Lettre à un jeune Thiem

By  | 24 mars 2014 | Filed under: Regards
thiemelzer

photos An­dreas Jackwerth pour le Red Bul­letin

Un petit Re­tour vers le futur à trav­ers la traduc­tion d’un en­treti­en croisé Mel­zer/Thiem pour le Red Bul­letin (gratuit spor­tif aut­richi­en) datant de début 2012.

Je vous pro­pose de faire plus ample con­nais­sance avec le de­rni­er ‘At­tendu au Tour­nant’ qui pail­lette mon début d’année ten­nistique 2014, tout en approfon­dissant vos im­press­ions (sans doute un peu loin­taines…) sur une gloire du ten­nis aut­richi­en, grand pote de Rod­dick, dont le franc parl­er n’est pas sans évoqu­er le célèbre re­traité US.

Jürgen Melz­er a 30 ans et Dominic Thiem tout juste 18. Il est frais émoulu de sa dernière année chez les juniors qu’il clôture par une vic­toire à l’Oran­ge Bowl, et prêt à en découd­re dans une année 2012 qu’il démarre au 638è rang mon­di­al.

Pour con­sult­er l’in­terview originale de Stefan Wagn­er sur le site du Red Bul­letin (première par­tie) – scannée par Thiem (en en­ti­er)

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In­ter­net, Acné et Salami

*

Voyez-vous Dominic réalis­er une carrière com­par­able à la vôtre ?

Melz­er : Ab­solu­ment. Il a tout pour de­venir bon.

«Bon », c’est-à-dire ?

Melz­er : Tout, à par­tir du top 100. C’est la barre de la con­sécra­tion pour un joueur de ten­nis.

Dominic, au Wien­er Stadthal­le vous avez joué Thomas Must­er de­vant 8000 per­son­nes, c’est l’expéri­ence la plus fan­tastique que vous ayez jamais vécue ?

Thiem : En théorie cer­taine­ment. Mais je crois qu’on ne peut com­menc­er à savour­er de tel­les situa­tions qu’à par­tir du mo­ment où l’on s’en est sorti quel­ques fois. Con­tre Must­er, tout était « trop » pour que je sois cap­able de le savour­er.

Melz­er : Zapp­er l’en­viron­ne­ment, c’était le mieux que tu puis­ses faire. A par­tir de là, il ne s’agit plus de plaisir. Il s’agit de gagn­er. Et ça, tu t’en es vrai­ment bien dépatouillé !

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… et sur ce Must­er re­par­tit en re­traite.

Jürgen, votre 1er match de­vant un pub­lic nombreux ?

Melz­er : Pour moi aussi, à Vien­ne, une vic­toire con­tre l’Al­lemand Bürgsmüller… Tu es mes­quin, ça fait un bail, je ne me rap­pelle quasi plus rien du match.

En 1999, vous étiez le tenant du titre junior à Wimbledon. Peut-on oub­li­er le pas­sage d’un cap pareil ?

Melz­er : Je ne me rap­pelle pas tout. Mais en 2001, à Vien­ne, con­tre San­toro, ça c’est un truc que je ne ris­que pas d’oub­li­er ! Je m’étais bien vautré parce que j’avais eu la riche idée avant le match de man­g­er une pizza au salami. Un clas­sique péché de jeunes­se… à 4-4 dans le 3è set, la pizza est re­ssor­tie façon puzzle. Je me suis débrouillé pour gagn­er quand même, ma 1e vic­toire con­tre un Top 20.

En tant que junior, vous avez bien joué à domicile, mais plus par la suite, pen­dant longtemps. Com­ment ça se fait ?

Melz­er : Il m’a fallu longtemps pour apprendre à gérer cor­rec­te­ment l’at­mosphère pour jouer « à la maison », tant les at­tentes étaient plus im­por­tantes. A cela s’est ajouté une sorte de traumatis­me à Kitzbühel où, à cause de l’al­titude, je m’étais senti in­croyab­le­ment mal­ade, et j’avais joué quel­ques matchs nul­lissimes. Ca m’a pour­suivi.

Il y a un désavan­tage à jouer chez soi ?

