Sens unique !

By  | 7 octobre 2011 | Filed under: Regards

Si les fin­ales de Grands chelems sont souvent le théâtre de sub­limes affron­te­ments au co­uteau entre champ­ions, cer­taines ont en re­vanche été com­plète­ment à sens uni­que. Re­tour sur dix fin­ales durant les­quel­les le vain­queur a totale­ment dominé son ad­versaire du jour.

10 – US Open 2001 : Lleyton Hewitt bat Pete Sampras 7/6 6/1 6/1
A l’instar d’Her­cule net­toyant les écu­ries d’Augias, Pete Sampras fait lit­térale­ment le ménage dans le tab­leau de l’US Open 2001, éli­minant suc­ces­sive­ment les vain­queurs de 1997 – 1998 (Raft­er, 6/3 6/2 6/7 6/4), 1999 (Agas­si, 6/7 7/6 7/6 7/6) et 2000 (Safin, 6/3 7/6 6/3). Las, com­plète­ment épuisé par son par­cours du com­bat­tant, « Pis­tol Pete » ne tiendra qu’un set face à la teig­ne australien­ne, Lleyton Hewitt, avant de s’écroul­er physique­ment pour ne mar­qu­er que deux petits jeux dans les deux de­rni­ers sets.

9- Wimbledon 1978 : Bjorn Borg bat Jimmy Con­nors 6/2 6/2 6/3
Si la fin­ale 1977 entre ces deux champ­ions at­teint des som­mets d’in­tensité avec un de­rni­er set com­plète­ment fou (4-0 pour Borg, réac­tion de Con­nors pour re­coll­er 4-4 avant de fin­ale­ment s’écroul­er 6-4), il n’en fut pas de même pour la re­vanche de 1978. Bien que réus­sissant le pre­mi­er break du match pour mener 2-0, Con­nors ne peut rien de­vant la marche in­exor­able d’un Borg impérial dans tous les com­par­ti­ments du jeu. Bien aidé par un ser­vice en verve (sur­tout dans les mo­ments clés), le Suédois étouf­fa l’Américain en pratiquant un ten­nis éton­nam­ment ag­ressif, mon­tant systématique­ment au filet sur ses premières bal­les et neut­ralisant les velléités of­fen­sives de Con­nors par d’ef­ficaces re­v­ers slicés bas sur le coup droit de l’Américain. Le ser­vice en berne, Con­nors fut can­tonné au fond du court par un Borg étin­celant qui réalisa un vérit­able récital en ne lais­sant que la misère de 7 jeux à son ad­versaire, écœuré au point de déclar­er « vouloir suiv­re ce fils de p*te jusqu’au bout du monde pour lui faire peau« .

8- US Open 1991 : Stefan Ed­berg bat Jim Co­uri­er 6/2 6/4 6/0
Longtemps maudit sur le ci­ment américain, théâtre d’amères défaites, le cru 1991 fut enfin le bon pour Stefan Ed­berg, qui réalisa en fin­ale un fes­tiv­al of­fen­sif épous­touf­lant face à la révéla­tion de l’année, Jim Co­uri­er. Im­pres­sion­nant tout au long du tour­noi (aucun set perdu, y com­pris face au tenant du titre Sampras, éliminé en quarts sur le score de 6/2 7/6 7/6), Big Jim ab­or­dait pour­tant en favori cette fin­ale. Mal­heureuse­ment pour lui, Ed­berg sor­tit ce jour-là toute la panop­lie de ninja pour décor­tiqu­er son mal­heureux ad­versaire en à peine deux heures : impérial au ser­vice (84% de points gagnés sur le 1er ser­vice, 69% sur le 2e, et seule­ment 15 points per­dus lors de ses 12 jeux de ser­vice !), majes­tueux en re­v­ers, vérit­able funam­bule au filet (68 points réalisés pour 94 montées), le Suédois ne lais­sa aucune chan­ce à l’Américain, im­puis­sant au point de déclar­er « I’ve been pum­meled be­fore, but this is the worst be­at­ing I’ve taken this year. He was mak­ing my shots look like I don’t know what… » Résul­tat : une aumône de 6 jeux as­sor­tie d’une belle roue de bi­cyc­lette.

7- US Open 2004 : Roger Feder­er bat Lleyton Hewitt 6/0 7/6 6/0
Tout comme Co­uri­er en 1991 Hewitt fut im­pres­sion­nant lors de l’US Open 2004. Ne per­dant pas le moindre set sur sa route, il ar­riva en fin­ale fort d’une série de 16 vic­toires con­sécutives. Et pour­tant, lui aussi con­nut un vérit­able cal­vaire fin­ale avec la misère de 6 jeux gagnés mais as­sor­tis cette fois de deux roues de bi­cyc­lettes. Feder­er fit un début tonit­ruant en re­mpor­tant les 8 pre­mi­ers jeux du match (18 minutes pour le pre­mi­er set !) avant que Hewitt ne par­vien­ne enfin à re­mport­er son ser­vice. S’accroc­hant désespérément lors de cette deuxième man­che, Hewitt réussit l’exploit de débreak­er à 5-4 pour Feder­er et le pouss­er au tie-break. Mal lui en prit car l’Helvète re­pas­sait en modalité « arme de de­struc­tion de masse » pour re­mport­er le deuxième set et as­phyxi­er l’Australi­en lors du de­rni­er.

