Mes finales de ‘Roland’

By  | 14 avril 2022 | Filed under: Bord de court, Regards

Bruguera Roland-Garros 1993J’ai com­mencé en 1986. Oui, hor­reur, je n’ai pas vu en di­rect la fameuse fin­ale de 84… En 83, on avait Noah mais j’étais en voyage à Walibi (parc d’attrac­tion belge)… en 85… j’en sais rien. Mon par­cours ten­nis Roland-Garros com­m­ence en 1986 (vous pouvez zapp­er… ce n’est pas un truc super in­téres­sant).

86. Mes parents n’aimant pas le ten­nis, je n’ai découvert ce sport à la télé qu’en cette année de pas­sage de la comète de Hal­ley. Bof… une fin­ale à sens uni­que entre Lendl et Per­nfors (c’était lui la comète). Lendl me para­it anti­pat­hique. Mon chouc­hou est Ed­berg puis Be­ck­er.

87. Ouch… la claque. J’aimais bien Wiland­er, sa bonne tête et son fleg­me. Lendl me faisait peur avec ses al­lures de croque-mort. Vic­toire d’Ivan. Je pen­sais que per­son­ne ne pouvait le battre et qu’il était LE ten­nis. Ouf… heureuse­ment, c’était fini.

88. J’aimais bien Lecon­te mais je savais que Wiland­er était meil­leur. Le pre­mi­er set était ter­rible. Lecon­te bom­bait le torse, le pub­lic était à fond. Puis… pschhit. Fin­ale bi­zar­re. Un Lecon­te à fond du début à la fin aurait peut-être pu gagn­er mais Mats était très co­staud en cette année 1988.

89. La pire fin­ale pour moi. Cer­tes, c’était en 5 sets, beau com­bat, Chang n’avait que 17 ans, c’était his­torique mais Ed­berg, putain Ed­berg… pour­quoi ? Je crois que j’aurais pu en­courag­er Chang con­tre n’im­porte qui (sauf Sampras qui n’était pas en­core un out­sid­er à l’époque et qui s’était d’ail­leurs pris trois fois 6/1 au deuxième tour con­tre son « ami » Mic­hael Chang)… mais non… putain non… pas Ed­berg. J’ai mis longtemps à m’en re­mettre et j’ai égale­ment longtemps… très longtemps haï Mic­hael Chang. Si j’avais été sor­ci­er vaudou, je l’aurais maudit sur 15 généra­tions. Bon, je me suis calmé en­suite et j’ai même été ému lors de sa re­traite. Il a mis fin à sa carrière en pleine saison car il ne re­cevait plus de wild-cards pour les gros tour­nois (il était au delà de la 100e place)… c’est pas cool pour lui.

90. Agas­si… mais bor­del. WTF ? On était tous pour Agas­si avec mes potes. Journée chips/coca/jus de fruit (j’avais 16 ans et pas en­core al­coolo). Mais c’est qui ce vieux qui bat notre Dédé ? Le vieux Gomez a en­suite fait un Mast­ers où il a été ridicule puis n’a plus fait parl­er de lui. Je n’ai pas vrai­ment eu le temps de le détest­er (bien sûr, c’était un grand joueur et cer­taine­ment que sans Lendl et Wiland­er, il aurait 2 ou 3 Roland de plus dans sa be­sace mais j’étais jeune et j’aimais pas les vieux).

91. J’étais pour Agas­si bien sûr. C’était mon chouc­hou après Sampras et Ed­berg. Claire­ment, la pluie lui a fait per­dre le match. Je me souviens d’une caméra qui avait capté le kid de Las Vegas dans les ves­tiaires pen­dant l’in­terrup­tion. Il se ron­geait les ongles, se tapait dans les mains. Co­uri­er, en re­vanche, pour­tant mené 1 set 0 et d’un break, était cool comme Fon­zie, souriant. Je me suis dit… putain c’est mort. J’ai eu un petit es­poir quand Agas­si a re­fait son break de re­tard dans le 5e pour re­venir à 4-4 mais Andre n’avait plus de jus. Il a perdu cette fin­ale sur sa ner­vosité. J’ai égale­ment longtemps détesté Co­uri­er. Je voulais qu’il perde con­tre n’im­porte qui.. sauf peut-être Mic­hael Chang.