Melz­er : Tout à fait. A la maison, on en veut en­core plus. Alors on se cris­pe, jusqu’à l’ef­fondre­ment du système. Dieu merci, j’ai réussi par la suite à at­teindre au moins la fin­ale dans chaque tour­noi aut­richi­en, mais ça a pris du temps ! Et ma première fin­ale à Vien­ne, celle con­tre Cilic, ce n’était que du bon­heur. Celle-là, je l’ai savour­ée de la première jusqu’à la dernière balle.

Dominic, que pouvez vous apprendre de Jürgen Melz­er pour votre carrière ?

Thiem : Ce que j’ad­mire chez Jürgen, c’est qu’il ne se chie jamais de­ssus dans un match. Il joue l’at­taque sans com­promis, sans pens­er ne serait-ce qu’une secon­de au frein à main. Je ne sais même pas s’il est équipé d’un frein à main. Ca m’en im­pose.

Vous avez ap­porté 3 ques­tions pour Jürgen Melz­er. La première…. ?

Thiem : … con­cer­ne les médias. Jürgen, tu lis en­core chaque ar­ticle écrit sur toi ?

Melz­er : Je n’ai pas in­stallé d’aler­te Goog­le, non. Mais gros­so modo, tout le monde finit par lire ce qu’on écrit à son sujet.

Thiem : Il y a un mo­ment où ça de­vient égal, ce qu’on écrit ?

Melz­er : Non. Je suis déjà passé par un paquet de choses, des mo­ments où les gens me cas­saient, d’aut­res où l’on se faisait des mon­tagnes à mon sujet. Mais quoi qu’il en soit, en­core et toujours : par­fois on a peur des ar­ticles, par­fois on s’en réjouit. Ca m’a aidé de lire les jour­naux, en con­nais­sance de cause, après des matchs nor­maux et pas après les plus lament­ables – c’est là que tu peux voir si un jour­nalis­te s’y connaît, que tu peux te faire une meil­leure idée. Mais le vrai problème de toutes façons, ce ne sont pas les jour­nalis­tes. Ce sont les forums. Après une défaite, mieux vaut éviter d’y jeter un œil.

Et ça ferait quoi de s’inscrire sous un pseudo et de post­er soi-même ?

Melz­er : In­utile. Tu ne peux pas dis­cut­er avec quel­qu’un d’anonyme. Par con­tre ce que j’ai fait, c’est de parl­er avec un post­eur dont je con­nais­sais le pseudo. Je me suis dirigé vers lui, je lui ai toqué sur l’épaule et dit : alors, main­tenant, dis-moi en face ce que tu me re­proc­hes…

Thiem : Et ?

Melz­er : ça a tourné en une dis­cuss­ion vrai­ment sympa !

Dominic, est-on plus à l’aise en tant que mem­bre de la généra­tion Facebook vis-à-vis des aléas de son image pub­lique ?

Thiem : Le pom­pon, c’est quand quel­qu’un a écrit après Vien­ne que je de­vrais mettre du Clearasil. Si je savais qui c’était, je ferai comme toi : aller le voir et lui de­mand­er des com­ptes.

Les co­pains d’abord

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Pas­sage de témoin à Kitzbühel

Thiem : Com­ment se passe la vie des pros dans les ves­tiaires ?

Melz­er : Tu t’en­tends bien avec pas mal de gars, avec be­aucoup d’aut­res, c’est juste le contra­ire. Il y a même un mec qui pique des trucs de­puis des années, des Ipods, des ordis, de l’ar­gent, et on ne sait toujours pas qui c’est. Le prin­cip­al de toutes façons, c’est de ne pas s’at­tard­er sur le site. Tu dois te protéger de cette sur­ex­cita­tion per­manen­te, les sites des tour­nois sont de grands bouf­feurs d’éner­gie. Le mieux, c’est d’aller à l’hôtel, de t’al­long­er, de faire ta gym­nastique dans le calme. Bon, ça fait un peu isole­ment carcéral, mon his­toire… Oui, c’est un taf qui peut être assez sol­itaire.

Vous pas­sez pour être l’un des rares qui soit par­venu à se faire de vérit­ables amis in­times sur le Tour.

Melz­er : Ce qui n’est pas facile, car chaque point faib­le que tu montres sera évidem­ment utilisé con­tre toi le jour suivant, sur le court. Néan­moins, j’ai be­soin de ces amis pour ne pas de­venir di­ngue dans ce cir­que, j’ai be­soin de gens avec les­quels je peux vrai­ment parl­er à cœur ouvert.

