Les Feux Follets – Tennis élémental 3

By  | 18 mai 2015 | Filed under: Regards

Dolgopolov reacts after missing a shot to Nadal in Indian Wells« On oub­lie Fedal.

Et le débat du GOAT.

Et l’état pitoy­able du ten­nis ac­tuel.

De tel­les con­sidéra­tions n’ont pas lieu d’être, quand on pénètre dans le monde magique du seul et uni­que Dolgo.

Il se fout de la gloire.

Il ne sera jamais le GOAT.

Son ten­nis en est totale­ment in­dem­ne.

Il vit sa vie dans un monde de folie re­bel­le, im­pénétr­able, kal­éidos­copique.

Il vole, libre et in­saisiss­able, à trav­ers son esprit, ex­ac­te­ment à la façon dont ses pieds flot­tent avec légèreté en par­courant les co­urts de ten­nis.

Je l’ai re­joint si souvent dans ce monde. Sans être un maestro, il vous libère du far­deau d’en être un ; il con­duit ses points avec un ab­an­don à co­up­er le souffle.

Il défie la balle.

Et quand la balle répond, il déverse tout son feu en elle, sans jamais lui conférer une al­lure iden­tique, con­venue, usée à la corde. Il semble tri­tur­er un puits sans fond de pass­ion, une pelote de laine éter­nelle que jamais il ne s’épuisera de pourchass­er et démêler.

Dolgo est ennuyé et hor­rifié par le monde.

Et, tout comme le reste d’entre nous, il n’y peut pas grand-chose.

Mais quand il pénètre l’arène du ten­nis, il peut créer un monde à lui.

Sauvage et éclatant. »

*Dolgopolov-AO-2011-2

Cette déclara­tion d’amour figurait l’an de­rni­er en com­men­taire d’un ar­ticle saluant la vic­toire de Dol­gopolov sur Nadal à In­dian Wells. Je cède bien volon­ti­ers à cet an­glop­hone an­onyme l’hon­neur du di­thyram­be (dont j’ai tenté une traduc­tion bien mal­ais­ée) : il con­vient de laiss­er ce soin de l’hom­mage au plus sincère amant.

On trouve à chaque phrase de cet éloge l’emprein­te rougeoyan­te de l’esprit du feu : pass­ion, li­berté, caractère er­ratique – avec, en com­posan­te par­ticuliè­re­ment soulignée, cette ex­centricité (et cette in­différ­ence à l’ef­fici­ence) qui sont la mar­que de fab­rique du Dog.

Ef­fici­ence…

Ceux qui jouent avec le feu n’ont que rare­ment la sanc­tion de l’Olym­pe. Les re­grets et rétic­ences systématiques que j’ai eu l’oc­cas­ion de lire en com­men­taires sous les précédents portraits sont dif­ficile­ment évit­ables, quand la di­mens­ion de maîtrise, comme celle de souveraineté, sont l’apanage métap­horique d’un autre élément : plus serein, plus con­stam­ment al­ti­er, l’air où plane l’aigle federi­en…

Pareil­le­ment, l’har­monie n’est pas sa valeur première…

Dolgo hérisse au plus haut point les séides du clas­sicis­me. Sa tech­nique est, il est vrai, un bras d’hon­neur délibéré à l’académisme.

Pour ma part, chez Dol­gopolov, c’est avant tout la vivacité d’étin­celle, la danse per­pétuel­le qui avaient captées mon at­ten­tion (ah ! ce pas bon­dissant, cet élan ir­répres­sible de saraban­de qui le saisit en­core dès la fin d’un point ! Le primesaut fait homme….). Ses con­tors­ions im­prob­ables, en vol sur chaque frap­pe, au bord de la rup­ture… Rappelez-vous mon label de jadis : « une guêpe sous acide » !

Mieux que moi, l’amateur trans­i a su saisir et re­stitu­er ceci : c’est la puls­ion, la souveraineté du désir affranchi de toute re­con­nais­sance sociale (gloire, norme, suprématie) qui rat­tachent le sieur Al­exandr Dol­gopolov aux im­ages du feu.

Quand Bac­helard ex­amine le kal­éidos­cope des im­ages poé­tiques liées au feu, il en soulig­ne la gran­de polyval­ence :

« Plus que celui de tout autre élément, le sym­bolis­me du feu est « sym­bolis­me pluriel ». Il ne cadre pratique­ment jamais avec la défini­tion simplis­te qu’en donne la théorie des éléments. Ses sym­boles ne sont nul­le­ment la résul­tante de la com­binaison du « chaud » et du « sec ». C’est au contra­ire à un es­saim d’images des plus con­crets qu’il re­nvoie : flam­me, bra­ise, étin­celle, foud­re, éclair, in­cen­die, foyer, etc. »

La foud­re et sa trans­cen­dante pureté côtoient donc des im­ages plus sexualis­ées, plus in­solen­tes, liées aux mal­ices de l’étin­celle : c’est à cette lignée que se rat­tachent des joueurs comme Mon­fils, Fog­nini, Brown, Paire, ou Dol­gopolov.

« À cette oc­cas­ion, il faut sig­nal­er une « gul­livérisa­tion » du sym­bolis­me du feu, et plus spéciale­ment du sym­bolis­me métal­lurgique, lorsque à l’image du fils se sub­stitue celle de l’en­fant ou du petit en général. Les lutins, les kobolds, les gnomes, les poucets ap­partien­nent à ce genre de « gul­livérisa­tion ». Ainsi en­core, fadets, fadet­tes et far­fadets sont des réduc­tions des génies du feu et sont liés à l’étin­celle, au feu fol­let. »

« Feu fol­let », éner­gie vib­rion­nante et an­archique… Oui, c’est bien la sen­sa­tion que me com­munique son ten­nis. Plutôt qu’un Ange du bi­zar­re, Dolgo est un Lutin du bi­zar­re.*

b_0528_dolgopolov02

Re­cen­sons plus con­crète­ment l’ar­sen­al de Dolgo pour en approfon­dir les mystères.

On trouve en rayon :

1) Un penchant fatal pour l’amor­tie, in­con­tourn­able des lud­ions du feu ;

2) Un slice tranchant comme un laser, note majeure parmi la gamme in­fini­ment riche des ef­fets tour­billon­nants que Dolgo in­flige à la « pelote de laine éter­nelle que jamais il ne s’épuisera de pourchass­er et démêler » (le pas­sage est bien plus beau en an­glais : « It seems to stir a bot­tomless well of pass­ion, an end­less ball of wool he will never ex­haust chas­ing and un­ravell­ing ») ;

3) Un coup droit im­prévisib­le autant qu’im­pondér­able, que je me rap­pelle avoir en­ten­du qualifi­er « d’ag­ressif jusqu’à la psyc­hose » par l’ami Rod­dick ;

4) Un ser­vice in­solite de son cru, geste baroque en­tiè­re­ment axé sur la précipita­tion ;

5) Une ex­plosivité phénoménale dans un tout petit gabarit, liée à une rapidité d’or­ganisa­tion cor­porel­le hors norme (il est fils d’une gym­naste cham­pion­ne d’Europe) ;

Dévelop­pons.

Amor­tie chérie

Le but du jeu est de la tent­er dans des posi­tions aussi peu favor­ables que pos­sible, his­toire de sus­cit­er un hoquet de stupeur chez l’ad­versaire. Dolgo la travail­le for­te­ment sor­tante. Ex­em­ple con­tre Nadal à Mad­rid.

Deuxième prin­cipe : ab­us­er, toujours ab­us­er, il en re­stera quel­que chose.

Ah, ce match glorieux con­tre le bélier mono­lit­he Troic­ki à Roland-Garros ! An­ec­dotique­ment perdu, mais morale­ment gagné (dans l’esprit de la cor­rida, les oreil­les et la queue lui re­venaient fuman­tes sur le tamis à l’issue de la sess­ion).

Plus jouis­sif, plus systématique­ment per­fide, tu meurs.

Gloire à l’amortie-mane, gloire au choix de sa vic­time !

