Dans la tourmente

By  | 10 octobre 2011 | Filed under: Regards

Di­manche 3 avril 2011. D’un ul­time coup droit croisé gag­nant, Novak Djokovic s’ad­juge le titre à Miami en brisant Rafael Nadal lors d’une fin­ale aussi in­ten­se que serrée. 4/6 6/3 7/6(4), le score semble laiss­er peu de place à l’épanche­ment. C’est le score d’une fin­ale indécise, une fin­ale au co­uteau comme on en verra d’aut­res sous le sol­eil floridi­en. Pour­tant, cette deuxième vic­toire con­sécutive du Serbe sur Nadal s’est révélée déter­minan­te pour la suite de la saison. Nadal nous avait déjà fait le coup à Mad­rid en 2009, il récidive en nous montrant qu’on peut per­dre bien plus qu’un match.

L’année de Rafael Nadal est d’ores et déjà ex­cel­lente. Jugez plutôt : un titre en Grand chelem et deux fin­ales de plus, un titre en Mast­ers 1000 et quat­re fin­ales de plus, sig­nant au pas­sage un re­cord de plus en at­teig­nant la fin­ale des cinq pre­mi­ers Mast­ers 1000 de l’année… L’ombre au tab­leau se nomme Djokovic. Par six fois en tour­nois majeurs, le Serbe a privé Nadal d’un titre sup­plémen­taire, bâtis­sant une série inédite de six vic­toires con­sécutives face à lui. Le Serbe et l’Es­pagnol sont in­dis­soci­ables cette année, le pre­mi­er ayant ac­quis la majeure par­tie de sa mois­son de tit­res face au second. Les suiv­re, c’est pre­sque suiv­re la planète ten­nis dans son en­semble. Mais com­ment tout cela a-t-il com­mencé ?

Fort de ses tit­res à Mel­bour­ne et Dubaï, Novak Djokovic ar­rive en Califor­nie, au tour­noi d’In­dian Wells, avec le dos­sard de l’in­vain­cu du début d’année. Nadal, moyen pen­dant les pre­mi­ers rendez-vous de 2011, est à la re­cherche d’un pre­mi­er grand titre. Les deux hom­mes croisent le fer en fin­ale, Nadal em­por­te le pre­mi­er set avant de voir son ad­versaire pre­ndre petit à petit l’as­cendant dans le jeu : 6/2 dans la man­che décisive, Djokovic pour­suit sa co­ur­se folle. Si le vain­queur est par­faite­ment légitime, on peut toutefois es­tim­er que Nadal n’a peut-être pas tout donné lors de cette fin­ale. Cela lui est déjà arrivé, il cor­rigera sans aucun doute le tir à la pro­chaine re­ncontre, sans aucun doute…

Re­ncontre qui ne tarde pas à sur­venir puis­que c’est dès le tour­noi de Miami que le numéro 1 of­ficiel et le numéro 2 of­ficieux se retro­uvent. Sur cette sur­face dure qui a perdu de sa ful­guran­ce, le com­bat éclate pour­tant et c’est à nouveau Nadal qui gagne la première man­che. Ex­ac­te réplique de leur duel à In­dian Wells, le deuxième set re­vient à Djokovic. C’est en vérit­able lutte à main nue que la man­che décisive débute. Les coups font mal, les in­ten­tions en­core plus. Les re­gards ne trom­pent pas. Nadal veut calm­er les ar­deurs de ce Djokovic qu’il ne re­con­naît pour­tant déjà plus. La sen­t­ence tombe : ce sera un jeu décisif. On pense alors que Nadal étouf­fera l’af­faire comme il le fait toujours, qu’il saura tem­poris­er le temps des pre­mi­ers points avant d’exécuter sa proie d’une gifle de coup droit décroisé. Nadal, per­dre un match au co­uteau ? Et pour­quoi pas un Petit chelem de Djokovic ! Mais le Serbe défie les statis­tiques et mys­tifie son ad­versaire, qui fin­ira, fait raris­sime, la re­ncontre assis sur le banc en es­sayant de re­prendre son souffle. Djokovic a battu Nadal à son pro­pre jeu. Il venge sa demi-finale de 2009 à Mad­rid et con­tinue d’engrang­er de la con­fian­ce. Du côté es­pagnol, c’est tout l’in­verse qui se pro­duit. Cette petite désil­lus­ion fera dire à Nadal qu’il ne voit pas com­ment Novak ne pour­rait pas de­venir numéro 1 mon­di­al. Ter­rible aveu de faib­lesse, et éton­nante déclara­tion de la part du com­bat­tant Nadal. Le « Djok­er » aurait-il entamé la carapace es­pagnole ? Tant pis, l’ogre se ras­sasiera bientôt, la saison de terre bat­tue approc­he…

