Andy Murray : « On me prédisait une année épouvantable, et finalement… »

By  | 31 octobre 2014 | Filed under: Rencontres

Andy Murray, Bercy 2014 (photo DR)Volon­ti­ers bougon, il est rare qu’Andy « Grum­py » Mur­ray se livre réel­le­ment de­vant les médias, à plus forte raison lors de l’exer­cice imposé de la conférence de pre­sse. Alors puis­que, pour une fois, il a con­sen­ti à le faire à l’oc­cas­ion de Paris-Bercy, ne boudons pas notre plaisir. En­treti­en avec un con­vales­cent du pre­mi­er tri­mestre, de­venu homme en forme du de­rni­er.

Andy, Bercy mar­que votre sixième semaine de com­péti­tion con­sécutive. Est-ce que vous cela vous était déjà arrivé ?

A ma con­nais­sance, une seule fois dans ma carrière. En 2005, j’avais joué neuf ou dix semaines d’affilée entre Wimbledon et l’US Open. Des tour­nois ATP, des Chal­leng­ers, les qualifica­tions de l’US Open, et fin­ale­ment le tab­leau final de l’US Open… J’avais enchaîné tout ça. Mais je per­dais plus tôt, en général. Il y avait eu quel­ques pre­mi­ers ou deuxièmes tours dans ma série. Là, je n’ai vrai­ment eu qu’une petite semaine sans matchs, entre ma défaite le jeudi à Shanghai et mon entrée en jeu le mercredi suivant à Vien­ne. Et comme il y a eu un long voyage entre la Chine et l’Aut­riche, je ne sais pas si on peut ap­pel­er ça du repos…

Pour­quoi de tel­les cad­ences in­fer­nales, alors ?

Ces semaines ont été lon­gues, c’est vrai, mais elles ont été très bénéfiques. J’ai retro­uvé be­aucoup de con­fian­ce en ma con­di­tion physique grâce à tous ces matchs, et aussi parce que j’ai réussi à re­mport­er des part­ies très serrées, très lon­gues, en sauvant des bal­les de match… J’aurais pu choisir d’en­lev­er un tour­noi de mon pro­gram­me. En temps norm­al, je l’aurais même sans doute fait. Mais là j’avais envie de me test­er et de voir jusqu’où j’étais cap­able d’enchaîner. Avec cette série, je me suis ras­suré sur ma résis­tance physique et sur ma capacité à aller à la bagar­re.

Rien à voir donc avec la co­ur­se au Mast­ers, alors que vous êtes re­monté de la 11e à la 5e place en quel­ques mois au clas­se­ment Race ?

Il y avait le Mast­ers, bien sûr, dans le sens où une qualifica­tion pour le Mast­ers se con­fon­dait avec mon vérit­able ob­jec­tif : re­venir dans les huit meil­leurs du clas­se­ment d’ici l’Open d’Australie. Être dans les huit pre­mi­ers ou en-dehors des huit pre­mi­ers, cela fait une énorme différence dans les grands tour­nois. Aujourd’hui, non seule­ment j’ai at­teint cet ob­jec­tif, mais c’est même la quat­rième place que je peux viser en fin d’année. C’est un peu inespéré mais si j’y ar­rive, ce sera idéal en vue du début 2015. Je pour­rai re­par­tir du bon pied l’année pro­chaine. Je n’en espérais pas autant, si tôt, après mon op­éra­tion du dos.

Que vous reste-il de cette op­éra­tion ? Une gêne physique, par­fois ? De l’appréhens­ion sur cer­tains coups ?

Plus main­tenant. Les matchs durs gagnés ces dernières semaines, con­tre des joueurs aussi accroc­heurs que David Ferr­er ou Tommy Rob­redo, y sont sans doute pour be­aucoup. Ils m’ont obligé à puis­er dans mes réser­ves et à oub­li­er les appréhens­ions. Jusque-là, j’y pen­sais en­core un peu, oui, sur cer­tains déplace­ments, des glis­sades, des coups en bout de co­ur­se… tous les ges­tes de l’ordre du réflexe, en fait, où l’on doit pouvoir lâcher prise sans se poser la moindre ques­tion à pro­pos de son corps. Dans ces moments-là, il y avait en­core une petite cris­pa­tion jusqu’à ces dernières semaines. Et puis forcément, on y pense sur plein de ges­tes du quotidi­en : ce n’est que de­puis Rome que je m’entraîne à nouveau nor­male­ment, sans re­stric­tion ou in­ter­dic­tion de cer­tains ex­er­cices.