D’ail­leurs, con­tre vos amis vous avez un bilan désastreux.

Melz­er : 0 à 10 con­tre Andy Rod­dick. Et con­tre la Petzsche (Petzschn­er est son par­tenaire de doub­le), pen­dant un bon mo­ment je n’y ar­rivais pas non plus. C’est fonc­tion de ton caractère, si tu par­viens à pre­ndre les choses avec légèreté pour jouer con­tre quel­qu’un que tu apprécies. Si même con­tre eux, tu veux à tout prix gagn­er, alors il faut arrêter les sin­ge­ries.

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Et un deuxième Majeur en doub­le avec la Petzschne ! (USO 2011)

Est-ce qu’on se ménage un con­trepoint à la vie du cir­cuit ? Cherche-t-on des amis qui n’en ont rien à cirer du ten­nis ?

Melz­er : En théorie, ce serait sûre­ment une bonne chose. Mais en pratique, tu en re­viens toujours au fait que, l’un dans l’autre, le ten­nis est ton domaine d’ex­cell­ence. Que se passe-t-il de spécial dans nos vies, en de­hors du ten­nis ? Nos vies doivent tourn­er auto­ur du ten­nis, sans quoi nous n’en ser­ions pas là où nous som­mes. Je pour­rais faire le malin et parl­er des trucs qui m’intéres­sent par ail­leurs, mais au final, le ten­nis c’est ma vie.

Avez-vous un bon ami qui ne s’intéresse pas au ten­nis ?

Melz­er : Hmmm, non, aucun.

Dominic, qu’en est-il pour vous ?

Thiem : Les amis nor­maux, on les perd avec le temps.

Melz­er. Pffff, quand on y réfléchit… c’est éner­vant de ne pas y ar­riv­er.

*

Le haut du pavé, les bas-fonds

*

Dominic, votre troisiè­me ques­tion ?

Thiem : Djokovic, Nadal, Feder­er, Mur­ray se détac­hent de­puis un bon mo­ment de tous les aut­res. Qu’est-ce qui les rend si bons ?

Melz­er : Il n’y pas de sec­ret. Chacun d’entre eux peut tout faire aussi bien que n’im­porte qui d’autre, et en sur­croît vient se rajout­er un truc spécial, pour chacun différent.

Feder­er, Nadal et Djokovic, tu les a déjà bat­tus… Mur­ray, pas en­core. Com­ment ça se fait ?

Melz­er : c’est le type de joueur qui m’an­nihile com­plète­ment. Mur­ray joue avec ton tempo, te lais­se t’épuis­er à lutt­er, jusqu’à te re­ndre cinglé.

Thiem : Mais à l’Open d’Australie, il a com­mencé à jouer of­fen­sif pour la première fois.

Melz­er : Pour la première fois, il a joué de façon à pouvoir re­mport­er un tour­noi du Grand Chelem…

Thiem : …. et toi, tu aurais pu gagn­er plus facile­ment con­tre lui.

Melz­er : Sauf que pas de chan­ce, c’est précisément pour ça qu’il ne jouerait pas con­tre moi de cette façon.

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« Aouuuuuuuuuwww »! (AO 2011, Melz­er et « l’effet Mur­ray »)

Des matchs comme la fin­ale de l’Open d’Australie sont un régal pour les fans (parle pour toi NDT). Comme con­cur­rent… ce n’est pas effrayant ?

Thiem : Je pense que tout d’abord, on doit se sen­tir drôle­ment bien, quand on est assis là, à se dire qu’on les a déjà bat­tus.

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Trooop bon !

Melz­er : Hahaha, oui, d’abord ça. Mais on es­pion­ne, pour ainsi dire. On repère ce qui leur fait mal, sur le plan du jeu.

Thiem : Mais chez un Djokovic, il ne reste pas grand-chose à découv­rir, non ?

Melz­er : il faut pour­tant re­gard­er dans le moindre détail. Mais pour moi, par ex­em­ple, Hewitt con­tre Djokovic à l’Open d’Australie, c’était ex­trême­ment in­téres­sant. De voir com­ment quel­qu’un qui a des pos­sibilités de jeu amoind­ries peut quand même trouv­er un moyen de re­st­er au con­tact.

