Le service : approche mécanique

By  | 7 juillet 2011 | Filed under: Regards

Arme maîtres­se pour tout joueur qui se re­spec­te, le ser­vice est primor­di­al si l’on veut domin­er l’échan­ge. On a souvent as­socié grand joueur (par la tail­le) avec grand ser­vice, je me suis « amusé » à tent­er de vérifi­er cette légende ur­baine par une étude mécanique… Je vais donc es­say­er de faire le plus sim­ple pos­sible pour ne pas per­dre les al­ler­giques aux maths et à la physique !

Pour ce faire, j’ai du pre­ndre plusieurs hy­pothèses :

- On se place dans un cadre avec un vent nul, en in­door par ex­em­ple,

- On pre­ndra pour modèle un joueur d’1m80 frap­pant ainsi à 2m80 de hauteur (bras + lon­gueur de raquet­te + poussée des jam­bes),

- On con­sidèrera un ser­vice à plat, on ne tiendra donc pas com­pte ici de la rota­tion pro­pre de la balle qui en­traî­nerait des ef­fets aé­rodynamiques dif­ficiles à pre­ndre en com­pte dans l’étude,

- On ne tiendra pas com­pte de la défor­ma­tion de la balle suite au choc,

- On ne s’aven­turera pas non plus à quan­tifi­er l’influ­ence du fait que la balle ne soit pas lisse, qui ob­ligerait à pre­ndre de nouvel­les vari­ables en com­pte.

Le but est tri­ple : prévoir la trajec­toire de la balle, l’évolu­tion de sa vites­se entre la frap­pe et l’instant précédent le choc avec le sol et com­par­er ces deux critères suivant la tail­le du ser­veur.

Première par­tie : Ser­vice « au T »

Pour plus de simplicité pre­nons le cas d’un ser­veur droiti­er, ser­vant de gauc­he à droite. La trajec­toire de la balle est quasi­ment re­ctilig­ne, c’est-à-dire que la balle ne varie que dans 2 di­mens­ions (la trajec­toire ne varie pas en lar­geur, contra­ire­ment à un ser­vice plus croisé).

1er cas : Chute libre (frot­te­ments nuls)

Juste après le choc avec la raquet­te, la balle subit une seule force, son pro­pre poids, aut­re­ment dit l’attrac­tion du centre de la Terre qui fait tomb­er tout objet non re­tenu.

En réalité l’at­mosphère crée une 2ème force, de frot­te­ment, qui s’op­pose au déplace­ment de la balle. On le verra dans le 2ème cas.

Si on ap­pelle alpha l’angle in­iti­al que fait la trajec­toire de la balle avec la vert­icale, on peut mettre en équa­tion cette trajec­toire en utilisant le Prin­cipe fon­dament­al de la dynamique (PFD) : m*a = P (1)
m : masse de la balle (57g)
a : accéléra­tion de la balle
P : poids de la balle

En pro­jetant l’équa­tion (1) sur les axes y et z reliés re­spec­tive­ment à la lon­gueur du ter­rain et à l’al­titude, et en intégrant, on ob­tient l’express­ion de la vites­se sur y et sur z :

Vy(t) = v0*sin(alpha) (2)

Vz(t) = -g*t – v0*cos(alpha) (3)

v0 : vites­se in­itiale de la balle, c’est-à-dire après sor­tie de raquet­te, on pre­ndre 200km/h (55,5m/s)
g : accéléra­tion de la pesan­teur (9,81 m/s^2)
t : vari­able du temps

On intègre une secon­de fois pour avoir le déplace­ment sur les deux axes :

Y(t) = v0*sin(alpha)*t + y0 (4)

Z(t) = -0.5*g*t^2-v0*cos(alpha)*t+z0 (5)

Le grap­he ci-dessus donne l’al­titude de la balle en fonc­tion du déplace­ment sur la lon­gueur du ter­rain. Par ex­em­ple à y=y0=0,9m, la balle est à 2.8m d’al­titude (in­stant in­iti­al). En effet, j’ai con­sidéré que le ser­veur ne tapait pas la balle au niveau de la ligne de font de court mais à 0.9m en aval (poussée des jam­bes vers l’avant).

A y=16.58m, on a z=0, en d’aut­res ter­mes c’est à cette lon­gueur que la balle touc­he le sol.

Pour valid­er le modèle, il faut s’as­sur­er que la balle passe évidem­ment au-dessus du filet, on va donc jouer sur l’angle alpha décrit précédem­ment afin d’être « juste » au de­ssus du filet, on minim­ise ainsi la durée de déplace­ment de la balle pour maximis­er l’ef­ficacité du ser­vice. Numérique­ment on trouve pour l’exem­ple du joueur d’1m80, alpha=81,3°.