L’année 2014 n’est pas en­core tout à fait ter­minée, mais qu’en retiendrez-vous ?

Que j’ai su re­venir de loin en re­lative­ment peu de temps. J’ai subi une op­éra­tion lour­de il y a tout juste un an. On me prédisait une année épouvant­able, et fin­ale­ment je la ter­minerai tout de même auto­ur de la cin­quiè­me place mon­diale. Je suis le seul joueur avec Novak Djokovic à avoir dis­puté les quarts de fin­ale de tous les Grands chelems ; il n’y a que deux joueurs qui ont fait mieux que moi à Roland-Garros, et quat­re dans les aut­res Grands chelems. Pour moi, cela veut dire quel­que chose d’avoir été bien présent dans ces tournois-là. Plus générale­ment, il y a eu plusieurs étapes dans cette année : un pre­mi­er tri­mestre dur, puis des choses très en­couragean­tes sur terre bat­tue, avant un coup d’arrêt avec des tournées sur gazon et sur dur que j’aurais espérées meil­leures, et enfin cette fin d’année qui me per­met d’espérer be­aucoup de 2015.

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200 Responses to Andy Murray : « On me prédisait une année épouvantable, et finalement… »

  1. Montagne 3 novembre 2014 at 12:05

    Oluive met 2″n » à annale, c’est mieux quand même.

    • Geo 3 novembre 2014 at 15:58

      Montagne, mets un S dans l’anal, enfin je me comprends.

  2. Antoine 3 novembre 2014 at 12:50

    J’ai vu le match de Berdych contre Raonic, pas mal mais sans plus, puis quelque jeux du match de Nishi contre Djoko. J’ai arrêté là voyant que Nishi était manifestement cuit.

    Pas vu la finale dont le résultat ne m’a pas surpris sinon que je pensais que Rahan tiendrait quand même mieux. Il a pris une leçon..

    Cette après midi, tirage du Masters..

  3. MacArthur 3 novembre 2014 at 15:37

    Nishikori dans le top 5. C’est beau!

    • Elmar 3 novembre 2014 at 15:49

      Et une grosse densité dans le top-ten, comme on n’en avait plus vue depuis longtemps, avec 800 points entre le 4ème et le 10ème. C’est là qu’on constate que l’après-AO va faire mal à Stan, qui sera sans doute éjecté du top-ten. Il a d’ailleurs tout intérêt à engendrer quelques points supplémentaires au Masters.

      • MacArthur 3 novembre 2014 at 15:54

        Imagine Stan nous conserver son titre. Il en est capable!

  4. William 3 novembre 2014 at 15:55

    Trois nouvelles têtes au Masters et Ferrer absent : génial !

    La poule de la mort attendue par Patricia : Djokovic encerclé par Nishikori, Murray et Cilic. Annonce dans quelques minutes sur la BBC.