92. Pfff la purge ! J’adorais le re­v­ers de Korda (qui avait battu notre Riton en demi) mais je savais qu’il ne ferait pas le poids con­tre Jim. J’ai gagné 100 francs (cent bal­les) de l’époque sur un truc de paris par téléphone. Il fal­lait de­vin­er le nombre de jeux de la fin­ale et le vain­queur. J’avais mis Co­uri­er vic­torieux en 6/4 6/3 6/2. Il lui a mis 7/5 6/2 6/1… j’avais mon nombre de jeux. Je me suis bien fait en­gueul­er par mes parents car c’était une ligne audiotel à 4 francs la minute et je n’avais pas parié que sur la fin­ale. On pouvait égale­ment y suiv­re les résul­tats en di­rect (eh oui, pas d’in­ternet et de li­ves­core à l’époque ma bonne dame…) Les cent francs ont a peu près comblé la fac­ture.

93. Ben voilà pour­quoi j’étais pour Bruguera con­tre Jim en cette année « bac­calaur­éates­que » pour moi. Sans être un fan des « li­meurs de fond » comme on dit, j’ai toujours apprécié Bruguera pour son jeu pas si clas­sique que ça. Le Sergi n’était pas al­ler­gique au filet et y venait souvent à bon es­cient. Il avait une bonne in­tel­lig­ence de jeu. Com­ment j’ai flippé ma race quand ce di­able de Co­uri­er a égalisé à 2 sets par­tout. Co­uri­er était un mam­mouth à l’époque, un monstre physique et ment­al. Per­son­ne ne tenait le choc. Il avait en­core mar­tyrisé mon Ed­berg en fin­ale de l’Australian 6 mois plus tôt. C’est d’ail­leurs Big Jim qui fait le break en pre­mi­er dans le 5e. J’étais prêt à re­lire mes notes sur Spinoza et Kant pour ex­pi­er mon chag­rin dans ce bac de philo qui poin­tait son nez le jeudi suivant. Puis, Jim a mis un coup droit penal­ty dans le filet et un autre à quel­ques cen­timètres de la ligne de fond. Bruno Re­beuh, l’ar­bitre, était prêt à de­scendre pour vérifi­er la mar­que mais Jim a courbé l’échine… qui sait, cette balle était peut-être bonne… Jim a perdu son ser­vice puis le match. C’était le vrai tour­nant de sa carrière. Comme pour Chang, j’ai appris à l’apprécier en fin de carrière quand il est de­venu in­of­fensif pour mes chouch­ous.

94. J’étais toujours pour Sergi. Dans la résid­ence uni­ver­sitaire, les es­pagnols ont sorti le drapeau pour suiv­re la fin­ale. Ils font le doublé avec Arantxa et nous chambrent cor­rec­te­ment. Pas de gros sus­pens, je savais que Bruguera était au de­ssus de Be­rasategui. Et ce con­nard de Jim qui bat mon Sampras, pour­tant en pleine bour­re, en quart 6/4 5/7 6/4 6/4. Il se pre­ndra le même score con­tre Bruguera en demie. Que j’étais con­tent ! Dégage Co­uri­er ! Je fête ça avec les es­pagnols et quel­ques Cer­vezas

95. J’aimais bien Must­er. Mais de toute façon, même Casimir con­tre Chang aurait fait l’af­faire pour moi. Chang mène 5/1 au pre­mi­er set. Mor­del de berde, il va pas re­com­menc­er ! Must­er se règle et plie l’af­faire en 3 sets. Ouf. J’ai be­aucoup aimé quand il a serré la main, un par un, des ramas­seurs et des ar­bitres pour les re­mer­ci­er. C’était pas du fake à la Djoko qui fait son mec-le-plus-love-de-la-terre, nan c’était sincère. Must­er est un mec sim­ple. Le len­demain, il avait pris sa canne à pêche pour ferr­er le pois­son près de chez lui, loin de l’agita­tion qu’un tel titre peut sus­cit­er.

96. Stich avait battu Mus­terminator et Kafel­nikov avait mis un 6/0 à mon Sampras en demi. BURN IN HELL !! Salaud de Kafel. J’ai pas re­gardé le 3e set, trop dégoûté.

