« Les monuments du tennis moderne » – Jimmy Connors, lion et gladiateur (2e partie)

By  | 21 mai 2014 | Filed under: Légendes

Jimmy Connors, Sports Illustrated, 1991Péchés capitaux et ex­ploits majus­cules

Mais c’est évidem­ment dans le bruit et la fureur de l’US Open, dans ce tour­noi taillé à la (dé)mesure du per­son­nage, que le guer­ri­er intrépide écrit les chapit­res les plus glorieux de son his­toire si sin­guliè­re avec son sport. C’est à ce pub­lic avide de sen­sa­tions for­tes, plus pro­che de l’in­candesc­ence des arènes anti­ques que du char­me sur­anné du Centre Court, qu’il dédie ses com­bats les plus gran­dioses et offre ses mises à mort les plus sanglan­tes. C’est à trav­ers cette odyssée new-yorkaise que Jimmy Con­nors va conquérir un statut de héros im­mor­tel au panthéon du ten­nis.

Sur ce ter­ritoire sauvage dont il s’approp­rie tous les re­coins, dont il maîtrise tous les dang­ers, l’Américain dévore le court, flaire avec délec­ta­tion le sen­ti­ment de peur qu’il in­spire naturel­le­ment auto­ur de lui. Sa présence an­imale en­vahit l’es­pace, tétan­ise par­fois ses pro­ies en même temps qu’elle cap­tive, sub­jugue et électr­ise les foules. « Ici, c’est chez moi ! » clame l’homme qui prend l’habitude d’y fêter son an­niver­saire (le 2 sep­tembre) et qui y grave ses re­cords dans les tab­lettes du jeu comme autant de défis lancés aux généra­tions fu­tures. Fruits des pérégrina­tions de l’épreuve, ses succès sur trois sur­faces dif­féren­tes – gazon, terre bat­tue américaine et dur – re­steront ainsi son apanage dans l’his­toire. Au-delà de ses cinq tit­res (à égalité, dans l’ère Open, avec Sampras et Feder­er), sa série de douze demi-finales con­sécutives, sur un total de quator­ze, témoig­ne d’une régularité ahuris­sante, sans aucun équivalent mas­culin en Grand Chelem 9. Entre 1970 et 1992, Jimmy pre­ndra part à 22 édi­tions d’un tour­noi dont il détient le re­cord ab­solu de matchs de sim­ple dis­putés (115), hom­mes et fem­mes con­fon­dus, comme celui des vic­toires dans le tab­leau mes­sieurs (98).

Con­centré d’une carrière à nulle autre pareil­le, son périple américain re­visite une palet­te de sen­ti­ments dont ce di­able aux in­itiales chris­tiques semble avoir puisé la sub­stan­ce parmi les péchés capitaux. Ainsi l’avarice qu’il démontre durant son one-man‑show de 1974 face à Rosewall (6‑1, 6‑0, 6‑1) fait-elle tout simple­ment de lui le ten­nisman ayant concédé le moins de jeux dans l’his­toire des fin­ales du Grand Chelem 10.

Il y a bien sûr la colère, comme celle que lui in­spirent ses défaites en fin­ale aux ac­cents his­panisants, de­vant Manu­el Oran­tes en 1975 et sur­tout face à Guil­lermo Vilas, lors d’un épilogue totale­ment ubues­que en 1977. Sitôt la balle de match dis­put­ée, des cen­taines de sup­port­ers sud-américains en­vahis­sent le court centr­al pour y port­er leur idole en tri­omphe. Dans la con­fus­ion am­bian­te, Jimmy Con­nors, déjà humilié par le 6‑0 en­caissé au quat­rième et de­rni­er set, quit­te le court fou de rage, en bous­culant même un spec­tateur sur son pas­sage ! Em­porté par sa fureur, il en « oub­lie » de serr­er la main de son ad­versaire et plus en­core d’as­sist­er à la cérémonie de re­m­ise des trophées. « Je ne re­viendrai plus jamais dans ce zoo ! » s’écriera le champ­ion déchu en guise de con­clus­ion.

Connors - Borg, US Open 1978Mais rien ne sur­pas­se l’or­gueil d’un numéro 1 mon­di­al qui, dans son bas­tion new-yorkais, se trans­for­me en Némésis pour veng­er les décon­venues essuyées sur le Centre Court. Après son échec de­vant Ros­coe Tann­er en quarts de fin­ale de Wimbledon 1976, Jimbo remet les pen­dules à l’heure sur la terre bat­tue de Forest Hills en im­posant sa loi à Björn Borg dans l’un des plus grands matchs en quat­re sets de l’ère Open. Le somptueux tie-break de la troisiè­me man­che, re­mporté onze points à neuf par celui que l’on sur­nom­me alors « The Kill­er », mar­quera le tour­nant in­oub­li­able de cette fin­ale de géants. Deux ans plus tard, c’est un Con­nors lit­térale­ment as­soiffé de re­vanche qui prend pos­sess­ion du nouveau chaud­ron de Flush­ing Meadows en in­fligeant au Suédois – cer­tes quel­que peu di­minué – une puni­tion pre­sque aussi sévère que celle qu’il vient de subir de ses mains sur le gazon lon­doni­en.

