« A perfect day : tennis » … Retour vers le futur : Bercy 2013

By  | 29 octobre 2014 | Filed under: Bord de court

1383511843_3En bande-annonce de ce Bercy 2014, je vous pro­pose une page d’archive : et si on re­faisait un arrêt sur image, il y a un an – his­toire de s’amus­er de toute l’eau qui a coulé sous les ponts de­puis lors (mais oui ! Bi­quet­te était à la ramas­se ! Gas­quet ar­rachait les Mast­ers ! Del Po de­lpotait !…). His­toire égale­ment de par­tag­er une tranche de vie im­por­tante dans ma vie d’aficionada du ten­nis : mon dépucelage du tennis-en-vrai.

J’avais tar­tiné cette chronique à mon re­tour et calé, Dieu sait pour­quoi, sur le récit du de­rni­er match, pour­tant mon deuxième préféré de la journée…

Au pro­gram­me : la queue, Waw­rinka/Al­magro, Fer­rer/Simon, Is­ner/Djokovic, Di­mit­rov/del Potro, Federer/Kohlschreib­er, la pause, Gas­quet/Nis­hikori, Nadal/Janowicz.

Un couac dans la com­préhens­ion du système de queue nous fait per­dre une demi-heure. Quand nous ar­rivons dans les gradins (dans l’axe lon­gitudin­al à gauc­he, côté petit filet, yes !), un set est passé déjà et nous com­prenons rapide­ment que Nicolas n’a pas l’in­ten­tion de s’at­tard­er sur le court. Le plus mar­quant de ses hauts faits, c’est sa co­if­fure de Fonzy qui lui donne en­core plus l’air d’un aide épici­er of­ficiant dans un bled d’An­dalousie (celui qui re­vient de l’arrière-boutique avec le salami en faisant tint­er le rideau de per­les en plas­tique). Stan ne fait pas grand chose, mais j’ai le temps d’apprécier le geste de fin­i­tion de son re­v­ers, un côté ar­tisan­al genre « allez ma p’tite dame je vous la découpe vite fait cette côtelet­te ».

Je note égale­ment un type qui fait la re­tape entre les matchs, entre an­imateur « C’est la chenil­le qui redémarre » façon vendredi après-midi aux Acacias, et vente-flash au rayon cas­soulet de Car­refour (non pas une, non pas deux, mais 3 knac­kis dans les flageolets). Avec des sons-et-lumière in­con­tinents pour rad­jeunir.

Nicolas quit­tera le court fort gracieuse­ment, tout le monde a l’air de bien s’aimer et de pre­ndre les choses du bon côté. La di­mens­ion de l’ad­versité, la dramatisa­tion me para­is­sent très amplifiées par la réalisa­tion télévisée, qui cadre de près le joueur et nous iden­tifie systématique­ment au point de vue de celui qui a envoyé la balle. (Bien souvent d’ail­leurs, je per­drais le com­pte des jeux durant la journée, toute étonnée de voir ar­riv­er la balle de match…)

Un autre duo se présente ; nous bais­sons sub­ite­ment de trois crans niveau puis­sance.

Simon fait en­core be­aucoup plus fluet qu’à trav­ers le pris­me d’une caméra. Une ab­s­ence de mol­lets, une lacune de postérieur qui se traduira vite par sa dif­ficulté à faire avanc­er la balle sur une sur­face de con­sis­tance ouateuse.

Ferr­er ne sera pas be­aucoup plus im­pres­sion­nant ; ni l’un ni l’autre ne sont dans un grand jour. Simon a des velléités of­fen­sives, mais ses in­itiatives échouent bien trop souvent dans le co­uloir à marée basse, et le filet reste un lieu de troub­le palp­able pour le chétif pous­sin… Son in­capacité à jouer un slice lui est souvent fatale, Ferr­er en pro­fite à fond.