Auréolé des tit­res de Monte Carlo et Bar­celone, Nadal at­territ à Mad­rid en conquérant. Il n’a pas affronté Djokovic de­puis la fin­ale de Miami mais com­pte bien lui rap­pel­er que sur terre bat­tue, le maître, c’est lui. Ils at­teig­nent une fois de plus la fin­ale, Nadal en évinçant un très bon Feder­er, Djokovic en ayant été menacé par Ferr­er et Be­lluc­ci. La lutte est moins in­ten­se qu’à Miami mais la sur­face semble per­mettre plus de coups gag­nants ! Le match est bon, Djokovic se détache très rapide­ment 4-0 avant de voir Nadal rattrap­er son re­tard. On se dit que, comme à son habitude, Rafa va re­tourn­er une situa­tion très com­prom­ise à grands re­nforts de lifts et de re­mises im­prob­ables. C’est tout l’in­verse qui se pro­duit. Mené 5-6, il craque et lais­se le set échoir à Djokovic. Comme les fois précéden­tes, il s’est fait attrap­er à son pro­pre jeu en ayant choisi de re­cevoir et donc de laiss­er son ad­versaire mener au score. La deuxième man­che con­tinue sur le même ton, brutale et bruyan­te, jusqu’à ce que Djokovic réalise un ex­cel­lent jeu de re­tour en lais­sant éclat­er tout son talent de re­lan­ceur. A 5-4 en sa faveur, le break tombe à point nommé. Rafa voit son slice de re­v­ers tomb­er dans le co­uloir et son ad­versaire lever les bras au ciel. Trois défaites de suite, l’ad­di­tion com­m­ence à être salée pour Nadal, d’autant que la dernière a eu lieu à domicile. On a vite fait d’ar­gu­er que la terre bat­tue de Mad­rid est située en al­titude et que l’issue n’aurait pas été la même ail­leurs… A Rome, par ex­em­ple ? C’est la pro­chaine de­stina­tion que se fixent les deux in­sépar­ables de 2011.

Dans la capitale italien­ne, tout sera plus sim­ple. N’est-ce pas ici que Nadal a re­mporté son plus beau duel face à Feder­er ? N’est-ce pas d’ici qu’il a délogé Guil­lermo Coria ? Sur cette terre pro­che de l’ocre parisi­en, Rafa va retro­uv­er ses mar­ques et tri­omph­er du Serbe, toujours in­vain­cu. Mais plus rien n’arrête Djokovic, pas mêmes les désespérées et révélat­rices « moon balls » en re­v­ers de Rafa. Le Serbe peut hurl­er, il vient de faire s’ef­fondr­er une murail­le de con­fian­ce. C’est la quat­rième fois cette année que le re­frain est le même, la quat­rième fois que Djokovic co­if­fe Nadal au poteau. Alors on se dit que l’Es­pagnol doit com­menc­er à gam­berg­er. On im­agine les con­ciliabules end­iablés avec l’oncle Toni, les frustra­tions dans le ves­tiaire après les matchs… Pour la première fois, il semble sans sol­u­tion. Para­ton­nerre des co­urts, Nadal a plusieurs fois su at­tir­er la foud­re (Gon­zalez, Tson­ga ou del Potro peuvent en témoign­er). Pour­tant cette fois, ce n’est pas face à un ad­versaire en feu que Nadal se bat. Il se bat con­tre un type qui fait tout mieux que lui, simple­ment. Pas de coups droit frappés les yeux fermés à 190km/h, pas de volées miraculeuses en ar­rivant sur une jambe au filet, pas de mise à mort par un joueur qui sort le ten­nis de sa vie : Novak joue l’ag­ressivité juste et, sur­tout, con­stan­te. Sans être aussi bon qu’à Miami ou Mad­rid, il l’a néan­moins suf­fisam­ment été pour l’em­port­er à nouveau. Gagn­er sans jouer son meil­leur ten­nis, l’apanage des plus grands ? Nadal en sait quel­que chose…