En huitièmes de fin­ale, face à Ad­riano Panat­ta, ce même Con­nors avait pro­voqué l’érup­tion du cratère new-yorkais en re­nver­sant un score de 5‑3 lors du cin­quiè­me set et en s’offrant une balle de match à l’issue d’un passing-shot de re­v­ers d’anthologie, délivré à une main, qui ter­mina sa co­ur­se dans l’angle du court après être passé à l’extérieur du filet ! « Jimmy Con­nors ne meurt jamais », com­men­tera, ad­miratif, le valeureux Itali­en. Tan­dis qu’il s’enflam­me de­vant la fougue et le panac­he déployés par ce Spar­tacus des temps moder­nes, l’US Open com­m­ence enfin à s’en­tich­er de son iconoc­laste champ­ion nation­al. Dans l’eup­horie de sa vic­toire en fin­ale, c’est d’ail­leurs un Jimmy trans­figuré qui lan­cera à la foule : « Peut-être ne m’aimez-vous pas. Mais moi, je vous aime. »

Vient en­suite le temps de l’envie, comme celle qui s’em­pare d’un an­ci­en pat­ron du ten­nis peu à peu relégué au rang de troisiè­me homme par l’hégémonie du duo Borg – McEn­roe. Entre 1979 et 1981, Jimmy est con­damné à rong­er son frein en voyant son meil­leur en­nemi réalis­er la passe de trois dans son tour­noi de prédilec­tion. À chaque fois, son pro­pre par­cours se ter­mine alors au stade des demi-finales. Un an après avoir plié en trois sets con­tre Mac, il in­terprète face à lui un grand clas­sique de la Fièvre du samedi soir en 1980. La joute est as­phyxian­te, rythmée par une éton­nante cas­cade de re­bon­disse­ments, mais Con­nors finit par capitul­er in ex­tremis, dans le tie-break de la cin­quiè­me man­che. Douze mois plus tard, c’est Björn Borg lui-même qui en­ton­nera un extra­or­dinaire chant du cygne pour con­jur­er le passé et boucl­er à ses dépens la saga de ses matchs vic­torieux en Grand Chelem.

Dans l’année de ses « tren­tièmes rugis­sants », Jimmy Con­nors re­noue pour­tant avec l’iv­resse des som­mets, croquant avec gour­mand­ise dans une Gros­se Pomme qui réserve à présent un tri­omphe à ce roi de re­tour sur son trône. « Numéro 1 mon­di­al, c’est un end­roit d’où j’aime la vue », s’est-il toujours plu à af­firm­er. Deux mois après sa vic­toire de juil­let 1982 à Wimbledon, Jimbo doub­le la mise sur le De­coturf de Flush­ing Meadows, en as­som­mant en quat­re man­ches Ivan Lendl. Dans un com­bat où l’empr­ise psyc­hologique du champ­ion américain s’exer­ce de manière im­plac­able, le « Bust­er qui tonne » du cir­cuit fin­ira par rompre de­vant la furia et la rage de vaincre de Con­nors. Les témoins de ce match se souviendront longtemps de la déter­mina­tion de Jimmy à l’approc­he du sacre, index pointé vers le ciel, alors qu’il se détache 5‑3 dans le quat­rième set. Ils n’oub­lieront pas non plus la réac­tion immédiate du pub­lic, scan­dant « One more ! » à l’unis­son pour réclam­er ce de­rni­er jeu, syn­onyme de coup de grâce pour l’austère frap­peur d’Ostrava… Un an plus tard, l’inoxyd­able gauch­er con­ser­ve son bien en re­nvoyant de nouveau Ivan à ses ter­ribles démons en fin­ale majeure. Quoique af­faib­li par une bles­sure au pied et par une di­arrhée qui le contra­int à quitt­er le court durant la par­tie, Con­nors achève d’un cruel 6‑0 un Lendl en per­di­tion après avoir manqué (sur doub­le faute) une balle de deux sets à un. L’Américain décroc­he alors son 100e titre of­ficiel, mais aussi son de­rni­er succès en Grand Chelem. Plus jamais il n’accédera à la fin­ale dans son épre­uve fétiche. Pour autant, en dépit de son lent recul dans la hié­rarchie mon­diale, Jimmy con­tinue in­las­sable­ment à y semer la ter­reur. En 1989, du haut de ses 37 ans, la mon­tagne de l’Il­linois en­sevelira en­core sous une avalanche de re­tours gag­nants le ten­nis cris­tallin de Stefan Ed­berg, laminé 6‑2, 6‑3, 6‑1 (!), avant de tenir tête au Kid de Las Vegas dans un quart de fin­ale ac­harné.