Mais sur­tout, un mal de dos évident le saisit au bout de 3 jeux (son in­ter­view d’avant match lais­sait d’ail­leurs pre­ssen­tir un pes­simis­me con­sidér­able sur sa con­di­tion) : il n’ar­rive plus à se baiss­er (rédhibitoire sur une sur­face feutrée qui ab­sor­be le re­bond), sert à 120 km/H en 2è balle, on di­rait un mous­tique englué sur un ruban pois­seux. La ouate pois­se le pub­lic, la main de Djembé Man colle au tam-tam, mes en­courage­ments sont sans doute aussi ténus que la car­rure de Gilou.

On lui souhaite des vacan­ces re­posan­tes, même s’il a en­core un doub­le à per­dre avec Char­dy.

Isner/Djoko démarre.

Là, on a quand même un duo qui ar­rive à faire avanc­er la balle dans l’aquarium, et même un type qui garde assez bien la balle dans le ter­rain. C’est rigolo de retro­uv­er l’homme caoutchouc et ses frap­pes de bal­les ac­robatiques, ses petits mo­ments de nerfs (il se tape sur la croupe et après, ça saig­ne. En face.).

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Le petit bon­homme en mous­se

Mais nous, on veut voir Del Pot­ro/Dimit­rov sur le petit court, donc on file à l’angla­ise.

Au sous-sol, il y a un tout tout petit court avec 200 places à tout cass­er sur lequel, pour une raison qui m’échap­pe, on a pro­grammé le super­lative­ment charis­matique del Poutou/­Dimit­rov au lieu du logique Simon/Ferr­er. Même en nous cas­sant à un mo­ment haute­ment stratégique de l’arène prin­cipale, en­viron 80 per­son­nes poireautent déjà de­vant les vigiles, qui nous an­non­cent tout de go que c’est plein et qu’on ne peut aller que sur le court numéro 2 (un doub­le sexy avec Qures­hi/Roj­er et Be­nnet’/ Zimon­jic). En­viron 25 per­son­nes filoutent comme nous, préten­dent une com­puls­ion pour le ten­nis par paire, de­scen­dent et bi­fur­quent il­lico di­rec­tion Court N°1.

Succès.

Won­der­ful ! C’est du spec­tacle de loge, à cinq mètres de la nuque des joueurs au chan­ge­ment de côté. En plus, Grigor et del Po nous ser­vent du ten­nis cham­pagne, le meil­leur niveau de jeu ob­servé sur la journée des deux côtés. Ca va à une vites­se phénoménale, genre musiciens gyps­ies en trans­e.

Di­mit­rov joue une par­ti­tion pro­digieuse en slice de re­v­ers ; en jeu à plat c’est hauteur de cuis­se maxi, slicé, en règle générale, ça rase l’élas­tique des chaus­settes. Del Po re­nvoie tout avec des pralines coup droit et re­v­ers à re­ndre cinglé, bang bang, Grigor réplique du tac au tac, racatacatac, kalash’ bul­gare. Y a un sup­port­er made in Sofia (« Gris­haaa »), un co­u­ple ar­gentin (« Vamos Rrrrouan ! »), et le reste brail­le à plein poumons « allez GriPo !», c’est fort sym­pat­hique.

Im­press­ion de la gran­de salle con­firmée, comme sta­ture, les joueurs sont net­te­ment moins mas­tards qu’à la téloche, où on nous vend du bison trans­génique à coup de cad­rages hyper serrés et de contre-plongées dramatiques. (Une ex­cep­tion : Nadal. Lui ses muscles dor­saux ex­plosent visib­le­ment le T-shirt à 150 mètres quand il épluc­he sa banane).

Par con­tre, ques­tion charis­me, del Potro est hal­lucinant. Ca c’est du mas­todon­te, Madame. Du sauri­en dis­paru.

Entre les points, le mec se déplace à la vites­se d’un caméléon en pleine médita­tion taoïste. Vous voyez les pares­seux ? La tein­te verdâtre du pelage, c’est de la mous­se qui leur pous­se de­ssus. Parce qu’ils ne bougent pas be­aucoup.