Vous aimez bien re­gard­er Hewitt parce qu’il joue mieux, au mo­ment même où ses capacités sont di­minuées ?…

Melz­er : Ce qui me fas­cine, ce sont les sol­u­tions qu’il cherche, com­ment il les cherche. Des matches comme ça je les re­gar­de avec un im­men­se plaisir. In­ver­se­ment, Feder­er con­tre Nadal, c’est pour moi en­nuyeux.

Thiem : ..Ah ?…

Melz­er : Comprenez-moi bien, leur ten­nis à tous les deux est fan­tastique, mais la con­struc­tion du match est fade. De­puis 15 re­ncontres, c’est la même, in­changée, in­flexib­le.

Dominic, vous, pen­dant l’Open d’Australie, vous étiez dans un Fu­ture, un tour­noi pro de 3è di­vis­ion, en Israël. Est-ce qu’on ne se sent pas au mauvais end­roit ?

Thiem : … Oui, on est planté là, en Israël, et c’est quel­que part ail­leurs qu’on en­tend les flonflons du bal.

Melz­er : C’est égale­ment dur à gérer. En tant que bon junior, tu as joué les com­péti­tions en Grand chelem, dans des beaux lieux, avec de nombreux spec­tateurs. Et paf, tu te retro­uves tout à coup sur le court 37 en Israël.

Thiem : … Il y avait même des fis­sures à un end­roit près de la ligne de fond.

Il ex­is­te des « trucs » pour pass­er rapide­ment au niveau supérieur, comme junior ?

Melz­er : Et même un truc im­por­tant, je crois. On joue très souvent, en tant que jeune joueur, pour satis­faire les at­tentes des aut­res, at­tentes con­cer­nant le dévelop­pe­ment de son pro­pre jeu. Mais comme pro, tu dois piger que ce n’est plus sur ton poten­tiel que tu vas travaill­er, mais sur des ex­péri­ences. Dominic, tu as lu le bouquin d’Agas­si ?

Thiem : Oui.

Melz­er : Il y a une phrase de­dans, qu’un pro doit avoir chaque jour de­vant les yeux : « Tout ça c’est des con­ne­ries, tu dois seule­ment être meil­leur un jour donné que le mec de l’autre côté du filet. » – Pour moi, c’est la meil­leure de­scrip­tion du ten­nis. Tu te démer­des pour gagn­er, c’est tout.

Andre Agassi

« Démerde-toi pour gagn­er. » Signé Dédé.

Qu’est-ce qui at­tend Dominic, quand il aura laissé les Fu­tures derrière lui ?

Melz­er : Les Chal­leng­ers, et là tout est déjà plus agréable. Tu as l’ac­cueil, une bonne or­ganisa­tion, des ramas­seurs de bal­les et tutti quan­ti. Et il y a des tournées de Chal­leng­ers sympa, comme la Sud-américaine, c’est aussi un plaisir de voyag­er.

« Plaisir » et « Voyage », les joueurs pro les pla­cent rare­ment dans la même phrase.

Melz­er : Je suis à présent dans le de­rni­er quart de ma carrière. Les voyages, je pour­rais laiss­er tomb­er tout de suite. Même ado j’avais peur de l’avion, et aujourd’hui je me sens toujours vaseux au décol­lage et à l’at­terris­sage. Re­ntr­er à la maison après 24 heures d’avion, défaire tes paquets, laver, re­faire tes paquets, re­par­tir le jour d’après, ça déchire.

Thiem : (rire) Ah, moi la les­sive, heureuse­ment c’est maman qui s’y colle.

Qu’est-ce qui a le plus changé en douze ans dans le ten­nis ?

Melz­er : Les raquet­tes Babolat étaient révolution­naires – mais seule­ment pour ceux qui ont gran­di avec cette tech­nologie. Quand on n’a pas gran­di avec, ce n’est même pas la peine d’y touch­er. Les bal­les et la sur­face ont changé, à l’extrême. A mes débuts, tout était rapide comme l’éclair. Les co­urts sur les­quels nous avons joué en­suite en 2004, 2005, 2006, c’était comme du papi­er de verre, et d’une len­teur à l’avenant.