6- Wimbledon 1974 : Jimmy Con­nors bat Ken Rosewall 6/1 6/1 6/4
Auteur d’un for­mid­able par­cours pour at­teindre sa quat­rième (et dernière) fin­ale à Wimbledon, Rosewall pen­sait pro­bab­le­ment avoir fait le plus dur en éli­minant tout d’abord un jeune Américain au ser­vice dévas­tateur en huitièmes, Ros­coe Tann­er (2/6 9/7 6/3 7/5), en­suite son bour­reau de 1970, le n°1 mon­di­al John New­combe, en quarts (6/1 1/6 6/0 7/5) et enfin le lauréat 1972, Stan Smith, en de­m­ies, après avoir sauvé trois bal­les de matches dans le troisiè­me set (6/8 4/6 9/8 6/1 6/3). Hélas, il ne put rien faire pour s’op­pos­er à la puis­sance de la tête de série de n°3, Jimmy Con­nors (de 18 ans son cadet), déjà vain­queur de l’Open d’Australie cette année. Crucifié en re­tour, Rosewall fut breaké 8 fois durant le match (con­tre 2 breaks en sa faveur), be­aucoup trop pour espérer gagn­er con­tre un Américain auquel tout réussit : ser­vices, volées, pass­ing shots, lobs, tout fonction­nait à mer­veil­le. Au final, un score bien cruel pour Rosewall (6-1 6-1 6-4). Ce qu’il ne savait pas, c’est que le pire était en­core à venir…

5- Roland-Garros 2008 : Rafael Nadal bat Roger Feder­er 6/1 6/3 6/0
Cette fin­ale avait un doub­le enjeu : soit Nadal gag­nait et re­joig­nait Borg dans la légende en re­mpor­tant un 4e titre consécutif, soit Feder­er réalisait enfin le « care­er slam » auquel il tient tant. Après leurs deux fin­ales serrées de 2006 et 2007, ce nouveau choc s’annonçait titanes­que, une sorte de « der des der ». Mal­heureuse­ment pour les spec­tateurs, Nadal don­nait im­médiate­ment le ton du match en breakant d’entrée Feder­er. A part une cer­taine résis­tance dans le deuxième set, il n’y eut pas match, Nadal déroulant son ten­nis pour l’em­port­er aisément, se per­met­tant même le luxe de re­fil­er au Maestro un « bagel » pour con­clure la par­tie. Heureuse­ment pour Borg, un com­pat­riote se char­gea d’empêcher Nadal de battre son re­cord l’année suivan­te…

4- Roland-Garros 1977 : Guil­lermo Vilas bat Brian Gottfried 6/0 6/3 6/0
En l’abs­ence de Borg, Vilas est l’im­pitoy­able matador de la cuvée 1977 de Roland-Garros. Sen­tant son heure enfin arrivée, il se lance en quête de son pre­mi­er Grand chelem, bien décidé à pour­fendre qui se dres­sera sur son chemin. Même s’il ab­an­donne un set en route, sa marche en avant n’en est pas moins im­pres­sion­nante face à des ad­versaires de bon calib­re : 6/1 6/2 6/1 con­tre Stan Smith en huitièmes, 6/4 6/0 6/4 con­tre Fibak en quarts, 6/2 6/0 6/4 con­tre Ramirez en de­m­ies, et enfin 6/0 6/3 6/0 con­tre Gottfried, lit­térale­ment étrillé en fin­ale.

3- Roland-Garros 1978 : Bjorn Borg bat Guil­lermo Vilas 6/1 6/1 6/3
Ab­sent en 1977, Borg est enfin de re­tour à Roland-Garros pour re­mettre les pen­dules à l’heure et montr­er à tous qu’il est bien le mait­re in­con­testé de la sur­face ocre. Et il y met la manière : pas un set perdu du tour­noi, et la misère de… 32 jeux ab­an­donnés en 7 matches (vous avez bien lu, 32 !). Si en plus on con­sidère que le vail­lant Tann­er a réussi l’exploit d’en pre­ndre 12 à lui tout seul, ça lais­se 20 jeux pour les 6 aut­res ad­versaires, une moyen­ne sidérale de 3,33 jeux par match ! En fin­ale, le tenant du titre Vilas sera tout aussi im­puis­sant que les aut­res. Ne trouvant aucune sol­u­tion face aux coups pro­fonds et précis de Borg, Vilas résiste, s’épuise, et finit par ex­plos­er. Il ne réus­sira à mar­qu­er que 5 jeux en tout. Ce Roland-Garros 1978 est à ce jour la plus forte démonstra­tion de de­struc­tion totale lors d’un tour­noi du Grand chelem.

2- Wimbledon 1984 : John McEn­roe bat Jimmy Con­nors 6/1 6/1 6/2
Vous pen­siez Jésus dis­paru de­puis 33 ap. J.C. ? Détrompez-vous, il est briè­ve­ment re­venu sur terre ce di­manche 8 juil­let 1984 pour célébrer la messe, troquant son bâton de pèlerin pour une raquet­te, faisant des mirac­les à pro­fus­ion en multi­pliant les volées gag­nantes et les ser­vices in­touch­ables. En face, ce pauv­re di­able de Con­nors a du se rap­pel­er qu’il ne fait pas bon pro­voqu­er le seig­neur. Résul­tat : 4 pauv­res jeux pris à un McJésus marchant sur l’eau, auteur de 75% de premières bal­les (11 aces), de 35 points gag­nants et de… 2 fautes di­rec­tes. La per­fec­tion on vous dit !

1- US Open 1974 : Jimmy Con­nors bat Ken Rosewall 6/1 6/0 6/1
A peine une heure de jeu, 31 « winn­ers » (con­tre 8 pour Rosewall), 2 aces et 18 ser­vices gag­nants (con­tre 5 doub­les fautes), 8 bal­les de break sur 12 con­vert­ies (con­tre 0 sur 3), 18 jeux à 2… Les chiffres à eux seuls per­met­tent de mesur­er l’ampleur de la de­struc­tion qui a eu lieu lors de cette fin­ale de l’US Open 1974. In­utile d’en rajout­er plus pour ce pauv­re Rosewall qui peut se van­t­er d’être le joueur ayant marqué le moins de jeux lors d’une fin­ale majeure… En tout, il en aura marqué 8 en deux fin­ales con­sécutives con­tre Con­nors.

