murray qui a probablement le meilleur revers à 2 mains du circuit.
    Et surtout, Murray n’a pas l’énorme lift de gaucher de Nadal qui gène Fed.

    Murray a joué ce qui était pour lui la meilleure tactique : travailler l’échange en misant sur sa régularité soit pour attendre que Fed commette la faute, soit pour placer un contre. Et ça n’a pas trop mal marché.

    Le problème est que ça n’a pas suffi parce que quand Fed joue a un très bon niveau, ce qui a été le cas dans cette finale, il est très hautement probable qu’il gagne le match contre n’importe qui. Seul Fed peut marcher sur l’eau de cette façon (ailleurs que sur TB) et rendre impuissant y compris un très grand joueur.

    Sur un plan purement conjoncturel, Murray a été victime d’une panne de service au 1er set. Sur un plan structurel, le coup droit de Murray est un peu faiblard : il lui manque le coup qui tue, façon service ou coup droit de la mort, surtout compte tenu de son attentisme.

    Au 3ème set, ce n’est pas tant que Murray se soit enfin réveillé plutôt que le fait que Federer a eu un petit passage à vide. Le suisse ayant très vite (plus que d’habitude) resserré les boulons, il a très vite débreaké.

    Murray est venu pour gagner. Il a donné tout ce qu’il avait. Mais ça ne suffisait pas ce jour-là. Et c’est ça qui justifie les larmes, à mon sens bien plus que le fait de s’en vouloir à lui-même. Confère le « je sais pleurer comme Roger mais je ne sais pas jouer au tennis comme lui. »

    Federer aurait été dans un mauvais jour que Murray aurait eu des chances de s’imposer. Hier, la seule chance qu’il a eue c’est d’emporter un set.

    • Jean 1 février 2010 at 13:58

      Tu as raison, pensant probablement être plus fort dans la diagonale, Murray avait pour plan de pilonner le revers du Suisse. Les quatre premiers jeux sont déterminants pour l’issue de la finale. Bien entendu, je ne perds pas non plus de vue la difficulté de la tâche, battre Federer, qui pour le coup n’a peut-être jamais été meilleur en revers.

      « Murray a joué ce qui était pour lui la meilleure tactique : travailler l’échange en misant sur sa régularité soit pour attendre que Fed commette la faute, soit pour placer un contre. » Mais Murray ne jouait pas le Federer friable des MS, et comme pour Djokovic, je pense que le tennis moderne implique de savoir passer rapidement de l’attente à l’attaque (et non au contre). Et quoi qu’on en dise, un joueur qui ne prend pas l’initiative est dépendant de l’adversaire et n’a pas son destin en main, c’est dans tous les sports pareil. Tu l’exprimes en disant qu’il lui manque un coup de finition, ce que possède Federer avec son coup droit. Au foot, ça correspondrait à n’avoir que des défenseurs ou milieux de terrain et pas d’attaquant.

      Le verdict avait déjà été annoncé aux Masters, Federer lui est rentré dedans avec le parfait mélange de prudence et d’initiative, il craint beaucoup la couverture de Murray et sait qu’il doit prendre la balle tôt et créer pour le déborder, et ça tombe bien, il fait le faire. Mais pourrir le jeu de l’autre me semble être un plan tactique attentiste, il est évident que Murray ne peut pas compter sur une destruction totale du jeu adverse comme Nadal qui complète sa tactique par un physique et un mental hors normes (en 2008-9, bien sûr).

      Sur la tactique, disons qu’il n’a pas été capable de réagir et de proposer un plan B, il frappe plus franchement dans la troisième mais ne s’engouffre pas non plus et retombe dans ses travers au moment de servir pour le set et dans le tie-break, Federer a d’ailleurs clairement dit sur Eurosport que Murray n’avait pas su prendre l’initiative à la fin et qu’il en a profité. Quant à son craquage au service, je l’attribue à la nervosité.

      Mais bien sûr, Federer a été énorme.

    • John 1 février 2010 at 15:01

      Assez d’accord avec le post.

      Murray a les armes pour battre Federer, et il le sait. Il sait aussi que ces armes ne fonctionnent que si le Rodge est dans un jour moyen. Il sait donc enfin que le Rodge dans un bon jour ne lui laisse pas beaucoup d’options à disposition, sinon l’espoir que le Suisse dégoupille de lui-même en cours de match.