Avec Troic­ki, le mec qui re­gar­de droit de­vant, le cer­veau mono­direc­tion­nel, Dolgo peut développ­er son troisiè­me et suprême prin­cipe en la matière : l’art de la fein­te.

Ce titre de « Mast­er of Mis­direc­tion », com­ment le lui con­test­er ? Je me fais avoir chaque fois que je re­vois ce florilège. Un art dont le goût tient sans aucun doute à la na­ture pro­fondé­ment décep­tive des nin­jas du feu. Je me souviens que Feder­er fut, de lon­gues années durant, réti­cent à utilis­er ce coup où il ex­cel­le pour­tant. Un coup perçu par lui comme pusil­lanime, et donc in­dig­ne de sa super­be :

« Je me suis aperçu qu’on peut utilis­er l’amor­tie comme une arme. J’ai longtemps cru que c’était un coup que l’on faisait uni­que­ment lorsqu’on paniquait ».

Cer­taine­ment. Une arme four­be et délicieuse, qu’il a pour notre bon­heur mise à son ar­sen­al à bouchées doub­les !

On voit dans cette com­pila­tion à quel point la fibre anar et pro­vocat­rice que dévelop­pe Dolgo prend le com­men­tateur à rebrousse-poil. Savoureux, après quat­re amort­ies d’affilée : « Il ne faut pas que Benoît Paire re­gar­de ce match, sinon il va croire que ça peut march­er ! » Ou en­core « Bal­les de break, toutes sauvées de façon plus déglin­go les unes que les aut­res ».

Scan­dale chez les Phil­listins ! (Honnête­ment, le service-volée-amortie, what else ?)

Dolgopolov-img6758_668

Hom­mage aux avatars de Kaelin sur 15-Love

686a1e48185b1d2838166f5fa472c49a

« I had clas­sic tech­nique – one of the best tech­niques when I was like 10, 12, but then I chan­ged. »

*Un fond ver­satile *

“Watch­ing Al­exandr Dol­gopolov al­ter­nate­ly dart, scramble, slice, chop and flick his way to the Was­hington title in August of­fered an en­tire­ly dif­ferent ex­peri­ence. Not only did spec­tators and be­fuddled vic­tims struggle to un­tangle the Uk­rainian’s tac­tics, but Dol­gopolov him­self some­times seemed to spon­taneous­ly de­cide what to do with the ball nano­seconds be­fore he struck it.”

Avoir un plan de jeu con­tre Dol­gopolov est utopique. Son ar­sen­al bi­scor­nu est à blâmer. De chaque côté, coups slicés, à plat, liftés (bien saupoudrés d’amort­ies, volées et lobs en pagaïe) peuvent se succéder à tout mo­ment, sur­gir de sa raquet­te comme un di­able de sa boîte.

Son re­v­ers, avec lequel il peut frôler le filet et créer des an­gles à volonté, peut être frappé aussi bien très tôt qu’avec un slice vert­igineux. Un ex­em­ple con­tre Di­mit­rov, sur herbe (voir ici un peu plus du match). Quand la plupart des joueurs ex­périmen­tent oc­casion­nelle­ment (voire jamais, hein Gilou ?) un re­v­ers slicé, Dolgo possède au moins trois vers­ions du coup.

Dolgo pratique réguliè­re­ment le re­v­ers décroisé, ce qui suggère une flexibilité du poig­net af­folan­te.

Quel­ques oc­curr­ences dans ces highlights tous frais con­tre Nis­hikori à Acapul­co. Guêpe con­tre mos­quito, ça pique et ça vibre en tous sens !

Je vous re­com­mande aussi l’effet rasant lifté à deux mains sur terre con­tre Nadal à 6’ 54 (la vidéo est par ail­leurs un bon ex­em­ple de « moi aussi je peux faire un lift qui gicle à 3 mètres, quand je veux. » )

Com­ment fait-il ? L’intéressé ex­plique qu’il prend la balle tôt et mobil­ise be­aucoup son poig­net pour ob­tenir des an­gles… Mouais. Y a un truc, quand même.

Pareil pour le coup droit. Résolu­ment polymorphe et non con­ven­tion­nel, bien sûr. Le coude est mis violem­ment à con­tribu­tion (une hérésie tech­nique il paraît). Vers­ion à plat, il a un petit côté James Blake pour la vites­se et la trajec­toire ( par­ticuliè­re­ment pour la vers­ion décroisée). En plus rasant.

Mais Dolgo aime al­tern­er, sur­tout sur terre, avec un lift gic­lant dont les rota­tions n’ont rien à en­vi­er à Nadal (il avait été mesuré à des re­cords similaires de 5000 tours/minutes). A la fin­i­tion, ça peut donc se com­par­er visuel­le­ment tantôt à l’essuie-glace au corps (façon Fed), tantôt au lasso de Nadal, dans une vers­ion générale­ment aé­rien­ne et épilep­tique.

Évidem­ment, il n’est pas con­tre un chop bien senti pour vari­er. En re­tour, par ex­em­ple. Un chop d’at­taque, acéré comme les dents d’un piran­ha.

L’effet rasant-lifté-latéral ex­is­te aussi en vers­ion coup droit (cf. vidéo précédente à 6′ 04).

Un mutant.

Voici just­e­ment un match où Dolgo, in­spiré par ce spadas­sin in­can­des­cent de Blake comme il l’était par Nadal pour la vers­ion lasso, va co­pieuse­ment pratiqu­er sa baffe de coup droit à plat. Un match bien folklo, où ce brave James dégomme d’un re­tour im­par­able le bi­dule électronique pour trans­mettre le score de Moham­med Layani, comme Lucky Luke désarme Jo Dal­ton (à 0′ 57). Il en met un dans le ter­rain à 2′ 09 qui vaut le détour.

Là en­core, sa mar­que de fab­rique, c’est sa capacité à al­tern­er soudaine­ment un lift féroce avec un winn­er très à plat qui claque comme une cravac­he, en al­lant cherch­er par­fois des an­gles très co­urts.

Ce régal offre aussi de bons ex­em­ples du coup sig­na­ture de Dolgo, à ad­mir­er spéciale­ment pour quel­ques aces crachés au speed gun : le ser­vice.

Ser­vice pressé

Alexandr+Dolgopolov+Sony+Ericsson+Open+ujvH3d1A0TClAvec sa sil­houet­te gracile, son em­blématique queue de chev­al et son mètre quatre-vingt tout mouillé, Dolgo fait par­tie des David du cir­cuit. Rien à voir (for­mat ex­cepté) avec l’Ibère tenace ainsi prénommé : je parle des mini-guerriers par­tant à l’as­saut des Goliath qui font la loi à l’ATP.

Que serait David sans sa fron­de ?

La fron­de de Dolgo, c’est son ser­vice caoutchouteux et ex­plosif comme un élas­tique qui claque. A peine dégainée, la balle est at­taquée au mo­ment même où elle at­teint son apex. Son ef­ficacité, qui peut être dévas­tatrice – et sans équivalent chez un joueur de cette tail­le – est en par­tie liée à cette prépara­tion précipitée de gars en re­tard pour le dîner : elle le rend il­lisib­le.

Un aperçu de dos, de pro­fil et schéma à l’appui.

En effet, c’est dans le temps sup­plémen­taire oc­troyé par la hauteur excédant le point d’im­pact que les joueurs achèvent d’or­dinaire les de­rni­ers mouve­ments (armé, posi­tion des épaules, pli des genoux) ; en com­primant le laps de temps néces­saire, son mouve­ment ultra rapide empêche le cer­veau du re­lan­ceur de cal­cul­er l’im­pact de tous ces petits détails. Les sub­tiles varia­tions du lanc­er sont égale­ment mieux masquées. L’orien­ta­tion des épaules et des han­ches se brouil­le en un clin d’œil. Les routines du re­lan­ceur, en par­ticuli­er le tim­ing du pre­mi­er pas, en sont égale­ment per­turbées.

