Trois ans de tennis : bilan à mi-mandat

By  | 14 mars 2014 | Filed under: Rencontres

Stockholm 2013Trois ans. Trois ans main­tenant que, au-delà de la petite bande de 15lovetennis, j’ai fait du ten­nis (une gran­de par­tie de) mon métier. Trois années de com­men­taires en di­rect, de compte-rendus, d’analyses, d’his­toires, de portraits, d’in­terviews… Et parmi ces dernières, de petites per­les jamais ex­ploit­ées. Pas le bon mo­ment, trop an­ec­dotique sur un joueur oublié ou, tout simple­ment, des petits mor­ceaux d’entretiens archivés en un « on verra plus tard » de­venu au fil du temps un fouil­lis aussi in­extric­able que ma piaule étudian­te. Sen­tant que mon or­dinateur ne rajeunit pas, j’ai pro­fité de l’émig­ra­tion vers un dis­que dur ex­ter­ne pour me re­plong­er dans le bazar. J’en suis re­ssor­ti plein de pous­sière, mais le sourire aux lèvres. In­stant par­tage.

Agas­si ? Sampras ? Mieux, Ronald !

Fin 80′s, début 90′s. Toute la planète ATP tremble de­vant la montée en puis­sance de la nouvel­le scène américaine. Toute ? Non. Quel­que part entre Bor­deaux et Haïti, Ronald Agenor résiste en­core et toujours à l’en­vahis­seur. Jan­vi­er 2011 : il bombe le torse et se souvient. « Agas­si ? Quicon­que suivait un peu assidûment le ten­nis à cette époque savait que j’avais le jeu pour le battre réguliè­re­ment. Et pareil pour Stich, d’ail­leurs. Par rap­port à Agas­si, j’étais plus fort physique­ment, je ser­vais mieux que lui, ma balle al­lait plus vite en coup droit que la sien­ne et, sur­tout, il se décalait toujours côté re­v­ers pour frapp­er en coup droit, ouv­rant ainsi grand le court… Or moi j’avais le meil­leur re­v­ers long de ligne du cir­cuit et je faisais donc la différence là-dessus ! Mon re­v­ers, c’est le coup qui a manqué à Pete Sampras pour gagn­er Roland-Garros. Mon re­v­ers, ainsi que de la variété, comme mes amort­ies. »

Bonus : « Si j’ai un re­gret dans ma carrière ? Pas vrai­ment. Ou alors si : il y a un petit re­gret de ne pas avoir gagné de Grand chelem… Je n’étais pas si loin à Roland-Garros… » (Coincé entre Lendl et Ed­berg, il fut, en quarts de fin­ale, l’une des vic­times de Michaël Chang lors de son miraculeux par­cours de 1989).

Ar­naud donne la clé

Ar­naud Clément : un ban­dana, des gam­bettes, une fin­ale à l’Open d’Australie et une Coupe Davis. S’il y a bien un joueur qui peut être fier d’être allé tout au bout de son poten­tiel, c’est bien l’Aixois. En 2012, à Roland-Garros, il m’an­nonce la fin pro­b­able de sa carrière dans les semaines à venir, selon qu’il soit nommé ou non capitaine de l’équipe de Fran­ce de Coupe Davis (on sait ce qu’il en fut). Entre deux bouchées de sandwich au bar des joueurs sous le Centr­al, il ex­prime soudain ce qui re­ssemble fort à une pro­fess­ion de foi, au détour de la con­ver­sa­tion : « Moi, je ne lâche jamais rien, je pense que vous le savez, de­puis le temps ! Même quand je suis largué, je me dis qu’il faut que je me batte… Ou plutôt non, en fait je ne me le dis pas. C’est trop ancré en moi. Je le fais, c’est tout. » Du vieux débat de l’inné ou de l’ac­quis, peut-être bien fin­ale­ment que la gnaque ne s’apprend pas plus que le talent.

