Une journée qui démarre mal et qui finit mal…

By  | 6 juin 2014 | Filed under: Bord de court
Gaël Monfils

Gaël Mon­fils

Il y a des jours où il vaut mieux re­st­er dans son lit et c’est ce que je n’ai pas fait… 11h45 départ pour Roland… Je passe avec mon scoot­er entre les gout­tes et une demi-heure plus tard, je suis au Vil­lage où à peine le temps de siffl­er une première coupe de cham­pagne, il se met à pleuvoir. C’était même pas chauffé, je me pèle et en siffle une deuxième his­toire d’aller mieux. On passe à table et je pre­nds ma première décis­ion : je reste sur le blanc tout au long du repas. Cela valait mieux même si avec le foie gras, ce n’est pas ter­rible. Pois­son cor­rect en­suite ; Potel & Chabot est une maison sérieuse. Au de­ssert, pas dégueu non plus, je me dis qu’il faut pass­er au rouge parce qu’avec le chocolat le bour­gogne, c’est quand même pas cela. Sur ses en­trefaites et après avoir parlé de trucs sans intérêt, mon voisin me dit qu’il aime le ten­nis et que Gaël va pre­ndre 3 sets…

Je résiste à l’envie de lui de­mand­er s’il sait com­ment on com­pte les points au ten­nis et lui réponds que je suis prêt à pari­er une bouteil­le de cham­pagne que ce ne sera pas le cas. C’est le pre­mi­er que j’ai fumé de la journée et je de­man­de au ser­veur de m’ap­port­er du vin « car il fait soif ». A ma table on est 12 mais per­son­ne ne s’intéresse au ten­nis à part mon voisin et ma pomme. Il est 14h30, il pleut comme vache qui pisse et ils se bar­rent tous quand on apprend qu’on ne jouera pas avant 16h. Boulot, rendez-vous rétab­lis. Là-dessus, il faut bien tuer le temps et je re­pas­se au cham­pagne en man­geant des macarons et des fram­boises. Vers 15h45, on nous an­non­ce que l’on jouera à 16h30. Comme l’info vient de la sta­tion météo du tour­noi, je sais que c’est fi­able, fi­able au point qu’ils an­non­cent qu’il pleuv­ra 5 minutes vers 17h30 et que cela se vérifiera.

A 16h45, on y va. Sur 37 places en loge, nous n’en oc­cupons que 5 seule­ment et mon voisin m’in­dique qu’il se bar­rera à 20h. Je ne me plains pas, on est bien placés, en face de la cha­ise de l’ar­bitre, un peu de côté et il n’y a que quat­re rang de loges entre le court et nous. A 17h, Pet­kovic et Er­rani en­trent sur le court. Il fait 17°C mais, miraculeuse­ment, on aura droit à du sol­eil pen­dant un peu plus d’une heure et demie à par­tir du deuxième set. Il y a du vent aussi, be­aucoup de vent, et la jupe de Sara se soulève réguliè­re­ment. La pudique italien­ne la rabat réguliè­re­ment. Mal­heureuse­ment je loupe toutes les photos. Elle breake d’entrée, mène 2-0 mais c’est à peu près tout ce qu’elle fera. Je trouve qu’elle joue be­aucoup moins bien que l’année dernière. Son ser­vice est en­core plus lent. J’en vois même un, une première balle qu’elle pro­pul­se à 99 km/h dans le bas du filet. Elle perd plus facile­ment ses jeux de ser­vice que ceux de Pet­kovic et prend 6-2 en une demi-heure. Là, je la lais­se tomb­er et me mets à en­courag­er l’Al­leman­de comme tout le monde, his­toire que cela se ter­mine le plus vite pos­sible. Elle se met d’ail­leurs à jouer de mieux en mieux et cela ne traine pas. A 18 heures, c’est plié 6-2 6-2.

Sur l’écran géant qui fait Pschhiiiit tous les deux jeux, le bruit d’un can de Per­ri­er gigan­tesque qu’on ouvre, je vois que sur le Lengl­en, elles en ont ter­miné aussi et que les deux quarts mas­culins vont donc com­menc­er pre­sque en même temps. A 18h15, entrée dans l’arène d’Andy, puis de Gaël. Andy ne s’est pas trompé, ce sera une am­bian­ce de Coupe Davis… Il doit être 18h25 quand le match débute, cela lais­se donc trois bon­nes heures pour jouer s’il ne pleut pas, une chan­ce que les deux quarts se ter­minent donc à temps.