Outre ces par­ticularités, la qualité du ser­vice de Dol­gopolov vient d’un re­lâche­ment du bras et de l’épaule inouï (soup­lesse de la bretel­le !), la rota­tion de cette dernière per­met­tant une accéléra­tion sup­plémen­taire comme ex­pliqué dans cet ar­ticle tech­nique.

Ce geste requérant une ad­resse de lan­ceur de co­uteaux met par­ticuliè­re­ment à con­tribu­tion le haut du corps (même si ses jam­bes de vif ar­gent lui per­met­tent une détente fougueuses vers le haut et dans la balle). Il est si rapide qu’il fit à un jour­nalis­te des démonstra­tions de pis­tolero où il fait re­bon­dir la balle au sol avec sa raquet­te, bon­dit dans son geste de ser­vice et la fusil­le en plein dans le carré. Varian­te : en faisant re­bon­dir la balle sur l’extrémité de la queue de raquet­te. Bang bang.

Alexandr Dolgopolov

Bang bang.

*

Avec ce brin de con­duite à Dol­goMolotov, j’ai pu préciser ma per­cep­tion esthétique et sym­bolique du « ten­nis élément­al » : le feu chan­geant, im­prévisib­le, an­archique imprègne de son ar­deur une tech­nique et une tac­tique non con­ven­tion­nelles. Son style ges­tuel tout en con­tors­ions et con­vuls­ions traduit par­faite­ment la voca­tion des flam­mes à une éner­gie bon­dissan­te, c’est-à-dire rapide, ex­plosive et in­constan­te. La typo­logie cor­res­pond bien à ces joueurs que sont Mon­fils, Fog­nini, Paire, Gul­bis – et à la figure majeure de McEn­roe, à qui je son­geais con­sacr­er ma dernière vig­nette du feu. Elle con­vient évidem­ment moins à Gas­quet, qui in­car­ne cer­tes la di­mens­ion esthétique de la ful­guran­ce (et malgré lui, du déséquilib­re et de l’in­constan­ce), mais s’en éloig­ne net­te­ment par les as­pects psyc­hologiques.

C’est qu’avec Gas­quet et Gul­bis, mes précéden­tes vig­nettes du feu, je m’intéres­sais avant tout à leur coup archétype, qui il­lustre la qualité tem­porel­le fon­damen­tale du Feu : l’accéléra­tion. Au-delà de l’inspira­tion of­fer­te par Bac­helard, ce rap­port au temps est en effet le point de départ de ma réflex­ion sur les cat­égo­ries esthétiques élémen­tales. Il en con­stitue un fil con­duc­teur es­sentiel.

Comme tout système sym­bolique, mon ten­nis élément­al se struc­ture sur des di­chotom­ies :

Les contra­stes lent vs rapide et léger vs lourd op­posent le binôme vert­ical, air et feu, à l’horizont­al, terre et eau.

Une autre série de contra­stes (auto­rité/anarchie - une secon­de, j’y viens ! - con­stan­ce/in­constan­ce, équilib­re/déséquilib­re, planant/ful­gurant, ou en­core stab­le/accéléré) dis­tin­guent le feu de l’air.

Or, quasi tous ces paramètres se déclinent auto­ur d’une qualité tem­porel­le. La figure myt­hique de Feder­er, avec son « temps sus­pen­du » ten­nistique et sa beauté apol­linien­ne, vient par contra­ste con­fort­er ma typo­logie du feu : dans l’axe vert­ical, il in­car­ne majes­tueuse­ment son pôle an­tagonique aérien par ses attributs de con­stan­ce, d’équilib­re, d’autorité, la di­mens­ion « planan­te » et st­able de son jeu.

Vif-argent

Par-delà ses vert­us il­lustratives, un de­rni­er as­pect mérite en­core d’être mis en lumière chez l’ami Dolgo : le rap­port aver­sif à l’autorité, con­for­me au côté « li­lliputi­en », lutin, du feu-étincelle pointé par Bac­helard. Un mot donc de la volonté tantôt trans­gres­sive, tantôt an-archique (c’est-à-dire in­différent à l’ordre, aux struc­tures, aux hié­rarch­ies – para­doxe dans un jeu de com­péti­tion fondé sur « la gagne ») qui fait de Dolgo un par­fait client du Feu.

Son père Olek­sandr Dol­gopolov est une figure du co­ach­ing uk­raini­en, qui a coaché Med­vedev et en­seigné à son fils une tech­nique par­faite­ment orthodoxe. En l’ac­compag­nant sur le cir­cuit, le bam­bin a eu l’oc­cas­ion de taper la balle avec le gratin mon­di­al quasi au be­rceau en tant que petite mas­cotte.

« I had clas­sic tech­nique—one of the best tech­niques when I was like 10, 12, but then I chan­ged. »

s110124_dolgopolovpg-vertical

“It’s like he’s taught him­self ten­nis rea­d­ing a 500 page book with­out any pic­tures.” An­onyme sur un forum

Pas dif­ficile de saisir la volonté d’éman­cipa­tion dans sa démarche de re­fon­te tech­nique d’abord (qui con­stitue en somme l’ADN du joueur), dans l’amen­de­ment de son prénom en­suite (il de­man­de le chan­ge­ment d’Olek­sandr junior en Al­exandr) – et ce, alors même qu’il se récon­cilie avec le très strict pater­nel après six mois passés dans le giron de Jack Rea­d­er (à lire pour en savoir plus sur ces deux figures im­por­tantes, cet ar­ticle de DEUCE en 2011).

Après une lon­gue col­labora­tion avec le coach australi­en atypique (j’étais fan des prépara­tions physiques à base d’es­calade dans les sites ab­origènes), Dol­gopolov est re­venu auprès de son père. Il a récusé l’approc­he des co­achs putatifs « qui es­sayent de le chang­er » et un essai avec San­toro n’a pas ab­outi. Bres­nik dis­ait pareil­le­ment de Gul­bis qu’il a « un rap­port très pro­blématique à l’autorité » – son père oligar­que douteux n’est d’ail­leurs pas sans re­ssemblan­ce avec le ric­hissime papa Fog­nini… (Mon­fils mériterait d’avoir un père tyran­neau mais tout le monde peut pas être oligar­que.)

Op­posi­tion à l’autorité, mais aussi in­différ­ence : pour le fan de Dolgo « il se fout de la gloire », et la mer­veil­leuse li­berté de son approc­he se dévelop­pe aux dépens de la féroce pass­ion de domin­er qui possède les champ­ions.

L’im­portan­ce de ce rap­port à l’autorité traver­se peut-être égale­ment la paire eau/terre, c’est un point à creus­er… (j’ai le trio Murray-Tomic-Simon en ligne de mire pour les joueurs de l’eau et Nadal-Wawrinka-del Potro pour la terre)….

Je lais­se la con­clus­ion à un clas­sique, le Tomic/Dol­golov de l’Australian Open 2012 ou la fan­taisie débridée de deux chatons sous peyotl, et le mot de la fin à Steve Tig­nor :

« All ten­nis aficionados should savor this one for a second. Our ball carv­ers tur­ned into sculptors tonight, and they sculpted a stran­ge, in­imit­able mas­terpiece togeth­er.

With each rally, each shot, cat be­came mouse, mouse be­came cat.”*

alexandr-dolgopolov

King Dolgo, roi des mat­ous.

About

Avocate at­titrée de Ric­hard Gas­quet sur 15LOVE (SAUVEZ les bébés phoques !) et Thiemolâtre irrécupérable. Que le Re­v­ers à Une Main soit avec toi.

Tags: ,

242 Responses to Les Feux Follets – Tennis élémental 3

  1. Patricia 22 mai 2015 at 19:46

    Me fait bien marrer, l’analyse de Coach K. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est du même tonneau que « Fed doit perdre au 3è tour » parce que ça fait une suite logique, mais c’est férocement propitiatoire…

    Entre Wilander et Courier, qui ont l’avantage d’avoir un précédent à RG pour leur doublé, et Djokovic, qui a l’avantage d’être un joueur incomparablement plus dominateur qu’eux, et n’a pas perdu sur terre cette année, c’est pas le 1er RG qui me parait peser plus lourd dans la balance…

    Les précédents ont peu de poids quand on a un joueur qui est capable de poser de nouveau records. Genre Nadal. Y avait pas grand monde qui avait réalisé la tournée américaine dorée, par exemple. Juste un gars spécialiste du service canon et du dur rapide, qui y avait remporté son 1er (et unique) GC. Pas du tout comme lui en somme. L’anomalie, c’est sa défaite contre Fed en 2011 – et c’est plutôt le genre de chose qui a moins de chances de se produire.