Trois fois Cor­in­ne Van­i­er

Cor­in­ne qui ? Allez, avouez que per­son­ne ici n’a en­ten­du parl­er d’elle. Contra­ire­ment à ce que l’air du temps cat­astrop­histe aime à souffl­er à l’oreil­le, le ten­nis féminin français, bien moins con­stant que son homologue mas­culin, a toujours fonctionné par cyc­les. Du déclin de Françoise Dürr à l’émerg­ence des Pier­ce, Halard, Tauziat, Tes­tud puis Maures­mo dans les 90′s, les fil­les vivent déjà une première dis­et­te, et il faut des Cathy Tan­vi­er, des Pas­cale Para­dis ou des Cor­in­ne Van­i­er pour main­tenir pénib­le­ment une présence tri­colore dans les tab­leaux des plus gran­des épre­uves. Bien qu’ayant stoppé sa carrière dès l’âge de 22 ans, cette dernière, que la WTA avait sur­nommé la « McEn­roe du ten­nis féminin » (gauchère, at­taquan­te et dotée d’un caractère vol­canique sur le ter­rain, il n’en fal­lait pas plus !) gagne à être con­nue. Si elle ne de­vait re­tenir que trois souvenirs dans sa carrière :

« Le pre­mi­er, c’est quand j’ai battu Stef­fi (Graf à Bris­bane 1984, leur seule re­ncontre, ndlr). Stef­fi n’était pas en­core n°1 mon­diale mais c’était une joueuse dont on savait qu’elle re­présen­tait l’avenir. Je suis par­venue à la battre sur herbe en Australie, une de mes sur­faces préférées. Son père était de hors de lui après cette défaite : il avait mis une bonne claque à Stef­fi en sor­tant du court. Je me suis avancée vers lui et j’ai de­mandé : « C’est si hon­teux de per­dre con­tre moi ? »

Le deuxième, c’est en Fed Cup. Un match con­tre Sue Bark­er au Japon. Bark­er était une Top 10 à l’époque et je l’avais accroché jusqu’à quel­que chose comme 8/6 au de­rni­er set. Mais c’est sur­tout sur les bancs que c’était très chaud, entre nos capitaines re­spec­tifs, Jean-Paul Loth et Vir­ginia Wade. Loin du fair-play à l’angla­ise, Wade avait applaudi une de mes doub­les fautes alors que le match était très indécis. Cela avait rendu fou Jean-Paul, de l’autre côté de la cha­ise d’ar­bitre… Vous de­vriez lui en parl­er !

Et le de­rni­er, c’est une demi-finale à San Diego. Mon meil­leur par­cours dans un tour­noi im­por­tant et, en ter­mes de niveau de jeu, une bonne période pour moi. J’étais arrivée en de­m­ies en sor­tant des qualifs. Je perds con­tre une jeune Américaine, Kathy Rinal­di. Mais plus que le match lui-même, c’est sur­tout à ce moment-là que j’ai pris con­sci­ence de ce que le ten­nis chan­geait : toutes ces jeunes joueuses, pre­sque des petites fil­les, avec leur papa qui les main­tenait sous pre­ss­ion… Les Graf, Jaeg­er, Temes­vari, Rinal­di. C’était très par­ticuli­er de les voir toutes déboul­er avec papa s’époumonant à côté. Je ne suis pas en train de dire que c’est pour ça que j’ai arrêté si tôt ma carrière mais, à 22 ans, je me sen­tais déjà vieil­le par rap­port à la di­rec­tion prise par le cir­cuit. »

Bruguera et le droit à la pares­se

Son as­socia­tion avec Ric­hard Gas­quet l’a remis sous les feux de la rampe. Mais il y a en­core un an, Sergi Bruguera était de ces an­ciens champ­ions dont on ne savait trop ce qu’ils étaient de­venus de­puis l’arrêt de leur carrière. Un pas­sage sur le Sen­ior Tour de temps à autre, et pas grand-chose de plus, bien loin des boulimiques qui multi­plient les cas­quet­tes passée la petite mort du spor­tif. Lors du de­rni­er Roland-Garros, je lui pose donc la ques­tion rituel­le du « qu’êtes-vous de­venu ». La réponse est franche, dans un début d’éclat de rire : « Je me suis con­tenté d’élever mes en­fants, des jumeaux. C’est une oc­cupa­tion suf­fisam­ment fatigan­te comme ça pour n’avoir pas envie de faire grand-chose d’autre à côté ! »