Hors-concours : Roland-Garros 1988, Stef­fi Graf bat Natas­ha Zvereva 6/0 6/0
32 minutes de jeu, 0 jeux concédés et 13 points per­dus… ce n’est même plus de la de­struc­tion, mais de la désintégra­tion pure et sim­ple ! Pour­tant, rien ne lais­sait présager une telle issue vue que la pauv­re Zvereva avait éliminé en huitièmes une cer­taine Mar­tina Nav­ratilova, quad­ru­ple fin­alis­te de 1984 à 1987 (pour une vic­toire), et en­suite Helena Sukova. Mal­heureuse­ment pour elle, Graf était pressée de s’en­vol­er vers son « Gold­en Slam » 1988 et l’expédia vite fait au goulag. Elle dira plus tard re­grett­er de ne pas lui avoir laissé un jeu.

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129 Responses to Sens unique !

  1. Christian 9 octobre 2011 at 11:31

    Salut à tous,

    Et d’abord, merci à Robert pour ce « spécial branlées » qui m’a rappelé de bons, et de moins bons souvenirs. La photo de Sampras est à mourir de rire, en effet !

    Llodra, associé à Zimonjic, vient de remporter son troisième titre de l’année à Pékin (victoire 7/6-7/6 contre Lindstedt et Pau). 500 points engrangés, et quelques 148000 euros pour la paire… Pas mal, pour une épreuve sinistrée, même pas retransmise sur fromsport. Mais au-delà de cette (petite) satisfaction, une interrogation: quel joueur émergent pourra remplacer Llodra, en tant que pilier du double en CD, lorsque celui-ci cessera ses activités tennistiques ? Mika a 31 ans, et il peut compter sur quoi ? Encore deux ou trois belles saisons, maximum ? Or, je ne vois pas de p’tit frenchy, suffisamment costaud, et suffisamment impliqué en double pour prendre la relève…

    • Guillaume 9 octobre 2011 at 16:24

      Je dirais même que cette question du double tricolore est valable aussi en simple. Derrière nos « nouveaux Mousquetaires », ça ne pousse pas très fort. Rufin, Paire, Mina, Eysseric… les raisons sont différentes mais le constat final identique : ils sont tous très loin d’incarner une quelconque relève.

    • Christian 9 octobre 2011 at 17:26

      Bien d’accord, Guillaume, et d’ailleurs cela n’inclne pas trop à l’optimisme, malgré des résultats somme toute honorable de l’élite française.
      Il n’est pas impensable, que la France se trouve dans cinq ans dans la situation des Etats-Unis, qui sont obligés d’investir dans le vieux Fish pour avoir le sentiment d’exister.

      Après les mousquetaires, les moufflets s’terrent ?

  2. Antoine 9 octobre 2011 at 11:44

    Sûr Christian qu’il faut trouver un type pour épauler régulièrement Llodra..

    Cela étant il peut faire le boulot pour encore un bon moment, tant qu’il ne se blessera pas, probablement encore cinq ans sans pbs à moins qu’il ne décide de tout arrêter mais aujourd’hui il gagne plus de fric en double qu’en simple..

    Le double, ce n’est pas le simple: les 6 joueurs mieux classés que Llodra ont 33 ans (les Bryan), 35 (Zimonjcic), 34 (Mirnyi), 39 (Nestor) et 37 (Bhupati)…

    A côté, c’est un junior, Mika !!

    • Christian 9 octobre 2011 at 12:52

      D’accord, mais tous ces braves gens ont eux aussi réalisé l’essentiel de leur carrière. Cinq ans sans problème, ok, mais à ce niveau-là ?

      J’en profite pour corriger mon post. Après relecture du site de l’ATP, ce sont 148000 dollars qu’ils vont se partager. Un peu moins glop, du coup, mais tout de même respectable..

  3. Jérôme 9 octobre 2011 at 12:09

    Attention, attention ! Message collector d’Antoine ce dimanche 9 octobre 2011 à 11H02 : « Quand on regarde les stats, on voit un écart étonnant entre la fréquence des points que Nadal a réussi à gagner sur se seconde balle, très correct, surtout face à un type qui sait relancer comme la Murène et le pourcentage, très inférieur et incroyablement bas, de points qu’il a réussi à gagner sur sa première balle..et quand on regarde les stats set par set, on a du mal à penser que Nadal ne s’est pas blessé encours de match.. »

    Antoine qui d’habitude tire à vue sur les analyses selon lesquelles les défaites de Nadal s’expliquent par ses blessures, ça vaut son pesant de cahuètes. ;-)

    Moi, je crois qu’il y a surtout une phase structurelle d’évolution de la carrière de Nadal. Comme Federer jusque début 2010, Nadal est arrivé à une phase de sa carrière où il n’arrive plus à se sublimer que dans les tournois du GC, sauf que lui n’a pas la richesse technique de notre suisse préféré. D’ailleurs, pour Nadal, j’avais déjà trouvé ça criant en 2010 où, alors qu’il ne gagne quasiment plus que sur terre battue, il fait un petit chelem avec une concurrence à la rue, et en se montrant capable de sortir un vraiment gros tournoi à l’USO où il s’était fait greffer un énorme service. Sauf que la greffe de service n’a pas pris et qu’il semble même y avoir eu derrière une infection.

    En 2011, Nadal a livré son meilleur match de l’année en finale de RG. Ensuite, il a été très moyen, et il ne s’est battu qu’aux tripes contre Djoko, n’ayant pas de solution technique à opposer au serbe. Cette finale contre PZ est dans la lignée de ce que l’espagnol comme la Murène font sur dur hors GC.

    Le vrai problème de Nadal, comme d’ailleurs de Federer, c’est qu’il est « vieux » et même, comme aurait dit l’autre, « usé ». Il est en train d’achever sa 7ème année au sommet du tennis, avec un style de eu reposant sur un engagement physique d’une intensité qui n’avait jamais été atteinte, et sur l’endurance et la souffrance. C’est forcément usant et c’est la fin.

    Ce qu’il faut souhaiter d’urgence pour le tennis, c’est l’arrivée à maturité d’une nouvelle génération de champions. On a vu que Dolgopolov était capable de belles choses. Raonic aussi. Je prie pour que la mayonnaise Dimitrov prenne enfin, ou pour que je ne sais quel labo futuriste nous sorte un clone de Federer.