Thiem : Et la di­mens­ion athlétique ? C’est là que j’ai mes prin­cipales faib­lesses.

Melz­er : La di­mens­ion athlétique est de­venue extrême, l’in­tensité est in­croy­able. Dans les 100 meil­leurs, tu trouves à peine deux per­son­nes qui ne sont pas in­tégrale­ment entraînées à fond, et les deux sont des talents hors-norme.

Thiem : Nal­bandian…. ?

Melz­er : … oui, et Baghdatis. Le ten­nis est de­venu un sport où la con­di­tion physique est cruciale. C’est d’ail­leurs pour ça, je pense, qu’il est si dur de per­c­er pour les jeunes, parce qu’un pareil niveau de con­di­tion physique im­pecc­able, tu ne peux le con­struire qu’après des années et des années. Il n’y a pas non plus de co­ureurs de marat­hon âgés de 22 ans.

Ca sig­nifie que les jeunes joueurs…

Melz­er :… ont plus de temps. On doit être plus patients avec eux qu’on ne l’a été pour nous.

About

Avocate at­titrée de Ric­hard Gas­quet sur 15LOVE (SAUVEZ les bébés phoques !) et Thiemolâtre irrécupérable. Que le Re­v­ers à Une Main soit avec toi.

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351 Responses to Lettre à un jeune Thiem

  1. Djita 28 mars 2014 at 09:46

    J’ai l’impression de voir un nouveau Rafa à ce tournoi. Rien à voir avec celui de la semaine dernière. Ça fait plaisir.
    Il va remporter le tournoi.

  2. Colin 28 mars 2014 at 09:59

    Deux commentaires en direct pour le Nadal – Raonic. Encore moins que pour un Struff / Thiem au challenger de Novossibirsk.

    Certains joueurs passionnent les foules 15loviennes !

    • Kaelin 28 mars 2014 at 10:10

      Encore heureux, on n’est pas sur le live d’Eurosport ^^. Mon Grand Struff continue d’ailleurs son chemin à Guadalajara. Il bat Velotti puis Pierre Hugues Herbert. Ya eu pleins d’éliminations des TS (notamment la 1 (De Schepp’) et la 2 (Ebden), du coup Struff se retrouve TS2, 2 places derrières Brown (104 et 102ème). Ce tournoi est à sa portée !
      Il lui faut de la confiance avant de frapper un grand coup contre la France en CD en mode Riton 1991 ! Ils devaient avoir à peu près le même classement à l’époque d’ailleurs non ? Bon le contexte et la carrière n’est pas tout à fait la même mais que diable, Jan Lennard a de la ressource! Et il a un bien meilleur service que Riton.

    • Geô 28 mars 2014 at 12:13

      C’est désespérant Colin. Je suis hispanophone (ou presque), j’ai vécu un an en Espagne, dans ce pays avec lequel j’ai des liens et que j’aime, mais je hais le tennis de ses meilleurs représentants. La vie tennistique est mal faite. Que n’avons-nous pas un Lopez surboosté vainqueur à Wimbledon, Un Verdasco encéphalo-greffé couronné sur dur ?

  3. Le concombre masqué 28 mars 2014 at 11:51

    je croyais qu’il avait arrêté les encouragements intempestifs, surtout sur faute directe de l’adversaire sur moonball…à la fin du match on dirait qu’il vient de gagner le tournoi!!

    On croirait voir le nadal de 18 ans?! tendu cette année le Rafa?

  4. Patricia 28 mars 2014 at 13:08

    Tiens, à propos du mini scandale d’arbitrage Djoko/Murray, un article de l’an passé investiguait déjà le manque de connaissance des règles des joueurs : http://www.usatoday.com/story/sports/tennis/2013/03/12/top-players-dont-know-the-rules-bnp-paribas-open/1980117/

    • Patricia 28 mars 2014 at 13:18

      Il y a encore plus marrant, dans un com sur le blog de Tignor, quelqu’un mentionne qu’il y a qq années, les frères McEnroe commentaient un match et que John avait dû recevoir les explications de son frère à ce propos. Il ignorait la règle, ce qui est quand même énorme.