L’im­partialité des jour­nalis­tes, cette légende ur­baine

Roland-Garros 2011. Mon pre­mi­er Grand chelem avec accrédita­tion. Juste à temps pour voir Li Na mak­ing his­to­ry en de­venant la première As­iatique à re­mport­er un titre du Grand chelem. Gran­de première aussi en tri­bune de pre­sse : l’un des jour­nalis­tes chinois présents sur l’évène­ment de­vient fou de joie. Lit­térale­ment. Il hurle d’une voix aigüe, trépigne sur son siège, se lève, bon­dit dans tous les sens, crie toujours plus fort, tape des po­ings sur le pupit­re (faisant du même coup tres­saut­er les ordis de ses confrères de ban­quet­te). Un pre­mi­er aver­tisse­ment n’y chan­ge rien : l’homme ne se contrôle plus, la vic­toire de sa protégée l’a plongé dans un état second, frénétique. Comme sa cham­pion­ne, lui aussi make his­to­ry : le pre­mi­er jour­nalis­te de l’his­toire ex­pulsé d’une tri­bune de pre­sse par la sécurité.

(Tant qu’on est dans l’anec­dote, gran­de par­tie de plaisir aussi, la veil­le, de­vant la demi-finale op­posant Feder­er à Djokovic. Oui, oui, celle-là, celle des quat­re sets, des 32 coups gag­nants au pre­mi­er set, de la nuit tom­bant sur Paris au mo­ment où une stand­ing ova­tion lance le jeu décisif du quat­rième set… A nos côtés, une jour­nalis­te de Fran­ce Soir passe l’intégralité des quat­re man­ches à maugréer toute seule con­tre le médioc­re niveau de jeu de son « Nole », con­tre la chan­ce de Feder­er, con­tre les sangli­ers qui avaient dû man­g­er quel­que chose… Nous, en tout cas, on boit du petit lait. La seule per­son­ne au monde, pour­tant aux premières loges de la re­présen­ta­tion, n’ayant pas eu con­sci­ence d’as­sist­er à un chef-d’œuvre.)

Débraye Paulo, ça fume

Celle-là n’est pas de moi. Mais au même titre que les grimaçants « ‘taing, c’était dur ‘taing » de notre ac­tuel n°1 nation­al, elle est de­venue l’objet d’un runn­ing gag parmi les jour­nalis­tes français. Re­cueil­lie par Philip­pe Bouin, ex-plume de L’Équipe, la sail­lie est de Paul-Henri Mat­hieu à l’issue d’une défaite, une de plus, au bout des cinq sets en Grand chelem : « Ce n’est jamais bon de break­er trop tôt au cin­quiè­me set. » La carrière entière d’un joueur a t-elle déjà été écrite à ce point à l’issue d’un seul match, si tôt en carrière, que ne le fut celle de PHM par sa défaite con­tre Mikhaïl Youzhny en fin­ale de Coupe Davis ?

Di­mit­rov en douceur…

Ac­tuel 16e mon­di­al en pleine bour­re, Grigor Di­mit­rov fut aussi, il n’y a pas si longtemps, ce jeune joueur in­cap­able de con­firm­er les pro­mes­ses nées de son éclos­ion soudaine à Rot­terdam, au point que cer­tains 15lovers ne lui voyaient même pas d’avenir dans le Top 100 (si si, il y en a eu, n’est-ce pas mon Homard préféré ?). Il faut dire que lorsqu’il ar­rive à Re­nnes, en 2010, le Bul­gare re­vient du cir­cuit Fu­ture où, 300e mon­di­al, il est re­par­ti con­struire un jeu et une con­fian­ce. A ses côtés, exit l’entraîneur star Peter Lundgr­en, bi­en­venue à l’austère Peter McNamara. Et, cette fois, plus ques­tion de brûler des étapes, sur le ter­rain comme dans le dis­cours. Alors quand re­sur­git l’éter­nelle com­paraison avec Roger Feder­er, il prend son temps pour répondre, pèse ses mots : « Qui ne voud­rait pas gagn­er un Grand chelem ? Je pour­rais vous dire que oui, bien sûr, j’en rêve, que je veux aussi être N°1. Et c’est vrai, j’en rêve. Mais je veux avant tout me con­struire, étape par étape, et aller au bout de mes pos­sibilités, quel­les que soient à la fin mes li­mites. Mais les connaître. Quand j’arrêterai, je ne veux rien avoir à re­grett­er. » Le temps, ef­fective­ment, il l’a pris. Mais, à main­tenant 22 ans et tout 16e mon­di­al qu’il soit, ses li­mites, il ne les a toujours pas at­tein­tes.