  26. Humpty-Dumpty 1 février 2010 at 13:49

    Hors sujet, mais ça m’agace parce que ça titille ma mémoire sans éclore, la citation du mois de B.B., c’était à propos de qui ?

    • Cédric D 1 février 2010 at 14:41

      A propos de Federer, le dieu vivant du tennis. Je crois que Becker avait tenu ce propos durant la 1ère finale de wimbledon de Fed.

      • Humpty-Dumpty 1 février 2010 at 14:49

        Merci !

  27. Nath 1 février 2010 at 14:00

    Article qui résume bien le décalage (ou la conformité) attente / résultat pour l’ensemble des quart-finalistes.

    Je te trouve un peu dur avec davy qui a tout de même perdu contre le futur vainqueur (et quel vainqueur !). Il lui a d’ailleurs mieux résisté que Murray. Ce qui ne m’empêche pas d’être d’accord avec toi sur le fait qu’un quart de finale correspond à son niveau, c’est la note que je conteste, je lui aurais mis 6.

    OK aussi avec ton léger coup de gueule sur les joueurs qui exagèrent leur douleur / gêne lorsqu’ils sont menés. Déjà un bon point que Djoko ait terminé son match alors que les chaînes de TV anticipaient un abandon en affichant la liste de ses abandons en GC. En revanche, je n’ai rien remarqué à propos de Tsonga, qu’est-ce qu’il a fait ?

    « Malgré cela d’autres ont livré de belles batailles, comme le littéraire Robert ou l’offensif Llodra, l’un étant rattrapé par sa nervosité, l’autre par la mauvaise qualité de ses pompes… »
    Cette phrase, fallait que je la cite, tellement elle m’a fait rire au moment où je m’y attendais le moins !

    Concernant le classement, Nadal au 4° rang, c’est quand même bien lui le plus lésé si Djoko reste numéro 2 pendant toute la saison sur TB : il aura toujours, soit Fed, soit Djoko en demie, suivi probablement de l’autre parmi ces deux là en finale, ça vous rappelle quelque chose ? A moins que Fed continue sur sa lancée en Masters 1000, ce qui est assez probable…

    Toujours à propos du classement, je remarque ce jour que Cilic, en faisant son entrée dans le top 10, en est le plus jeune membre, suivi de peu par delpo, mais est aussi toujours le plus jeune top 100, à 21 ans.

  28. Yaya 1 février 2010 at 14:07

    Bonjour à tous,
    j’ai apprécié les contributions sur cet article. Mais j’ai l’impression qu’on tombe un peu dans le piège des commentaires d’après GC. C-a-d que ces deux dernières années nous ont prouvé que les choses pouvaient changer très vite :
    En 2008, au moment où il commence à dominer le circuit, Nadal reste sur plusieurs mois sans victoire en tournoi.
    En 2009 au début du tournoi de Madrid, personne n’imagine que la saison est sur le point de basculer et que Federer en sortira grand gagnant.

    De ce fait et malgré la défaite hier on peut très bien avoir un Murray terminant l’année à la premièe place, comme on peut très bien voir à nouveau Nadal faire un enchainement RG-Wimb.

    La seule certitude à ce stade est que Federer est dans de meilleures dispositions physiques et mentales que début 2008 et 2009.

    J’ai le pressentiment que murray est le meilleur des poursuivants mais que sa virginité en GC va devenir de plus en plus problématique. A la manière d’un Agassi il devrait peut-être essayer d’ouvrir son palmarès en GC là où on l’attend le moins, pour Murray c’est à RG même si ce n’est pas sa meilleure surface. Pourquoi ? parce que c’est là qu’il est le moins attendu, parce que la pression à WImbledon ira croissante au fil des ans, parce que Cilic et DP à l’USO c’est du lourd. Agassi a perdu 3 finales de GC avant d’ouvrir son compteur, Lendl 4, donc rien n’est perdu pour le scot.

    • Jérôme 1 février 2010 at 15:21

      Bonjour Yaya.

      Si dès le début de 2009, des gens imaginaient et disaient que Nadal risquait de ne pas continuer et notamment parce qu’il risquait de se blesser gravement à cause de son style de jeu.