Kuerten Roland-Garros 199797. Sous le char­me de Guga bien sûr. Un peu tri­ste pour Bruguera qui m’avait tant fait plaisir en 93 en dégom­mant Co­uri­er. Mais l’his­toire était tel­le­ment belle.

98. Bof… à part Bruguera, les es­pagnols m’en­nuient. Je trouve Moya plus in­téres­sant que Cor­ret­ja. La poignée de main fin­ale est belle avec Alex qui vient re­lev­er son vain­queur puis la re­m­ise de la coupe par Pelé him­self avec un petit échan­ge de têtes entre ce de­rni­er et les deux fin­alis­tes. Nous som­mes à la veil­le de cette coupe du monde his­torique pour la bande à Zizou.

99. Mon ex-chouchou gagne enfin. C’est beau. En plus Med­vedev com­met l’er­reur fatale de battre mon Pete Sampras au deuxième tour et mon Guga en quart. Agas­si, à fond ! Je suis toujours étudiant et je re­gar­de la fin­ale dans la salle télé de la résid­ence uni­ver­sitaire. Un étudiant uk­raini­en qui a scruté la fin­ale avec nous quit­te la salle dès la balle de match. « Pfff… ces Américains, ils achètent tout ! C’est truqué ! Vous voyez pas que c’est truqué ? Putain les Français, vous êtes cons ! » Qu’est de­venu ce type ? Com­plotis­te pro­fes­sion­nel ?

2000. Guga forev­er. Je n’aime pas trop Nor­man et sur­tout, comme Chamoulaud en fait son favori, j’ai envie qu’il dégage. Ce « Chalumeau » a le chic pour aimer des joueurs que je déteste (Chang, Co­uri­er puis en­suite Nadal de­vant lequel il doit se… faire des trucs). Bref… tout va bien. Sampras re­mpor­te Wimbledon en­suite pour de­venir le meil­leur de l’his­toire. Je re­ncontre ma fu­ture épouse. Vive le ten­nis.

2001. Guga en­core mais je suis plus par­tagé. Je me suis at­taché à Cor­ret­ja qui est un mec bien, très fair-play et je suis tri­ste de le voir pre­ndre une bulle au 4e. Mon Sampras de­vient nul… Il y a quel­que chose de pour­ri au royaume du ten­nis.

2002. Pas com­pris et pas re­gardé la fin­ale. Bof… j’aime bien le re­v­ers de Costa mais je m’en fous. Sur terre, je veux du Safin mais le Russe est trop ir­réguli­er.

2003. Je suis en Corée où j’ai suivi la fu­ture Madame Babolat. Le pays ne re­transmet le tour­noi que sur des chaines payan­tes pour les­quel­les il faut pre­ndre un bouquet hors de prix pour ma modes­te bour­se. Je suis le li­ves­core mais bof. Je voulais voir Coria con­tre Fer­rero et pas cet il­lustre in­con­nu qu’est Ver­kerk. Mais nom d’un chien, c’est qui ce mec ? Avec Rober­to Car­retero. il gagne le titre de l’étoile la plus filan­te de la planète ten­nis.

2004. En Corée, toujours. Pas de vidéo, pas de stream­ing à l’époque, ou si peu et de très mauva­ise qualité. J’écoute « Radio Roland-Garros » sur le site du tour­noi. Il y a Be­noit Maylin, Chris­tophe Thoreau et quel­ques invités. C’est sympa… je me sens comme mon père qui éco­utait les résul­tats du tour de Fran­ce sur son trans­is­tor. « Et c’est la re­montée tri­omphale vers Paris pour Louison Bobet qui caracole dans le peloton et re­mpor­te son troisiè­me tour de Fran­ce. » J’étais pour Coria. Je suis décep­tion.

2005-2006-2007-2008… Ben Nadal. Je ne l’ai jamais aimé puis­qu’il a com­mencé, comme pre­mi­er fait d’arme, à battre mon nouveau chouc­hou Roger à Miami. Je dis non mais il dit oui… c’est in­ter­min­able ce règne. Il est pire que tous les Chang, les Co­uri­er et les Lendl du monde. Je m’en veux d’avoir tant gas­pillé mon éner­gie vaudou sur ces trois-là. Nom de Dieu… qu’il dégage !