On de­vine le li­ch­en dans les plis velus de Del Potro. Quand il n’est pas con­tent, il ralen­tit en­core plus.

On voit pouss­er la mous­se.

On en­tend pouss­er la mous­se.

JMDP in­car­ne à la per­fec­tion le type que per­son­ne ne vient em­merd­er au com­ptoir de bar. Celui qui fait pivot­er len­te­ment la tourel­le du char d’as­saut de son re­gard dans le même bloc que sa tête quand un in­conscient vient de­mand­er l’heure. Alors, le pékin penaud se re­croquevil­le comme une li­mace de­vant un fer à soud­er et fond au noir à re­culons en bredouil­lant des ex­cuses.

Chaque fois qu’il sera frustré, sur un man­que de réus­site, une an­non­ce, un spec­tateur qui gigote au mo­ment du ser­vice, Del Po pas­sera au coup d’après un re­tour de mam­mouth, un ace. Un poing sur la table. Toujours.

Par deux fois, il aura émis une espèce de râle hululé vers le ciel, c’était le vieil orign­al au fond du bois. Le gnou sous les mélèzes. Le wapiti royal sous le baobab.

Bref, con­qu­ise.

Gris­ha, à côté, avec sa petite mèche en vir­gule, c’est Fab­rice Lucchini face à Lino Ven­tura : léger.

Mon cicérone, Oluive, a trouvé l’express­ion idéal pour cette ex­péri­ence de pro­ximité : du « ten­nis de chambre ».

Wow !

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« Par­don Mon­sieur, vous auriez du feu ? » « Petit, c’est pas le mo­ment… »

Après désincrus­ta­tion du court minia­ture et re­des­cente on­doyan­te de la cas­cade des gradins pour ce qui s’annonçait comme le joyau de l’après-midi, la chute métap­horique sera rude. Pour­tant, le menu était alléchant : GOAT farci à la volée et sa gar­ni­ture al­leman­de of­fen­sive, garan­tie 100% One Han­d­er. Kohly /Roger, miaoû !

On a loupé la moitié du pre­mi­er set, sans doute la plus pot­able. Parce que Fedou va re­prendre ses vapeurs de fin de saison, entre fautes di­rec­tes par promo de quat­re et er­rances en re­tour (un ab­omin­able chip mou et plus court que les tifs de Youzhny, con­tre lequel nous tâcherons de sécréter des anti­corps en le daubant sans merci jusqu’à la fin). Parce que Kohlschreib­er a l’in­tellig­ence de ser­vir sur ce re­tour de re­v­ers pathétique 98% du match. Il ser­vira 2 (deux) fois sur le coup droit, his­toire de filer le break à Doudou. On a vu UN (1) – re­tour non-chipé-tout-mou de tout le match.

Roger s’en sort en ser­vant bien.

Zones de ser­vice, l’habileté de Kohli s’arrête là, il se met au di­apason du Maître côté ar­rosage généreux, et sur­tout, il plan­te comme un Lenôtre ses deux jeux de ser­vice réglemen­taires pour que la Légende con­tinue son chemin : carrément, 3 doub­les fautes pour le pre­mi­er. Pour le deuxième, deux seule­ment, mais il com­pen­se en ser­vant sur le coup droit, secon­de oc­curr­ence du match donc.

Même Stan n’aurait pas osé tant d’ab­jecte al­légean­ce.

Notre seule ex­plica­tion : Mirka a fait chauff­er le stylo et le chéquier, il faut que Roger dépasse le marécage des matchs où il a peur de per­dre pour retro­uv­er de la sub­stan­ce de­vant un vrai al­ligator qui ne lui don­nera pas le temps de s’adonn­er aux vert­iges pas­caliens.