Connors - KricksteinEn matière de plaisir et de montées d’adrénaline, le meil­leur reste cepen­dant à venir… Au cours d’une édi­tion 1991 à jamais gravée dans les an­nales, le maestro pro­duit un bouquet final à co­up­er le souffle. Émaillée de sauvetages miraculeux et de purs chefs-d’œuvre de bravoure, sa chevauchée fan­tastique fait souffl­er un vérit­able vent de folie sur le stadium. Tout au long d’un par­cours in­vraisembl­able qui, à 39 ans, le pro­pul­se vers sa quator­zième demi-finale du tour­noi, Jimmy Con­nors af­fiche une ex­al­ta­tion jamais en­trevue, bas­culant par mo­ments dans des états de trans­e et de com­mun­ion quasi ex­tatique avec le pub­lic new-yorkais. Mené deux sets à rien, 3‑0 et 0‑40 sur son ser­vice par Pat­rick McEn­roe lors du pre­mi­er tour, Jimbo honore la wild card que lui ont attribuée les or­ganisateurs en em­brasant la sess­ion noc­turne et en s’im­posant à 1 h 35 du matin à l’issue d’une batail­le in­oub­li­able. Son tri­omphe en huitièmes de fin­ale face à Aaron Krickstein, au bout d’une cin­quiè­me man­che d’anthologie, déclenche des scènes pro­ches de l’hystérie col­lec­tive : le jour de son 39e an­niver­saire, le quin­tu­ple vain­queur de l’US Open échap­pe à deux bal­les de deux sets à zéro, puis re­mon­te un han­dicap de cinq jeux à deux dans le cin­quiè­me acte. Après une lutte dan­tesque de quat­re heures et quaran­te et une minutes, il par­vient à s’ad­jug­er le tie-break final dans une am­bian­ce in­contrôl­able. Re­nver­sant, Jimmy Con­nors… Plus per­son­ne ne résiste désor­mais à ce show­man adulé par un pays tout en­ti­er et élevé au rang de « légende vivan­te » par John McEn­roe en per­son­ne. Plus rien n’arrête ce pyromane des co­urts, toujours cap­able du pire – lorsqu’il in­jurie co­pieuse­ment l’ar­bitre du match –, mais passé maître dans l’art d’entretenir et de trans­mettre son feu sacré.

Connors - HaarhuisEntre débauc­he d’éner­gie et célébra­tions jouis­sives de son ex­ploit, Jimmy paraît pre­sque suc­comb­er aux vert­iges d’un plaisir char­nel avec son pub­lic. Comme si cet épicuri­en du jeu se de­vait de re­visit­er le thème de la luxure avant d’ac­hev­er un par­cours di­abolique qui n’évitera que la seule ten­ta­tion de la pares­se. Comme si, en­core re­venu des por­tes de l’enfer, le pécheur invétéré goûtait aux délices d’une autre résur­rec­tion im­prob­able. Jimmy Con­nors trouve en­suite les re­ssour­ces pour ter­rass­er, en quarts de fin­ale, un Paul Haar­huis qui menait pour­tant 6‑4, 5‑4, ser­vice à suiv­re. Avant qu’un point in­sensé ne fasse bas­cul­er la par­tie en déclenchant une nouvel­le flambée de li­es­se déliran­te. Une balle de débreak ponctuée par un pass­ing de re­v­ers gag­nant que Jimbo décoche après avoir re­nvoyé pas moins de quat­re smashs con­sécutifs ! Qu’im­porte si le guer­ri­er exténué doit re­ndre les armes en demi-finales con­tre Jim Co­uri­er et baiss­er pavil­lon un an plus tard au deuxième tour de­vant un cer­tain Ivan Lendl, dans ce qui re­stera son de­rni­er com­bat en Grand Chelem. Avant même le match de gala of­fert le jour de ses 40 ans face au Brésili­en Jaime On­cins (atomisé 6‑1, 6‑2, 6‑3 à l’en­tame de cette édi­tion 1992), l’ar­tiste avait signé une sor­tie étour­dissan­te. À la di­mens­ion de toute sa légende.

La suite ne s’écrira plus qu’en poin­tillé, jusqu’à une ul­time ap­pari­tion pro­fes­sion­nelle à At­lanta en 1996, à près de 44 ans. Peu dis­posé à lanc­er le générique de fin, l’Américain n’an­noncera jamais of­ficiel­le­ment son re­trait de la com­péti­tion. Il fera en­core durer le plaisir pen­dant plusieurs saisons sur le « Champ­ions Tour », ce cir­cuit réservé aux plus de 35 ans, qu’il co­fon­de d’ail­leurs en 1993, avant de se re­plong­er dans l’am­bian­ce du haut niveau en tant qu’entraîneur d’Andy Rod­dick, entre 2006 et 2008.