      A tout seigneur, tout honneur, c’est d’abord Fed qui expliquait en mars/avril qu’il pouvait gagner le tournoi notamment parce que Nadal pouvait avoir un pépin.

      Sampras aussi, second seigneur, second honneur, indiquait que le fait que Nadal mette une telle intensité physique dans chaciune de ses frappes lui paraissait risqué.

      Et pas mal de gens anonymes pronostiquaient (facile sur la base d’une tendance nettement constatée) des difficultés et formulaient la théorie du déclin physique accentué. Certes, on n’imaginait pas qu’il se ferait sortir en 1/8ème à RG, mais la tendance, si.

      • Ulysse 1 février 2010 at 16:52

        Je suis bien d’accord. Ayant moi-même les genoux bien niqués et donc sensibilisé sur le sujet, j’avais écrit dès 2008 que Nadal prenait des risques inconsidérés avec la santé de ses articulations. Et quue ses absences régulière du circuits pourraient bien s’amplifier.

  29. Pat 1 février 2010 at 14:16

    Certains pensent que Murray a été mauvais en ne changeant pas de plan.
    Par expérience personnelle, je pense que la mise en place d’un plan B quand la filère préférée est perdante ne fait que précipiter les choses mais on a eu au moins le mérite d’essayer.
    Dans le match de RG entre Lendl et Mac Enroe, Lendl n’a pas changé de tactique et le match a basculé. Murray pouvait espérer que Federer soit moins précis si le match durait.
    Marray a toutefois montré ses limites. Il y a moins de deux ans à Wimbledon, il était au niveau de Gasquet qui l’avait en main. C’est après cette victoire (merci Richard) qu’il a explosé avec la finale à l’US open et la 4ème place mondiale. A Wim 09 il a aussi été très passif contre Wawrinka et c’est passé et contre Roddick, pas passé !
    Je ne l’ai pas souvent vu attaquer ; un peu contre Nadal mais celui-ci était en dedans en 1/4.

    • Ulysse 1 février 2010 at 17:00

      Je ne sais pas si quelqu’un d’autre a remarqué mais la murène est à deux visages. Contre les cadors il est attentiste mais contre le tout venant du top 100 c’est un magnifique attaquant flamboyant avec winner sur winner, filet, variations, etc… tout y passe.
      Le switch est très net, si bien que je crois plus à une stratégie consciente qu’à un verrou mental lorsque la glorieuse incertitude du sport s’en mêle.

      • Antoine 1 février 2010 at 17:04

        Oh oui, et même contre les cadors, il change: contre Rafa ils ont attaqué tous les deux et Murray a même fait quelques services volées, y compris sur seconde, assez payant en général..Je pense qu’il aurait bien aimé attaquer un peu plus contre le Suisse mais il y avait rarement une ouverture, notamment parce que quand Federer a pu retourner, la balle tombait à 20 cm de la ligne et arrivait assez vite..

  30. Antoine 1 février 2010 at 14:27

    Au risque de me répéter, Murray n’a pas énormément de choses à se reprocher sur le tournoi, ni sur cette finale et c’est d’ailleurs bien son problème..

    Il peut se reprocher d’avoir mal servi au premier set, OK; il n’a rien à se reprocher au deuxième, Federer était au top entre le milieu du premier et la fin du second set..; il peut se reprocher surtout de n’avoir pas gagné le 3ème. Il y a une balle et plus probablement deux balles de set qu’il devait convertir..Voilà..A t il pêché par tactique trop attentiste: oui sur quatre ou cinq points mais guère plus..

    Il aurait loupé sa finale, ce serait dommage mais pourrait se dire qu’il fera mieux; là il a perdu parce que l’autre était nettement meilleur; c’est un constat évidemment plus déprimant pour lui..

    Maintenant, je ne m’en fais pas pour lui: il a largement le niveau pour gagner un ou plusieurs GC..Il n’est pas moins bon que Djoko ou Del Potro..Il aura d’autres occasions et ne tombera pas toujours sur le meilleur Federer..Il a 22 ans, la route est longue..

  31. Antoine 1 février 2010 at 14:34

    @Guillaume: j’aime bien la phrase de B. Becker..Je me doute de qui il parle..

    Il y en a une bonne dans « L’equipe » de ce jour, de Federer sur lui même:

    « J’ai toujours su que j’avais une main, la question était de savoir si j’avais une tête et des jambes »

    Cela résume bien ce qu’est le tennis, je trouve..

