Quizz « dans la tête de… »

By  | 23 janvier 2017 | Filed under: Quizz

41781191f06fbcfea1552c8158cbb826Lec­teur fidèle de ce site, je vous pro­pose un quizz lar­ge­ment in­spiré d’un des pre­mi­ers ar­ticles que j’ai pu lire ici (http://www.15-lovetennis.com/?p=1887). Le con­cept est sim­ple, un match célèbre est relaté suivant le mono­logue intérieur d’un des pro­tagonis­tes. L’ar­ticle origin­al datant de 2009, toutes les re­ncontres évoquées ci-dessous sont post­érieures à cette date. De plus, il ne s’agit que de ten­nis mas­culin, ma con­nais­sance en WTA étant for­te­ment limitée. Par ail­leurs et afin de col­l­er à l’ac­tualité, aucun texte ne con­cer­ne une re­ncontre dis­put­ée lors d’une édi­tion de l’Open d’Australie. Enfin, plus on est de fous plus on rit, donc n’hésitez pas à pro­pos­er vos tex­tes !

Purée mais qu’est-ce que je fais là moi. Je voulais pas jouer, j’avais dit que le doub­le à Nono, merde, j’aime pas être ici, en plus tout le monde est en train de me voir pre­ndre une branlée. Allez le cœur de lion qu’ils dis­aient, tu par­les. En plus on est à Lille. Je ne sais même pas quel est le score, il m’a mis com­bi­en dans le deuxième, 1 ou 2 ? Je ne sais plus. Je suis sûr que Chamoulaud est à fond dans sa cabine… Bon, fin de troisiè­me set, c’est bientôt fini. Balle de match, pas trop tôt. Il fait quoi ? Ah merde, une amor­tie, elle est bien touchée, je l’aurais jamais, sur­tout vu d’où je pars. Je vais faire semblant de trot­tin­er, ça fera ça de moins à par­courir pour aller lui serr­er la main. Ah, il s’écroule en plus. Quel boucan ! Et dire que j’ai en­core la conférence de pre­sse après…

At­ten­tion quand même, je me suis décon­centré et il est re­venu. Je joue ma place dans l’his­toire, il faut que je reste focus. Enfin bon, ça va le faire, l’autre en face a l’air bien crevé, il est tout rouge. Re­mar­que, avec lui c’est comme ça dès qu’il y a un peu de sol­eil. N’empêche, dom­mage que le vieux ait été for­fait, j’aurais bien aimé faire la passe de quat­re avec lui, le match aurait été plus sympa. Peut-être même que j’aurais un peu stressé. Allez on y re­tour­ne, bien pass­er les premières, ça va le faire. Plus qu’un point… Oui, enfin, l’ex­tase, l’ac­complis­se­ment ! Je suis of­ficiel­le­ment le meil­leur. Sourire, toujours, pens­er aux photos, le câlin qui va bien au filet, puis ne pas oub­li­er de trac­er le cœur, im­por­tant ça le cœur, ça plaît. La coupe, c’est fait, je l’ai, c’est ter­miné, c’est fini. Fini. Bon. Main­tenant, je fais quoi ?

Mais qu’est-ce qu’on joue mal ! Enfin, lui plus que moi, et c’est pas main­tenant qu’il va re­venir. Le seul truc positif c’est qu’il vont peut-être enfin arrêter de me soûler avec leurs deux siècles d’at­tente, mais Dieu que c’est long, que c’est long… Je m’em­merde, l’autre aussi s’em­merde, le pub­lic bouf­fe ses fraises et s’em­merde. Et une faute di­rec­te, en­core une ! Je de­vrais faire service-volée tiens, ce sera tout aussi moche mais les points pas­seront plus vite, et au moins ça fera marr­er Ivan. Non, re­stons sérieux quand même, c’est pas le mo­ment de se relâcher. On con­tinue la cuisine, une bonne première, voilà, puis à gauc­he, à droite, un p’tit slice, puis long et bombé sur le re­v­ers, balle co­ur­te, je fais quoi merde, ah oui, balle molle et je re­cule, il arme, filet, point pour moi. Et on re­comm­ence.