Les voyants sont au rouge à l’heure d’abord­er Roland-Garros. Nadal montre un visage jusqu’alors in­con­nu, pre­sque résigné par la prise de pouvoir serbe. On l’imaginait pour­tant plus vin­dicatif, plus désireux de se (dé)battre. A Paris le tirage aura son im­por­tance : où échouera Roger Feder­er ? C’est fin­ale­ment sans sur­pr­ise qu’on le retro­uve une fois de plus dans la par­tie de tab­leau de Djokovic. Avec un par­cours du com­bat­tant (del Potro, Gas­quet ou Be­lluc­ci, Feder­er), on se dit que le Serbe aura fort à faire s’il veut égaler le re­cord de McEn­roe et de­venir numéro 1 mon­di­al ou, en­core mieux, re­mport­er Roland-Garros. Nadal est épargné par le tirage, avec comme seule al­er­te une demi-finale théorique con­tre Andy Mur­ray. Cepen­dant les en­nuis com­men­cent dès son pre­mi­er tour, face à John Isner, où il se retro­uve mené deux sets à un à la suite de la perte de deux tie break ! C’est uni­que, Rafael Nadal devra s’en sor­tir en cinq man­ches pour la première fois de sa carrière Porte d’Auteuil. Ce qu’il fait, naturel­le­ment. Même si l’Américain a joué chaque coup à fond, on reste étonné de­vant la pas­sivité de Nadal, sur­tout en pass­ing. Cela n’an­nonce rien de bon pour la suite. A la faveur d’un tab­leau con­sen­tant (An­dujar, Veic, Ljubicic) et après deux bons matchs face à Soderl­ing et Mur­ray, Nadal re­joint la fin­ale et at­tend le vain­queur du choc Feder­er – Djokovic. Ce match, qualifié par nombres de spécialis­tes comme l’un des plus grands jamais joués à Roland-Garros, défie l’en­tende­ment et voit un Feder­er mer­veil­leux et virevol­tant donn­er la réplique à un Djokovic de­struc­teur, peut-être lui aussi à son meil­leur niveau de l’année. En quat­re man­ches épous­touf­lantes, le Suis­se s’im­pose et brise les rêves ocres de Djokovic. Et par la même oc­cas­ion, fait le bon­heur de Nadal, qui ne de­vait pas en croire ses yeux. On ig­nore si ton­ton Toni a sablé une bouteil­le ou deux pen­dant la nuit, toujours est-il que la fin­ale fut plus serrée que prévue. Nadal s’im­pose en quat­re man­ches et achève le chapit­re terre bat­tue par une fin heureuse. Un Nadal re­lancé n’est pas aisément arrêté dans sa co­ur­se, si Djokovic répond présent à Londres il trouvera du répon­dant !

Mais Nadal est-il totale­ment re­lancé ? Le nouvel épisode de ce vérit­able clas­sico 2011 tend à nous montr­er que non… En effet, lors d’une fin­ale très moyen­ne entre un joueur en plein doute et un joueur qui touc­he du doigt son rêve d’en­fant, Nadal s’incline une fois de plus sans vrai­ment ex­prim­er ses révol­tes habituel­les. A nouveau c’est en quat­re actes que la tragédie est jouée, les mêmes causes pro­duisant les mêmes ef­fets. D’une poig­ne de fer, Djokovic vient de clore son travail de sape et s’em­pare enfin du trône de numéro 1 ATP. Nadal de son côté voit un autre de ses tit­res ac­quis en 2010 lui échapp­er au pro­fit du Serbe, décidément d’humeur chapar­deuse cette année.