    Djokovic est quasiment sur les bases de 2011 niveau stats : http://www.atpworldtour.com/News/Tennis/2015/05/20/Roland-Garros-Djokovic-2011-2015-Statistics.aspx
    En mieux, aucune défaite sur terre et une nette amélioration au service (surtout en 2è balle). Et Nadal rame pas mal en retour cette année, c’est un point important… (En 2014, pas franchement une année scintillante pour lui, Nadal est encore N°1 sur les jeux de retour remportés, devant Djoko ; cette année il est 4è. Sur 2è balle adverse, il était second derrière Djoko, il est 6è cette année. Evidemment Djoko est toujours en tête…)

    Si le doublé AO/RG a été peu réalisé dans l’ère open, c’est peut être parce que les joueurs très bons sur terre les deux surfaces (au hasard Borg et Lendl) ne faisaient pas l’AO. Les deux années où Lendl gagne l’AO, il fait l’impasse sur RG parce qu’il est plus motivé par Wim que par un tournoi qu’il a déjà remporté 3 fois. Franchement, qui peut adhérer à un argument du genre « Wilander et Courier l’ont fait, donc Djoko ne peut pas le faire »….

    Les arguments de Fed pour dire que Djoko est plus vulnérable que Nadal :

    1) « Sur cinq sets, il (Nadal) a davantage de marge. » Un certain Djokovic aussi. Ca signifie surtout que Nadal a plus besoin de marge que Djoko, et c’est pas un bon signe.
    2) « Et, en ce qui concerne la confiance, personne n’est à son niveau ici. C’est un énorme plus. Tous les joueurs le savent. » Jusqu’à aujourd’hui (Soderling excepté). Comme lui-même, ou Sampras, ont été ultra dominants à Wimbledon. Jusqu’au jour où… leur niveau a baissé, celui des challengers s’est élevé, et la confiance s’en est ressenti. Djokovic a deux « énormes plus » : son niveau de jeu et l’accumulation récente de victoires.

    Je pense d’ailleurs que sa décla est en grande partie du mind game…

    • Jérôme 22 mai 2015 at 22:00

      C’est en effet un moyen de tenter de mettre plus de pression à Djoko. Qui sait ? Ce genre de plumes peut aider à faire pencher la balance. Ça arri à Djoko de balancer un ser ici ou là.

    • Coach Kevinovitch 22 mai 2015 at 22:09

      Madame Thiem, asseyez-vous et écoutez-moi attentivement.

      Les exemples de Courier et Wilander vous ont bouleversé par Djokovic apparaît comme bien plus dominants que les deux réunis ont pu l’être mais je pense que vous mésestimez l’importance du RG gagnés en premier par les deux plus vieux.

      Leur capacité déjà prouvée à gagner à Roland-Garros et leur style plutôt terrien (surtout pour Wilander) faisait que dans l’optique d’un doublé Australian Open-Roland-Garros, l’exploit (le plus difficile) à réaliser consistait à gagner à Melbourne. Eux sont arrivés à Roland-Garros avec le plus dur qui était déjà fait, durant leur quinzaine parisienne, ils n’avaient qu’à faire ce dont ils s’étaient déjà montrés capables et qui étaient beaucoup plus dans leurs cordes.

      Le style de Djokovic sied parfaitement au Plexicushion. L’exploit pour lui est de gagner à Roland-Garros, le plus dur commence! Il est sans doute beaucoup plus dominant que les deux retraités mais il a Nadal à affronter. Or, il ne s’est jamais montré capable de le battre à Roland-Garros. Il est face à son plus grand défi et quand il était plus à même de le faire en 2011, il est tombé au premier col hors catégorie. Vous me direz que Federer avait sorti un match maestro prophétisé par la main invisible mais je constate surtout qu’au premier véritable obstacle, il a chuté! A chaque fois, à Roland-Garros qu’il était au seuil de la gloire, le poids de (la difficulté de) son éventuel plus grand exploit a causé des faillites mentales (le smash dans le filet, des sets perdus sans vraiment combattre, l’absence durant deux sets en 2012). De l’autre côté, Nadal a montré plusieurs fois qu’il savait être capable de traverser des moments périlleux contre des grands joueurs.

      Oui, il est plus fort qu’en 2015 mais amen, je vous le dis, Roland-Garros n’est pas le tournoi qui confirme la hiérarchie de la saison. Ce qu’il fallait comprendre de Wilander 1988, Courier 1992, Lendl 1986, Kuerten 2001 et Nadal 20…11(tiens donc!), c’est que s’il s ont fait leur exploit (gagner AO-RG ou gagner RG en numéro 1), ce n’est pas parce qu’il s dominaient la planète tennis à ce moment-là mais parce qu’ils étaient ceux qui savaient gagner à Roland-Garros et même les plus à mêmes de le faire parmi ceux qui savaient le faire. Or, Djokovic ne sait pas gagner à Roland-Garros, celui qui sait le mieux gagner à Roland-Garros, c’est Nadal.

      Amen, je vous le dis, Rafael Nadal remportera Roland-Garros 2015.

      • Don J 23 mai 2015 at 15:06

        Nan mais sérieux coach, il faut faire table rase du passé là, j’ai vu le niveau erratique de Nadal contre Murray à Madrid et contre Stan à Rome, ce Rafa là ne peut rien faire à RG, et ce n’est pas avec une semaine de plus de préparation qui va changer quelque chose. Ce mec manque totalement de confiance, ce dont il a besoin c’est de grosses victoires et il n’en aura pas de significatives d’ici les quarts malheureusement pour lui… Et s’il n’avait pas croisé Djoko dès les quart, un autre se serait chargé d’appliquer la sentence.

        ça c’était pour le cas Nadal qu’il ne faut pas confondre avec le cas Djoko qui est indépendant, n’en déplaise à certains.

        concernant Djoko, effectivement il n’a pas encore gagné ce RG, le destin peut parfois savonner la planche de la logique : http://www.eurosport.fr/tennis/roland-garros/2015/tout-mene-a-un-sacre-de-djokovic-mais._sto4747071/story.shtml

    • Alex 22 mai 2015 at 22:23

      Lendl en 1989 avait gagné l’Australie et perdu en huitième contre le fameux coach de Nishikori !

      • Alex 22 mai 2015 at 22:23

        *perdu en huitième à Roland bien sûr

  2. Antoine 22 mai 2015 at 22:48

    Il y a une chose qui me parait claire, c’est que si Nadal perd, le type qui l’aura battu aura fait un énorme match et qu’il est super fort et donc prétendant à la victoire finale.

    Il n’y a pas de doutes sur le fait que Nadal a fait une campagne pourrie sur terre cette année. Mais ce n’était déjà pas terrible l’année passée, avec un seul titre et encore celui ci est davantage du à la défaillance physique de Nishi qu’à autre chose. Pourtant l’année dernière, Nadal a encore gagné à Roland en battant Djoko en finale trois semaines apres avoir perdu contre le meme en finale de Rome.

    Les deux raisons majeures sont que Nadal est beaucoup plus difficile à battre en trois sets gagnants qu’en deux sets gagnants, et encore davantage sur terre battue qu’ailleurs et que les conditions de jeu à Roland sont idéales pour lui, meilleures que dans n’importe quel qutre tournoi.

    Il a disputé 90 matchs en trois sets gagnants sur terre battue durant sa carrière, il n’en a perdu qu’un seul..A Roland Garros, il est à 66 victoires pour une défaite.