  4. William 9 octobre 2011 at 12:21

    Dommage pour Cilic, une nouvelle finale en 3 sets de perdue…

  5. Cochran 9 octobre 2011 at 12:27

    Je suis assez d’accord avec l’analyse de Jérôme. Nadal, cette année, et déjà l’an dernier malgré son petit Chelem en trompe l’oeil, ne témoigne plus du même engagement qu’en 2005-2008 (2009, les blessures étaient le facteur handicapant).
    C’est assez criant sur ses stats avec 7 finales perdues sur la saison. Lendl avait, je crois en 83 ou 84, fait pareil, mais gagné autant. 3 titres « seulement » en 2011, avec certes son Roland Garros contractuel, cela reste peu finalement pour lui et on ne peut pas tout imputer à la forme de Djoko.
    Pourtant, Rafa joue beaucoup (c’est lui qui a joué le plus du top 10, et gagné le plus de match) mais ses défaites, même tardives en tournoi, résonnent d’une autre manière par rapport aux autres années. Alors que Fed perd, parfois de manière assez incompréhensible (RG, Wimb, USO), on a parfois l’impression que l’espagnol ne peut pas gagner le match avant même qu’il monte sur le court. C’est assez étrange comme sentiment, comme si effectivement, le poids des ans au sommet couplé à son jeu très épuisant disaient stop. Je doute qu’il retrouve lui aussi la place de n°1 mondial. J’ai même envie de dire que si je devais miser sur un retour au sommet d’un des 2 compère, je mettrais plus facilement une pièce sur le Suisse, alors que sa saison 2011 est franchement décevante. L’an prochain, Djoko ne pourra pas défendre tous ses points. Il paye déjà son engagement physique hors norme sur cette saison. Fed aura lui, une belle fenêtre de tir et pas mal de points à engranger et si une baisse de régime du Serbe survient, il pourrait en profiter. Ce scénario ne me semble pas du tout irréel, à moins que Murray sorte enfin de sa coquille et ne vienne mettre tout le monde d’accord…

  6. NTifi 9 octobre 2011 at 13:06

    Belle perf de Murray même si c’était face à un Nadal revenant, enfin il lui a collé un 6-0 ! Franchement hors GC, on a un top 4 de très haut niveau, si seulement Murray pouvait franchir un pallier en GC ça serait vraiment intéressant l’année prochaine.

    Malheureusement je pense que Federer va perdre sa place de n°3, en plus il fait pas une mauvaise saison, notamment en GC ou il a eu un très bon niveau de jeu mais il est tombé sur plus fort que lui.

  7. Sylvie 9 octobre 2011 at 14:00

    Je vous trouve très pessimistes pour Nadal, Jérôme et Cochran. Inversement, j’en fais mon favori pour reprendre la place de numéro 1, l’année prochaine.

    Nadal atteint quand même quasiment toutes les finales des tournois où il participe et ne perd que face à Djoko et, là, Murray. S’il gagne la semaine prochaine en battant le même Murray, il aura remis les pendules à l’heure. En GC, seul Djokovic lui pose problème.

    En partant du principe que Djokovic aura du mal à refaire une année aussi exceptionnelle, le plus régulier derrière est bien Rafa.

    Après, il va falloir suivre attentivement sa fin d’année et son début 2012. S’il continue d’enchaîner les défaites et s’il reperd encore une finale face à Djokovic, il y aura effectivement des questions à se poser.

    En revanche, s’il gagne Shangaï, Bercy ou le Masters, la coupe Davis avec son équipe et arrive à battre enfin le Serbe, il va repartir dans une dynamique positive.

    Je trouve qu’il y a loin d’avoir le feu à la maison Nadal et que, quelque part, on en a aussi fait un monstre, l’enterrant dés qu’il perd réguliérement.

    Reste que son jeu usant physiquement et mentalement est une donnée non négligeable mais je trouve que beaucoup de données sont faussées par la saison d’extra terrestre de Djokovic.

    Je vois beaucoup plus difficilement Federer reprendre la place de numéro 1 car désormais trop inconstant et susceptible de sortir face à un top 10 voire 20. De plus, il prend la mauvaise habitude de perdre des matchs où il a les clés et ça, pour le moral, c’est moyen.

    J’ai aussi l’impression qu’il a décidé en 2012, de se fixer sur quelques objectifs : GC et JO et de ne pas faire la course aux points.

  8. Antoine 9 octobre 2011 at 15:47

    Jérome, je n’ai pas dit que Nadal s’était blessé durant le match; je dis juste que quand on regarde les stats, c’est l’impression que cela donne..et qu’on a du mal à croire le contraire..

    C’est assez rare que Nadal s’effondre brutalement en cours de match, du moins dans un match en deux sets gagnants, assez rare qu’il se prenne une bulle et c’est sans doute la première fois qu’il ne marque que quatre points dans un set..Pourtant, il n’a pas de raison d’être fatigué. Il n’est pas anormal qu’il ne soit pas au top pour un tournoi de reprise en indoor ou il n’a de toute façon jamais été à son meilleur, pas anormal qu’il perde (ce que je pensais d’ailleurs avant le match) mais pas normal du tout qu’il termine comme cela même si la Murène joue son meilleur tennis..Manifestement, il a lâché prise ce qui ne lui ressemble pas..

    C’est peut être du à l’usure mentale en cette fin de saison..peut être aussi à d’autres raisons. On va voir ce qu’il fait à Shangaï..Pourquoi est il venu jouer en Asie d’ailleurs ? Quelle est sa motivation ? Je ne vois aucun intérêt à ce périple pour lui, mis à part le fait d’engranger qq $..

    Je pense que Nadal ferait mieux de s’entraîner à servir. Cela lui servirait à qq chose, c’est le cas de le dire.. S’il continue à servir comme il l’a fait en finale de l’US Open, ou là contre la Murène, il ne peut plus espérer gagner un GC en dehors de Roland Garros et peut donc faire une croix sur un retour à la place de numéro un. Il a une bonne deuxième balle; il faut qu’il l’améliore et quand ce sera fait sa première suivra toute seule..Tout le monde devrait faire cela d’ailleurs mais chez lui, c’est désormais indispensable..