2009. Le mirac­le. Je crois qu’il me re­stait un peu de poud­re vaudou. Soderl­ing mérite une statue ou au moins un petit autel sur la plage arrière de ma voi­ture. De­puis 2007, je peux re­gard­er le tour­noi à la télé. Tout va mieux. Un mois plus tard, Roger dépasse mon chouc­hou Sampras mais je ne lui en veux pas. Deux jours après cette fin­ale de Wimbledon, c’est la nais­sance de ma fille. La vie est belle. Je suis sur un nuage.

2010-2011-2012-2013-2014. Pfff… ben voilà. Re­tour sur terre. Nadal est trop fort. Les seuls à pouvoir un peu lui donn­er du fil à re­tordre sont Roger (fin­ale 2011) et Djoko (demie 2013)… c’est chiant, je ne re­gar­de pas les fin­ales 2013 et 2014… je suis gavé. Heureuse­ment, il y a d’aut­res tour­nois. Djoko ne m’em­balle pas plus mais je le déteste un peu moins que Nadal. Je le sup­por­te par défaut quand Roger perd en cours de tour­noi.

Wawrinka Djokovic Rolabd-Garros 20152015. Putain d’or­dinateur qui me lâche ! On vient de déménager et notre for­fait télé vient de chang­er. On n’a plus LA chaîne du ten­nis, merde. Je vais dans un PC bang (cyber­café coréen) pour suiv­re la fin­ale sur un stream­ing un peu banc­al mais je vois l’es­sentiel. Je sup­por­te Djoko seule­ment si c’est Nadal en face et là, c’est Stanim­al. A 100% derrière le Vaudois qui me fait bien plaisir avec ses re­v­ers au laser. Les lar­mes de Djoko m’émeuvent tout de même. Je crois que c’était vrai­ment sincère.

2016. Le djokos­lam. Je suis dans un resto avec des potes qui ne suivent pas le ten­nis. Le match est re­transmis et on est aux premières loges, Un pote croit en­core que c’est Agas­si le numéro un mon­di­al. D’aut­res croient que Mur­ray est américain. Je me con­tiens, je suis très pédagogue et ex­plique que le mec qui vient de gagn­er la fin­ale a réalisé un ex­ploit in­vraisembl­able. On me croirait pro-Djoko alors que que je n’ai d’yeux que pour notre Roger. – « Il est fini Roger », me lance un ami peu avisé des choses du ten­nis. Je bafouil­le un peu, je lui dis qu’il est blessé et qu’il va re­venir… sans y croire vrai­ment. Sale soirée. Pat­ron, une bière !

2017. Le re­tour du ter­reminotaure. Trop con­tent de la vic­toire de Roger en Australie, je re­gar­de cette fin­ale avec bi­en­veil­lance. Cer­tes, c’est un de mes chouch­ous qui est en face mais je ne me fais guère d’il­lus­ion. Le match est plié. Il est 1h30 du mat chez moi… je me dis que j’aurais dû aller me co­uch­er plus tôt. Je bosse le len­demain à 8h.

2018. Nan mais merde, il va pas nous re­faire une série de 5 le Rafa. Je re­gar­de le pre­mi­er set. Thiem est au bord de l’apop­lexie. Je ne bosse pas le len­demain mais je m’en fous… je ne re­gar­de pas jusqu’au bout. Ma bi­en­veil­lance de 2017 a ses li­mites. Il fait franche­ment « iech » le taureau. Roger, bor­del ressaisis-toi ! Il est sur tes talons.

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511 Responses to Mes finales de ‘Roland’

  1. Rubens 2 juillet 2022 at 22:22

    Kyrgios vient de finir le travail contre Tsi². Ce qui me fascine chez ce type, c’est qu’il n’a absolument pas besoin d’être concentré pour bien jouer. Rios, on voyait bien quand ce qui lui faisait office de cerveau partait en vrille, mais ça se ressentait sur son niveau de jeu. Kyrgios vient de passer quatre sets à discuter et râler toutes les deux balles, ça ne l’empêchait pas de sortir un coup magnifique derrière (et de continuer à pleurnicher dans la foulée).

    Mais jusqu’où est-il capable d’aller ?

    • Sam 2 juillet 2022 at 22:39

      Ouep, là, ça commence à être sérieux, très sérieux, le cas K. Jusqu’où ? Demie…?