    En deux sets gagnants, bien que très bonnes, ses stats sont quand meme nettement moins bonnes : jusqu’en 2013, il perdait en moyenne une fois tous les 15 à 20 matchs et xepuis, cela s’est serieusement degradé.

    Bref, le jouer à Roland et le jouer ailleurs, cela n’a rien à voir..

  3. Patricia 22 mai 2015 at 23:15

    Hé, ça me déplairait pas qu’il sorte le Djoker !…. En tous cas j’ai pas du tout envie d’une sortie de piste en forme de branlée pour Nadal.

    Mais bon, oui je reconnais la spécificité de la terre battue. Et que Nadal sait gagner à RG, je pense que tout le monde en est convaincu. N’empêche que Djoko a réussi à gagner sur herbe à Wimbledon (herbe ralentie, n’empêche pas le truc qu’il aime, ni pour s’y déplacer, ni pour travailler l’adversaire). Il y a battu un joueur parfaitement taillé pour la surface, qui savait gagner à Wim, un joueur qui lui a mis pas mal de bâtons dans les roues un peu partout. Il a dépassé le problème de gagner un peu hors casting, sur son niveau de jeu, face à un Federer qui fait un bon match – juste moins fort qu’avant. La pression, les trucs qui se goupillent mal… ça joue quand le joueur n’a pas de marge sur l’adversaire. Si Nadal joue à un niveau très proche de lui, il y a de bonnes chances en effet que ça lui joue des tours. Mais c’est quoi, les chances de Nadal d’être au niveau de Djoko ? Nadal va probablement faire un bon match, oui, tout donner pour rester au contact, mais au final, juste offrir une belle résistance, comme Fed l’an passé.

    On a eu le même truc à l’USO pour Djokovic, un tournoi qui lui a posé des tas de problèmes : il a d’abord buté contre Fed, puis contre son propre burnout après sa demie enfin gagnée en 2010 ; il s’y est fait avoir par Murray, pourtant en trip chicken, il est tombé en 2013 contre un Nadal énormissime. Tout ça ne l’a pas empêché de gagner, une fois…

    L’an dernier, je pensais que Nadal allait gagner, une fois les matchs durs à Rome remportés, une fois surtout un niveau de jeu régulier retrouvé. Plus que le titre à Madrid, c’était le niveau de jeu qui m’avait convaincu. Mais cette année, c’est bcp plus instable. Il ne sortira pas le djoker en faisant un match moyen…

  4. Jérôme 23 mai 2015 at 09:44

    Coach, certes, à Roland Garros, Nadal ne peut être compare à personne. Mais toute série à une fin. S’il ne rehausse pas drastiquement son niveau de jeu à l’occasion de ce Roland Garros (et je pense qu’il peut le faire), Nadal court le risque sérieux de se faire battre en 3 sets secs si Djoko ne psychote pas un peu.

    L’idée que Djoko ne saurait pas gagner Roland Garros n’a aucun fondement sérieux. On aurait pu dire la même chose pour Federer qui pourtant a gagné RG. Non, ce que l’un et l’autre n’ont pas su faire, c’est battre Nadal à RG. Sauf qu’à ce jour, Nadal est un peu à la rue.

    Ceci dit, je pense comme toi que Djoko a une probabilité significative de psychoter pendant le tournoi. Fed aussi avait psychoté en 2009 quand l’élimination de Nadal lui a fait comprendre que les étoiles étaient en train de s’aligner : il a failli passer à la trappe contre Haas et Del Potro.

    Djoko avait déjà ete poussé aux 5 sets contre Tsonga (qui n’est pas un bon joueur de terre battue) et Fognini.

    On néglige un peu trop la possibilité que le vainqueur ne soit ni Djoko ni Nadal.

    • Remy 23 mai 2015 at 10:32

      Comme ça serait le pied que le vainqueur ne soit ni l’un ni l’autre.

      • Alexis 23 mai 2015 at 10:38

        Murray par exemple.

      • Antoine 23 mai 2015 at 13:08

        Murray ou un joueur issu du bas du tableau, Nishi, Stan, Roger, Gaël..Dans le lot, celui qui est le plus à même de profiter d’une pareille occasion est le plus connu..S’il y a une petite ouverture, Roger ne va pas la rater..

        Mais tout cela repose 1) sur l’élimination de Terreminotaure, loin d’etre acquise évidemment 2) Sur l’élimination du Djoker..

        • Alexis 23 mai 2015 at 13:10

          Ce vainqueur me conviendrait aussi.

    • Patricia 23 mai 2015 at 10:49

      Ben justement, comme il rencontre Rafa en quarts, il aura moins de temps pour psychoter. Et il va se préparer à monter très vite en puissance, ce que Nadal a plus de mal à faire depuis un moment. En plus, c’est moins émotionnel puisque ce n’est pas la dernière marche. Là où Djoko pourrait se faire piéger, c’est après avoir battu Nadal – puisque ça représente le Graal pour tout le monde (même signification que quand il avait enfin battu Fed à l’USO), et qu’il doit penser que Murray (si c’est lui) ne représente pas un danger comparable, de très loin. A la fois parce que c’est la terre, et parce qu’il a un très long enchaînement de victoires. Le plus grand danger mental pour lui, c’est peut-être ce relâchement, couplé au détachement de Murray, qui serait bien plus « outsider » que d’ordinaire. Avec un zeste de pression en plus si c’est Berdych/Nishi dans l’autre demi, contre qui il se sentira hyper favori.

      Je suis d’accord qu’il y une possibilité non négligeable que ce soit un autre qui l’emporte : Murray, Nishi et Stan ont leur petite chance.
      Murray deviendrait favori s’il bat le vainqueur de Nadal/Djoko (ça voudrait dire gros niveau de jeu et la plus grande expérience des finales en GC) ; Stan est celui qui a le moins de chance d’être énorme tout le tournoi, mais le plus de chances de l’emporter si c’est le cas, y compris contre Djoko ou Nadal en finale. Nishi et Berdych sont les finalistes les plus probables après les deux poids lourds.

      • Antoine 23 mai 2015 at 12:42

        Qu’est ce que Pataud pourrait bien aller faire en finale ? Pataud ira en quarts comme à tous ses tournois depuis le début de l’année, puis y perdra car il rencontrera un top 10, comme à chaque fois : il est à 0-9 cette année..S’il y a bien un type qu’on est sur de ne pas voir en finale, c’est Pataud ! Heureusement d’ailleurs…

        • Patricia 23 mai 2015 at 13:56

          Il a pas battu Nadal, lui ?
          Il a fait demi à l’AO, finale à Doha, Rotterdam et MC, demi à Miami, Dubai et Madrid… Seulement deux quarts cette année, et c’est son plus mauvais résultat.

          Je serais ravie que Tomas s’en tienne là, mais il peut battre Federer qui le motive, Monfils (déjà deux fois cette année, il a un mal fou contre Berdych), Waw s’il fait un match moyen… Nishi plus dur, mais dans un bon jour, qui sait ? En tous cas, c’est lui le plus régulier contre les moins bien classés cette année.

    • Coach Kevinovitch 23 mai 2015 at 13:55

      « On néglige un peu trop la possibilité que le vainqueur ne soit ni Djoko ni Nadal. »

      Pas moi puisque j’ai souligné l’importance du tableau en bois d’un mec comme Nishikori qui , e ce fait, a de très grandes chances d’être présent au dernier dimanche. D’ailleurs lequipe.fr se focalise sur lui également: http://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/Et-si-kei-nishikori/560804

      Le nom de Murray revient souvent mais j’ai jeté un coup d’oeil à son face à face contre Ferrer et j’ai constaté que l’écossais n’a jamais pris un set sur terre contre le pou. Certes, leur dernier affrontement sur terre date de 2012 mais cela pose la question: si le match a lieu, comment Murray va faire pour trois sets à Ferrer sur terre battue? Je ne le vois pas être capable de le faire, d’autres répondront le contraire mais c’est la question à se poser en premier avant de l’imaginer profiter d’un éventuel vainqueur à la Pyrrhus de l’autre quart de finale théorique du haut.