    Il devrait également réfléchir à une tactique pour battre Djoko plutôt que de se dire qu’il suffit qu’il joue mieux qu’il ne l’a fait ces derniers temps pour le battre. Cela ne marchera pas ou cela marchera une fois sur quatre ce qui revient au même..C’est la leçon qu’il devrait tirer de la dernière finale de l’USO, plutôt que de se dire qu’il a seulement mal servi. En plus il devrait avoir compris que même à l’usure, au physique, il n’est pas sûr de gagner non plus vu la façon dont il a paumé le quatrième set à New York..

    Voilà le programme de Rafa s’il ne veut pas regarder Djoko et la Murène se disputer les titres au cours des deux ou trois prochaines années..

  9. Coach Kevinovitch 9 octobre 2011 at 16:00

    Qu’est-ce qui s’est passé dans les deux derniers sets de la finale?

    J’ai regardé le match jusqu’à 6-3 1-2 dans le second pour Nadal car il fallait que je dorme (2h30 du matin à Montréal) et il jouait normalement c’est-à-dire plutôt bien?

    Cochran, tu mises plus sur un retour au sommet de Federer que celui de Nadal? Le choix du coeur est sans doute la seule raison valable.

    Nadal a enchaîné les finales suivantes dans les tournois qui rapportent au moins 1000 points pour le vainqueur: Indian Wells,Miami,Monte-Carlo, Madrid, Rome, Roland-Garros, Wimbledon. Puisque Nole était dans toutes ces finales sauf Roland-Garros, cela montre qu’il a été le plus régulier des humains et que c’est Super No Gluten qui a bousillé sa saison. Une fois qu’il sera revenu sur terre, Nadal est le candidat idéal pour reprendre la place sauf déclin et ce d’autant plus qu’il est la bête noire de Federer (3-0 cette année et ce fameux h2h).

    Ca fait 2 ans que Federer n’arrive plus à aller en finale de Wimbledon,son tournoi, battu deux fois par des joueurs hors top 4. En GC, il n’est plus autant à l’abri d’une surprise qu’auparavant, il est moins régulier en MS avec seulement 3 demi-finales (IW, Miami, Madrid). Certains pensent que ces performances là constituent une marge de points à conquérir énorme! C’est vrai mais cela sera d’autant plus difficile avec sa place de numéro 3 ou 4 en début d’année prochaine car si la logique est respectée, il a le top 2 à battre consécutivement pour gagner des grands titres. C’est là où son âge risque de jouer en sa défaveur.

    • William 9 octobre 2011 at 16:07

      Tu as raison pour les finales enchaînées par Nadal, mais tu le dis toi-même, cette série s’est arrêté après Wimbledon. A IW et Miami, l’épine Djokovic n’a pas encore fait trop de dommage. A Madrid et Rome, Nadal atteint contractuellement les finales, comme tous les ans en fait, en cela ce n’est donc pas pour lui une performance extraordinaire. Il y a pour moi une vraie rupture après Wimbledon, avec notamment une défaite étonnante face à Dodig à Montréal, lors d’un tournoi qu’il a déjà remporté et où il n’avait pas moins de chances de bien figurer qu’à Miami par exemple… Le début de saison est peut-être (et ce peut-être à toujours son importance avec Nadal) un trompe-l’oeil. J’attends d’en voir davantage, mais je me tais sur le sujet car si le débat s’élève j’ai peur que mon prochain article n’enfonce des portes ouvertes, ce qui serait dommage, avouons-le…

    • Coach Kevinovitch 9 octobre 2011 at 17:14

      La rupture n’est que partielle car malgré des US Open Series mauvais, il fait une finale à l’US Open derrière. D’ailleurs, c’était la seconde fois qu’il a fait finale à New York après une tournée américaine de bien moindre qualité.

  10. William 9 octobre 2011 at 16:01

    Je viens de voir des images de la finale et il est clair que Murray était au top, il a d’ailleurs gagné la finale du double avec son frère Jamie…
    Il se déplaçait à merveille et était agressif, même en coup droit. Quand il joue comme ça il est vraiment intéressant à voir. Dommage que ce ne soit pas plus souvent. Signe révélateur : il ne s’est pas invectivé, n’a pas ronchonné et a cessé de geindre. Des images qu’il devrait lui-même revoir s’il souhaite un jour comprendre ce qui cloche chez lui… Le jour où il percutera…

    • Guillaume 9 octobre 2011 at 16:53

      Son match référence reste le quart de l’OA 2010 contre Nadal. Il avait été énorme en tennis d’attaque et avait réalisé un très grand numéro ce jour-là. C’est dommage, je n’ai pas trouvé de highlights de cette rencontre sur UTube (de là à dire qu’Andy Murray n’intéresse pas grand-monde…), mais c’était une belle démo de ce que Murray est capable de produire.

      • William 9 octobre 2011 at 17:06

        Ah ? Bizarre je suis certain d’avoir déjà revu ces images… Je vais essayer de les retrouver, ça vaut le coup !

      • David 9 octobre 2011 at 17:45
      • Guillaume 9 octobre 2011 at 17:57

        Cool, merci ! Je vais me replonger là-dedans.

      • William 9 octobre 2011 at 19:32

        Thanks David !