Andy Murray

Andy Mur­ray

Andy sert en pre­mi­er et re­mpor­te facile­ment son jeu de ser­vice. Au tour de Gaël qui se retro­uve mené 15-30 ce qui réveil­le aus­sitôt le pub­lic. Il paume son jeu de ser­vice, ce qui plom­be l’am­bian­ce, et en­core un peu plus quand cinq minutes plus tard Andy mène 3-0… Gaël se met à jouer et re­mpor­te son ser­vice, puis débreake dans les cris de joie et je me dis que le match est lancé. Il re­mpor­te en­suite son ser­vice pour égalis­er à 3-3 en pro­fitant de quel­ques fautes d’Andy mais je com­m­ence à être in­quiet en re­gar­dant le pan­neau qui in­dique les vites­ses de ser­vice. Sa première ne dépasse que rare­ment 180 et c’est plutôt du 170-175, voire moins en premières. Il ne frap­pe qu’un ser­vice sur cinq ou six à sa vites­se habituel­le, 200-205 et me dis qu’il a un problème… Ce n’est que bien plus tard, en re­gar­dant les vites­ses d’Andy que je com­prendrais pour­quoi. Il y a tel­le­ment de vent qu’ils cherchent tous les deux à as­sur­er leur première en y met­tant be­aucoup d’ef­fets et en variant les zones, ne frap­pant nor­male­ment que rare­ment. De toute façon, ils se pla­cent tous les deux trois bons mètres derrière de sorte qu’il n’y a rare­ment un ace ou ser­vice gag­nant durant tout le match…

Même s’il a de­breaké, Gaël est dominé. Andy ne bouge pas de sa ligne et dis­tribue, lui rame deux mètres derrière, joue trop court tan­dis que les bal­les d’Andy at­terris­sent toutes près de la ligne. Le ten­nis est un jeu sim­ple : celui qui joue le plus long gagne et cela se voit très bien quand on est sur le court puis­qu’on peut voir les deux joueurs en même temps ce qui n’est pas le cas à la TV. Gaël n’ar­rive pas à pre­ss­er Andy sur son coup droit et lui-même est souvent en déséquilib­re au mo­ment de frapp­er si bien qu’à 4-5 quand Andy ob­tient deux bal­les de break qui sont deux bal­les de set et qu’il con­clue, on se dit que cela ne va pas être sim­ple..

Le pub­lic en­courage bruyam­ment Gaël à la re­pr­ise du deuxième set mais c’est pire. Ce n’est pas que Gaël joue mal, c’est qu’il ne peut rien faire tant Andy est bon. Il ne rate rien le Scot, varie, fait des amort­ies, des lobs, frap­pe quand il a une ouver­ture, joue sur les lig­nes de­puis sa ligne, et Gaël ne peut que défendre, mais toujours avec une demie secon­de de re­tard de sorte qu’il ne peut jamais en frapp­er une bonne. Je me remémore une phrase de Nadal au détour d’une in­ter­view avant le début du tour­noi qui est, je pense, la meil­leure défini­tion du jeu sur terre bat­tue : « Le ten­nis sur terre bat­tue con­sis­te à déplac­er l’ad­versaire sans pre­ndre trop de ris­ques ». Il ne s’agit pas d’en­fil­er les points gag­nants, il s’agit de plac­er l’autre dans l’in­confort­able posi­tion ou il est en déséquilib­re et ne peut donc pas frapp­er sans pre­ndre de ris­ques in­con­sidérés. Après un coup, deux coups, trois coups, autant de coups qu’il faud­ra, l’ad­versaire fait une faute en lon­gueur ou re­nvoie une balle co­ur­te qui per­met de con­clure sur un point gag­nant ou une faute pro­voquée. S’il frap­pe, on dit qu’il a fait une faute di­rec­te mais la réalité est que les fautes di­rec­tes n’exis­tent pas.