  5. Renaud 3 novembre 2014 at 16:05

    Je ne suis ni capable de faire un article au vu de vos encyclopédiques connaissances tennistiques bien supérieurs aux miennes ni un prince es statistique mais j’aimerai bien que l’un d’entre vous accepte un jour l’idée de faire un article sur le sujet suivant :
    Est-ce statistiquement représentatif ou pas (et donc statistiquement faux) d’écrire que la qualité du match de Raonic contre Fed est un fait établi. C’est à dire, sortir son meilleur match du tournoi contre une icône (ma liste ici sera brève, Borg, Sampras, Fed) encore au top mais moins implacable qu’à son sommet. J’exclu volontairement Nadal de la liste puisque mis à part ces problèmes de santé récurrents je ne l’estime pas (encore ?) sur la pente descendante mais au pire sur la ligne de crête.
    Exemple dans mon sens, Raonic dans ce tournoi, qui baisse sensiblement si ce n’est énormément sur de nombreuses statistiques entre son match contre Fed et sa demi et sa finale
    Soderling contre Nadal à RG 2009, même si j’ai choisi de ne pas retenir Nadal dans ma liste c’est un exemple récent de ma « théorie ».
    Dans mon sens peut-être est-ce même « jouable » de prendre comme exemple de « Ma Théorie » le Sampras-Fed de Wimb 2001.
    Contre exemple Del Potro à l’USO 2009 en ce sens que sa finale contre FED n’est que l’aboutissement d’un tournoi et d’une montée en puissance tout au long du tournoi, avec l’inconnu de la valeur de Nadal sur ce tournoi qu’il gagne néanmoins un an plus tard pour la 1ère fois.
    C’est tout pour le moment

    • Skvorecky 3 novembre 2014 at 16:28

      A peu près rien compris.

      Cependant, chercher à démontrer un niveau de jeu supérieur ou inférieur avec des statistiques, ça me paraît fumeux. Rien ne vaut l’impression… qui est éminemment subjective.

      • Renaud 3 novembre 2014 at 16:47

        moi non plus en me relisant :-)
        Plus sérieusement est-ce habituel pour un joueur prometteur de sortir son meilleur match du tournoi contre une pas encore « ancienne » gloire mais plus tout à fait aussi dominateur qu’à son sommet pour « s’effondrer » dans les matchs suivants.
        Le match de Raonic contre Fed me semblant être « une habitude » de cette impression (c’est pas une vue de l’esprit de se dire que Djoko aurait pris cher aussi vendredi contre ce Raonic non ?)

        • Antoine 3 novembre 2014 at 17:24

          Aucun doute que Raonic a joué l’un des meilleurs matchs de sa saison contre Roger et cette victoire est d’ailleurs la plus grosse perf de sa carrière.

          Entre le Raonic qui joue contre Sock (7-6 au troisième) ou même Berdych ou Bautista Agut et celui qui joue contre Roger, c’est pas du tout le même niveau sans même parler de la finale.

          C’est pas qu’il s’effondre après avoir joué contre Roger. Il fait un bon, voire très bon match contre Berdych qui jouait bien aussi (excepté son suicide dans le dernier jeu bien sur) mais ce n’est pas le niveau de la veille.

          Si Raonic avait joué contre Djoko le vendredi, c’est clair qu’il n’aurait pas pris 2 et 3. Le score aurait été beaucoup plus serré. Mais je pense que le Djoker aurait quand même gagné car lui jouait très bien comme on a pu le voir, contrairement à Roger qui a fait un bon match contre Raonic mais sans plus..

  6. Remy 3 novembre 2014 at 16:14

    Federer-Nishikori-Murray-Raonic

    Djokovic-Wawrinka-Berdych-Cilic

    • Remy 3 novembre 2014 at 16:19

      Ca s’annonce beaucoup beaucoup beaucoup plus compliqué pour Roger que pour Novak.

    • Skvorecky 3 novembre 2014 at 16:30

      Encore une fois, si c’est plus compliqué pour Fed que pour Djokovic, c’est parce que ce dernier est supérieur. Nishikori-Murray-Raonic, le Serbe vient justement de se les enchaîner en perdant 17 jeux au total…

      • MacArthur 3 novembre 2014 at 16:39

        Exact!

  7. Renaud 3 novembre 2014 at 16:20

    Au vu du dernier mois, mois et demi Djoko en demi avec 2 ou 3 victoires l’inconnu Cilic étant dans cette poule.
    Dans l’autre bien malin celui qui me sortira d’office les deux 1/2 finaliste. Tout le monde peut gagner tout le monde à mes yeux.

  8. Antoine 3 novembre 2014 at 16:26

    Ce qui rend le groupe de Roger plus relevé est la présence de Murray qui est avec lui et pas dans l’autre groupe.