  11. Guillaume 9 octobre 2011 at 16:45

    Alors c’est ici qu’on commence les projections pour 2012 ? A la lecture des uns des autres, je voudrais juste réagir sur une affirmation lue trop souvent, pour Federer et Nadal en leur temps, pour Djokovic aujourd’hui : « Il a tellement gagné cette année qu’il ne pourra pas défendre tous ses points l’an prochain. » Certes. Encore que Federer a repoussé les limites du possible dans l’exercice entre 2004 et 2007… Mais, surtout, point n’est besoin de défendre tous ses points d’une année l’autre pour demeurer N°1 en fin de saison. Il suffit juste d’avoir plus de points que ses rivaux directs. Que Djokovic gagne 2 GC l’an prochain, ou même seulement 1 seul, et il peut très bien prétendre à la 1ère place de fin d’année si les grands titres s’éparpillent – on va bien finir par revoir une année sans Petit chelem, voire à 4 vainqueurs différents en GC. Bref, à suivre ses résultats de cette année, sauf blessure ou grosse décompression Djokovic sera le candidat N°1 à sa propre succession.

    • Sylvie 9 octobre 2011 at 17:00

      Ce n’est pas faux ce que tu dis, si les titres s’éparpillent et que Nadal, Murray et Federer font une saison moyenne, Djoko reste le favori à sa propre succession. Reste que derrière, ça reste pour l’instant très régulier donc il n’a pas intérêt non plus à laisser passer trop de titres.Il n’aura pas une grande marge de manoeuvre mais bien sûr que c’est faisable.

  12. Guillaume 9 octobre 2011 at 19:05

    J’ai donc revu, merci David, de larges passages de ce fameux Murray / Nadal de l’OZ 2010. C’est dommage que la blessure puis l’abandon du Rafa aient terni l’impact postérieur de ce match, car Murray fait vraiment un festival. Son match charnière, il l’avait dans la raquette, et Nadal n’a sur ce coup pas été très « fair » d’abandonner à trois jeux du terme. Résultat : dans ses itws, Murray lui-même semble avoir du mal à le comptabiliser comme une vraie victoire… ce en quoi il a bien tort car ce quart de finale est une démo de tennis intelligent au service de l’agression permanente.

    Premier point, fondamental : il sert bien. 12 aces au total, et souvent dans des moments importants (fin du second set notamment, quand c’est très tendu entre les deux hommes).

    A l’échange, il refuse de reculer et se plante sur sa ligne. Ca donne des revers gagnants à la pelle, et même en coup droit il parvient à faire le point en trouvant pas mal de zones croisées courtes.

    Enfin, sans y aller en caleçon, il monte beaucoup au filet… et à bon escient : à la fin du deuxième set, il affiche un bilan de 21 points gagnés sur 25 montées !

    Dernier chiffre qui illustre que le PZ était resté ce jour-là au vestiaire : au premier set, il sauve 5 balles de break par 3 services-volées et 2 attaques de revers gagnantes. Vous avez dit attentiste ?

    Bref, Murray présente ce jour-là la totale panoplie du vainqueur de GC. Sauf qu’il n’a depuis pas souvent rejoué comme ça. C’est pourtant vers ce tennis agressif là que le Scot doit tendre s’il veut finir par gagner un Majeur.

    • William 9 octobre 2011 at 19:49

      Je cosigne.
      Murray avait été excellent durant tout le tournoi, avec un tableau pas évident (Isner qui avait sorti Monfils, Nadal, Cilic). Federer lui vole la vedette de belle manière en fin de quinzaine mais il était difficilement jouable en finale… Mais face à un autre que Federer en finale, ou même un Federer moins étincellant, qui sait ce que cela aurait pu donner ? Murray n’a pas mal joué durant la finale, contre un autre cela serait peut-être passé…
      Dans les extraits, effectivement on voit que Murray trouve des angles croisés courts excellents avec son coup droit mais il manque quand même cruellement d’un très bon coup droit décroisé pour tuer le point plus vite. Et quelle vitesse pour aller vers le filet ! Il n’a pas son pareil pour aller récupérer un amorti.

  13. Jeanne 9 octobre 2011 at 21:05

    Bonne nouvelle pour Murray que de casser la mini-série subie contre Nadal, qui plus est d’après vos observations en prenant le jeu à son compte. J’aimerais vraiment qu’il parte dans un vrai mano a mano avec NG l’année prochaine. Il a le jeu pour l’embêter voire plus si affinité. Je pense comme certains qu’un déclic (remporter le Masters ou mieux un GC) pourrait le mettre dans une spirale positive.

    Et n’oubliez pas que lui non plus ne mange plus de gluten. NG² est né, adios PZ.

    Quant à Nadal, cela fait un an pile que je trouve son mental suspect. C’est la plus grosse usure que je constate chez lui. Il battait Djoko au mental en l’écoeurant avec un mental de piranha, mais c’est fini. Le piranha est mort, même si c’est pas encore un gentil dauphin non plus.

    Federer pourrait très bien avec un peu plus de réussite aller au moins en finale des tournois de GC l’année prochaine. Il ne perdra pas éternellement des matchs comme celui de l’Us open ou de Wimbledon.

    Mais je ne le vois pas battre NG à Wimbledon, qui est trop lent. Son tournoi c’est l’Us Open ou bien Roland qui lui convient bien dans la mesure où il a une marge (hors top 2)plus importante sur le reste de l’ATP qui ne joue pas très bien sur terre.

    Nadal compte sur un affaissement du niveau de Djoko ce qui est très attentiste de sa part.

    • David 9 octobre 2011 at 21:15

      C’est là que je trouve que son mental est le plus suspect. Un Connors aurait dit qu’il poursuivrait ce fils de pute serbe jusqu’au bout de l’enfer. Nadal, considéré comme l’un des plus grand mentaux de l’histoire déclare que le niveau qu’affiche Djokovic ne peut durer éternellement et qu’il attend son affaiblissement. Cela ne fait pas très champion et cela montre aussi que Nadal est dans une position qu’il n’avait jamais eu à affronter auparavant (l’arroseur arrosé en somme) : être sans solution devant le jeu de l’autre. A voir l’an prochain…
      J’ai été très impressionné par Murray que je n’avais jamais vu jouer aussi bien. Quand il décide d’être très agressif, tout en conservant ses formidables qualités défensives, il est quasi-injouable. Même son coup droit semble bon, c’est dire !