Sur la ligne le con, sur la ligne. Je suis sûr qu’il a fermé les yeux avant de frapp­er. Te stres­se pas, te stres­se pas, tu sers extérieur, balle co­ur­te, c’est plié ! Merde, le filet. C’est pas grave, te stres­se pas, te stres­se pas. Ne montre rien, comme d’habitude. Il va pas me faire le même coup au même end­roit quand même. J’imagine même pas la honte, et sur­tout l’en­gueulade dans les ves­tiaires. Crot­te, le débreak, il va être en con­fian­ce main­tenant. C’est pas grave, reste ag­ressif, t’as les jam­bes lour­des mais lui aussi, tu l’as déjà battu cette année, t’es le seul, et tu vas le re­faire, même si c’est pour te faire ex­plos­er de­main par l’autre bour­rin qui doit bien rigol­er de­vant sa télé. Passe tes première par con­tre. Il tape fort quand même, et il bouge bien… Et merde j’ai paumé, putain. Mais qu’est-ce que j’ai foutu ?

Je ne sais même plus le score, en plus je crois que le pan­neau a planté. J’ai mal par­tout. Enfin non, ça c’était il y a dix jeux. Main­tenant je ne sens plus rien. Le match pour­rait se ter­min­er que je ne m’en re­ndrais même pas com­pte. Franche­ment j’aime bien ser­vir, c’est même ce que je fais de mieux il paraît, mais qu’est-ce que j’en ai marre. Mon lit, je veux mon lit. C’était com­ment la vie avant ce match ? Je me lève, je me pre­nds un ace et trois ser­vices gag­nants, puis je balan­ce trois aces et un ser­vice gag­nant et je me ras­sois. Ça me fait pens­er à un film avec Bill Mur­ray et une mar­motte. Ah, time, c’est re­par­ti. Les gradins sont plein à craqu­er, tout le monde veut voir com­ment ça va se ter­min­er. Bon, je lais­se pass­er en­core une demi-douzaine de jeux his­toire de souffl­er et en­suite je lui re­ntre de­dans.

Mais c’est pas pos­sible, ils décident de ferm­er le toit main­tenant ? Alors que j’étais en train de le bouff­er ? Et ça va pre­ndre com­bi­en de temps en­core, une heure ? Je l’avais bor­del, il com­men­çait tran­quil­le­ment à ar­ros­er. Allez c’est pas grave, des cin­quiè­mes sets j’en ai joué des ton­nes, et j’en ai pas perdu be­aucoup, sur­tout ici. Il faut juste que je fasse gaffe en re­venant, lui mettre la tête di­rec­te­ment sous l’eau, et sur­tout ne pas per­dre mon ser­vice d’entrée.

Il flip­pe. Je le vois de­puis le début du match, mais là même le pub­lic doit com­menc­er à s’en re­ndre com­pte. Ben oui mon coco, tu de­vrais le savoir que quand tout est en place ça ne rigole plus. Tu croyais avoir fait le plus dur en ex­plosant l’autre en quarts, mais tu aurais dû te dout­er que si j’étais en­core là le de­rni­er di­manche il al­lait fal­loir me pass­er sur le corps. Cette fois pas de bles­sure, pas d’ex­cuse, je vais vrai­ment pouvoir savour­er. C’est mar­rant, tout le monde m’at­tendait l’année dernière et j’avais paumé, mais là il suf­fit qu’on m’oub­lie pour que je fasse un tour­noi de rêve. Allez, je me tiens à la tac­tique, je sers à fond, je frap­pe de toutes mes for­ces en coup droit et j’en mets en­core plus en re­v­ers.

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512 Responses to Quizz « dans la tête de… »

  1. Perse 28 janvier 2017 at 12:39

    Ce n’est pas tout de parler de demain mais aujourd’hui il y a avait un match de simple et la victoire, logique de Serena.

    L’hippopodame passe enfin devant Steffi Graf et à 35 ans continue à écraser de son fessier charnu le circuit féminin. Sa constitution physique est absolument hors-norme, j’adorerai avoir ses résultats en test physique, c’est une sorte de Teddy Riner au féminin.

    En regardant les meilleurs passages de la finale, il est remarquable de voir que le tennis des Williams est brut, en force et peu académique. Ce sont avant tout deux volontés, deux tigresses qui se battent comme des chiffonnières pour mettre la balle de l’autre côté, avec de la force de préférence.

    C’est un tennis de points forts qui cachent les failles béantes mais inaccessibles pour leurs opposantes débordées. Le déplacement des Wiwi est régulièrement catastrophique, Serena tout particulièrement. Pour Venus, son revers est trop régulièrement mal frappé également.

    Mais Venus a un jeu assez agréable dans l’ensemble avec de très belles volées et au contraire de Mladenovic, ses pattes d’araignées lui offrent une belle couverture de terrain (physiquement elle a une grande tonicité pour avoir une telle vivacité avec ces échasses).

  2. Colin 28 janvier 2017 at 13:10

    Je ferme ce fil désormais trop long (les commentaires y sont maintenant réservés aux réponses de Robin à son Quiz). On passe à côté.
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