    • Perse 3 juillet 2022 at 10:08

      Ce qui ne m’étonne qu’à moitié est la dégradation de la relation de la relation entre Tsitsipas et Kyrgios. Il faut se rappeler la bromance entre les deux en 2019 où d’après leurs dires ils avaient eu un coup de coeur amical suite à leur premier match à Washington.

      Maintenant, Kyrgios continue à avoir Tsitsipas à sa main et ça a l’air de taper les nerfs du Grecque.

      Pour ce qui est du comportement et des commentaires de Kyrgios, il est clair qu’il y a une dégradation d’ensemble, même si le plus embarrassant demeure sa représentation de lui-même comme étant le plus aimant à fans du sport parce qu’il est insupportable. Je trouve qu’il passe vraiment pour un abruti par ce biais, alors que sa gestion des émotions problèmatique suscite beaucoup plus d’empathie.

      En matière de jeu, c’est en effet fascinant de génie parfois et assez singulier quand il joue bien mais par rapport à 2014 ou 2015, il est net qu’il n’a pas travaillé autant que les autres : son déplacement est mauvais et ses accélérations ne sont plus aussi surprenantes qu’à l’époque.

      A mesure du temps qui passe, je trouve que Tsitsipas heurte un plafond de verre que la beauté esthétique de ses gestes et allure de joueur ne cachent plus : il n’a pas l’air d’avoir de réserve de niveau de jeu pour donner le dernier coup de collier pour franchir la ligne le premier quand il est contre un cador, ni étouffer un espoir aux dents longues (comme Alcaraz à l’US Open 21 ou Rune à RG cette année).

      • Anne 3 juillet 2022 at 11:01

        Je pense que Kyrgios a raison. Oui, il fait venir du public dans les stades et derrière la télé et en particulier les non-mordus absolus de tennis. Et c’est bien ce qui manque actuellement à ce sport. Le public d’initiés est là quoi qu’il arrive (mais reste malheureusement marginal pour un sport sensé être ultra médiatisé) mais ce sont les autres que le tennis a toutes les peines du monde à continuer à faire venir. On peut le regretter mais c’est ainsi. Cette édition de Wimbledon affiche des stats de fréquentation très en-deçà de l’édition 2019. C’est inquiétant. D’autant qu’il y a deux des membres du Big 3 (même si le plus populaire des trois est lui absent)… très inquiétant pour l’avenir. Avec Kyrgios, c’est l’assurance qu’il se passera forcément quelque chose. En bien comme en mal. Et y compris d’un point de vue tennistique.

        • Perse 3 juillet 2022 at 13:05

          Je suis d’accord qu’il fait venir du monde mais pas parce qu’il est insupportable, en premier lieu c’est par son talent et sa créativité dingue qu’il suscite une telle excitation.

          En ce sens, son jeu est suffisamment bête de foire pour faire le show, le reste de son comportement est quant à lui un peu nocif. Il se comporte comme Tanner mais joue de façon tellement plus spectaculaire que ça passe !

          Mais par exemple, j’ai trouvé que ses commentaires suites à son run en double avec Thanasis 4K en Australie assez ridicules (même si c’était une jolie histoire).

          • Anne 3 juillet 2022 at 13:15

            Je pense que malheureusement les gens viennent largement autant pour son tennis spectaculaire que pour tous les à-côtés. Avec lui, cw.est l’assurance qu’il se passera toujours quelque chose. Dans le bon comme dans le mauvais sens

      • Anne 3 juillet 2022 at 11:07

        J’apprécie le tennis de Tsitsipas même si je te rejoins totalement Perse : il semble avoir atteint un plafond de verre et avoir bien du mal à le dépasser. En revanche, je n’aime pas le bonhomme. Il me fait tellement penser à un premier de la classe qui fait ses coups en douce et joue les vierges effarouchées quand la maîtresse lui fait remarquer qu’il a pu faire des bêtises… et dont le père, quand il est convoqué par celle-ci, ne trouverait rien de mieux que de…. La rabrouer elle d’avoir osé critiquer son rejeton

        • Perse 3 juillet 2022 at 13:17

          Belle analogie, son compte Instagram ainsi que son Twitter sont également compromettants : il y a en tout cas un décalage très malaisant qui me font ressentir plus de la pitié que de la surprise ou de l’étonnement dans ce qu’il poste.