    • Jeanne 9 octobre 2011 at 21:37

      Nadal est tellement policé dans sa comm qu’il peut en réalité tout à fait penser le contraire et vouloir laminer NG, mais je crois malgré tout que son Us Open 2010 a opéré une sorte de wilanderisation chez lui. Je ne vois rien qui ait progressé chez lui depuis septembre 2010. Et les finales IW et Miami ont vraiment été le pivot de l’année. S’il avait gagné ces finales, je doute que NG ait pris un tel ascendant.

  14. Bapt 9 octobre 2011 at 22:46

    Bonjour à tous

    J’arrive comme un cheveu sur la soupe au milieu d’un fil tout à fait passionnant mais je ne sais pas trop où me présenter. J’ai décidé de vous rejoindre après m’être longtemps contenté de suivre le site en simple lecteur. Mais après avoir lu que Berdych était un bon volleyeur (sous la plume de David je crois), je n’y ai plus tenu plus et me suis inscrit ! Sinon, je suis le tennis depuis un match qui m’a particulièrement marqué : Becker vs Cash en 1988, à Wimbledon, lorsque Boris est passé par dessus le filet pour imiter Pat. Je ne m’en suis toujours pas remis… C’est dire que cela fait un certain temps mais rien à voir avec de vieux sages comme Antoine.

    • Nath 9 octobre 2011 at 22:54

      Ton avatar m’est familier, t’aurais-je déjà menacé ?

      Bienvenue en tant que posteur :)

      • Bapt 9 octobre 2011 at 22:59

        Menacé, je ne crois pas… mais j’ai beau me creuser la tête je ne vois pas trop ce que tu veux dire. Tu fais référence à la poignée de main très froide entre Boris et Pat lors de ce même match et au regard haineux lancé par l’australien ?

      • Jeanne 9 octobre 2011 at 23:12

        Salut PerrucThomVed !

        • Nath 9 octobre 2011 at 23:18

          Et moi qui pensais ne pas être claire ! Jeanne ? Help please ?

        • Bapt 9 octobre 2011 at 23:23

          j’ai du mal à te suivre… 

        • Jeanne 9 octobre 2011 at 23:37

          C’était juste pour être moins claire que toi Nath, et te faire un coucou Bapt

          • Bapt 10 octobre 2011 at 00:05

            Je pige !

      • Nath 9 octobre 2011 at 23:15

        Non, je connais très mal Boris et Pat. Rien à voir, mais toi comme d’autres avez de la chance de vous souvenir du premier match que vous avez vu, j’en suis incapable !

        • Bapt 9 octobre 2011 at 23:22

          En même temps si mon premier match avait été un truc avec Thierry Champion sur un court annexe de Roland Garros, il n’est pas sûr que cela soit resté impérissable… 

    • MarieJo 9 octobre 2011 at 23:32

      welcome ici bas Bapt..
      donc 1988 ? bon ça fait un bail que tu suis le tennis, donc la question lendl « made by Antoine » est faite pour toi !

      Berdych est mauvais à la volée ? sans doute assez moyen, c’est vrai… mais en ce moment n’importe quel joueur qui s’aventure au filet mérite qu’on dise qu’il sait au moins volleyer ! plus personne ne fera du cash ou du boris, donc…

      • Bapt 9 octobre 2011 at 23:48

        En fait je ne dirais pas que Berdych est mauvais à la volée puisque la question est sans objet pour lui : il y va peu, et quand c’est le cas c’est avant tout pour finir le point et poser un volée à l’autre bout du court. Ça il sait le faire.
        Je n’ai pas l’impression qu’il monte bien plus que d’autres et qu’il faille l’encourager pour ça (à la différence d’un Tsonga qui est nettement plus volontaire).
        Sinon il faut que je me penche sur la question Lendl d’Antoine. Étant donné le goût qu’il porte au personnage, elle doit être salée.

  15. Antoine 10 octobre 2011 at 00:36

    Marie Jo a raison Bapt…Tu as eu raison de t’inscrire après avoir lu que quelqu’un avait osé écrire que Berdych savait volleyer. Il ne faut pas laisser de tels propos sans suite…Ma grand mère aussi sait volleyer..Bienvenue à toi donc, mais tu ne vas pas y couper pour autant et, très raisonnablement puisque tu viens de me traiter de vieux sage, ce qui n’est pas loin de vieux débri, je te pose la question qui traditionnellement permet de clôturer avec succès une procédure d’admission en garantissant que nous demeurions en bonne compagnie sans que l’on soit obligé de répandre le sang inutilement..

    Bapt, que penses tu d’Ivan Lendl ?

  16. Bapt 10 octobre 2011 at 00:42

    Je vais te faire une réponse de jésuite.
    Disons que lorsque j’ai commencé à suivre le tennis (1988 mais surtout l’année 1989), Lendl était non seulement le numéro 1 mondial incontesté, mais en plus je trouve qu’il incarnait assez bien la « fonction » : régularité, travail constant, nombreux succès en tournois mineurs ou majeurs tout en ayant le bon goût de laisser pas mal de titres importants aux autres ce qui faisait que le petit chelem à l’époque n’était pas du tout galvaudé. Par ailleurs, il avait l’élégance de perdre régulièrement sur gazon devant des joueurs bien plus talentueux que lui sur cette surface. Pour finir il perdait souvent contre Becker en final de grand chelem (mais aussi en final du Masters 1988), donc il avait tout pour me plaire… 
    Tu es content de ma réponse ?

    • Antoine 10 octobre 2011 at 00:46

      C’est très bien Bapt !

      • Bapt 10 octobre 2011 at 00:58

        Je pourrais rajouter encore d’autres mérites à Lendl : par exemple avoir incité Wilander à monter au filet pour le battre à Flushing Meadow en 1988. Ça a rendu son jeu quand même un peu plus attractif. On peut aussi citer le retour volée le plus raté de l’histoire à Roland Garros en 1989 contre Chang lorsque ce dernier avait servi à la cuillère… 

    • Jeanne 10 octobre 2011 at 00:50

      Je suppute que tu verras le soleil se lever. Tu sais qu’Antoine est le psychopathe # 1 du site et que certains ne lui ont pas survécu. Karim utilise des sédatifs équins pour le modérer !