      Roger? Il y aura besoin qu’on lui allège le tableau, si pour gagner, il est obligé de monter un col de 1ère catégorie (Monfils) puis trois cols hors catégorie (Wawrinka, Nishikori, le vainqueur du haut de tableau), ça va pas le faire.

      Chère Madame Thiem, si je me trompe, je vous invite à me rappeler de la dernière fois où Djokovic est monté en puissance d’un tournoi du GC dans la décennie actuelle. J’ai toujours vu un Djokovic commencer très bien ses GC mais fléchir un peu plus quand la pente s’élève (quand l’adversité se durcit) au point de lâcher ses sets. Il ne fait pas ou peu des fins en boulet de canon. C’est ainsi que je prophétise qu’en quarts, va débuter son fléchissement relatif sauf que comme il ne s’agira pas de Berdych, Raonic et affiliés, il tombera sera renvoyé à la maison.

      En parlant du tchèque, je crois que la vue de ses jambes notamment ses cuisseaux vous ont emballés un peu trop. Le tchèque n’a pas les moyens d’aller en finale et quand bien même il y était présent du fait d’une hécatombe des autres favoris, il se coucherait en finale puisque quand il s’agit d’accéder à l’autre dimension, il oublie toujours la clé de la serrure.

      Amen, je vous le dis, Rafael Nadal vaincra!

      • Patricia 23 mai 2015 at 14:10

        Je ne donne aucune chance à Berdych en finale contre qui que ce soit, mais je pense qu’il a plus de chances d’y aller que Fed, Monfils ou Waw. Nishi est plutôt favori mais peut très bien se blesser. Il est bien plus costaud que Berdych mentalement mais à Rome il était cuit…

        Murray c’est un peu l’inconnue, mais il est certainement dans une confiance inédite sur terre, remporter 10 matchs d’affilée dans des conditions très dure et clôturer par une victoire en finale, en Espagne, contre Nadal, c’est un énorme booster… Son match contre Nishikori (qui a laminé Ferrer et joue dans la même filière) était absolument énorme.
        Murray a fait demi l’an passé alors qu’il était en phase de retour. Ferrer est un très très bon test, mais ses résultats sur terre cette année nous donne comme victoire phare Fognini. Je n’ai aucun doute sur le fait que Murray peut le battre s’il joue comme à Madrid.

      • Renaud 23 mai 2015 at 15:07

        @ Coach
        Je ne sais pas comment tu qualifies les 3 finales de GC remportées consécutivement par Djoko contre ton poulain?
        Il me semble que la dernière d’entre elle correspond parfaitement à une montée en puissance qui culmine le jour de la finale non ?
        Compte tenu de l’état de forme de Nadal qui sortait de sa seule année avec 3 titres il me semble bien que Djoko a terminé en trombe et au sommet les dites 3 finales contre le 2ème meilleur joueur à l’époque.
        Cela lui fait au minimum 3 victoires en GC ou il monte en puissance sans oublier une, deux ou trois autres contre Murray voir même Fed à Wimb l’année dernière !!!

      • Antoine 23 mai 2015 at 20:28

        En 2012, Murray a pris un set à Ferrer alors au top. Depuis, David a un peu baissé, meme sur terre. Murray est lui meilleur sur terre qu’à l’époque. L’année derniere, il était en demie alors qu’il était moyen. Il peut certainement y retourner, voire plus si affinités..

        • Lorio 23 mai 2015 at 20:59

          Avant cette année, Murray sur terre battue contre le top 10 c’était une victoire (contre Davydenko en 2009) pour 13 défaites. A Madrid, il en a étalé trois d’affilée…

          • Antoine 23 mai 2015 at 21:11

            Ca fait une sérieuse différence pas vrai ? En plus dans le lot, il y a Terreminotaure, certes moins bon dans les tournois pré-RG depuis l’année dernière..

            • Lorio 23 mai 2015 at 22:07

              Je suis intimement persuadé qu’il sera dans le dernier carré et qu’il aura un coup à y jouer.

  5. Antoine 23 mai 2015 at 12:52

    Equipe mag special tennis ce week end, grande interview de 2 pages de Roger dans le Monde hier soir, tennis partout..

    Dans le registre langue de bois, opération comm, Roger a fait très fort ! Il va jusqu’à dire que cela lui ferait plaisir pour Rafa si ce dernier le dépassait au nombre des GC. What a joke !

    • Patricia 23 mai 2015 at 14:14

      Oh l’enfoiré ! Il doit déjà se lécher les babines à l’idée d’une défaite bien sèche… Non, en fait, son scénario rêvé c’est que Nadal explose le Djoker pour que ce dernier pique une bonne déprime et lui laisse un peu de champ, puis s’explose les deux genoux et prenne sa retraite dans la foulée.

    • Skvorecky 23 mai 2015 at 17:35

      Ah oui, une belle déclaration de Roger! Et Maître Corbeau se mit dans la peau du renard.

  6. Antoine 23 mai 2015 at 12:55

    Je crois que je n’ai aucune envie que le Djoker gagne à Roland Garros…Finalement, je préfèrerais que ce soit encore Rafa meme si je préfèrerais dans l’absolu que ce soit un troisième joueur.

    Bref, j’espère que Rafa va botter le cul du Djoker en quarts !

  7. Renaud 23 mai 2015 at 13:28

    Plus on est de fous plus on rit !!!
    Objectivement le joueur qui a le plus de chance de sortir Nadal, bien entendu c’est Djoko
    Dans la suite logique, historique récent même si je lui donnerai pas plus de 15 à20% de chance, le joueur qui a le plus de chance de sortir Djokovic c’est Fed
    Mais là ou le bât blesse, et cela me troue le c.. de l’écrire, le joueur qui a le plus de chance de sortir Fed c’est Gaël !!!

    Si Fed a le niveau de jeu de Rome ni Stan, ni Berdych ni Nishi ne sont un réel problème… même si je m’empresse d’ajouter qu’au meilleur des 5 sets et qu’avec un simple match non « top niveau » n’importe lequel des 3 peut le sortir.

    Si Djoko passe Nadal il remportera le titre et le seul à même de pouvoir faire quelque chose c’est FED
    Le problème pour FED étant à mon avis de passer l’obstacle Monfils aussi dingue que cela paraisse.

    Si Monfils sort FED bien entendu qu’il ne sera pas en finale, il se fera même étendre immédiatement derrière, et ce sera Stan ou Nishi qui se feront eux même étendre par Djoko et/ou Nadal mais je parierai pour la 1ère fois depuis des années que Nadal ne sera pas en finale.

    Si je devais nommer un 3ème larron bien entendu que je parlerai de Murray.
    Il pourrait effectivement profiter d’un très faible relâchement de Djoko (et/ou Nadal) après le quart qui sera, même si Djoko gagnait en 3 sets sec, très intense au niveau émotionnel, mental…

    • Antoine 23 mai 2015 at 20:34

      Djoko ne gagnera pas en 3 sets secs contre Nadal à moins que ce dernier soit blessé…C’est une illusion..

  8. Patricia 23 mai 2015 at 13:45

    Tiens j’avais pas vu que Nishioka avait réussi à passer les qualifs… bon, pas de bol, Berdych au 1er tour.
    Ymer passe les qualifs et joue Rosol ; pas évident, mais faisable.

    Donaldson n’a pas seulement sorti Chung (bien aidé par les circonstances), il a aussi remporté facilement son 2è match (il laisse 2 jeux à son adversaire, moins bien classé). Par contre il cale au 3è tour en 3 sets contre un joueur au classement proche.

    Coppejans (Belge du même âge que Pouille) s’est aussi qualifié et joue Mahut ; il a fait une finale de challenger sur terre récemment.

    Autre jeune qualifié, le britannique Edmund, qui a la chance de rencontrer Stéphane Robert au 1er tour.

    • Coach Kevinovitch 23 mai 2015 at 14:00

      Est-ce qu’on connait le nom de l’heureux qualifié qui affrontera Gulbis? :mrgreen:

      • Babolat 23 mai 2015 at 14:07

        Igor Sijsling. Un mec en forme. Il pourrait bien passer à la trappe le grand Ernest.