          Il y a un mélange entre l’application zélée de la bête à concours, un besoin de distinction en contradiction avec le point précédent et finalement beaucoup de prétention.

          En revanche, je trouve que d’un point de vue physique et esthétique, Tsitsipas est vraiment très beau à voir : élancé, gracile avec des larges épaules, les cheveux au vent, l’émotion esthétique est là.

  2. Sam 3 juillet 2022 at 12:49

    J’ai l’impression que Tsi a beaucoup perdu lors de ce troisième, et particulièrement sur la dimension « faire peur » sur le circuit, quand ça devient sérieux. Comme si Kyrg’ était la goutte d’eau plus qu’agaçante après une série de défaites en GC contre à peu près tous les profils qu’il faudrait battre pour passer au niveau supérieur : gros 3, newcomer (Ruud, Alca), joueur de sa génération avec lequel il est d’une certaine manière en compétition directe : Medvedev.
    Dans ce contexte, le fait qu’il n’ait pas réussi à tenir ses nerfs ni sur le court, ni manifestement en dehors ne va probablement pas renforcer son image et la crainte qu’il peut inspirer. Ok, Kyrg est un emmerdeur de première. Mais n’empêche, si je compte bien, une space ball, un retour sur service à la cuillère balancé et au moins deux mégas allumage de Kyrg’ …Copieusement caviardés, en plus. Probablement autant que toute la carrière de Lendl devant Mac…Le fait qu’il chambre aujourd’hui sur twitter (…) sur cette histoire de masques et bas les masques est particulièrement malvenu, vu que c’est toi Stepanos, qui ne tient pas la tension imposée par l’autre barjot, et là, tout le monde l’a vu, à commencer par tes prochains adversaires en GC.

    • Anne 3 juillet 2022 at 13:17

      Je suis totalement d’accord avec toi.
      Sur les réseaux sociaux, il veut tellement passer pour un grand penseur mais en sortant soit des banalités, soit des phrases piochées un peu partout, y compris dans une pochette surprise

      • Perse 3 juillet 2022 at 14:26

        Truismes et aphorisme sont les deux mamelles du Stef sur les réseaux sociaux.

  3. Rubens 3 juillet 2022 at 23:10

    J’ai été témoin de quelques amorties de Sinner, il a gagné en finesse et en variété. Et il a même souri à la fin. Ca sentait un peu la greffe tout de même, mais c’est déjà pas mal. Très beau match face à Alcaraz, qui est revenu à celui qui se déplace mieux sur gazon. La puissance de Sinner a beaucoup plus gêné l’Espagnol que l’inverse.

    • Perse 4 juillet 2022 at 14:11

      Je suis content pour Sinner qui a été le premier jeune a réellement bousculer l’ordre établi avant l’émergence inouïe d’Alcaraz en début d’année.

      Il a pris sa revanche des 2 défaites de 2021 et de fort belle manière ici.

      En terme de puissance, Alcaraz a clairement le foudre et c’est totalement hors-norme mais Sinner effectivement est extrêmement agile mine de rien.

      Ce qui a fait la différence était la capacité de Sinner à retourner profond et à tenir la cadence. La capacité d’accélération de l’italien certes significative n’est pas celle de l’Espagnol mais en revanche, sa puissance est très constante, y compris quand il est dans le jus.

  4. Sam 4 juillet 2022 at 13:50

    Lu sur Eurosport : « En béquilles à la sortie de Roland-Garros avant un nouveau traitement pour apaiser ses douleurs lancinantes au pied gauche, Nadal vole désormais sur le court. Il a d’ailleurs demandé à ce que la question ne soit plus évoquée en conférence de presse, tant le sujet ne semble plus l’inquiéter ».
    Ce niveau là de journalisme, c’est de l’art.

    • Colin 4 juillet 2022 at 16:41

      On arrive quand même à y détecter une légère pointe d’incrédulité. Et donc, il laisse au lecteur le soin de décider si c’est de la magie ou pas.