Héritages

De cette carrière foison­nante, de ce kal­éidos­cope d’images saisis­santes, l’his­toire re­tiendra bien d’aut­res re­cords étab­lis par l’homme de Be­llevil­le, géant parmi les col­os­ses du jeu, du haut de son modes­te mètre soixante-dix-huit. Riche de 109 tit­res of­ficiels et de 1 337 vic­toires en sim­ple, son pal­marès de­meure ainsi inégalé en quan­tité dans le ten­nis pro­fes­sion­nel mas­culin. Il aura fallu at­tendre les pro­diges d’un Roger Feder­er pour voir cer­taines de ses statis­tiques as­tronomiques enfin sur­passées, aussi bien en Grand Chelem (31 demi-finales, 27 quarts de fin­ale con­sécutifs, 233 matchs gagnés, 282 dis­putés…) qu’au som­met de l’ATP (où il trôna notam­ment durant 160 semaines de rang) 11.

En­core convient-il de con­sidér­er son bilan comme lar­ge­ment amputé par une par­ticipa­tion limitée à deux édi­tions à Mel­bour­ne (vic­toire en 1974 con­tre Phil Dent et fin­ale en 1975 face à John New­combe) et par son ab­s­ence, déjà soulignée, de Roland-Garros durant ses cinq années de suprématie of­ficiel­le. Cinq saisons suc­ces­sives, de 1974 à 1978, qu’il achèvera à la première place mon­diale – vingt ans avant la fabuleuse passe de six réalisée par Sampras – pour un total de 268 semaines de règne, qui le situe dans un quatuor d’ex­cep­tion derrière Roger Feder­er, Pete Sampras et Ivan Lendl. À l’in­verse, sans doute Jimmy aura-t‑il par­fois bénéficié ici d’une re­lative in­er­tie du clas­se­ment ATP, par ex­em­ple entre fin 1977 et début 1979, au détri­ment de Guil­lermo Vilas puis de Björn Borg. Om­niprésent Con­nors qui, au-delà de son hégémonie sur le cir­cuit ou de ses huit sac­res en Grand Chelem (complétés d’un Mast­ers), démontre une con­stan­ce parmi l’élite ab­solu­ment con­fon­dante, lui qui, entre 1973 et 1984, ter­minera douze années d’affilée dans le trio de tête de la hié­rarchie et seize dans le Top 8 (jusqu’en 1988) !

A clockworth orangeL’éter­nel in­terprète de la Char­ge héroïque et de la Chevauchée fan­tastique sur les co­urts n’aurait pro­bab­le­ment pas renié le titre de Plus sauvage d’entre tous. Avec ses manières rugueuses de cow-boy, ses bal­les sifflan­tes et as­sas­sines, Le Gauch­er aura souvent déplacé le duel spor­tif sur le ter­rain ex­plosif et sans pitié d’OK Cor­r­al. De cette œuvre gigan­tesque, comme in­spir­ée par les grands clas­siques du wes­tern, d’aucuns ne re­tiendront que son in­oub­li­able rôle de Brute, aux côtés d’un Bon aux al­lures de blond séduc­teur im­pas­sible et d’un Truand à la dégaine (rapide) de rouquin au sang chaud. Toutefois, l’héritage ten­nistique de Jimmy Con­nors ap­paraît in­fini­ment plus riche et plus sub­til que cette image de com­bat­tant in­dompt­able perpétuée avec fracas au fil des années. Obsédé par la vic­toire et la domina­tion sur le jeu, Jimbo aurait pu tirer sa révérence dès lors qu’il ne fut plus en situa­tion de brigu­er la place suprême, vers le milieu de la décen­nie 1980. L’ex-jeune loup révolté, de­venu vieux lion sur­volté, n’a pour­tant écouté qu’une seule force, plus violen­te que sa rhétorique guer­rière, plus puis­sante que sa haine de la défaite ou de l’ad­versité, plus entraînante en­core que cet hymne au dépas­se­ment de soi et au refus de l’inéluct­able célébré par sa carrière tout entière. Aux anti­podes de son suc­ces­seur naturel, qui avouera sur le tard sa détes­ta­tion d’un sport à jamais as­socié à la tyran­nie d’un père, Jimmy n’a été in­spiré que par la flam­me d’un amour ab­solu pour ce jeu 12, ne s’est laissé guid­er que par la lumière d’une pass­ion dévoran­te, trans­m­ise par une mère pro­tectrice et bi­en­veil­lante. Le champ­ion à l’or­gueil ex­acerbé y a puisé l’humilité et l’abnéga­tion néces­saires pour pour­suiv­re sa route et pass­er tant de fois de l’abîme au sub­lime, à l’image de ce re­tour im­pens­able ac­compli dans la saison de ses 39 ans. Plus qu’en éner­gie re­nouvel­able et sans cesse re­nouvel­ée, il a su la trans­form­er en brasi­er ar­dent. En pas­seport pour l’éter­nité.

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9. Précisons que Roger Feder­er s’est, pour sa part, hissé onze fois de suite dans le de­rni­er carré d’un même tour­noi majeur : à l’Open d’Australie, entre 2004 et 2014 (série en cours, au mo­ment de la fin­alisa­tion de ce livre).