Le calendri­er pour­suit son cours et, si la saison de dur nord-américaine n’est pas la favorite de Rafa, il doit néan­moins se préparer à la défense de son titre à New York. Concédant des défaites plus ou moins éton­nantes (Dodig à Montréal, Fish à Cin­cinnati), on se dit que l’année dernière il n’avait pas fait mieux, avec le résul­tat final que l’on sait à Flush­ing Meadows. Il at­teint d’ail­leurs la fin­ale, où Nole le re­joint après un nouveau match en cinq man­ches con­tre Feder­er, pour la re­vanche de la fin­ale 2010. Nadal fait le break dans les deux premières man­ches mais ne par­vient pas à main­tenir la tête de son ad­versaire sous l’eau : le Serbe mène deux sets à rien. L’acte de rébell­ion sur­vient au troisiè­me set, dans lequel Nadal débreake au co­urage avant de pouss­er la man­che jusqu’au tieb­reak et de le re­mport­er. La quat­rième man­che n’est qu’une for­malité, Djokovic faisant la différence en plaçant des coups moins puis­sants mais plus relâchés. Six défaites en autant de con­fron­ta­tions : l’Es­pagnol peut voir rouge. Tempête sous un crâne. A quoi peut-il bien pens­er ? A la tor­ture qu’il in­flige lui-même à Feder­er ? Est-il aussi incrédule que les ob­ser­vateurs face au Djoko nouveau ?

Au vu des résul­tats énoncés plus haut, il ne semble pas racoleur de déclar­er que Nadal vient de se faire une nouvel­le « bête noire ». La première en réalité. En effet, si on lui a connu de gran­des dif­ficultés par le passé face à Youzhny ou à des cog­neurs comme Blake ou Be­rdych, c’est récem­ment plutôt du côté de Nal­bandian et Davyden­ko qu’il faut re­gard­er. Le pre­mi­er lui a in­fligé ses plus be­lles cor­rec­tions mais n’est plus au niveau quand le match dépasse la durée d’un set, le second est sur une série de quat­re vic­toires con­sécutives et est le seul joueur à mener face à l’Es­pagnol en con­fron­ta­tions di­rec­tes (6-4), mais a quitté le de­vant de la scène de­puis des mois. Avec Nole, Nadal montre qu’il se retro­uve toujours démuni face à un ad­versaire jouant à cad­ence très rapide, en frap­pant la balle au re­bond pour pre­ndre l’autre de vites­se. Le problème, c’est que Djokovic est main­tenant numéro 1 mon­di­al et il va fal­loir lui pass­er sur le corps pour accéder à des tit­res, à l’in­verse de Nal­bandian et Davyden­ko, polis au point de se pre­ndre les pieds dans le tapis avant une re­ncontre avec Nadal. On se souvient du rendez-vous manqué à Roland-Garros, la faute à un Veic (qui donc ?) qui a cru qu’il serait de bon goût de sor­tir Davyden­ko après une lutte de cinq sets.

On connaît le garçon, il n’aime pas être dérangé dans ses habitudes. A l’orée de la fin de saison, on mesure l’im­portan­ce capitale de la vic­toire de Feder­er sur Djokovic à Roland-Garros. Sans cela, vu l’état de stress – on pour­rait pre­sque parl­er de panique – de Nadal en début de tour­noi, as­socié à ses défaites récen­tes sur terre bat­tue, on peut raison­nable­ment pens­er que la messe était dite. Grand chelem de Djokovic, frac­ture men­tale ir­réver­sible pour Nadal : im­pens­able il y a en­core un an. Toutefois le match n’a pas eu lieu, et on peut es­tim­er que c’est tant mieux pour le ment­al de l’Es­pagnol. Se faire étendre à Rome est une chose, per­dre son titre-phare con­tre son nouveau grand rival en est une autre. Si on peut faire con­fian­ce à l’oncle Toni pour se creus­er les ménin­ges pour con­tourn­er l’in­submer­sible Djokovic, on peut malgré tout se de­mand­er si une telle re­cet­te ex­is­te réel­le­ment. Nadal a en effet érigé un schéma de jeu sim­ple, connu de tous mais ef­ficace sur la quasi-totalité du cir­cuit : com­bat physique d’entrée de match, lift ex­plosif sur le re­v­ers de l’ad­versaire, écœure­ment pur et sim­ple de l’op­posant en ramenant tout ce qui peut l’être et plus en­core ! Seule­ment Djokovic ne souffre plus sur aucune de ces tech­niques. Il re­couv­re com­pléte­ment le lift de Nadal avec son re­v­ers, dose à mer­veil­le l’ag­ressivité et la sécurité de ses coups. Il ne prend pas de ris­ques in­con­sidérés et n’hésite pas à pilonn­er le re­v­ers de l’Es­pagnol. C’est toute une mécanique qui s’in­verse, pour un peu on di­rait que Nadal de­vient Feder­er et Djokovic de­vient Nadal !