    Djoko est quasi sur de se qualifier. L’autre place du groupe A va se jouer entre Cilic et Stan.

    Dans le groupe B, Roger et Murray sont les deux favoris logiques.

    Le Masters réussit rarement aux novices même si Stan est allé en demie l’année dernière.

    • Skvorecky 3 novembre 2014 at 16:32

      D’accord à une exception près. Berdych a largement plus ses chances que Stan.

    • MacArthur 3 novembre 2014 at 16:37

      Je ne suis pas si convaincu pour ça pour Murray. Federer, cette année c’est 2-0 contre Murray. Et si mes souvenirs sont bons, Andy n’a jamais réussi à battre Federer aux WTF.

      Pour moi, Andy ne relève en aucun la poule de Federer. Et ç’aurait été la même chose s’Il était dans l’autre poule.

      D’ailleurs tous les récents succès d’Andy en indoor ne m’ont pas convaincus plus que ça. La vérité est qu’il a gagné, difficilement d’ailleurs, contre beaucoup de no name et a encore succombé face à Djokovic contre qui il n’a dorénavant plus aucune solution.

      • Antoine 3 novembre 2014 at 16:45

        Murray vient de gagner 3 des 6 tournois qu’il a disputés en succession depuis l’US Open. Personne ne peut en dire autant. Il joue désormais top 4, pas loin de son meilleur niveau selon ses propres dires.

        Il a calé contre Djoko parce qu’il arrivait physiquement à la limite et qu’il venait de se qualifier la veille en battant Dimitrov au terme d’un excellent match.

        Il va être très dangereux. Pour moi, il fait clairement partie des 3 favoris avec Djoko et Roger.

  9. Antoine 3 novembre 2014 at 16:41

    UN TIRAGE EXCELLENT POUR ROGER !

    Si on réfléchit un peu, c’est pas loin d’être idéal car le tirage laisse à Roger une chance raisonnable d’empêcher Djoko de finir numéro un.

    Comme le groupe B est plus relevé en raison de la présence de Murray, cela veut dire que le deuxième de cette poule sera très bon et a priori plus fort que le deuxième de la poule A.

    Comme Djoko va terminer premier de sa poule A, il rencontrera donc le deuxième du groupe B, qui aura donc une chance sérieuse de le battre.

    Si cela se goupille bien pour Roger, le Djoker rencontrera Murray. Si Djoko a perdu un match de poule, contre Stan ou Cilic, et qu’il perd contre Murray en demies, il n’aura pas suffisamment de points pour terminer n°1 si Roger a gagné ses trois matchs de poule, gagne le Masters, ses deux matchs de CD et remporte la CD….

    Pour être sur de terminer premier, Djoko a en effet besoin de gagner 3 matchs à Londres.

    • MacArthur 3 novembre 2014 at 16:46

      Une seule rencontre entre Andy et Novak au WTF: victoire du Serbe en 2012.

      En 2014, 4 rencontres entre les deux: 4-0 pour Djokovic.

      Sur les huit dernières rencontres entre les deux hommes: 7-1 pour Djokovic.

      Ne rêve pas trop, Antoine!

      • Antoine 3 novembre 2014 at 16:52

        Je ne rêve pas, je connais le H2H entre Murray et Djoko. Je dis simplement que c’est le tirage qui laisse une chance à Roger de finir numéro un.

        Et je dis qussi que si on est en forme, il vaut mieux être dans le groupe le plus relevé pour avoir une demie plus facile que celui qui sort en tête du groupe le plus faible qui doit se coller en demie un joueur plus fort…

    • Skvorecky 3 novembre 2014 at 16:54

      J’allais l’écrire. Pour s’assurer de finir l’année nº1, quel que soient les résultats de Federer, Djokovic doit gagner ses 3 matchs de poule ou aller en finale. S’il n’empoche que 400 points (c’est-à-dire 2 victoires et une défaite en poule, et défaite en demi), Federer finirait 1er en étant invaincu au Masters + 1 victoire en simple à Lille.

      Ça reste hypothétique.