10. Dans le pal­marès mas­culin du Grand Chelem, Jimmy Con­nors égale alors les Britan­niques Wil­liam Re­nshaw et Fred Perry, seuls vain­queurs à avoir ab­an­donné un nombre de jeux aussi faib­le (deux) à leur ad­versaire en fin­ale, re­spec­tive­ment au cours des édi­tions de Wimbledon 1881 (aux dépens de John Hartley) et 1936 (face à un Gottfried von Cramm qui se rom­pit le ten­don d’Ac­hille lors du pre­mi­er set, mais mit néan­moins un point d’hon­neur à ter­min­er la re­ncontre).

11. Jimmy Con­nors at­teig­nit les quarts de fin­ale des 27 tour­nois majeurs aux­quels il par­ticipa entre Wimbledon 1973 et Roland-Garros 1983. Ses 41 ac­cess­ions à ce stade de la com­péti­tion en Grand Chelem de­vraient par ail­leurs être effacées des tab­lettes par le champ­ion helvète, qui a égalé cette mar­que au cours de l’Open d’Australie 2014.

12. « J’aurais aimé épro­uv­er le même amour que lui pour ce jeu », déclarera John McEn­roe lors de l’US Open 1991. Jimmy Con­nors re­viendra lui-même en ces ter­mes sur son état d’esprit après les op­éra­tions au pied et au poig­net qui ont réduit sa saison 1990 à trois matchs au total : « J’ai découvert quel­le était la chose la plus im­por­tante de ma vie : c’est, de loin, le ten­nis » (L’Équipe Magazine – mai 1992). Eu égard à son amour pour son épouse Patti et ses en­fants, Brett et Aubree-Leigh, l’aveu recèle à l’évid­ence une part d’abus de lan­gage. Mais l’homme en avait déjà com­mis de bien plus fracas­sants…

Mme Connors

About

"Les monu­ments du ten­nis moder­ne - champ­ions et matchs de légende" - Marc Gdalia, Guil­laume Duhamel et Guil­laume Wil­lecoq - Édi­tions Sut­ton

http://livre.fnac.com/a7085832/Marc-Gdalia-Les-monuments-du-tennis-moderne

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40 Responses to « Les monuments du tennis moderne » – Jimmy Connors, lion et gladiateur (2e partie)

  1. MarieJo 21 mai 2014 at 13:17

    sympa ce 2è volet…
    son parcours à l’US open en 91 reste un morceau d’anthologie du tennis à lui tout seul.
    je ne suis pas sûre qu’on reverra ce genre de chose, même si federer peut toujours surprendre son monde à 39a cela me parait hautement improbable…

    collector la photo de Mme Patty Connors ;)

  2. antsiran23 21 mai 2014 at 13:31

    Super de revivre cette longue saga d’un personnage qui a contribué à faire ce que le tennis est aujourd’hui. Populaire et télégénique.

    Sur le plan du tennis, j’aimais ses prises de risque constantes. Je l’ai vu jouer en 1/16 de finale de Roland-Garros en 1991 face à Michael Chang. J’étais dans une loge au ras du court. Ses balles « sifflaient » comme le dit Marc, et plus impressionnant encore, elles frôlaient le filet à chaque échange. Réellement suffoquant. Il a lutté durant plus de trois heures…avant d’abandonner au 5 éme set, perclu terrassé par les crampes. Rien à voir avec les grimaces et les coups de bluff des Djokovic ou Nadal.
    Quand on parle du mental d’un Nadal, j’aurais aimé le voir face à Connors dans ses plus belles années !

  3. William 21 mai 2014 at 20:38

    Merci Marc. Je n’ai pas lu cette deuxième partie car j’ai reçu votre ouvrage ce matin et que je préfère le lire sur papier.

    J’adore la photo où Connors rugit face à son public, poing en l’air. Quel joueur ! J’aurais vraiment aimé le voir jouer en live, comme McEnroe, comme Becker, comme tant d’autres…

  4. Antoine 22 mai 2014 at 13:04

    C’est la suite…que j’avais déjà lue me semble-t-il, du moins en partie. Elle complète très bien la première. Je commnence à comprendre à quoi ressemble le livre: une série de portraits ou il est question que quelques matchs ou épisodes marquants.

    J’ai l’impression que le type de jeu pratiqué par le joueur n’apparaît que par moments, au détour d’un passage. Au total, c’est très agréable à lire. Super photo de la couv de Play Boy !

  5. Skvorecky 22 mai 2014 at 13:36

    J’ai enfin lu ces deux textes sur Connors. Très bien raconté; on apprend (pour les trentenaires en tout cas) plein de choses.
    Merci d’avoir publié ça, vraiment! Je compte acquérir le bouquin bientôt pour en découvrir davantage et rêver devant les exploits du passé…

    Concernant le personnage et le joueur, n’ayant pas pu le voir à la télé – j’ai commencé à suivre le tennis en 93 -, je dois déclarer que je suis plutôt dans la ligne d’Elmar. Je trouve sa gestuelle affreuse, et si vous me pardonnez l’expression, je n’aurais pas longtemps supporté sa tête de con et son état d’esprit anti-sportif. Je suis donc plutôt content de n’avoir pas vécu en direct sa carrière de champion.