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Le Crépus­cule du dieu

Mais il faut re­prendre des for­ces, parce qu’après les zakous­kis un peu éventés et bour­ratifs de l’en­tame (Simon, Ferr­er, Al­mag­ro, Isner…. on prend toujours trop de co­chon­ne­ries à l’apéro), le délicieux plat ex­otique aux petits oig­nons en table d’hôtes du sous-sol (yaourt bul­gare et bœuf sud-américain), et le fes­tin Picard tron­qué et mal décon­gelé du Beau Jeu Ger­manique, c’est du co­pieux qui nous at­tend en­core ce soir : Ric­hard, ce héros au sourire si doux, affron­te Kei, ce grand blessé au sourire jaune (oui, j’ai craqué). Et en de­ssert, Sa Majesté de la Défense Féline, Rafa Nadal con­tre Son Al­tes­se Mit­rail­leuse, Jerzy Janowicz.

Résul­tat, on se re­staure, on papote, on papote, et comme je ne suis pas inquiète pour Ric­hard, je lais­se pass­er le début du match. Par­don, par­don, désolée, excusez-moi, voilà. Je suis in­stallée.

Côté Ric­hard, c’est pas mal, un peu de déchet, pas le meil­leur des re­v­ers, mais des in­ten­tions of­fen­sives plaisan­tes, un ser­vice très ef­ficace et du jeu vers l’avant. Je suis soulag­ée après son Mos­cou vail­lant, mais éreinté et fadas­se.

Kei est plutôt di­ap­hane, heureuse­ment qu’il est cerné de ban­dages comme l’homme in­visib­le. L’issue paraît claire et je me con­centre sur des détails idiots comme les rituels au ser­vice ou la minus­cule ser­viet­te chif­fonnée censée épong­er les rivières de sueur du français, petite loque en boule trempée de A à Z qui fera pâle figure à côté des draps de bain mis à dis­posi­tion de la trans­pira­tion ibéro-polonaise (Guitou, j’exige des ex­plica­tions !)

Voilà, c’est fait. Super, tout à l’heure Be­rdych a garan­ti la qualifica­tion de Ric­hard pour les Mast­ers en sor­tant Raonic. Notre Héros re­mplit quand même son contra­t des huitièmes et s’offre un quart de pre­stige con­tre le Minotaure (pro­bab­le­ment).

‘A per­fect day’ pour nous deux !

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Au petit trot vers les Mast­ers

C’est là que le compte-rendu sur le vif (dis­ons dans l’immédiat après-coup) fut in­ter­rompu. Il ne me reste que quel­ques traces loin­taines du clou de la soirée : la démo de Nadal con­tre la sur­pr­ise de l’année précédente. Sa vers­ion du matador con­tre seri­al ser­veur, dont Djokovic avait donné son in­terpréta­tion un peu plus tôt.

Un toc à rajout­er au cat­alogue : il im­por­te que la banane soit ex­ac­te­ment per­pen­diculaire aux lanières du sac de raquet­te ; un déplace­ment ex­quis, sur lequel je me con­centrais plutôt que sur les échan­ges, par ail­leurs fort plaisants. Cette im­press­ion de maîtrise complète du flux du match, avec un à pro­pos par­fait à chaque mise en dang­er sur son ser­vice : ace, ou échan­ge burné met­tant les choses au point. De son côté, JJ, plutôt joyeux luron sur le court et bien éloigné de l’aura sinistre dont on fait les gor­ges chaudes (il ébourif­fa aimab­le­ment Nadal à la poignée de main), dépen­sait en vain les siens (y com­pris le ser­vice le plus rapide du tour­noi). Au deuxième set, Nadal avait com­pris le truc et JJ ne par­vint plus à plac­er un seul ace.

Set et match au matador, le seul kill­er sur le court.