Gaël prend 6-1, une leçon tac­tique de la part du Maître… Il est 20 heures et mon voisin se barre en me dis­ant que je peux lui en­voy­er la bouteil­le de cham­pagne à son bureau. J’ai envie de lui en­voy­er une baffe mais lui réponds d’une petite voix que les matchs se déroulent en trois sets gag­nants. Le fumi­er rigole et se barre. En vérité, je n’en mène pas large et le pub­lic non plus. L’empr­ise tactico-tennistique d’Andy est telle que je pense alors qu’ef­fective­ment Gaël va pre­ndre trois petits sets…

A deux sets à zéro, c’est le mo­ment où un ab­ruti lance la première Ola… Et cela prend, très bien même… Le pub­lic hurle « Gaël ! Gaël ! Gaël !». L’ar­bitre qui ose an­nonc­er les scores en an­glais se fait siffl­er en es­sayant de calm­er la foule. Au pre­mi­er set, j’ai déjà crié « Tu peux pas parl­er français, toi sur ta cha­ise ! » Ils sont cons ou quoi à la FFT, en­voy­er un ar­bitre qui ne sait même pas an­nonc­er les scores en français ! C’est un com­plot. Déjà que le ter­rain est lourd et gras, que Gaël a dû poireaut­er pen­dant des plom­bes au ves­tiaire, que son ser­vice ne marche pas, que les sangli­ers… enfin, bon, vous savez. Une journée pour­rie quoi…

En plus, l’autre ab­ruti s’est barré et ma nouvel­le voisine est une Roastbeef, ac­compagnée par un autre de ces iles brumeuses de merde et ils en­couragent bruyam­ment le Scot. Ils sont pas nombreux mais ils font un barouf du ton­nerre… Tu par­les de fair play !

Pre­mi­er jeu du troisiè­me… Gaël qui s’est mis à sautill­er frap­pe un ou deux bons ser­vices, en­voie une gros­se patate en coup droit et le pub­lic hurle après qu’il eut re­mporté son jeu de ser­vice. Cela fait du bien à tout le monde, et sur­tout à lui. Il tient son ser­vice aux deux jeux suivants, un répit peut-être, mais Andy com­met une ou deux fautes que l’on pour­rait qualifi­er de di­rec­tes s’il n’y avait per­son­ne en face, chaude­ment applaud­ies. Gaël con­tinue à re­mport­er son ser­vice et à 3-4, Andy a quel­ques dif­ficultés. Pre­sque in­sen­sible­ment, le jeu s’est pro­gres­sive­ment équilibré. Le Scot tient toujours sa ligne mais Gaël a avancé d’un bon mètre au moins. De­puis quel­ques minutes, il fait « han » à chaque frap­pe en coup droit. La bête est chauffée main­tenant, il a gagné en lon­gueur de balle et Andy doit défendre, re­mar­quab­le­ment bien d’ail­leurs mais Gaël par­vient à ter­min­er à son pro­fit pas mal d’échan­ges en le pre­nant de vites­se. A 3-4 15A, je crois, il frap­pe un coup droit long de ligne qui lais­se Andy à trois mètres. Le pub­lic hurle. J’en pro­fite pour dire à ma voisine « Andy needs to be very care­ful now be­cause every­th­ing has been going his way till now, but if he mis­ses one or two shots from now on, the crowd is going to push Gaël like you’re never seen be­fore and it’s going to be a com­plete­ly dif­ferent match ». Elle con­nait le ten­nis, a été à Wimbledon la garce, et approuve « yes, I feel it too… » C’est dans ce jeu, je crois qu’il y a un in­cident d’ar­bitrage. Lors d’un échan­ge, à 40A, une balle sort de la poche d’Andy et roule sur le court. L’ar­bitre stop­pe le jeu alors que Gaël dominait l’échan­ge et veut faire re­jou­er le point, le fumi­er, en don­nant deux bal­les à Andy en plus ! Ce n’est pas du goût de Gaël, ni du pub­lic. L’ar­bitre se fait co­pieuse­ment huer et siffl­er. La tens­ion monte. Les deux joueurs vien­nent dis­cut­er entre eux et l’ar­bitre an­non­ce alors « ad­vantage Mon­fils ». Applaudis­se­ments du pub­lic. Chose raris­sime de nos jours, très fair play, Andy a concédé le point et se fait applaudir… Modérément, il ne faut pas exagérer non plus…. Andy s’en sort et égal­ise.

