Borg – McEnroe, le film

By  | 1 décembre 2017 | Filed under: Actualité, Légendes, Regards

Borg McEnroe, le filmJ’avoue que la prin­cipale ques­tion qui m’animait en al­lant voir « Borg – McEn­roe » por­tait sur la na­ture et l’épais­seur de la sauce sen­timen­tale Hol­lywoodien­ne qu’il me faud­rait aval­er avant de fatale­ment pouvoir lire sur l’écran à la fin du film une phrase type « l’année suivan­te, les deux joueurs se retro­uvèrent de nouveau en fin­ale et cette fois ce fut Mac Enroe qui l’em­porta ». Et c’est ef­fective­ment à peu près ceci qui est ap­paru pour lanc­er le générique de fin tan­dis que défilaient des portraits de nos héros dans leur jeunes­se, les vrais cette fois, ac­compagnés d’une musique roman­tique et que je me dis­ais que fin­ale­ment tout cela n’était pas si mal. Car même si la qualité du film est dis­cut­able il est dif­ficile quand on aime vrai­ment le ten­nis de ne pas se laiss­er em­bar­qu­er même un tout petit peu par le plaisir de voir com­ment il est re­constitué, com­ment il est montré, com­ment « ils s’en sor­tent », le tout sur grand écran ce qui n’est pas si fréquent. Alors si vous vouliez vous faire une op­in­ion ou bien trouv­er une raison d’y aller, dis­ons tout simple­ment que la qualité du film passe au second plan par rap­port à ce plaisir-là.

On peut donc voir évolu­er pen­dant 1H30 un Borg et McEn­roe re­spec­tive­ment in­terprétés par un cer­tain Sver­rir Gud­nason, suédois ça tombe bien, dont je n’avais jamais en­ten­du parl­er et un cer­tain Shia LaBeouf dont j’avais déjà en­ten­du parl­er mais pas plus que ça puis­que je suis d’une in­cul­ture cras­se en matière d’ac­teurs américains con­tem­porains, tout d’abord à dis­tan­ce l’un de l’autre puis de plus en plus près à mesure que l’on se rapproc­he de la fin­ale de Wimbledon 80. En effet, le film est ef­ficace­ment con­struit comme une pro­gress­ion vers ce match, en­trecoup­ée de séqu­ences retraçant le passé des deux pro­tagonis­tes ou bien nous don­nant des aperçus de leurs vies présen­tes de jeunes Rock Stars du ten­nis. Et c’est bien en­ten­du dans ce portrait des jeunes hom­mes en ten­nism­en que s’exprime à pleines tur­bines tout l’art Hol­lywoodi­en de faire en­tr­er une idée dans un crane en tapant très fort de­ssus et en la répétant autant que de néces­saire. L’idée ici développée est tout simple­ment que John et Bjorn étaient d’aut­hentiques cinglés. Chacun à leur manière, chacun dans leur style, chacun quasi bon à en­ferm­er.

Ainsi, quand il n’est pas raquet­te en main, Borg est présenté tout du long du film le re­gard vide, désespéré, semblant plongé dans de sombres pensées et en proie à un pro­fond tour­ment intérieur. Afin de nous con­vaincre d’emblée de la fragilité du bon­homme, l’une des premières scènes du film le présente sur le bal­con de son ap­parte­ment de Monaco, attrapant le para­pet pour faire des ex­er­cices de mus­cula­tion au-dessus du vide, suggérant ainsi in­évitab­le­ment, on a connu plus sub­til, la pos­sibilité du suicide….Le pauv­re Bjorn porte ce sple­en in­ten­se d’un bout à l’autre du film, de telle manière que le spec­tateur ne s’éton­nera pas que la secon­de phrase de con­clus­ion soit « Cette année là – l’année ou Mac de­vient N°1 – Borg décida d’arrêter le ten­nis ». Avec ses cheveux longs, sa barbe de trois jours et ses tour­ments, la figure Chris­tique de ce Borg là est tel­le­ment soulignée que son chemin de croix peut faire pens­er aux de­rni­ers jours de Kurt Co­bain, tels que les a notam­ment filmés Gus Van Zant, avec néan­moins net­te­ment moins de pat­hos… Bref, tout con­duit à nous faire com­prendre que tout cela se ter­minera mal pour lui, mais avec nob­lesse. On peut im­agin­er que celle-ci en aurait pris un coup si d’aven­ture Janus Metz Peders­en, le réalisateur (« Janus », dans ce con­tex­te, ça ne s’in­vente pas…) avait décidé d’inclure à l’his­toire les come-backs ratés et la fail­lite du busi­ness de slips…