    • Colin 28 mars 2014 at 13:46

      Bah moi ça ne m »étonne pas tant que ça.
      Ça fait 40 ans que je joue au foot, au tennis et au badminton, y compris en compétition, et il y a des tas de règles que j’ignore ou que j’ai oubliées.
      Dans 99,9% des situations de jeu, les règles principales s’appliquent. Les autres règles ne s’appliquent quasiment jamais, donc, même si un jour, dans notre jeunesse, un entraîneur, un éducateur ou un arbitre nous les ont enseignées, on a eu tout le temps de les oublier depuis. On ne retient que ce qui sert.
      Ça ne me choque pas plus que ça que des pros aient aussi la mémoire sélective.

  5. William 28 mars 2014 at 13:53

    test

  6. William 28 mars 2014 at 13:57

    Raonic a donc pris son premier set à un Rafa qui sort une double sur balle de set, ça fait quelque temps qu’il fait ça d’ailleurs. Il en a même fait deux dans ce jeu, ses deux seules du match. C’est étonnant mais, même si je n’ai pas vu la moindre image de ce match je pense que Nadal est prêt pour une 16e victoire consécutive contre Berdych. Dire qu’à une époque on parlait presque de « bête noire »…

    Les demi-finales se joueront ce soir et les vainqueurs auront donc chacun un jour de repos.

  7. William 28 mars 2014 at 13:59

    Je ne comprends pas ce qu’il se passe, peut-être qu’il faut écrire Conchita plutôt ?

    • Colin 28 mars 2014 at 14:37

      Que se passe-t-il William?

      • William 28 mars 2014 at 14:42

        Et bien j’ai vu hier soir un commentaire de Jeanne hier soir, auquel Elmar a répondu, et ce matin ce commentaire avait disparu. Je demandais ce qui avait bien pu arriver et dès que j’écris un commentaire contenant « Jeanne », il ne s’affiche pas.

      • William 28 mars 2014 at 14:43

        Maintenant ça fonctionne. Bon.

      • Colin 28 mars 2014 at 14:48

        Freaky…

        Tu es comme Jeanne (l’autre), tu entends des voix d’outre internet?

        Ou tu es comme David Vincent, tu les as vus, mais personne ne veut te croire.

      • Guillaume 28 mars 2014 at 15:36

        Non non, William, tu n’as pas rêvé ce post. C’est moi qui suis passé. On avait dit fini les multicomptes mais par moments il y a encore des rechutes.

      • William 28 mars 2014 at 16:00

        Ok ! Bon alors à ce moment-là j’appelle au retour de Conchita ! Allez, on est bien ici, reviens !

  8. Guillaume 28 mars 2014 at 15:38

    Par ailleurs je propose de déménager sur la Colin’s Race pour le match calling du week-end. Pas que je m’attends à un déluge de posts mais puisqu’on a une plate-forme qui n’attend que ça, autant en profiter et ne pas saturer celle-là.

    • May 28 mars 2014 at 15:51

      J’avais tenté d’écrire quelques lignes mais l’article a été fermé aux commentaires…

      • Guillaume 28 mars 2014 at 16:06

        Colin est un grand timide.

    • Elmar 28 mars 2014 at 15:56

      Ok. Y aura bientôt la gazette aussi. Prévue pour le 1er avril.

      • William 28 mars 2014 at 16:00

        J’en ris déjà !

  9. Montagne 28 mars 2014 at 21:16

    Nishikori forfait

  10. Marina 30 mars 2014 at 15:32

    Merci pour la traduction Patricia. Interview très intéressante.
    Melzer, j’aime bien le joueur, mais je ne connaissais pas trop l’homme, cet article me l’a fait découvrir.
    Thiem, je l’ai découvert à Kitzbuhel l’an dernier et depuis, je suis très attentive à ses résultats. J’ai eu comme on peut le dire un « coup de foudre ». Le revers à une main m’a charmée. Le jeune a la tête sur les épaules, analyse très bien ses matchs (en témoigne sa page Facebook: un régal)et j’ai beaucoup d’espoirs en lui. Son début de saison est remarquable, et je le pense capable de finir l’année dans le top 50.
    Il franchit les étapes petit à petit, sans trop faire parler de lui encore, mais il peut frapper un gros coup sur terre battue. Pourquoi pas à Roland-Garros?

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