    Cela étant dit, je reste admiratif au-delà des mots de son parcours à l’US Open 91, un exploit hors du commun, dommage qu’il n’ait pas tiré sa révérence là-dessus pour amplifier sa légende.

    Dans le registre statistique et factuel, Connors c’est le mec qui a fini une année nº1 sans avoir rien gagné (1975 – en 77 il remporte au moins le Masters) et qui ne finit pas nº1 après un doublé Wimbledon-US Open, devancé par un mec n’ayant rien gagné (1982)!

  6. William 22 mai 2014 at 18:25

    J’ai vu que Tursunov servait pour le match à 5-4 dans le troisième contre Gulbis. Je me dis que c’est un mal pour un bien, que le Letton sera plus en forme à RG. Résultat : debreak et victoire d’Ernests, au tie break.

    Gageons qu’il ne grille pas ses cartouches pour Roland…

    • William 22 mai 2014 at 18:27

      Il affrontera en demi-finale le roi de Nice, j’ai nommé Albert Jaws Montanes, puis en finale ce sera Gilou ou Isner/Delbonis (break Isner au troisième).

    • William 22 mai 2014 at 19:00

      Et mon poulain Delbonis imite Gulbis en débreakant Isner qui servait pour le match !

      Il laisse passer une balle de match sur son service mais empoche la manche et le
      match, 8-6 au tie break du troisième donc.

      Il jouera sa demi-finale contre Maître Gilou, qu’il a déjà battu à Casablanca cette année, en deux petits sets.

      • Patricia 22 mai 2014 at 19:40

        pour ça il faudrait que Gilles se défasse de la Breloque – il a pris et confirmé le break au 1er set…
        J’ai vu Berlocq défendre avec d’authentiques moonballs, c’est bien différent des boulets surliftés de Nadal qui arrachent…

  7. Patricia 22 mai 2014 at 19:45

    Berlocq a un râle particulièrement agaçant et un recours régulier aux moonballs ; heureusement, Gilles colle un ace pour effacer la BB vilement acquise par ces expédients.

  8. Ivan 22 mai 2014 at 20:58

    Je suis heureux de constater que je ne suis pas seul à trouver que Connors a une tete de con. Son jeu est laid, son caractère aussi. Un McEnroe sans la grâce.
    J’ai également cru déceler dans l’extrait de ce livre, la coquille révisioniste suivante:

    « Quoique affaibli par une blessure au pied et par une diarrhée qui le contraint à quitter le court durant la partie[...] »

    Comme expliqué ailleurs sur ce site, la diarhhée invoquée par l’interéssé après match (finale US 83) n’était rien d’autre que l’excuse trouvée par l’arrogant pour justifier sa piquouse en plein match (avec retour fracassant, victoire finale et une ligne en plus à son palmarès).

    • Marc Gdalia 22 mai 2014 at 22:06

      Bonjour Ivan. Ce que vous qualifiez de « coquille révisionniste » concerne un élément que nombre d’historiens et journalistes du jeu de tout premier plan ont officiellement écrit sur cette question. A titre d’exemple, Guy Barbier (ancien rédacteur en chef de Tennis Magazine, qui fut l’une des plumes de tennis les plus éminentes des trente dernières années) en a fait état dans la revue Tennis International (numéro de mai 1987). Quant à Bud Collins, célèbre journaliste et historien américain, auteur de l’encyclopédie de ce sport, il écrit exactement la même chose en page 217 de son ouvrage de référence. De nombreuses autres sources sérieuses abondent en ce sens, y compris sur la Toile. Libre à vous, bien entendu, de considérer que l’histoire officielle a en l’espèce été pervertie par le « bobard » de Connors. Mais en tant qu’auteur, c’est bien celle-ci que je relaie et que je revendique. Bien amicalement. Marc

      • Ivan 22 mai 2014 at 22:45

        Bonjour cher ami. L’histoire officielle est en l’espèce invérifiable dans le sens ou elle repose uniquement sur la bonne foi que l’on accorde (ou pas) aux dires de Connors. Je n’ai pour ma part aucune raison sérieuse de lui en faire crédit.

        Avec mes meilleurs voeux. Ivan.