      • Guillaume 5 juillet 2022 at 17:59

        Plus la référence aux « miracles permanents » derrière… ça me fait penser aux années Armstrong (et post) où tu percevais la double lecture permanente, celle où le journaliste laissait transparaître ses doutes aux lecteurs attentifs tout en passant sous les fourches caudines de la diffamation.

        Après, Nadal a bien cherché ce doute suscité, au moins dans sa communication catastrophiste. Le passage en trois semaines de « je me meurs, je risque de rester boiteux jusqu’à la fin de mes jours » à « tout va très bien, je gambade comme à 20 ans », le tout sans modification notable de résultats (je gagne, je gagne, je gagne) est totalement surréaliste.

  5. Guillaume2 4 juillet 2022 at 14:23

    Wimbledon un peu décevant à priori mais qui finalement accouche de quelques beaux voir très beaux matchs. Et entre le TisTsi Kyrgios et le Sinner Alacatraz, on a eu le droit à un beau spectacle accompagné à mon sens d’une prophétie.
    Oui, le tennis peut , même en 2022, nous réservait des matchs tendus, entre 2 joueurs qui ne s’aiment pas comme on l’a vu entre l’Imbuvable Tsitsi (certes il est beau et joue gracieusement mais il le sait et il pue orgueil) et le Fou Kyrgios (Certes il est bad boy et se comporte comme un con mais il le sait et il fait le show). Moi je veux voir ce genre de matchs. C’est quand même excitant. Ca sent la poudre.
    De l’autre côté, on peut avoir 10 ans de Sinner Alcaraz, 2 jeunes hommes bien sous tout rapport, sponsos Nike (comme par hasard) et qui s’aiment bien, se félicitent, s’encouragent et sont bons amis. Bref, ça joue franchement bien et ça nous rappelle quelque chose. Mais je ne sais pas si j’ai envie de signer pour ça encore 10 ans.
    Et vous?

    • Sam 4 juillet 2022 at 15:54

      Pas déçu du tout par ce Wimby. Alcaraz out, je suis content. Mais c’est surtout le bas du tableau qui est cool. Rien que d’observer la trajectoire de Kyrg’ suffit à rendre tout ça intéressant, avec un oeil sur Nadal, l’hypothétique demie…Voire, un Nadal en finale qui ferait vraiment ressurgir le fantôme du GC. Oui, décidément, j’aime bien.

    • Rubens 4 juillet 2022 at 16:00

      Ca tombe bien, tu parles des deux seuls matchs que j’ai vus en partie (avec le Goffin/Tiafoe)…

      Je ne fais pas partie de ceux qui apprécient le comportement de Kyrgios ou qui se réjouissent de le voir rameuter de nouveaux fans au tennis pour de mauvaises raisons. Mais je ne faisais pas partie non plus de ceux qui trouvaient la moindre excuse à McEnroe en son temps. Le comportement de l’Américain était en tous points comparable à celui de Kyrgios aujourd’hui. Il paraît que le génie de Mac emportait tout et qu’on lui pardonnait ses écarts. Je suppose qu’il en sera de même avec Nick ?

      Ceci étant, je ne vois pas grand monde à part Kyrgios pour empêcher Nif-Nif et Nouf-Nouf de s’expliquer une fois de plus en finale. Puissé-je me tromper…

  6. Sam 5 juillet 2022 at 15:40

    Ah, c’est le moment où Djok perd le premier set contre Sinner, c’est le bon moment où tout est encore possible, savourons !

  7. Sam 5 juillet 2022 at 16:17

    C’est le moment où il perd le deuxième set. Et va faire un tour aux vestiaires.

  8. Sam 5 juillet 2022 at 16:44

    Et le moment où, pleine forme, Djoko se détache dans le 3ème set.

  9. Sam 5 juillet 2022 at 16:57

    Bon, c’est le moment où on peut aller faire un tour, circulez.

  10. Guillaume2 5 juillet 2022 at 17:10

    Sam, Sam, un peu de retenu.
    L’un gagne en 5 sets après avoir perdu les 2 premiers sets.
    L’autre écrase des jeunes de 20 ans 3 sets 0 sur un seul pied.
    Laissons le doute nous habiter.
    Mais ne tombons pas dans l’hystérie du forum l’Equipe :-)
    En tout cas, moi j’aime bien l’humour de Djoko. Il en a plus que Fed et Nadal réunis.

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