Le vent est tombé pro­gres­sive­ment de­puis le début du set et Gaël a pro­gres­sive­ment pris un léger as­cen­dant. A 4-5, Andy salope un peu sur son jeu de ser­vice. Gaël est là ; il y a un petit es­pace. Il frap­pe, ob­tient deux bal­les de set. Il breake et re­mpor­te le set, lance la foule en levant les bras en l’air et en de­man­dant son souti­en. La foule hurle. L’ar­bitre lui de­man­de trop tôt de se taire, les « Gaël ! Gaël ! » re­doub­lent. Il in­sis­te. Il a tort. Il peut per­dre le contrôle du match. Gaël lève le bras, elle se tait et on peut re­jou­er. J’en­voie un texto à mon voisin en lui dis­ant qu’il peut en­voy­er la bouteil­le de cham­pagne chez moi plutôt qu’au bureau. On n’est jamais trop prudent avec ces choses-là…

Encore Gaël Monfils

En­core Gaël Mon­fils

Ce n’est plus le même match. Il reste sans doute de quoi jouer un set, peut-être un peu plus. Il n’y a plus de sol­eil de­puis un mo­ment et il fait à peine 15°C. On se les gèle, y com­pris moi, malgré ma veste en cuir. Alors on crie : « Gaël ! Gaël ! Gaël !» Les Olas se succèdent. Je ne bouge pas, j’ai hor­reur de ce cir­que. Le quat­rième set re­ssemble au second comme deux gout­tes d’eau mais à l’env­ers. La ligne de défense d’Andy est en­foncée, il est obligé de com­menc­er à re­cul­er un peu, ac­complit quel­ques mirac­les en défense mais il com­m­ence à pre­ndre cher et se prend une salve d’amort­ies entre deux baf­fes en coup droit. La balle fait un bruit différent en sor­tant de la raquet­te de Gaël, une sorte de pchssuutt sur chaque coup droit appuyé ponctué de « han », pas très fort, mais réguli­er. Le moteur tour­ne à plein régime. C’est lui qui dis­tribue main­tenant. Il est chaud et cela part vite. Au ser­vice aussi, il en frap­pe quelques-uns. Quand Andy se fait break­er pour la deuxième fois, tout le monde com­prend qu’il y aura un cin­quiè­me set mais quand ? Ce soir ou de­main ? Il est 21h15 quand Gaël égal­ise à deux sets par­tout dans une am­bian­ce de folie. Ma voisine, gelée, s’est barré peu avant. Faut dire qu’elle ne se réchauf­fait plus tel­le­ment, les motifs d’en­courage­ment d’Andy étant de­venus limités…

Le super­viseur ar­rive. Je pense alors qu’il va de­mand­er aux joueurs s’ils veulent con­tinu­er. Man­ifes­te­ment Andy a tout à per­dre et Gaël tout à gagn­er à con­tinu­er. Pour­tant quand le jeu re­prend et qu’Andy semble d’ac­cord, l’autre Roastbeef qui est resté me dit « He’s mad…»

Je trouve moyen de con­tinu­er vu qu’on com­m­ence à ne plus voir grand-chose et que l’on ris­que d’arrêter à 4-4 ou un truc débile comme cela est arrivé entre Kohlschreib­er et Andy à 7-7, mais d’un autre côté, je me dit comme tout le monde qu’à défaut d’avoir le temps de gagn­er, Gaël a de très bon­nes chan­ces de pre­ndre un avan­tage décisif à bon com­pte… Le pub­lic veut que le match con­tinue. Gaël est chaud, a l’air in­dem­ne physique­ment alors qu’on joue de­puis près de trois heures tan­dis que de­puis le milieu du quat­rième, Andy a l’air touché physique­ment, se tenant les cuis­ses de temps en temps, en re­tard sur la balle et com­met­tant de gros­ses fautes. Il faut l’ac­hev­er c’est sûr…

Andy sert en pre­mi­er dans ce cin­quiè­me set. Il se retro­uve tout de suite à 15-30. En­core deux points et il sera breaké, brisé. Gaël loupe l’oc­cas­ion, des frap­pes qui sor­tent de peu. Le Scot s’en tire. Au jeu suivant, sans que l’on com­pren­ne pour­quoi, Gaël se fait break­er. Des coups qui sor­tent de peu. Un léger re­lâche­ment peut-être ? Mais au jeu suivant, re­mporté très facile­ment par le Scot, on com­prend qu’il y a un problème… A 0-3, Gaël n’a plus droit à l’er­reur. Pour­tant il se retro­uve à 0-40. Le pub­lic re­doub­le d’ar­deur, y com­pris en créole semble-t-il. Ser­vice gag­nant, une de sauvée. Sur la secon­de Gaël frap­pe ce qui est peut être son coup droit le plus rapide du match, lais­sant Andy à trois mètres tan­dis que la balle touc­he la ligne ou juste à côté. En­core une et c’est bon. A 30-40, l’échan­ge s’en­gage et à nouveau mais en léger déséquilib­re Gaël frap­pe un énorme coup droit… La balle sort d’un bon mètre… Le pub­lic con­tinue à hurl­er, à lui dire de ne rien lâcher, mais c’est ter­miné. Il est 21h40, le cin­quiè­me set a duré 24 minutes, Gaël n’a plus marqué que 5 points de­puis 15-30 dans ce pre­mi­er jeu. Il a pris une bulle.