Le problème avec ce Borg-là est qu’on ne com­prend fin­ale­ment pas très bien pour­quoi il est de­venu Jésus- Iceborg. En guise d’explica­tion psyc­hologique, le réalisateur con­voque la figure de Len­nart Be­rgelin, qui doit à elle toute seule détenir la clé du mystère. Les multi­ples flashs back nous emmènent alors à la découver­te d’un gamin blond sur­doué et caractériel dont les colères sur le court sont lar­ge­ment aussi spec­taculaires que cel­les du Mac Enroe qui de­viendra bientôt son rival, cette mise en scène con­tribuant à in­stall­er l’idée que pour être « génial » il faut être tour­menté et que fin­ale­ment, nos deux héros sont stric­te­ment faits du même bois, raison pour laquel­le ils se com­pren­nent si bien au fond, pour laquel­le aussi McEn­roe s’abstiendra toujours de débor­de­ments sur le court face à Borg.

Le rôle de Be­rgelin est alors d’être celui qui repêche et donne sa chan­ce au jeune Borg après que celui-ci se soit vu privé de raquet­te par son père suite à une énième colère sur le court, que Be­rgelin lui ait collé une mémor­able rous­te pour les mêmes raisons et lui ai fait jurer comme on signe un pacte de « ne plus jamais montr­er aucune émo­tion sur le court », car c’est à ce prix qu’il le co­ac­hera et lui fera ac­cessoire­ment intégrer à 15 ans l’équipe de Coupe Davis. Le gamin ob­tempère et l’on re­ver­ra ce père de sub­stitu­tion rugueux et af­fectueux col­l­er son front con­tre celui d’un Jésus en plein doute pour lui re­dire en­core une fois La Vérité Es­sentiel­le : « c’est dans la tête que ça se passe ».

Néan­moins, il semble que le réalisateur ne croit pas totale­ment lui-même à sa pro­pre ex­plica­tion selon laquel­le la re­traite de Borg résul­terait d’une sorte de con­flit intérieur entre un caractère naturel­le­ment bouil­lonnant et le pacte Be­rgeli­en de ne montr­er aucune émo­tion, le tout saupoudré de pre­ss­ion médiatique et des spon­sors. Pour cette raison, le bon vieux joker sen­timent­al est sorti sous la forme du con­stat établi par la girlfriend de Jésus qu’ils « vivent une vie bien tri­ste », à ce mo­ment de l’année 1981 où elle a l’impress­ion qu’elle va de­voir sac­rifi­er ses pro­jets de mariage au pro­fit du busi­ness de son fiancé, tan­dis que Be­rgelin bougon­ne lui de­vant le temps con­sacré à toutes ces his­toires de juteux contra­ts de spon­sor­ing au détri­ment de ce que de­vrait être un vrai in­ves­tisse­ment de son poulain dans le ten­nis. Ainsi, au final, lorsque Borg re­non­cera au ten­nis, ça sera par amour et pour tourn­er le dos à un com­mer­ce qu’il aura lui-même in­volon­taire­ment créé, la morale sera sauve et il sera dif­ficile de ne pas pens­er à la manière dont Feder­er, 35 ans après, a dealé avec son « monstre »…