… Roc­hette en pleine gueule

Re­nnes 2010, toujours. La vic­time de Di­mit­rov au pre­mi­er tour, just­e­ment. Et l’un de mes pre­mi­ers en­tretiens mar­quants. Laurent Roc­hette a la tchatche facile et la for­mule di­rec­te, qui frap­pe comme un up­percut. Son ten­nis à lui, c’est une his­toire de coups par­fois plus pro­che de la boxe que du ten­nis. Bâti sur le modèle Ar­naud Clément – pas très grand mais mus­culeux -, formé à l’Insep avant une es­capade en Es­pagne, le Bor­delais a longtemps joué (joue en­core ?) comme pour pre­ndre sa re­vanche sur « la tuile, à 19 ans : un os cassé à la main gauc­he. Je com­m­ence à peine à goûter à la vie pour laquel­le j’ai bossé comme un di­ngue de­puis des années que je dois me faire opérer. Un trou de deux ans dans ma carrière. Je ne joue pre­sque plus de 19 à 21 ans, à peine quel­ques matchs, le mini­mum pour main­tenir un clas­se­ment de misère aux al­en­tours de 800e. En 2008, je suis même re­par­ti de zéro. Je n’avais plus de clas­se­ment. » Ce teig­neux des co­urts, opiniâtre, qui admet « un énorme re­spect pour Gil­les Simon, son par­cours pas toujours facile et sa réus­site fin­ale : forcément, ça m’inspire un peu », se voit façonné par ce coup dur originel : « Je crois qu’on retro­uve mon par­cours heurté dans cette hargne, cette volonté que je mets sur le court. Le ten­nis m’a fait be­aucoup souffrir, j’ai pris des coups de po­ings dans la gueule… J’ai même fail­li arrêter à un mo­ment. Donc oui, quel­que part ça re­ssort sur le ter­rain. Quand je saurai me ser­vir de cette hargne-là à bon es­cient, je suis sûr que j’aurai un truc en plus que les aut­res. » En­core faut-il que son corps soit d’ac­cord : aux dernières nouvel­les, en­core blessé, il est re­tombé au 600e rang, après un pic à 200e en 2012.

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Stockholm : les trois légen­des du jeu et les deux bocks de bière

Un tour­noi for­mat Mast­ers Cup, et six par­ticipants sur huit af­fichant pas­seport suédois. Un voyage dans le temps ? Oui. Précisément un tour­noi du Sen­ior Tour visant à rap­pel­er aux Suédois leur glorieux passé ten­nistique. Mars 2013, à Stockholm : le centre des congrès de la capitale suédoise a été agencé pour l’oc­cas­ion auto­ur d’un court de 3000 places. Les vedet­tes qui ont fait les gran­des heures du ten­nis nation­al sont toutes présen­tes au rendez-vous. Au fil des re­ncontres et des ob­ser­va­tions, quel­ques im­press­ions :

- Björn Borg, plus qu’un champ­ion : l’idole, la figure tutélaire. Celui que tout le monde re­gar­de avec des yeux de (grand) gosse. Il ne joue pas mais passe à deux re­prises, en soirée. Il re­cherche la discrétion mais la nouvel­le de sa présence se répand à chaque fois dans les travées aussi rapide­ment qu’un passing-shot. Sur le court, même John McEn­roe cesse soudain ses pit­re­ries quand, au détour d’une co­ur­se vers le filet, il avise son an­ci­en ad­versaire assis en tri­bune basse. Il in­ter­rompt alors le jeu, le temps d’aller salu­er cet an­ci­en rival de­venu un ami.

- Mats Wiland­er, le sympa. Bien sûr, be­aucoup d’entre vous ne voient plus en lui que la girouet­te des chroniques quotidien­nes de L’Équipe. Il l’a sans doute un peu cherché. Reste pour­tant la re­ncontre d’un type ac­cessib­le, fidèle en cela à sa légende malgré l’énorme popularité et le pal­marès long comme le bras. Un rare cas d’étoile du sport restée sur la planète Terre, aux côtés du com­mun des mor­tels. Et un souvenir à jamais gravé dans ma mémoire : une in­ter­view à l’issue de son de­rni­er match de la com­péti­tion. Le tour­noi touc­he à sa fin, Mats Wiland­er casse la graine au re­stau des joueurs. Je le ver­rai longtemps sauc­er con­scien­cieuse­ment son plat tan­dis qu’il me racon­te ses souvenirs de joueur en faisant de grands moulinets de bras, mor­ceau de pain au bout des doigts. A côté de nous sur la gran­de table, Mikaël Per­nfors est écroulé de rire. Un beau mo­ment.