  17. Colin 10 octobre 2011 at 00:52

    Salut à tous. Je passe en coup de vent pour dire tout le bien que je pense de ce (nouvel) article de Robert. Bravo en particulier d’avoir pensé à citer en conclusion le Graf / Zvereva 88, sans doute la pire démolition qu’il m’ait été donné de voir à la télé, et le match le plus frustrant qui soit pour le spectateur lambda (à égalité cependant avec la finale de Bercy 1990 qui n’avait duré que quelques minutes, mais pour d’autres raisons).

    J’ai bien rigolé à la comparaison faite par d’autres avec l’EURL AxelBorg, d’ailleurs je propose qu’on surnomme désormais Robert « AxelBob ».

    Sinon, pour la petite histoire, j’ai croisé tout à l’heure Alizé Cornet à l’aéroport de Lyon St Ex, j’étais juste derrière elle dans la queue pour l’embarquement du terminal Easyjet, hé ben si on ne sait pas que c’est elle, aucune chance de la remarquer, on dirait juste une gamine de 22 ans comme les autres.

    • Antoine 10 octobre 2011 at 01:01

      Comment se fait il qu’Alizé Cornet n’ait pas les moyens de voyager sur une autre compagnie qu’ EasyJet ? Elle est sous l’emprise d’un mac ou quoi ?

    • Colin 10 octobre 2011 at 01:06

      Un mac je ne pense pas, un mec oui en l’occurrence, un mignon barbu à peine plus vieux qu’elle.

      • Antoine 10 octobre 2011 at 01:08

        Et il lui pique tout son blé déjà ?

      • Jeanne 10 octobre 2011 at 06:19

        Toutafé il lui laisse 871 $ sur les 1 541 871 $ qu’elle a moissonnés sur la WTA. Et puis que fait-elle avec un mignon barbu à peine plus vieux qu’elle ? Je comprends sa baisse de niveau.

  18. Antoine 10 octobre 2011 at 00:59

    Nous sommes donc toujours en bonne compagnie, Bapt..Je crois qu’il n’y a plus ici une seule personne qui ose encore dire du bien de Lendl, ou alors, cela m’a échappé et c’est grave..J’ai mis un truc spécial sur mon portable: dès que le mot Lendl figure dans un post, je reçois un sms qui me prévient et peux donc aller voir rapidement ce qu’il en est…Si jamais quelqu’un a osé laissé un post comportant une appréciation positive, je le supprime aussitôt et, en cas de récidive, je supprime le compte de cette personne, comme cela on peut discuter aimablement d’Ivan sans être dérangé par les mauvais plaisantins ! Je suis partisan de la liberté d’expression, bien sûr, mais tout principe doit avoir une limite..On ne peut pas non plus laisser des opinions révisionnistes se répandre ici sans réagir, c’est une question d’hygiène.. Mais pour le reste, je fais preuve de la plus grande tolérance et laisse sans sourciller publier des commentaires positifs sur des sires aussi tristes que Berdych ou la Murène, traître écossais bien connu qui vient de se révolter aujourd’hui même contre sa condition de souffre douleur de notre ami Nadal…

    Tiens, à propos de la Murène, je lis qu’il a gagné en double avec son frère également à Tokyo. Il devrait sans doute se concentrer exclusivement dessus; il a plus de chances de devenir numéro un en double qu’en simple..

    • MarieJo 10 octobre 2011 at 08:39

      ahaha cher antoine, il faut que je retrouve un article de cet été consacré au brave ivan L qui était paru dans l’équipe je te l’avais gardé au chaud pour ton retrour des iles grecques… histoire que ton entreprise de démolition du mythe d’ivan puisse continuer lol

    • Bapt 10 octobre 2011 at 14:33

      D’ailleurs avant de commencer à poster ici, j’ai enlevé tous mes posters du grand Ivan de ma chambre… Et j’ai effacé de mon disque dur les vidéos de Golf de sa deuxième carrière.

  19. Serge 10 octobre 2011 at 08:34

    Bienvenue a Bapt, j ai beaucoup aime ce commentaire sur Lendl: « le retour volée le plus raté de l’histoire à Roland Garros ». Sur ce coup il a etait ridicule c est vrai. Desemparer. Sinon j aimais bien les t-shirts de Lendl (Le portable d ‘Antoine va vibrer!)

  20. Serge 10 octobre 2011 at 08:40

    Encore 1 tres bon article de Robert: la finale Edberg / Courier. Mais quel pied c etait: Le bohneur ;)
    Pourtant Courier jouait tres bien. L’americain a tout tenter durant cette finale, mais Edberg etait juste intouchable. Mentalement le Suedois etait tres costaud parce que meme en jouant a la perfection, je sentais que si Edberg baissait 1 tout petit peu de regime, Big Jim aurait saisit sa chance. Sauf que Edberg est reter au top pendant 3 sets. Ah quel regal ce match!

  21. Christian 10 octobre 2011 at 09:27

    Breaking news

    http://www.lequipe.fr/Tennis/breves2011/20111009_234719_nadal-se-remet-au-football.html

    Rafa a enfin tiré les conclusions de sa saison ratée. Ouf.

  22. May 10 octobre 2011 at 09:47

    Tient du sang neuf, c’est bon pour le débat tout ça, d’ailleurs cela a déjà permis quelques échanges savoureux.
    Bienvenue Bapt.

    Sinon ben Murray a gagné une partie contre Nadal en 2011 avec un score qui me rappel une finale indoor à Rotterdam je crois il y a 2 ou 3 ans, déjà un match très bizarre. Cela fait beaucoup de finales perdues cette année pour le n°2 dont plusieurs en ayant remporté le 1er set puis un effondrement dans les 2 suivants comme à IW & Miami, Fed doit lui manquer.
    Le début d’une longue série pour mon Scottish préféré?

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