De papa il va aussi être ques­tion côté McEn­roe, mais d’une manière re­lative­ment plus sim­ple cette fois-ci. L’his­toire est con­nue, Johnny est le fils ainé d’une famil­le upper class New Yor­ka­ise et le réalisateur s’astreint à nous montr­er com­ment en guise d’éduca­tion, celui-ci a été dressé à être le numéro un et rien d’autre. Ainsi, lorsqu’il ne reçoit pas l’ordre pater­nel de faire en­core mieux, quel­le que soit la dis­cip­line, on peut voir le jeune McEn­roe seul dans sa chambre raquet­te en main pre­ndre la pause de­vant son miroir à côté duquel est punaisé le post­er de ….Borg, ce qui pour­rait être plausib­le puis­que celui-ci est de trois ans son ainé et a notam­ment déjà gagné un Roland Gar­ros en 74 alors que Mac n’est âgé que de 15 ans, même s’il semble dif­ficile de statu­er sur la portée médiatique aux USA des ex­ploits européens d’un jeune joueur de ten­nis dans ces années-là.

La sol­itude du jeune McEn­roe fait écho à celle du jeune Borg qui est soulignée en montrant à plusieurs re­pr­ise cette séqu­ence où on le voit in­las­sable­ment re­nvoy­er la balle con­tre le mur d’un garage joux­tant le modes­te habitat famili­al de la ban­lieue de Stockholm. Ainsi sont établ­ies les similitudes adoles­centes de nos Brett Sinclair Dany Wilde, ap­parem­ment si loin, mais si pro­ches vous l’aurez com­pris dans leurs ob­sess­ions et leurs rap­ports con­flic­tuels avec le monde des adul­tes. Bref, des ados quoi.

Mais alors, qu’est ce qui ex­plique qu’à la différence de son alter ego, le jeune Mac ne se soit jamais calmé ? D’ail­leurs, autant vous dire que sur cette caractéris­tique du per­son­nage, vous en avez pour votre ar­gent puis­que le réalisateur ne mégotte pas sur les moyens lorsqu’il s’agit de mettre en scène Super­brat. Toutes les colères, les unes de jour­naux spor­tifs, les déclara­tions tapageuses, sont soig­neuse­ment représentées et comme si cela ne suf­fisait pas, les premières entrées en scène de Big Mac sont ac­compagnées de gros riff de rock style ACDC, au cas où vous n’auriez pas com­pris qu’on a af­faire à la quin­tess­ence du bran­leur. Mais alors, pour­quoi ? L’explica­tion suggérée tient en une sorte d’op­posi­tion à dis­tan­ce entre Be­rgelin et McEn­roe père, M. John Pat­rick McEn­roe Sen­ior. Là où le pre­mi­er est ultra présent, plein d’af­fec­tion et par­fait dans le rôle du père de sub­stitu­tion sévère mais juste, le second est cer­tes plutôt fier des ex­ploits du fis­ton, pas­sable­ment agacé par son com­por­te­ment sur le court, mais sur­tout plus préoccupé par son busi­ness que par l’éduca­tion de son fils.

A ce titre, la scène fin­ale nous offre une sorte de synthèse : on voit nos deux héros se re­ncontr­er par hasard à l’aé­roport de Londres le len­demain de la fin­ale. Borg est seule­ment ac­compagné de sa fiancée à laquel­le en homme enfin adul­te il vient de dire oui au mariage. Be­rgelin n’est plus là, il l’a viré en plein tour­noi et même si ce de­rni­er as­sis­te à la fin­ale pour que le happy end soit com­plet, Borg a ainsi tué le père. Mac Enroe quant à lui poireaute tout seul dans cet aé­roport, le cas­que de walk man vissé sur les oreil­les, avant que son père ne vien­ne le récupérer les bras chargés de magazines et de cigares, la tête ail­leurs, man­ifes­te­ment uni­que­ment préoccupé par le busi­ness New Yor­kais. La thèse défen­due un peu plus qu’en filig­rane est donc que c’est à ce flag­rant man­que d’af­fec­tion et d’at­ten­tion que nous de­vons le tempéra­ment si par­ticuli­er de M.McEn­roe.