TENNIS BNP PARIBAS MASTERS PARIS 2013

Numb­er ouane again

Con­templ­er les trajec­toires de ces huitièmes his­toriques, qui virent la qualifica­tion des 8 qualifiés pour le mast­er à l’aube de l’édi­tion suivan­te est assez ir­onique : autant en em­por­te le vent avec les gran­des for­mes de del Potro et Nadal, Ric­hard et Nis­hikori échan­gent leurs for­tunes, Bi­quet­te est re­ssus­citée, lon­gue vie à Bi­quet­te, Janowicz est re­passé sous le radar, Di­mit­rov promène sa mèche près du top 10, Stan a coupé les côtelet­tes du haut de l’Olym­pe, Gilou chan­te 2008 again en man­darin, Djokovic ne la joue plus re­con­quête, mais bientôt pous­sette…

Place aux nouvel­les joutes !

About

Avocate at­titrée de Ric­hard Gas­quet sur 15LOVE (SAUVEZ les bébés phoques !) et Thiemolâtre irrécupérable. Que le Re­v­ers à Une Main soit avec toi.

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274 Responses to « A perfect day : tennis » … Retour vers le futur : Bercy 2013

  1. Skvorecky 31 octobre 2014 at 01:57

    C’est moi ou le petit Pouille a été très enthousiasmant ce soir? Pas encore trop vieux, en plus. Il y a du potentiel.

  2. Skvorecky 31 octobre 2014 at 02:23

    LE BEL AUTOMNE DES FRANÇAIS

    Voici les résultats (depuis la demi tchèque) des trois principaux candidats français pour les simples de la finale de Coupe Davis:

    Jo-Wilfried Tsonga

    Bercy
    R32 Melzer (AUT) 122 W 6-2, 4-6, 6-2
    R16 Nishikori (JAP) 6 L 1-6, 6-4, 4-6

    Tokyo
    R32 Michal Przysiezny (POL) 142 L 6-4, 5-7, 6-7(9)

    Metz
    R16 Gilles Muller (LUX) 66 W 7-6(7), 6-4
    Q David Goffin (BEL) 45 L 6-1, 6-7(5), 5-7

    Bilan 2V-3D

    Gaël Monfils

    Bercy
    R64 Sousa (POR) 52 W 6-1, 6-4
    R32 Iser (USA) 16 W 6-4, 7-6(4)
    R16 Djokovic (SRB) 1 L 4-6, 6-7(2)

    Metz
    R16 Michal Przysiezny (POL) 136 W 7-5, 6-1
    Q Jerzy Janowicz (POL) 40 W 6-3, 6-4
    S Joao Sousa (POR) 39 L 6-7(6), 2-6

    Bilan: 4V-2D

    Richard Gasquet

    Bercy
    R64 Istomin 55 W 6-7, 6-2, 4-0 RET
    R32 Bautista-Agut 15 L 4-6, 2-6

    Shanghai
    R64 Jeremy Chardy (FRA) 32 W 7-6(7), 6-2
    R32 Tomas Berdych (CZE) 7 L 3-6, 1-6

    Beijing
    R32 Rafael Nadal (ESP) 2 L 4-6, 0-6

    Shenzhen
    R16 Gilles Muller (LUX) 60 W 6-3, 6-2
    Q Juan Monaco (ARG) 97 L 6-7(7), 4-6

    Bilan: 3V-4D

    Le seul à sauver l’honneur, c’est Simon, mais il est probable qu’il ne soit pas sélectionné. Et sa tournée de l’indoor européen n’est guère glorieuse non plus.

    Dans un autre ordre d’idées: de 2007 à 2012 inclus, il y avait toujours au moins un Français en demi-finales de Bercy, parfois 2. En 2013, aucun (1 en quart). En 2014, aucun (0 en quart). Il faut dire que ce sont les deux années où l’élite du circuit a pris le plus au sérieux le tournoi du douzième arrondissement…

    • Colin 31 octobre 2014 at 09:49

      Si la France gagne la Coupe Davis, toutes ces performances misérables seront oubliées (voire justifiées !)

      Si elle perd la finale, en revanche, tout le monde épiloguera sur « pour gagner une finale de CD, c’est mieux d’être au top avant ».