    • Patricia 3 novembre 2014 at 20:20

      Bon, ça augmente nettement les chances pour Fed de ne pas sortir des poules, aussi… Ou d’être crevé parce qu’il aura dû batailler dur pour en sortir. Et c’est pareil pour le second de la poule, qui peut très bien être lui et se taper un Djokovic frais comme un gardon (à mon avis ce sera le cas sauf si Cilic est en mode USO).

      Je pense au contraire que si Murray et Nishi avaient été dans sa poule, Djokovic avait une chance d’être bien entamé en demi, voire second de sa poule et se taper Fed dans les meilleures conditions pour Biquette.

      Je pense de toutes façons que sa meilleure chance c’est d’affronter le Djoker en demi.

  10. Renaud 3 novembre 2014 at 16:41

    C’est vrai que Djoko vient juste de s’enfiler les 3 adversaires de Fed avec le résultat que l’on sait !!!!
    C’est vrai que ce ne sera pas un parcours de santé pour FED même si le format du tournoi, son expérience, sa forme et mental du moment devrait logiquement le voir rallier les demis.
    Avant Paris Bercy disons que certains voyaient FED gagner sur tout les tableaux, une semaine plus tard le favori logique est Djokovic et FED n’est qu’un parmi les tireurs embusqués.

    Celui que j’attends au tournant de mes ambitions c’est Murray.

    • Antoine 3 novembre 2014 at 16:48

      Ben oui, c’est pas un bon tirage pour Djoko en réalité..

    • Patricia 3 novembre 2014 at 20:34

      Le fait que Murray ait joué 20 matchs en 2 mois juste avant Bercy et que Nishi ait enquillé 3 marathons brouille quand même les cartes sur leur performance. Même dans cet état semi-comateux, Nishi montrait qu’il avait le jeu pour poser des problèmes à Djokovic et c’est le dernier en date hors Fed à l’avoir battu.
      Murray ne l’a pas battu depuis 2013 mais il revient à son niveau avec une grosse confiance, et une semaine pour récupérer. Penser qu’il puisse mettre assez de pression pour battre un très bon Djokovic après la finale de Valence et deux matchs dans les pattes me paraît plus utopique que d’imaginer qu’il lui pose plus de problème que Berdych ou Wawrinka, à domicile et après une semaine de break.

      L’historique montre que Murray a eu plus de réussite contre Djoko sur surfaces très rapides et que les Anglais ont bien tort de ne pas tabler sur un indoor bien costaud pour accroître ses chances (augmenter celles de Federer en même temps est une bonne chose parce qu’il peut contribuer à sortir Djoko, la plus grande menace). La dernière fois que Murray a battu Djokovic sur une surface lente, c’était en 2009 à Miami, avant ça la seule occurrence est à Toronto en 2008 – années où Djoko est en version Nakunpoumon. Ses victoires sur rapide : Cinci 2008 et 2011, Dubai 2012, JO 2012, USO 2012 et Wim 2013.

  11. Benoît 3 novembre 2014 at 16:43

    Si la poule de Roger paraît la plus relevé c’est parce qu’il a moins de marge contre tous les joueurs du top8 sans exception que Djoko. Par exemple si Berdych s’était retrouvé dans la poule de Roger je n’aurai pas été plus rassuré que Nishikori. A l’inverse Andy ou Raonic dans la poule de Djoko on aurait dit que le Serbe avait un tirage easy.

    Pour moi ce sont 2 poules équilibrées (normal vu le niveau du top8 actuel) avec un favori vu la forme actuelle (Djokovic) et deux inconnues (Cilic et Stan).

  12. Geo 3 novembre 2014 at 16:47

    Quelques remarques désordonnées en complément de l’excellent post de William, notamment sur le différentiel visu/vécu.

    C’était ma première ou presque au très haut niveau (huitièmes et quarts de finale), hormis un bout de Montpellier et quelques bribes de Coupe Davis. La première image qui me vient est technique, chaque coup est tellement maîtrisé, posé, placé. Le slice banal, lent qui vous ennuie devant votre écran est une merveille sur le court. Le bruit à la frappe aussi, si pur, si net, qui tient davantage du « Wiiiz ! » que du « PAAAF !!! ». A montrer à tous les gamins. On a rarement l’impression que les joueurs forcent leurs coups. Projection vers l’avant, traversée de la balle et ça part à toute vitesse.