Pour l’in­carn­er, l’ac­teur Shia LaBeouf – mais com­ment est-ce que ça peut bien se pro­nonc­er ? – nous pro­pose une sorte de mélange entre les ados écorchés par la DASS que l’on peut crois­er chez les frères Dar­denne et le jeune Dus­tin Hoffman à la fois crain­tif et déter­miné du Lauréat. Une com­posi­tion somme toute assez bi­naire puis­qu’el­le os­cille entre d’une part la colère ex­prim­ée l’œil rond et gran­de gueule comme si le ser­veur du Mac Do avait con­fon­du ses gran­des frites avec des potatoes et d’autre part la fragilité boudeuse, tête basse et re­gard en de­ss­ous, dont le sum­mum est at­teint lors de la re­m­ise du prix du fin­alis­te à Wimbledon, où l’in­terpréta­tion de John Dus­tin McEn­roe con­sis­te en le faire se tenir tel­le­ment timide et courbé qu’il semblerait être sous le gazon, tel­le­ment in­cap­able de re­cevoir dans son petit cœur d’ado tout l’amour que le pub­lic lui re­nvoie à cet instant-là. A ses côtés se tient Jésus Borg le vain­queur, pre­sque pro­tec­teur – d’ail­leurs, au prix d’une légère in­car­tade vis-à-vis de la réalité, celui-ci lance à Mac au détour d’un chan­ge­ment de côté et alors que la colère monte, « ça n’est qu’un jeu, tout va bien », ce qui s’est réel­le­ment passé mais en d’aut­res cir­constan­ces – mais Borg n’est déjà plus là et on en viendrait pre­sque à re­grett­er qu’il n’ait pas at­tendu un an de plus pour pre­ndre sa re­traite et que sa petite mort vien­ne compléter de manière tout à fait cohérente le Club des 27.

Bon, je me doute bien que cette lec­ture un peu psyc­hologisan­te d’un film un peu psyc­hologisant ne suf­fit pas à vous con­tent­er ni à répondre pleine­ment à la ques­tion de ce qu’on y voit vrai­ment ni de qui on y voit vrai­ment. Alors, même si c’était déjà hier et que mes souvenirs sont déjà brouillés par le re- vision­nage de « The French », ainsi que de, oserai-je l’avou­er, du re­por­tage sur le WCT Dal­las Ten­nis World Cham­pionship 1975 (Charlton Hes­ton, nar­rator) et même de la fin­ale Borg – Panat­ta de Bas­tad en 74 (…) je peux dire qu’on y voit aussi un Peter Flem­ing plus vrai que na­ture dans le rôle du grand frère qui en bave avec un pareil acolyte, un Arthur Ashe qui parle, un Brian Gottfried qui perd, un Con­nors qui fait peur, deux ac­teurs qui font de touc­hants ef­forts pour re­produire au mieux les ges­tes et coups de nos deux idoles sur le court et, et, et …Oui, oui, oui, il est là, in­con­tourn­able et at­tendu, tout en pail­lettes et en blon­deur, un Vitas Gerulaitis qui emmène tout ce beau monde au Club 54.