      • Geô 23 mai 2014 at 08:24

        Cher Monsieur Gdalia. Votre professionnalisme, votre phrasé soigné, votre courtoisie exemplaire me rappellent un éminent personnage. Bien à vous.

        http://www.dailymotion.com/video/xdkazx_administration-francaise_fun

      • Robert "AxelBob" 23 mai 2014 at 22:31

        Bonsoir tout le monde. Je sors brièvement de ma coquille pour féliciter les auteurs, j’ai reçu votre livre avant-hier et le trouve très plaisant et agréable à lire (bref, un 15-lovetennis version papier :-D )

        Concernant l’argument Connors 83, l’intéressé a lui-même mit la parole fin à ce sujet dans son autobiographie parue l’an dernier: il est bel et bien allé dans les vestiaires pour une injection et a confirmé que l’histoire de la diarrhée n’était qu’une excuse

        • Yasunari 24 mai 2014 at 16:55

          Ca, c’est du lourd ! Pourrais tu le citer s’il te plait ? Ca le mérite largement.

        • Robert "AxelBob" 25 mai 2014 at 01:14

          Bien sur voilà l’extrait :
          « look, at my age the chances of challenging for titles were getting fewer. Lendl was coming up quick; so were a couple of Swedes – Mats Wilander (he’d already won the French) and a new kid named Stefan Edberg. And Mac wasn’t ready to call it quits. Realistically the odds for me weren’t good, so I had to take any opportunity I could.
          It was brutally hot inside Louis Armstrong stadium. During the second set, which I lost in a tie-break, I had to leave the court. I said I had an upset stomach, but really I had to get another injection in my foot because the first one had worn off. Without another one, I wouldn’t have been able to continue the match. And the second one had to lasr because you couldn’t leave the court twice. »

          • Yasunari 26 mai 2014 at 17:38

            Merci beaucoup pour cette très belle citation. Il reconnaît avoir bénéficié d’une injection au pied pendant le match et en avoir eu une première avant le match.
            Faut-il comprendre qu’il parle d’un anti-inflammatoire ? Il faudrait voir le passage où il parle de la première injection.
            Il l’avait caché à l’époque (en tous cas pour la seconde injection) mais il serait intéressant de savoir ce que disait le règlement (du tournoi ou de l’atp) à ce sujet. Un joueur était autorisé à sortir du court une fois mais peut-être pas pour le type de « traitement » qui lui a été administré…

  9. Marc Gdalia 22 mai 2014 at 23:40

    Votre point de vue sur le sujet ne fait pas non plus de vous un révisionniste :) Merci encore pour votre lecture de ce texte.

  10. Sebastien 23 mai 2014 at 01:02

    j’ai lu quelque part que Connors adorait s’empoigner les parties pour montrer qu’il en avait ?

  11. Skvorecky 23 mai 2014 at 10:27

    Dans les pièces à ajouter au dossier Connors, il y a ce fameux point sur terre battue où il franchit le filet pour aller effacer la marque de sa balle et empêcher la contestation de son adversaire.

    Quand Antoine préparera la potence pour vous-savez-qui, j’apporterai une corde pour le bon Jimmy.

    • Colin 23 mai 2014 at 10:45

      Exact, c’était d’ailleurs la question n°5 d’un quiz que j’avais publié en 2007 sur SV, je me cite: « Lors d’une demi-finale de grand chelem contre Corrado Barazzutti, je n’ai pas hésité à traverser le terrain pour venir effacer la marque d’une des mes balles que Barazzutti avait vue «out», sous les yeux médusés de mon adversaire et du corps arbitral. Cela n’empêchera pas l’arbitre, qui l’avait vue bonne (et qui m’avait à la bonne?), de m’accorder le point. »
      C’était sur la terre battue verdâtre de l’US Open 1977. Cette anecdote donne tout son sens à la notion de « cirque » employée par le même Connors pour qualifier l’ambiance de la fin de sa finale, le (sur)lendemain face à Vilas.

      Curieusement, la vidéo relatant cet « incident », et qui était présente sur YouTube en 2007, a été supprimée (voici le lien, peut-être qu’il est encore visible depuis certains pays? http://www.youtube.com/watch?v=ceB4ZpeJPao). Je flaire une mauvaise action des révisionnistes, menés par Marc Gdalia, Guy Barbier et Bud Collins…

  12. Sam 23 mai 2014 at 10:53

    Bravo et merci, tout à fait passionnant.
    On ne peut qu’être admiratif de ce type. Malheureusement.
    John Wayne, George Bush, Bruce Willis, Jimmy Connors.

    • Colin 23 mai 2014 at 12:33

      Et pourtant, Sam, il faudrait remplacer « Bruce Willis » par « Dustin Hoffman ».

      Cf. cette interview (savoureuse) : http://dustinhoffman25.blogspot.fr/

      ou encore celle-là (les trois derniers alinéas) : http://articles.latimes.com/2012/feb/17/entertainment/la-et-dustin-hoffman-20120217/2

      • Sam 23 mai 2014 at 20:18

        Effectivement…Et on le voit souvent le Dustin dans les tribunes. Mais je ne sens pas que de l’admiration dans ses propos. C’est quand même le Lauréat, quoi.