  9. Renaud 23 mai 2015 at 16:24

    Pour en revenir à Djoko qui d’après coach (et quelques autres) ne serait pas gagner à RG, la stat ultime à ce niveau c’est vainqueur ou pas de sa 1ère finale de GC… le reste n’étant que broutilles et peccadilles pour faire tourner la machine à statistique…. vous savez du genre cette année Fed perdra En 1/16ème pour être conforme à sa descente statistique depuis la finale de 2011 !!!

    Qui a gagné sa 1ère finale de GC
    Les plus grands, Borg, Mc Enroe, Connors puis bien entendu Sampras, Fed, Nadal, Djoko sans oublier Becker, Edberg

    Qui n’a pas gagné sa 1ère finale et a finalement réussi à faire une carrière correcte
    Lendl, Agassi et à un degré moindre à ce jour Murray

    Donc Djoko va gagner RG 2015 et le pire dans tout cela c’est que le seul au monde capable de l’empêcher de faire le GC dans un bon mois à Wimbledon aura bientôt 34 ans !!!

    Tout fout le camp, sauf si d’ici là Murray se trouve un cerveau de 1er de la classe.

    • Sebastien 23 mai 2015 at 16:51

      Je n’ai pas tout compris de ton commentaire. Djoko n’a pas gagné sa première finale, non ? C’était pas l’US Open 2007 (battu par Fedou). Mais il a gagné sa deuxième finale
      Patricia, c’est magnifique même si je n’ai rien compris non plus

  10. Renaud 23 mai 2015 at 17:17

    Flute alors pris la main dans le sac, je me suis gaufré en oubliant que Djoko est dans le clan de ceux qui n’ont pas gagné leur première finale de GC

    Et re-flute car la théorie de Coach tient la route, il est dans le clan des perdants pas des vainqueurs !!!!

    En clair je distingue ceux qui ont gagné leur GC 1 à l’occasion de leur 1ère finale de ceux qui l’ont pas gagné.

    • Coach Kevinovitch 23 mai 2015 at 17:49

      Ahahahahahhah!

      Amen, je vous le dis, Rafael Nadal vaincra.

    • Sebastien 23 mai 2015 at 18:09

      Coach, j’aimerais bien que tu aies raison car Djokovic m’insupporte à un degré phénoménal et même si Nadal n’est pas mon joueur préféré, je ne veux pas que l’autre crapule prenne un melon encore plus gros en le battant.

      Mais Renaud, j’ai quand même du mal à penser que juste parce que Djoko n’a pas gagné sa première finale en GC, il va rater, c’était un peu pile ou face comme argument. Il est imbattable et il n’y aura pas un Fedou 2011 pour l’empêcher de faire le Grand Chelem. Son niveau en finale de Rome était ignoblement bon !

  11. Renaud 23 mai 2015 at 17:18

    Djoko est dans le clan des perdants je voulais dire !!!

  12. William 23 mai 2015 at 17:29

    Et belle victoire de Thiem en finale, au tie break du troisième set ! Hé Patricia : 65% de premières et 6/6 en balles de break sauvées, c’est pas beau ça ?

    • Kaelin 23 mai 2015 at 17:38

      Super victoire ! Jlattendais pas jdois dire. Super content pour lui, il bat pas des peintres !

  13. Patricia 23 mai 2015 at 17:38

    DOM DOM RUUUUUUUULES !
    Rho, je rageais de devoir louper ça, mais j’ai pu voir la toute fin du match et un TB très maîtrisé de la part de Thiem. Il s’est surpassé au service, je vois, et comme d’hab, vraiment costaud dans la tête… Mayer sauve 6 BB dans le 1er, Domi 2, mais c’est l’Argentin qui remporte le TB 10-8 ; grosse pression au 2è, où cette fois c’est Thiem qui doit sauver 4 BB, mais égalise en convertissant une de ses occasions. et ça tient en 1è tout au long du 3è, Mayer sauve 2 BB, dans ce que j’ai vu sert très bien, avec 2 jeux de service blanc en fin de set. Un très belle échange pour se procurer une balle de match, et c’est fait !
    Le petit met un pied dans le top 30 !

    • MacArthur 23 mai 2015 at 17:40

      Félicitations à vous deux!

      • Patricia 23 mai 2015 at 17:46

        :D !

        J’ai lu que le Mayer avait été une vrai carne cette semaine, personne n’avait réussi à le breaker – genre 30 BB écartées, 11 rien que contre Coric !

    • Patricia 23 mai 2015 at 17:40

      « Un très belle échange  » sorry, c’est l’émotion ! ^^

    • Coach Kevinovitch 23 mai 2015 at 17:53

      Thiem qui gagne son premier titre! Il était temps après son échec devant son public l’an dernier à Kitzbühel! Bon, qu’il nous ponde pas une élimination au premier tour comme à Melbourne cette année, surtout que cela lui coûterait quelques points ATP.

    • Sebastien 23 mai 2015 at 18:05

      Patricia, ton bonheur fait plaisir à voir. Allez avoue tu es la gf ou la maman de Dom Dom ? Bamos !

    • Kaelin 24 mai 2015 at 09:11

      Félicitations ! ^^

  14. Renaud 23 mai 2015 at 19:48

    Je n’aime pas le jeu de Rafa mais je n’ai jamais détesté Rafa et je dois bien reconnaître qu’il lui est souvent arrivé de me surprendre en bien j’entends.
    Ce ne sera donc pas la 1ère fois, mais j’avoue que je suis positivement surpris de son interview du jour dans l’équipe sur son éventuel quart avec Djoko et sur sa forme actuelle.
    Même si je connais la compétence des journalistes pour transformer, omettre… de retranscrire mot à mot les déclarations des uns et des autres, une fois de plus Nadal me semble confondant de lucidité et d’honnêteté.
    Ci-dessous le texte de l’interview (assez courte) pour ceux qui n’aurait pas accès à l’intégralité des textes de l’équipe.

    Rafael Nadal: «J’adorerais jouer ce match. Mais c’est un quart de finale et je n’ai pas encore commencé à jouer le premier tour (où il sera opposé au Français Quentin Halys, titulaire d’une invitation). J’ai beaucoup de choses à faire avant ça. Si j’y arrive, on aura des choses à se dire à ce moment-là.

    (Sur sa forme du moment et sur le fait de ne pas cacher grand-chose aux journalistes) Je vous dis ce que je ressens. Je ne sais pas si c’est bien, si c’est mal, mais en fin de compte, vous pouvez mentir en salle de presse mais c’est impossible de mentir sur le court. Si vous dites que vous êtes en super forme et que vous jouez contre un bon joueur, vous ne pouvez plus tricher. Moi, je ne veux pas revenir vous voir et vous dire: «OK, je vous racontais des bobards tout à l’heure, je ne suis pas en si grande forme que ça» Quand je vous dis que je ne sais pas ce qui va se passer, c’est que je ne le sais vraiment pas. J’ai confiance en moi, je vais me préparer. Je dois penser que je suis prêt pour ce tournoi. Les deux dernières semaines ont été beaucoup plus positives que ce que disent les résultats. Ici, c’est un tournoi que j’adore, ce sont des courts que j’adore, et j’y ai beaucoup d’expérience. Je vais me mettre dans les meilleures dispositions possibles.»

  15. Renaud 23 mai 2015 at 19:50

    Ce qui me confond dans ce bout d’interview c’est la phrase : » je dois penser que je suis prêt… »
    C’est quand même clairement un aveu de faiblesse si on analyse la phrase mais il ne le cache pas.

    Après c’est la traduction, j’ai pas l’intégrale de l’interview et je parle pas Espagnol.
    Est-ce qu’il a dit exactement ou est-ce mal traduit est une autre question

    • Antoine 23 mai 2015 at 20:44

      Il a parlé en anglais qu’il ne maitrise pas très bien..C’est un peu de la méthode coué..

      Tiens, il y a 3 lucky looser, dont Falla qui jouera contre Roger. Un mauvais souvenir..J’aime pas trop ce premier tour..