On en a donc pour son ar­gent. Reste cette sen­sa­tion peut être typique des bi­opics et aut­res re­constitu­tions où l’on se sur­prend à étudi­er le décor d’un œil évaluateur par rap­port à une réalité qui de toutes manières nous échap­pe toujours. Ici, le décor vise pour l’es­sentiel à re­stitu­er l’espèce d’hystérie per­manen­te dont était en­touré Borg, à une époque où il a lit­térale­ment à lui tout seul fait pass­er le ten­nis du noir et blanc à la co­uleur, mais en étant en première ligne et sans autre re­mpart que le fidèle Len­nart face aux fans, aux médias ou aux spon­sors. D’ail­leurs, le voir dans sa petite voi­ture con­duite par Be­rgelin m’a curieuse­ment fait pens­er au documen­taire de De­par­don sur la présiden­tiel­le de 1974 où l’on voit Gis­card con­duite lui-même d’un meet­ing à l’autre (bon, ok, la com­paraison Borg-Giscard est un peu hasar­deuse). Au final, le sil­ence ou du moins le côté assez in­trover­ti que Borg don­nait à voir était peut-être la seule stratégie pos­sible de­vant tout ce cir­que…

Moi qui gamin ait découvert le ten­nis au mo­ment des « 50 mill­ions de Noah » (je dis ça pour faire politique­ment cor­rect sur 15 Love, puis­qu’­en réalité, lors de ce Roland-Garros in­augur­al de ma pass­ion je suis tombé raide di­ngue fan de…. Lendl, allez savoir pour­quoi), je me souviens de la manière dont les grands pro­non­çaient « Borg… » Le « mystère Borg » était à lui tout seul con­tenu dans les points de sus­pens­ion. Une cer­taine manière de pro­nonc­er son nom qui sig­nifiait que lui était autre chose. Il n’y avait man­ifes­te­ment même pas be­soin de préciser alors qu’il y avait le ten­nis, et il y avait « Borg ». On avait l’impress­ion que le sil­ence s’instal­lait quasi­ment à la seule évoca­tion de son nom. Fin­ale­ment, l’effet pro­duit par le film est donc assez para­dox­al, puis­que voulant man­ifes­te­ment donn­er son ex­plica­tion au fameux « mystère Borg », le réalisateur con­tribue à l’épais­sir en faisant en­core un peu plus de bruit auto­ur de l’icône silen­cieuse. Et c’est peut-être très bien comme ça…

Ps :

Ça, c’est très bien aussi :

https://www.youtube.­com/watch?v=DfW3vGGYAtI

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A dormi dans le même lit que Jérôme Poti­er à Poiti­ers, à quel­ques années d'in­terval­le

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13 Responses to Borg – McEnroe, le film

  1. Bapt 1 décembre 2017 at 17:08

    Super article ! Merci Sam.

    Il y a quelques coquilles à enlever pour que ce soit mieux encore (notamment « après que celui-ci se soit vu privé de raquette par son père suite à une énième colère sur le court, que Bergelin lui ait collé une mémorable rouste pour les mêmes raisons et lui ai fait jurer» : pas de subjonctif à la suite d’« après que »).

  2. Colin 1 décembre 2017 at 17:28

    Ah pétard ça c’est de la critique mon bon homard !!!
    Ayant moi-même rédigé une petite critique du même film, pas encore publiée, et nettement moins développée, fouillée, vivante et personnelle que la tienne, j’ai un peu honte maintenant. M’enfin il me semble qu’elle complète un peu la tienne, avec quelques correspondances, donc je la publierai quand même très bientôt (en fait j’attends d’avoir vu « the battle of the sexes » pour faire un paquet cadeau commun).

  3. Colin 1 décembre 2017 at 17:31

    PS : « LaBeouf » c’est semble-t-il une déformation (au fil des actes de sabotage réalisés par plusieurs générations d’employés de l’état civil US indélicats et peu portés sur la langue française) de « LeBoeuf ».

  4. Paulo 2 décembre 2017 at 18:00

    Franchement, je préfère nettement la photo originale (à gauche) à celle du film. Rien que de voir la photo de droite ne me donne pas envie d’aller voir le film.