Per­son­ne ne com­prend rien.

About

Né l'année ou Rod Laver réalise son pre­mi­er grand chelem, suit le cir­cuit de­puis 1974, abuse par­fois de statis­tiques, af­fiche rare­ment ses préfér­ences per­son­nelles, aime les fos­siles et a par­fois la dent un peu dure...

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427 Responses to Une journée qui démarre mal et qui finit mal…

  1. Kaelin 7 juin 2014 at 20:34

    ace sur deuxieme d’erv!

  2. Kaelin 7 juin 2014 at 20:36

    mené 0-30, ils remontent et gagnent le jeu! énorme reaction de doudou

  3. Geo 7 juin 2014 at 20:52

    Marc Lopez fait la même taille que Gachassin.

    • Kaelin 7 juin 2014 at 21:43

      il était bien ému aussi le Jeannot, il pleurait !

  4. Patricia 7 juin 2014 at 21:01

    oh, pourri, c’est en deux sets gagnants ?! Pouah ! Au moins la finale ils pourraient faire quelque chose….

    Bon, cool, Bennet et ERV titrés !

  5. Kaelin 7 juin 2014 at 21:06

    Cool !

  6. Geo 7 juin 2014 at 21:06

    JULIEN BENNETEAU!!! Emouvant le bougre.

    • MarieJo 7 juin 2014 at 21:18

      ouaip ! lui qui a connu tellement de désilusions en simple, c’est un rêve de gosse d’avoir son nom au palmarès de Roland… y compris en double… peu de chances qu’un de nos 4 mousquetaires le rejoigne dans une autre catégorie !

    • Kaelin 7 juin 2014 at 22:16

      Le Bougre en Bresse

  7. MarieJo 7 juin 2014 at 21:16

    super de voir la joie des français ! superbe match de notre paire nationale, qui pourrait aussi se voir slectionnée en coupe davis… Llodra ne semble plus en mesure de tenir le double hormis son sauvetage contre l’allemagne…
    et puis ERV a été phénoménal dans ce tie break 1 ace un service gagnant et solide come un rock !

  8. William 7 juin 2014 at 22:12

    Belle finale ! Trois minutes de plus et elles battaient le précédent record de la finale la plus longue…

    Je n’avais jamais vu jouer Halep avant ce RG, elle m’a fait bonne impression et sa place en finale n’était absolument pas usurpée. J’ai vu le premier set et la fin du troisième, et j’ai trouvé les progrès de Sharapova sur terre criants, surtout en coup droit croisé court quand elle est débordé sur ce coup, elle parvient à mettre en difficulté son adversaire pour contre-attaquer ensuite en coup droit ldl ou en revers croisé. Deux titres en une finale en trois ans, c’est fort ce qu’elle nous fait… Mais quelle déception en voyant Halep jouer ! J’ai lu en diagonales vos commentaires et elle a fait preuve d’une volonté remarquable apparemment, mais le nombres d’attaques qu’elle aurait pu suivre au filet..! Dans le premier set je n’arrêtais pas de crier à ma télé « Mais fais une amortie ! » mais non, jamais. Dommage aussi qu’elle n’ait pas plus varié, des balles basses auraient pu emmerder Sharapova… Orgueil peut-être, première finale surement. C’est tout de même costaud et on devrait la revoir souvent.
    Encore une fois de très bons commentaires de Mauresmo, je me marrais parce qu’à quelques instants d’intervalles, je faisais les mêmes !

    Bravo aussi à Benneteau et à Roger-Vasselin, pas vu une miette de double pendant cette quinzaine mais j’aime bien ERV, il fait vraiment une saison plus que correcte.

    • Kaelin 7 juin 2014 at 22:26

      Ouep ERV j’aime bien aussi franchement.

      Il fait 2 bonnes années depuis 2013 ponctuées par 2 finales (Delray Beach perdue vs Gulbis et Chennai vs Wawrinka) et plusieurs demi-finale de 250 voire 500 (Bâle 2013).