      • Alexis 23 mai 2015 at 21:14

        Tout pareil… menfin c’est sur herbe que ce cher Alejandro a prétendu mettre des bâtons dans Ses Augustes Roues.

        • Antoine 23 mai 2015 at 22:31

          Falla préfère le dur et est mené 7-0 par Roger..Plutot rassurant..Pour Roger, l’obstacle numéro un devraitl logiquement etre Gaël qui se pointe en bonne condition physique mais qui manque un peu de matchs. Il a aussi un staff et s’est installé à l’hitel, sans doute pour fuir ses potes un peu encombrants..Certes, Cuevas peut certainement le battre..

          Mine de rien, sans avoir fait grand chose à part une demie à Monte Carlo, il est quand meme 10ème à la Race..

  16. MarieJo 23 mai 2015 at 23:30

    mdrrrrrrrrrrrrrrrr

  17. Antoine 24 mai 2015 at 01:03

    Lucas Pouille a un nouvel arrivant dans son équipe : Noah !

    Tremble Gilou !

    • Patricia 24 mai 2015 at 08:53

      Apparemment ça fait quelques mois qu’il le conseille, Pouille a toujours son coach… C’est super de la part de Noah. Par contre, après un très bon début (demi à Auckland, super match contre Gael à l’AO), il fait pas d’étincelles, Lucas. Son Bercy surtout était excellent, et depuis il végète en challenger en battant essentiellement des joueurs vraiment moins bien classés. 3 WC pour des tournois français (Montpellier, Monte Carlo, Nice), des défaites logiques – Nadal, Gasquet, Mayer (mais avec un bagel au 2è). Le phare de son année, c’est une victoire contre un Thiem déboussolé. Il a battu deux top 100 depuis Auckland.

  18. Kaelin 24 mai 2015 at 09:10

    De très bons et longs HL de la fnale de Nice Thiem – Mayer, dispo en HD 1080p :

    https://www.youtube.com/watch?v=XVDOHDKd79I

    On voit que Thiem commence enfin à retrouver son niveau et restructurer son tennis de 2014. Il se mets notamment beaucoup moins loin de sa ligne pour retourner. Bon après, son tennis n’est vraiment pas gracieux, ça lifte un peu trop pour moi et c’est encore assez décousu comme tennis, mais sa fougue et son envie fait vraiment plaisir à voir. On commence à retrouver le Thiem que j’aime ! Son jeu est une sorte de mix entre celui de Rafa et celui de Wawrinka (à un niveau bien moindre, pour l’instant, évidemment que ces 2 joueurs) je trouve.

    Mayer a un jeu sympa aussi, moins lifté, accrocheur, beau revers à une main … gestuelle plutôt moche en tout cas au service, mais clairement parmi les joueurs dont j’apprécie le jeu dans le top 100. Plutôt fairplay en plus je crois, ce qui ‘nest pas forcément la marque de beaucoup de tennismen argentins assez râleurs et mauvais joueurs parfois (Monaco, Chela, Nalby …).

    • Patricia 24 mai 2015 at 09:15

      On a écrit en même temps !

      Pour le fairplay, il a quand même sacré comme un forgeron dans le TB final ! Ca avait l’air assez salé…

    • Patricia 24 mai 2015 at 09:36

      Je suis d’accord sur la comparaison actuelle, mix Nadal/Waw – mais je pense et j’espère que son identité de jeu peut encore beaucoup évoluer. Je pressentais l’an passé chez lui la possibilité de développer un tennis offensif, perforant à la Wawrinka, mais plus fin, plus varié, plus imprévisible et inspiré, mieux construit, plus sûr en coup droit, avec une meilleure marge de sécurité. Et meilleur en défense. Tout ça grâce à une meilleure tête (nerfs et vision du jeu) et à un lift plus appuyé.

      On en est très loin encore, en raison du double écueil qu’il subit au service et au retour, à quoi on peut ajouter celui plus constitutif de sa gestuelle nettement moins compacte. C’est difficile de mener le jeu quand on est tout le temps sous pression au service avec une 1è aux abonnés absents, et incapable d’exercer une pression sur les jeux de retour parce qu’il faut 3 frappes pour espérer se rapprocher. A galérer à cause de ça il a perdu son inspiration et son instinct offensif et a dû creuser sur de la cuisine en revers ; il s’est nadalisé en exploitant son lift, espérant au moins faire mal par la qualité de sa balle.
      Mais j’espère que c’est pas foutu, qu’il va progresser en service et au retour et revenir à cette filière où il peut faire à mon avis plus de dégâts.

  19. Patricia 24 mai 2015 at 09:13

    Sinon, un mot sur la finale de Thiem, que j’ai pu voir en différé ; HL ici : https://www.youtube.com/watch?v=ds8PP4MGgNY

    Un très bon match de Domi, deux joueurs très agressifs et bons au service. Thiem m’a impressionnée sur deux choses : sa manière très ingénieuse de jouer certains points et une amélioration confirmée au service. Ca fait quelques matchs que je trouve sa première balle meilleure ; pas seulement le %, ça reste encore fluctuant, mais le placement, avec une vitesse parfois impressionnante. Il sert régulièrement au dessus de 200 et a servi au dessus de 225 à Rome et à Nice. Du coup plus d’aces, et un impact évident sur le jeu. Si le processus se poursuit, avec un % correct, ça va devenir un atout car il a une bonne 2è balle. J’ai remarqué que ses fautes en 1è ne sont plus exclusivement des fautes de longueurs, au contraire il y a eu bcp de fautes dans le filet, quelques badufs, il doit être en train de trafiquer pour corriger.

    Il expérimente au retour, alternant ses positions hyper reculées habituelles avec des positions proches de la ligne en revers, y compris en retour de 1è.

    Sinon, à l’évidence il retrouve enfin la confiance en ses coups, ce qui permet de revoir en partie la philosophie de jeu très entreprenante qui m’avait séduite l’an passé. La période de galère avec ses orgies de slice en revers – bien utiles tactiquement pour pallier ses vagabondages dans les bâches et se rapprocher – lui ont apporté une amélioration nette dans le secteur. En variation, il exploite aussi très bien dans ce tournoi sa capacité à mettre un lift très giclant ; il a bien emmerdé Isner avec ça, qui a fait un nombre incalculable de fautes en coup droit pour cette raison.

    Son revers frappé n’est pas encore exploité à la hauteur de l’an passé, mais il fait des ravages en coup droit. 44 winners hier (comme Mayer, qui m’a vraiment étonnée au service).

  20. Patricia 24 mai 2015 at 10:04

    Putain j’avais pas vu : vraiment dégueulasse, Mayer est programmé aujourd’hui à 11.00… Ils avaient déjà fait le coup à Richard en 2010 mais là en plus, le dimanche, et en premier… Dégueulasse.

    • Skvorecky 24 mai 2015 at 11:42

      C’est Florian qui joue en ce moment, pas Leo!!! Dire qu’après avoir lu ton com, je commençais déjà à insulter intérieurement les organisateurs. 11h pour un finaliste de la veille, non quand même pas…

      L’Argentin est dans la partie haute, il devrait jouer mardi.

      Quant à Richard, il avait joué le lundi aprem, un peu moins de 48h après sa finale. Bon, c’était pas terrible non plus vu que c’était Murray en face. Ils auraient pu le laisser souffler un jour de plus.

      • Patricia 24 mai 2015 at 12:29

        Ouf !
        L’idée ne m’était pas venue, car Florian Mayer est hors circuit depuis un moment….
        Un match dur de 3 heures en finale, en jouant tous les jours, 2 jours de break sont quand même préférables, tant mieux pour lui.

        Le truc c’est que Richard était dans la mauvaise partie du tableau, et qu’ils n’ont pas voulu adapter.

info login

pour le login activer sur votre profil la barre d'outils

Demande d’inscription

contactez-nous à : 15-lovetennis@orange.fr

Archives

Commentaires récents

Suivez nous sur Twitter

@15lovetennis