    Sinon, vous avez vu comment Wawrinka balance Norman (sur l’Equipe) ?
    (à propos de son départ) : « Ca a été une grosse déception, un choc, a-t-il concédé. Dans les moments les plus difficiles d’une carrière, on devrait pouvoir compter sur les plus proches. Ca a été une mauvaise surprise. »

    (moi aussi je m’essaie au lancement de polémiques « moisies » :mrgreen: )

    • Bapt 3 décembre 2017 at 09:11

      À mon tour de surenchérir dans les polémiques moisies tiens : et l’ex-compagne de Stan Wawrinka, Ilham Vuilloud n’avait-elle pas subi une grosse déception lorsque son compagnon l’a quittée elle et leur nouveau-né « pour mieux se consacrer à sa carrière ? »

      uh uh… 

      • Paulo 3 décembre 2017 at 10:19

        De là à imaginer que l’ex-compagne de Wawrinka a soudoyé Norman pour que ce dernier le largue au pire des moments, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement !

    • Patricia 4 décembre 2017 at 21:27

      Un truc rigolo, c’est qu’il me semble que Fed avait commenté en disant qu’il avait été étonné que Norman reste si longtemps aux manettes à temps plein avec sa vie familiale (il a lui aussi des jumelles)….. Cry, baby.

  5. Colin 3 décembre 2017 at 12:02

    Allez, quand même, en relisant ton texte Sam, j’apporterai une (petite) critique à ta critique : Tu utilises deux fois la référence à « Hollywood », or ce film n’a absolument rien d’hollywoodien, c’est un film 99.9% européen : Seul Shia Labeouf (ainsi que l’acteur qui joue John McEnroe Sr) sont américains. Tous les autres comédiens sont européens (britanniques en l’occurrence pour ceux qui incarnent Gerulaitis, Connors, Ashe et Fleming) et toute l’équipe technique du film (scénariste et réalisateur compris) vient également du vieux continent. Le stade de Wimbledon a été reconstitué à Prague.

    • Sam 3 décembre 2017 at 12:46

      Je reviendrai discuter en détail de tout ça asap, mais néanmoins, Colin, ce que je veux dire par « Hollywoodien » est plus lié à l’écriture, la narration, avec ce qu’elle a d’ailleurs de très prévisible, dans sa construction, son rythme, ses rebondissements, la chute finale… Au final, point n’est besoin d’être à Hollywood pour faire de l’Hollywoodien. Pleins de films français – la majorité ? – sont « Hollywoodiens ». C’est d’ailleurs à mon sens un appauvrissement assez flippant …

      • John 5 décembre 2017 at 12:56

        D’accord avec toi, la facture du film est hollywoodienne.

        Par ailleurs, chouette article, ça change des match callings et des articles d’hagiographie !

    • Colin 4 décembre 2017 at 09:02

      OK je vois ce que tu veux dire, d’autant plus qu’hier soir je suis allé voir « Battle of the sexes », pour le coup un authentique film hollywoodien, et que les ressemblances entre les deux films sont nombreuses (bien plus marquantes que leurs différences).

    • Patricia 4 décembre 2017 at 21:25

      Pas vu le film, mais j’avais vu le trailer et lu des articles quand le film n’était pas encore sorti, et l’impression était que la production, comme dans beaucoup de productions multilingues internationales, était typique du biopic à l’américaine…. Le réalisateur est certes européen, mais a réalisé des épisodes de séries aux US (y a plein d’Européens qui le font). Bon, j’imagine quand même que ça a un parfum nettement européen pour les américains, rien que le fait qu’on ait des gens qui parlent dans leur langue à l’écran….

  6. Patricia 4 décembre 2017 at 21:32

    Bon ben commentaire à retardement, mais il est très bien ton article, Sam.
    A des années de ce que j’ai lu pour l’instant, et qui ne me donnait pas la moindre envie de voir le film. Bon, ton article ne m’y incite guère non plus, mais évite l’apologie béate tout comme la critique de fan obsessionnel de la reconstitution, et présente un décryptage très personnel, l’inimitable « Sam touch » entre tendresse et dérision. Merci, et more !

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