      Il n’y a pas de règle stricte… La perf de Gasquet face à Berdych à Roland en septembre (et celle de Gasquet / Tsonga face à Berdych / Stepanek) est plutôt un bon indice sur le fait que le niveau « réel » des français, a fortiori sur TB, est supérieur à celui, misérable, montré lors de ces 6 dernières semaines sur dur.
      Mais à Lille ce sera Biquette en face, pas Pataud… Donc pas la même paire de manches!

      Moi j’espère un dénouement à la Suède 84, quand un Sundström sorti de nulle part avait à lui seul annihilé l’armada américaine (McEnroe et Connors, excusez du peu).

      • Antoine 31 octobre 2014 at 11:28

        Oui, il n’y a pas de règles…

        En 2001, Escudé n’avait pas gagné un match depuis la demie de CD. C’est pourtant lui qui gagne ses deux simples contre Hewitt et Rafter et ramène la Coupe.

        En 1991, Leconte n’avait gagné que deux matchs de Challenger dans les quatre mois précédents. Mais inversement, Forget avait gagné Bercy en battant Sampras en finale en 5 sets.

        En 2001, Grosjean gagne Bercy avant de gagner la finale de CD…

        • Colin 31 octobre 2014 at 12:17

          Grosjean gagne Bercy et fait finale à la Masters Cup, mais perd ses deux simples en finale de CD…

          • Antoine 31 octobre 2014 at 13:45

            Oui bien sur. Mea Culpa.

      • Skvorecky 31 octobre 2014 at 12:06

        Ce qu’il y a, c’est que la finale de Coupe Davis et les tournois de la tournée de fin d’année se jouent souvent sur la même surface. Quand ce n’est pas le cas (comme cette année), peut-être les derniers résultats ont-ils moins d’importance.

        Et puis il faut ajouter que Stan a fait pire que tous les Français. 1 victoire pour 3 défaites…

  3. Skvorecky 31 octobre 2014 at 02:31

    Une dernière chose avant d’aller me coucher. Le Djokovic-Murray de ce vendredi va être de la plus haute importance. Beaucoup d’enjeux à court et moyen terme sur ce match.

    Et Raonic jouera avant Ferrer. Ce dernier sera donc peut-être déjà qualifié avant son match.

    Ah, et le RYSC. Wawrinka-Anderson et Tsonga-Nishikori: deux scores serrés, des troisièmes sets tendus… et qui basculent à l’inverse de mes pronos: Ça fait 2 points directement perdus + 2 points potentiels qui s’évanouissent dans la nature. La rage.

    • Remy 31 octobre 2014 at 09:23

      ah Wawrinka, il me fait mal à mon RYSC.
      J’avais fait le paris Monfils pour sortir Djoko, si j’avais eu juste je pense que mon premier titre au RYSC m’attendait ce week-end.
      Mais la, y en a un qui est parti pour faire un gros score et assommer tout le monde.

  4. Elmar 31 octobre 2014 at 07:10

    Bon ca va quand même être coton pour la place de numéro 1, parce que le Djoko ne va pas se louper. Il est très en forme et malgré un tableau compliqué il est favori du tournoi. Murray puis Nishi… il faudrait que l’un des deux puisse faire le taf, parce que je sens pas trop Rog sur ce tournoi. Je pense qu’il sera en danger contre Rao aujourd’hui. S’il passe, on pourra dire qu’il a remplis son contrat en venant à Bercy… et que ça risque néanmoins d’être insuffisant hélas.

    • Elmar 31 octobre 2014 at 07:13

      J’ai plus d’espoir en Nishi qu’en Murray qui va gentiment être en bout de course et qui n’a plus battu le Djoko ou un top player depuis des lustres, alors que Nishi en a battu pas mal cette année et notamment le Djoko la dernière fois. Mine de rien, le Nippon se profile de plus en plus comme un membre du top 5 capable de régater avec les autres sur le long terme.