- Stefan Ed­berg, l’in­saisiss­able. Les Suédois, une bande de co­pains ? Sans doute. Mais il y a co­pains et co­pains. Ed­berg est poli avec tout le monde. Ed­berg salue, serre la main, échan­ge quel­ques mots. Mais, là où les aut­res semblent savour­er les retro­uvail­les et les mo­ments passés en­semble, Ed­berg ne s’étern­ise jamais au salon des joueurs ou à la cafeteria. Sitôt son match ter­miné, il fonce à l’hôtel voisin pre­ndre sa douc­he. Quand il re­vient, c’est habillé d’un élégant co­stume qui tranche forcément avec les frin­gues décontractés (voire les survêts…) de ses collègues. Sans avoir qui en est à l’origine, il y a une dis­tan­ce entre Stefan et les aut­res Suédois. Quel­que chose d’à peine per­cep­tible mais bien réel. L’at­tachée de pre­sse du tour­noi m’explique : avant d’être ten­nisman, Stefan Ed­berg est un businessman. Et ses par­ticipa­tions à des ex­hibi­tions de ten­nis ne sont que prétexte pour réunir en un même lieu ses di­v­ers in­ter­locuteurs en af­faires, forcément flattés d’être invités à con­templ­er en loge l’ex-champion de Wimbledon. Cal­cul aussi affûté qu’une volée de re­v­ers. Le gendre idéal me fait une im­press­ion tout à fait uni­que : quel­qu’un qui, sur le court comme en-dehors, sait où il va… et pour­quoi il y va. Pas si com­mun dans le monde du sport.

- Je ne pouvais finir ce para­grap­he sans évoqu­er Mag­nus Larsson. Le père spirituel de Robin Soderl­ing finit troisiè­me de la com­péti­tion, après avoir battu Wiland­er en petite fin­ale. Quel­ques minutes plus tard, tan­dis que j’ob­serve de­puis les gradins l’ex­hibi­tion de handi-tennis pro­grammée sur le court, je me re­tour­ne… et tombe nez à nez avec deux énor­mes paluc­hes tenant deux non moins énor­mes bocks de bière. Je lève la tête : Larsson, hilare en me re­con­nais­sant – je l’ai in­ter­viewé quel­ques minutes plus tôt. De­vant mon air étonné, il me fait un grand sourire : « Le repos du guer­ri­er ! » Santé !

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475 Responses to Trois ans de tennis : bilan à mi-mandat

  1. Patricia 18 mars 2014 at 23:48

    Du coup, j’ai regardé où sont les qualifiés.

    Côté pas vernis : Johnson se prend Agut, le pauvre PHM Karlovic, Golubev a Dodig et Tiem, donc, Rosol ;
    Tirage moyen : Hanescu pour de Bakker et Goffin prend Zeballos ;
    Côté veinards : Lacko tire de Schepper, Sock prend Pella, Bedene et Wang sont opposés, Jaziri prend Gonzalez et Bogomolov Robert.

    • Elmar 18 mars 2014 at 23:54

      Goffin peut passer Zeballos et se retrouver ensuite contre Anderson. La tige centenaire va bien finir par fatiguer, y a sûrement un coup à jouer.

      Si Thiem passe, ce qui est tout à fait possible, ensuite c’est Robredo, ce qui paraît trop solide pour l’Autrichien encore.

    • Kaelin 19 mars 2014 at 00:12

      De Schepper et Robert, pas dit que ça soit des cadeaux surtout que Lacko et Bogomolov sont pas des tueurs

      • Patricia 19 mars 2014 at 09:00

        C’est clair que ça vaut plus que Lacko et Bogomolov, surtout que j’avais pas vu le classement pour de Schepper qui vient de gagner Cherbourg… mais bon, Domi l’avait sorti à Rotterdam donc un tirage ok !

        La première fois de sa vie que Thiem battait un joueur au classement de Rosol, c’était Nieminen, 36è à Rotterdam… Cette année Rosol n’a perdu que 2 fois contre moins bien classé en 17 match cette année. Parmi les vainqueurs t’as Murray, Fed, Nadal, Cilic et Robredo…

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