Rafael Nadal est claire­ment à un moment-clé de sa carrière. Le voilà pour la première fois face à un problème récurent et in­solub­le. Il sera in­téres­sant de voir de quel­le façon il va réagir. Avant lui, Feder­er a toujours trouvé la force de re­par­tir de l’avant, le co­urage de se re­construire. Nadal devra l’imit­er, end­uire son jeu d’une co­uc­he sup­plémen­taire d’humilité et re­mettre son approc­he du jeu en ques­tion. On n’a de cesse de van­t­er ses qualités de bat­tant, de « matcheur ». Il est temps pour lui de le pro­uv­er. Car s’il est facile de se battre quand les choses vont pour le mieux, c’est au coeur de la tempête que se dis­tin­guent les géants.

About

A fait l'ac­quisi­tion d'un re­v­ers à une main et vit d'un amour sans fin pour la famil­le des talents au bras juste. Mon carré d'as : Agas­si, Safin, Kuert­en, Feder­er...

Tags:

80 Responses to Dans la tourmente

  1. Sam 12 octobre 2011 at 23:56

    ############################################Feulasheu Rainnneu########feulasheuuuu Rainnnneuuuu####################feulsheurainneuuuu

    Excuuuuusezzzz mooua jeuuuuuu suisssss un peuuuu encccccorre dans le maaaaatcheuuu de Juuuuliennnnn Béééééééénettteauuuuu

    => Là j’accélère, sinon on n’en sortira pas.

    Bref, « Julien Benneteau bat Arnau Brugues-Davi 6/3-6/0″.

    Arnau Brugues-Davi est soi-disant. un obscur espagnol (pour les français, tous les espagnol à part qui vous savez sont obscurs, mais c’est vice versa pour eux, hein). « Soi disant » parce que même obscur, un espagnol ne fait pas 12 fautes directes par jeu.
    Donc Brugues-Davi n’est pas espagnol.

  2. Antoine 13 octobre 2011 at 00:23

    Lopez, premier qualifié pour les quarts suite au forfait de Berdych, ce qui ne lui permet de souffler après deux matchs et de préparer son quart contre Nadal très probablement, un match qui pourrait être intéressant. Si Nadal passe, il jouera encore un match contre un autre compatriote, à moins que Roddick n’en batte deux (Almagro, puis le vainqueur de Ferrer vs. Ferrero. le plus probable est donc que Nadal jouera en demie contre Ferrer avec de très bonnes chances d’aller en finale. Vu le nombre d’espagnols dans le tableau (10 au deuxième tour), pas étonnant qu’il en rencontre certains mais il a plutôt tendance à en rencontrer beaucoup et Ferrer en particulier…

    De l’autre côté, la Murène a sur sa route Wawrinka puis sans doute Gilou. S’il passe son adversaire sera en revanche un joueur qui va gagner bcp de points et de places au classement: le vainqueur de Tomic-Dolgo contre la vainqueur de Nishikori-Giraldo. Dolgo est le mieux classé mais ils ont tous un bon coup à jouer..

    Au final, je ne vois pas qui va contrarier une finale identique à celle de Pékin..

    • Nath 13 octobre 2011 at 01:08

      C’était à Tokyo la finale dont tu parles, pas Pékin.

  3. DanielNestor 13 octobre 2011 at 01:45

    Je réagis un peu tard à l’article, et je n’ai pas lu tous les commentaires. Mais je tenais à rebondir sur cette finale de Miami qui est présentée comme un tournant, à raison je pense. À ce moment là, Nadal restait, si je ne m’abuse, sur une série de 9 tie-breaks consécutifs remportés, et même 17 sur les 18 derniers ; ce qui lui valait le doux surnom d’Ivo Nadalic chez certains. Au moment où je regardais distraitement cette finale floridienne, en ayant cette statistique en tête, je ne me faisais que peu d’illusions concernant les chances de victoire du Serbe quand ils en vinrent au tie-break. Et pourtant…

    D’ailleurs, Nadal en sortira tout retourné, puisqu’il perdra ses trois tie-break suivant, contre Isner, mais avant lui… Lorenzi. (Ce qui ne l’empêche pas d’être à 18-7 cette saison, ce qui reste un des meilleurs ratio.)

info login

pour le login activer sur votre profil la barre d'outils

Demande d’inscription

contactez-nous à : 15-lovetennis@orange.fr

Archives

Commentaires récents

Suivez nous sur Twitter

@15lovetennis