      • William 31 octobre 2014 at 08:53

        Djoko a déjà beaucoup profité du retour de convalescence de Murray cette année (3 matchs je crois), il est temps que ce dernier prenne sa revanche… Mais j’y crois peu.

  5. William 31 octobre 2014 at 08:52

    Premier Roger en live aujourd’hui pour moi !

    • Remy 31 octobre 2014 at 09:16

      Jaloux, je suis

    • Don J 31 octobre 2014 at 09:30

      Pareil, plein de première aujourd’hui, mais une seule compte vraiment, Roger !!!

  6. Homais 31 octobre 2014 at 09:13

    Veinard, profite bien. J’avoue que si j’habitais pas si loin… Voir des places libres hier dans la salle alors qu’il y avait tout le gratin qui jouait en matinée, ça fait râler. Et apparemment les premiers prix n’étaient pas chers, sur le site du tournoi.

    Sinon, bilan à mi-parcours. Certes Djoko est encore en course, mais rien n’est joué pour la place de numéro 1 et tant que Fed est là, rien n’est définitivement joué. Plus il ira loin, plus le masters sera décisif et un éventuel face-à-face déterminant. Enorme suspense.
    Le pessimisme d’Elmar face à Raonic me semble un peu du type auto-conjuratoire : il est vrai que Fed ne fait pas tjrs les bons choix au bon moment (cf quelques balles de break contre Pouille au second set bien vendangées sur seconde balle) mais en même temps il est très frais et se prépare à un match tout en « influx » plutôt qu’en courses contre Raonic, un exercice qu’il aime bien (cf affrontements Karlo). Il est vrai aussi, Elmar, que les débuts de match poussifs comme aux deux premiers tours, il vaudra mieux éviter contre Raonic… Cela fait deux « il est vrai » que je t’accorde et donc sans doute pas mal de raisons de douter. Mais : Raonic a eu quelques défaites un peu lourdes ces derniers temps, sans doute crispé par la perspective de Londres ; à ce poids va venir s’ajouter le fait qu’il redoute le jeu de Fed et la lecture que ce dernier fait de son propre jeu ; enfin, plus les tours passent, plus Fed est dur à battre sur un tournoi comme ça où il apprivoise la surface, etc. Je ne le vois pas trop battre Fed ce soir, donc.
    Le prochain tour pourrait être plus piégeux avec un dur assez lent qui convient bien aux grandes préparations de Berdych. Mais on sera déjà en demies… et Djoko n’y sera peut-être plus non plus ?
    Belle journée de tennis en tout cas en perspective.
    Tu vas te régaler, William !

  7. Colin 31 octobre 2014 at 09:42

    Bon, comme je le prévoyais hier soir, Biquette et le Djoker ne sont pas fait, respectivement, dépouiller et fourrer, et donc on sera à 6/8 quant à la correspondance quarts de finalistes / participants à la Masters Cup. C’est moins que l’historique 8/8 de l’an passé, mais c’est un beau score by BNP Paribas.

    Ce qui est rigolo c’est qu’on est sûrs du nombre (6) mais pas encore des noms… 5 sont connus, et le 6ème sera soit Ferru soit Rahan. Le Valencian a 25 points d’avance, il doit donc aller au moins aussi loin dans le tableau que le fils de Crao.

    • Skvorecky 31 octobre 2014 at 10:08

      S’il y a finale Ferrer-Raonic, Nishikori ou Berdych, l’un des deux, sauterait. Enfin, c’est ce que donne mon calcul fait à l’arrache.

    • Colin 31 octobre 2014 at 12:19

      Exact, je suis allé un peu vite en besogne, Nishi ni Pataud ne sont encore sûrs d’être qualifié.

  8. Antoine 31 octobre 2014 at 11:33

    On change de fil si j’ai tout pigé ? Bon, je ferme celui là
    ————————————–

    Voilà, c’est fait.

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