      • Colin 24 mai 2014 at 00:27

        Et Jack Crabb !
        Et Babe Levy…
        Etc.
        ça colle moyen, et pourtant…

        • Sam 24 mai 2014 at 00:42

          Je cherchais la scène du restaurant dans Easy Rider où des Connors se foutent des deux petites pédales, pas trouvé. La scène d’ouverture, également, de The Graduate, en scaphandre, avec des Connors autour de la piscine, pas trouvée non plus.
          Néanmoins, je viens de regarder ceci :

          http://www.youtube.com/watch?v=PSxihhBzCjk

          …Il y a du Blake Edwards là-dedans. Bon, disons que le « plastics » pourrait être dit par un Connors… En fait, c’est juste pour le plaisir de poster un extrait de cette merveille.
          Soyons honnête, aucun rapport avec le tennis !

        • Colin 24 mai 2014 at 14:28

          Aucun rapport, mais excellent !

  13. Elmar 23 mai 2014 at 22:38

    J’ai reçu le livre today et me réjouis de le lire. Du coup, je fais l’impasse sur la version numérique.

  14. William 24 mai 2014 at 00:56

    Ce qui m’emmerde bien c’est que pour la première fois depuis longtemps je ne pourrais pas suivre la première semaine de Roland… Mais comme je l’ai déjà écrit, je vais m’y rendre pour la première fois, le mardi de la deuxième semaine ! Ce serait sympa d’y voir certains d’entre vous, qui y sera ?

    • William 24 mai 2014 at 00:58

      Parce que si une rencontre est prévue, je me vois mal porter mon t shirt de sport fétiche « I can’t play like Federer, but I can wear a t shirt like him », si vous voyez ce que je veux dire… Il y a des couleurs 15-love à porter, merde !

    • Kaelin 24 mai 2014 at 01:08

      désolé moi jpourrais pas ! profitez-bien :)

  15. William 24 mai 2014 at 00:59

    Sinon je vois que mon poulain Delbonis a gagné contre Gilou pour la deuxième fois de l’année, toujours sans perdre un set. C’est bien, rapporte moi des points ! Gulbis en finale également, lui qui n’en a jamais perdu une seule. Je serai pour le Letton.

    A Düsseldorf, finale entre Karlovic et Kohly.

    • Kaelin 24 mai 2014 at 01:10

      à Dusseldorf, beau tournoi des 2 joueurs qu’on attendaient pas forcément en finale vu leurs perfs récentes …

  16. William 24 mai 2014 at 01:06

    Un dernier mot pour ce soir : j’ai bien attaqué le livre écrit à 3 plumes et c’est un régal ! J’en suis à Lendl, j’ai décidé de marquer une pause en voyant écrit ce patronyme, je me demande bien pourquoi… C’est très fluide et agréable à lire, une mine de détails, d’anecdotes, des statistiques. Je ne connaissais pas d’ailleurs l’histoire du prix « Peter Carter » lors des rencontres de CD entre la Suisse et l’Australie. On comprend que Roger ait été affecté et qu’il ait plus ou moins boudé la compétition…
    Si j’avais une remarque négative à faire – vraiment pour chipoter et sans penser à mal – ce serait sur un style parfois trop imagé, je pense notamment à un excès d’expressions métaphoriques dans certains portraits. Encore une fois, c’est vraiment pour chercher la petite bête et cela ne dessert pas la lecture.

    J’espère ne pas avoir trop spoilé et je recommande vivement Les Monuments du tennis moderne aux membres et aux lecteurs cachés de 15-love ! Bravo à vous.

  17. Kaelin 24 mai 2014 at 01:14

    haha comment Gulbis a éclaté Montanes!

  18. Kaelin 24 mai 2014 at 01:20

    tiens c’est marrant les 2 compères Thiem et Jurgen Melzer ont quasi le même classement désormais : Thiem 58, Melzer 59

    • Kaelin 24 mai 2014 at 01:25

      Paire perd 28 places cette semaine, comme il avait fait un très bon tournoi de Rome 2013. Il est 63ème.

      Davydenko perd 8 places il est 100ème…

      Grosse baisse de Nedovyesov aussi qui perd 16 places et qui est quasi ejecté du top 100 (99)

    • Patricia 24 mai 2014 at 13:41

      Ils devraient inverser la semaine prochaine… Mais ça fait deux tournois que Thiem est passé N°1 autrichien !

  19. MarieJo 24 mai 2014 at 12:20

    je ne sais pas si la génération mcenroe/borg/connors aurait aimé évoluer à l’ère des réseaux sociaux, et de l’info instantanée…

    t’imagines un spectateur qui enregirstre avec son smartphone les saloperies qu’ils s’envoyaient à la figure ? pour nous cla aurait été assez jouissif, même si on s’en serait lassé tout autant que de la langue de bois qui sévit de nos jours…

    on regrette aujourd’hui ce manque de spontanéité, mais il y avait un côté sales gosses dans la cour de récré… alors qu’aujourd’hui c’est limite s’ils ne sont pas trop proprets comme ces étudiants en uniforme…
    si l’évolution se poursuit, on devrait récupérer un circuit qui d’ici quelques années fera sa crise de la quarantaine ;-)

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