    Le court numéro un est un parking, orné de gros tuyaux mais l’effet gros plan est lui un régal pour les yeux. Je ne sais pas si Verdasco a balancé son match mais Ferrer ne l’a pas laissé respirer. Le Pou est impressionnant physiquement, en vitesse de jambes surtout, qui lui permet de harceler son adversaire, le saouler de coups. L’amie profane qui m’accompagnait ne s’y est pas trompée qui m’a dit : « On est bien là, ça cogne. » au moment de retourner ou non sur le Central.

    A propos de physique, je m’attendais à être surpris par le gabarit des joueurs, à les découvrir plus baraqués qu’ils ne sont à la télé. En fait… ils sont plus fins, vraiment fins, Grigor notamment. Pas un gramme de graisse en trop. Leurs jambes sont vraiment très dessinées, on voit tous les petits muscles. Avec sa coupe courte, le « vieux » Anderson fait petit garçon. Pour le reste, j’ai été étonné… de ne pas être étonné à la vue des demi-dieux. Djokovic, Federer sont finalement les mêmes en virtuel ou en live. « Rogeai est plus impressionnant que Novak » m’a dit mon amie. Pour ma part je dirai que Rogeai est plus beau mais Novak est plus fort. Le danseur et le robot.

    Un mot sur le bruit. Quid du fameux public turbulent ? En session de journée, il est très poli, il s’enflamme un peu plus en soirée avec Magic Federer ou avec un Frenchie. Du très classique dans l’ensemble, des encouragements convenus, quelques hurlements potaches, pas de quoi pousser mémé dans les orties. Les cris de joueurs peuvent m’écorcher les oreilles à la télé, en vrai, c’est différent. Les beuglements de Ferrer font partie du personnage, donnent de l’intensité à son jeu et à la partie. D’un Espagnol bruyant à l’autre, je songe à Nadal. Si j’ai tendance à le fuir chez moi, je crois que j’aurais sacrément aimé le voir évoluer dans l’arène.

    • Antoine 3 novembre 2014 at 16:57

      Super ce compte rendu.

      Nadal ne fait pas de bruit. Il est incroyable à voir jouer à Roland Garros. IL s’y déplace comme un félin. Roger aussi et le bruit de sa balle n’est pas le même que celui des autres joueurs.

      • antsiran23 3 novembre 2014 at 17:26

        Nadal vu à RG plusieurs fois donne quand même l’impression de force brutale aussi bien dans ses courses que dans ses frappes.
        Pour avoir eu la chance de voir Edberg à RG, il donnait l’impression de voler littéralement sur le court, de planer… Federer m’a donné cette impression également.
        Quant au bruit des frappes slicées, mon rêve…voir et entendre Federer à Wimbledon. Avant qu’il ne prenne sa retraite…

        • Antoine 3 novembre 2014 at 17:34

          Je ne trouve pas du tout que Nadal donne cette impression de force brutale à Roland Garros, comme quoi chacun voit les choses à sa façon..

          Roger vole : oui, très fréquemment je trouve aussi, dès qu’il frappe un coup droit par exemple

  13. Nathan 3 novembre 2014 at 16:56

    La poule de Roger semble la plus forte.
    Quand le danger croît, croît aussi ce qui sauve.
    Donc Roger s’en sortira…

  14. Antoine 3 novembre 2014 at 17:14

    Il y a un élément qui est important c’est l’ordre des matchs. Quel groupe va commencer en premier ?

    Ce groupe est nettement avantagé puisque les joueurs de l’autre groupe doivent jouer leur troisième match la veille de la demie finale, ce qui est particulièrement pénalisant pour celui qui joue en session du soir. C’est ce qui arrivera à Roger si son groupe débute en deuxième..

  15. Nathan 3 novembre 2014 at 17:48

    Et quid de la surface ? La même que l’année dernière ? La même qu’à Paris ? Et les balles ?