      En double il a fait une super saison 2013 avec comme meilleur résultat un demi à Wimbledon associé à un grd spécialiste : Bopanna puis avait enchainé, complètement en feu, avec le titre à Newport, finale à Bogota, titre à Atlanta. Un peu plus tard dans la saison, il gagne aussi Tokyo, encore avec Bopanna …

      En 2013 il a joué ac des partenaires très divers, plus d’une dizaine sur la saison je coris. Cette année, à raison et peut-être avec l’idée d’être selectionné en CD, il ne joue qu’avec Benneteau, avec réussite puisqu’avant ce magnifique titre à RG, ils avaient déjà gagné Marseille en début d’année ensemble …

      Vraiment pas mal. Pour moi ma paire favorite pour la demi contre les tchèques pour l’instant. Sans compter Mahut qui est aussi hyper bon.

  9. Kaelin 7 juin 2014 at 23:16

    Dis moi @Elmar (ou d’autres s’ils savent), je me posais une question :

    Le connaissant très peu, est ce que Laaksonen est encore considéré comme un espoir sérieux du tennis suisse malgré ses résultats (et son attitude je crois qui n’est pas terrible, notamment avec Stan qui n’avait pas apprécié du tout me semble-t-il) ? Car de temps en temps je regarde ses résultats mais c’est vraiment pas terrible. En même temps, il est top 250 et à 22 ans, tout est encore possible même s’il serait temps de perfer !

    Déjà a-t-il déjà été considéré comme vrai gros espoir du tennis suisse et mondial ? je pars de ce postulat mais je n’en suis même pas sûr. Forcément comme il est suisse, on a toujours envie de scruter si une relève arrive après le monstre Federer et le très bon Stan …

    Et sinon en dehors de Laaksonen, y-a-il des jeunes suisses sur qui on peu fonder quelques espoirs pour les années à venir ? (pas que je sache mais je demande, y compris sur le circuit junior).
    Chez les filles ya Bencic très forte mais ches les gars ?

    • Elmar 7 juin 2014 at 23:30

      Laaksonen n’a jamais été considéré comme un gros espoir. Mais comme il n’y a pas l’ombre d’un Suisse qui pointe le bout de son nez, on s’accroche un peu à lui en espérant qu’il puisse faire une transition…

      Mais bon, pour l’avoir vu jouer de visu à Gstaad, je dois dire que je n’attends strictement rien de lui. Trop de lacunes dans son jeu et un mental plus que suspect (notamment en balançant des matchs).

  10. Jérôme 8 juin 2014 at 09:24

    Salut les 15-lovers.

    Le ciel se dégage. Pour ma part je ne pourrai guère regarder que par intermittences la finale, mais j’espère bien que Thésée/Djokovic va enfin terrasser le TerreMinotaure dans son antre. Djoko le mérite son Roland Garros. Si on laisse de côté 6 mois en 2013, le vrai boss du tennis depuis 2011, c’est quand même bien lui.

    Il fait partie de ces très grands qui sont capables d’etre durablement le patron du circuit. Alors si Agassi et Nadal l’ont fait, cela n’aurait rien d’injurieux. Cela ne ferait qu’illustrer le fait que les conditions de jeu se sont énormément rapprochées et qu’on peut jouer de la même manière presque partout.

    • MarieJo 8 juin 2014 at 10:46

      le talent transende les surfaces et les conditions de jeu…
      c’est comme pour sharapova ou williams, si tu es la meilleure, tu t’imposes partout même là où tu n’es pas si favorite, ou du moins là ou l’on n’imaginait pas que tu pourrais gagner.

      djoko a toujours eu le jeu pour s’imposer partout, il n’y a que sur gazon ou son déplacement peu être erratique parfois… mais il incarne presque aussi bien que federer le concept du joueur qui s’adapte à toutes les surfaces, types de jeu et types d’adversaires…

    • May 8 juin 2014 at 11:07

      Un boss avec un déficit de Grand Chelem quand même! Le dernier pour lui c’était à l’AO 2012 si je me souvient bien.
      J’en compte pas beaucoup des joueurs qui gagnent partout, ils ne sont qu’une poignée de joueurs à avoir de très bons résultats sur toutes les surfaces et pas toujours sans y apporter de petits ajustements. Le gazon conservant sa spécificité même avec les conditions un peu ralenties.

      • Elmar 8 juin 2014 at 12:33

        Heu 2013 quand même.

        • May 8 juin 2014 at 14:16

          Oui 2013, c’est moins loin mais ça ne change pas le fait qu’à aujourd’hui il n’en a aucun. On verra ce soir s’il devient le patron, en attendant il ne l’est pas.

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