  32. karim 1 février 2010 at 16:10

    Pour avoir le luxe d’une tactique à appliquer et qui ne s’embarrasse pas du plan de jeu de l’adversaire, je pense que disposer d’un arsenal offensif percutant est indispensable. Sampras peut arriver et jouer hyper agressif en montant sur premières et secondes. Gonzalez peut prendre des risques fous sur toutes les secondes et mettre la pression au serveur. Fed peut faire trois pas dans le court et jouer à 200km/h en prenant l’adversaire de vitesse, ou décider de jouer long et lifté en attendant l’ouverture pour agresser en coup droit, ou jouer service volée pourquoi pas?

    Que peut faire Murray? Il peut décider de jouer en contre, mais pour ça il faudrait un adversaire qui attaque. Il peut jouer sur un faux rythme, alterner les balles cotoneuses et les slices, les lifts pour casser le rythme, les amorties, les contre-pieds. En gros il peut vous contrer ou vous faire déjouer et vous faire chier. Mais Murray n’a pas dans son arsenal de tactique d’agression tenable sur cinq sets. Il ne vous botte pas les fesses.

    La seule option tactique qui ne dépende vraiment pas de l’adversaire et ne demande qu’une bonne exécution technique pour être appliquée, qui donne des résultats sans que l’adversaire ait à bien jouer ou pas, et d’ailleurs peu importe comment il joue, c’est l’attaque, la castagne, l’agression. Tout le reste c’est de la littérature qui dépend du lecteur.

    Murray jouera en fonction de ce que l’adversaire a à proposer. Si celui-ci ne l’agresse pas, alors il le fera chier. Mais si comme Federer vous savez alterner balles sécuritaires inattaquables et boulets rouges quand il y a ouverture, ça devient difficile pour lui de faire son match.

    • Jérôme 1 février 2010 at 16:38

      J’appose mon paraphe. ;-)

    • Ulysse 1 février 2010 at 17:14

      « Mais Murray n’a pas dans son arsenal de tactique d’agression tenable sur cinq sets. Il ne vous botte pas les fesses »

      C’est bien vrai Karim. l’erreur du Scot est probablement de s’imaginer qu’une préparation d’artillerie constante sur le revers de Fed était une tactique d’agression valide.
      Mais n’est pas Nadal qui veut. Les coups droits à 4800 tours minutes pendant 5 sets c’est une exclusivité manacori.

  33. Antoine 1 février 2010 at 16:58

    J’en profite pour faire un petit commentaire sur le revers du Suisse..Je n’en reviens pas de lire aussi fréquemment qu’il aurait un revers moyen, pour ne pas dire médiocre..

    Je sais bien que ceux qui disent cela ont tendance à comparer avec son coup droit ou ont gardé quelques souvenirs de ses matchs sur terre battue contre Rafa mais quand même…Et combien d’ailleurs de droitiers n’ont pas de problème en revers sur terre battue contre Rafa..Pas des masses même si on peut penser que ce sera plus facile pour Del Po qui fait 1,98m et qui joue à deux mains que pour le Suisse. Mais à part ce constat banal et qui ne vaut que contre rafa sur terre (son revers avait bien tenu contre lui lors de la finale de l’OA l’année dernière par ex), je n’arrive toujours pas à comprendre comment on peut estimer que son revers ne serait pas terrible..?!

    Depuis la fin de 2006 au moins, il a un revers décroisé qui tient la route, c’est le moins que l’on puisse dire. Son revers est plus varié que son coup droit: slicé long, slicé court, lifté court et très croisé, lifté long croisé, légèrement recouvert le long de la ligne, flottant, amorti, ultrarapide en rasant le filet..Je me demande si ce n’est pas le coup que je préfère chez lui, surtout son petit chip croisé et très court en retour qui force l’autre à monter s’il le touche..Il y en a plusieurs qui ont déjà dégusté: Monfils et Del Po à Roland, Tsonga et Murray à Melbourne par ex..vraiment le petit coup qui a l’air tout pourri mais qui pourrit la vie de l’adversaire…

    Il y a quelques très bons revers sur le circuit, en général à deux mains, mais je pense que la plupart des types dans le top 10 échangeraient volontiers leur revers contre le sien..

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