    • Antoine 3 novembre 2014 at 17:52

      Sans doute la même que les années passées. Pas très rapide et prenant bien les effets.

  16. Antoine 3 novembre 2014 at 17:57

    Djoko-Stan : 15-3 (6-3 6-3 au Masters 2013)
    Djoko-Cilic: 10-0
    Djoko-Berdych: 16-2 (3 victoires à 0 au Masters, un set de perdu)
    ——-
    41-5

    Roger-Murray : 11-11 (3 victoires à 0 au Masters, un set de perdu)
    Roger-Nishi : 2-2
    Roger-Raonic: 6-1
    ——–
    19-14

    • Nathan 3 novembre 2014 at 18:21

      Tu sais ce que disait Twain à propos du mensonge : « il y a les mensonges, les gros mensonges… et les statistiques ».

      Cela étant, pour évaluer la force de nuisance des deux groupes, on pourrait dire que Djokovic à 89 % de chance de s’extirper du groupe A, Federer 57 % de chance de faire de même dans le groupe B.

      Mais si on s’amusait à mettre Djokovic dans le groupe B et Federer dans le groupe A, les pourcentages seraient de 67 % pour Djokovic et 77 % pour Federer, sauf erreur de ma part.

      Donc le groupe B pose plus de problème aux deux meilleurs joueurs de l’ATP que le groupe A.

      • Antoine 3 novembre 2014 at 19:07

        Cela tend à confirmer le sentiment que l’on a sur la composition des groupes : le groupe B est plus relevé…Mais je pense que ton calcul n’est pas approprié.

        Pour s’extirper d’un groupe, il faut être premier ou deuxième…

    • Patricia 3 novembre 2014 at 20:36

      Murray a battu Fed au Masters 2008 dans un match énorme alors qu’il était qualifié – ça lui a sans doute valu de ne pas s’imposer cette année là…

      • Antoine 4 novembre 2014 at 10:10

        Effectivement. Au Masters, cela fait donc 3 victoires à 1 pour Roger et 7 sets gagnés contre 3.

    • Antoine 4 novembre 2014 at 10:28

      Pour compléter ces H2H, il faut ajouter :

      groupe A

      Stan-Berdych : 9-5 (1 victoire à 0 au Masters 2013 : 6-3 6-7 6-3, Stan a gagné 7 des 8 derniers matchs et les 3 derniers, une défaite en CD)
      Stan – Cilic : 7-2 (2 victoires de Cilic en 2010, Stan a gagné les 3 derniers)
      Berdych – Cilic : 5-4 (Cilic a gagné les 2 derniers à Wim puis l’USOpen 2014)

      groupe B

      Murray -Nishi : 3-0 (pas de matchs récents)
      Murray-Raonic : 1-3
      Raonic-Nishi : 1-4

  17. Antoine 3 novembre 2014 at 19:17

    Le groupe de Roger démarre en premier ce qui est très bon pour lui.

    Dimanche après midi : Nishikori -Murray puis le soir Roger – Raonic…Murray mène 3-0 contre Nishikori, des victoires faciles mais qui datent :
    http://www.atpworldtour.com/Players/Head-To-Head.aspx?pId=N552&oId=MC10

    • Nathan 3 novembre 2014 at 19:22

      Ils sont pas fous, ces Anglais, Murray est dans le groupe B !

    • Antoine 4 novembre 2014 at 10:17

      Et lundi, le programme est :

      -l’après midi : Stan vs Pataud
      -le soir : Djoko vs Cilic

      Stan mène 9-5 contre Berdych. Il l’a battu au Masters l’année dernière 6-3 6-7 6-3. Il a gagné 7 des 8 derniers matchs. Seule défaite : en CD

  18. MacArthur 3 novembre 2014 at 20:47

    Pour répondre à Antoine et ses statistiques plus haut.

    On peut dire aussi que dans le Groupe A figure 3 vainqueurs de GC cette année sur 4 joueurs.

    O vainqueur de GC dans le Groupe B.

    • Nathan 3 novembre 2014 at 21:22

      dont 2 vainqueurs de GC qui n’ont plus battu un top 10 depuis leur prouesse.

    • Nathan 3 novembre 2014 at 21:25

      enfin depuis avril 2014 pour le Suisse

    • Patricia 4 novembre 2014 at 12:54

      Ou l’exprimer en points :

      Groupe A hors Djokovic : 13 510
      Groupe B hors Federer : 13 540

      Mais effectivement si l’on prend les points post USO, énorme déséquilibre !

      Waw : 100 pts
      Cilic : 450
      Berdych : 1090
      total : 1640

      Nishikori : 1120
      Murray :1450
      Raonic : 1000
      total : 3570

      • MacArthur 4 novembre 2014 at 13:05

        Tu veux donc dire que les members du groupe B arrivent rinces aux Masters.

        • Antoine 4 novembre 2014 at 15:00

          Murray, Raonic et à un moindre degré Nishikori en ont bavé jusqu’au bout pour arriver à se qualifier.

          Dans le groupe A, ce n’est le cas que de Berdych, tandis que Stan et Cilic sont frais vu qu’ils ont peu joué ces dernières semaines..

        • Patricia 4 novembre 2014 at 21:16

          Je ne privilégie pas un paramètre à l’autre… Avoir beaucoup joué implique effectivement un impact négatif (mais si l’on considère les points et nombre de matchs remportés sur cette période par Federer et Djokovic, ils sont autant concernés que Murray, Nishikori, Raonic et Berdych) ; de toute évidence cela suppose aussi un niveau de jeu – ou plus exactement de capacité à gagner – supérieurs. Et si l’on en croit l’intégralité des interviews que j’ai pu lire, l’enchaînement des victoires est un atout incontestable pour la confiance.

          Tout est une question d’équilibre… Ces dernières années on a vu aussi bien des burnouts que des confirmations.

          En 2013, le groupe A voit arriver en tête Nadal, qui a atteint une finale et 3 demis en automne (à la suite d’un rarissime ‘golden summer’) et Wawrinka, qui n’a remporté que 11 matchs ; Ferrer, qui a enchainé 3 finales en 3 semaines, ne gagne aucun match. Le 1er du groupe va en finale.

          Le groupe B voit arriver en tête Djokovic, qui a absolument tout remporté auparavant et gagne le tournoi ; federer est 2è, qui vient d’enchaîner une finale et une demi. Del Potro, qui a raflé deux titres et atteint une finale, est éliminé en poules.

          L’absence de repos entre Bercy et les Masters accentue le phénomène de fatigue (sauf pour Djokovic semble-t-il).

          Cette année le bon sens indique que Murray peut être dangereux en poules mais manquerait de jus pour aller au bout. Nishikori, dans une moindre mesure, est dans ce cas de figure. Raonic en revanche a fait deux finales mais a peu joué dans la même période…

  19. Patricia 5 novembre 2014 at 13:06

    Une partie des récompenses de fin d’année pour l’ATP est tombée, Fed chouchou des joueurs et des fans comme d’habitude, Goffin a eu le meilleur come-back et BA la meilleure progression.

    J’ai été voir les nominés pour la dernière catégorie… forcément ils ne peuvent pas sélectionner tout le monde mais le fait d’être jeune est clairement un désavantage pour être sélectionné : ils n’ont pris que Kyrgios (186-55), alors qu’évidemment, la progression de Thiem (139-39) ou Coric (303-92) est colossale.

    Alors évidemment, la progression de Cilic (50-8) est costaude, mais on peut plutôt parler de come-back pour un gars qui a frôlé deux fois la 10è place (une fois 10è, une fois 11è). Dernier nominé : Nishikori (23-5). Sachant qu’il avait été 11è en 2013 et 15è en 2012, la logique de cette sélection voudrait que Stan fut nominé aussi….

  20. Skvorecky 5 novembre 2014 at 13:44

    Le prix du fair-play de l’ATP est tellement bidonné qu’il récompense un joueur dont l’entraîneur a donné son nom au prix.

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