Puis on ob­tient la vites­se globale en cal­culant la norme avec les re­la­tions (2) et (3).

On va ainsi avoir une vites­se qui aug­mente con­stam­ment au cours du temps, ce qui est im­pos­sible. Ce modèle est donc faux !

On doit pre­ndre en com­pte un fac­teur d’amor­tisse­ment, en clair l’exist­ence de frot­te­ments due à l’at­mosphère dans laquel­le évolue notre balle de ten­nis.

2ème cas : Présence de frot­te­ments fluides linéaires

Si on lâchait une balle de ten­nis du haut de la tour Eif­fel, on re­mar­querait que sa vites­se se stabil­ise rapide­ment auto­ur de 60 km/h. Cette vites­se li­mite est due à notre at­mosphère qui freine l’objet. Ainsi, si le ser­vice part à 200km/h, il est évident qu’il aura perdu en vites­se entre le mo­ment où le ser­veur frap­pe et l’instant où la balle touc­he le sol. La durée étant de l’ordre de 0.3 secon­des, quel­le est la vites­se réelle de la balle juste avant de touch­er le sol ?

L’étude se décom­pose de manière similaire au 1er cas, on doit néan­moins tenir com­pte de la force de frot­te­ment, qui in­ter­vient dans l’écri­ture du PFD. Cette force est pro­por­tion­nelle à la vites­se de la balle (plus la balle va vite, plus elle sera freinée). D’où l’équa­tion :

m*a = P + k*v (6)

où v désigne bien sûr la vites­se et k le co­ef­ficient de frot­te­ment fluide.

On pro­jet­te comme avant sur les deux axes et on ob­tient des équa­tions dif­féren­tiel­les.

Passés les cal­culs on ob­tient :

Vy(t) = v0*sin(alpha)*exp(-(k/m)*t) (7)

Vz(t) = ((m*g)/k-v0*cos(alpha))*exp(-(k/m)*t) – (m*g)/k (8)

Pas­sons ces ex­press­ions assez im­buv­ables et intéressons-nous plutôt au grap­hique re­présen­tant la vites­se en fonc­tion du temps :

Entre le mo­ment où la balle sort de la raquet­te et son im­pact avec le sol (un peu plus de 0.3 secon­des), la vites­se a di­minué de 9,4m/s, soit près de 34 km/h. Be­aucoup en 3 dixièmes de secon­de, mais pas im­pos­sible vu la masse (assez légère) de la balle de ten­nis. Une balle de pétan­que, par ex­em­ple, aurait été be­aucoup moins freinée.

L’intégra­tion des re­la­tions (7) et (8) nous don­nent les équa­tions para­métriques du mouve­ment (trajec­toire) :

Y(t) = -(m*v0*sin(alpha))/k*exp((-k/m)*t) + (m*v0*sin(alpha))/k + y0 (9)

Z(t) = -((m/k)*((m*g)/k – v0*cos(alpha)))*exp(-(k/m)*t) – (m*g)/k*t + (m/k)*((m*g)/k – v0*cos(alpha)) + z0 (10)

Et comme on est en présence de frot­te­ments, l’angle alpha trouvé dans le 1er cas n’est plus suf­fisant pour être juste au-dessus du filet. Il faut donc l’aug­ment­er légère­ment (alpha=81.4°). Ainsi la vites­se di­minue légère­ment aussi.

On peut alors avoir les 2 trajec­toires sur un même grap­hique, celle avec frot­te­ments (2ème cas) et celle sans frot­te­ments (1er cas) :

La co­ur­be rouge représente le 1er cas, la verte le cas avec frot­te­ments. On re­mar­que que la verte est légère­ment en re­trait de la rouge. En d’aut­res ter­mes, pour des con­di­tions iden­tiques (même ser­veur, même vites­se in­itiale), la balle faisant face à des frot­te­ments touc­he le sol avant (16.44m) celle à l’état « libre » (16.58m). Pour un même in­ter­valle de temps on re­mar­que égale­ment que la balle « libre » est déjà bien plus en avan­ce que celle sub­is­sant les frot­te­ments (la verte touc­he à peine le sol lorsque la rouge est déjà « en­foncée » dans le sol).

Ces ob­ser­va­tions con­fir­ment donc que les frot­te­ments de l’at­mosphère jouent un rôle, assez minime pour la trajec­toire, mais loin d’être néglige­able pour la vites­se de la balle et la durée du ser­vice…

C’est l’angle alpha qui va faire toute la différence entre un petit et un grand ser­veur.

Pour un ser­veur plus petit que notre ser­veur de référence, il va fal­loir aug­ment­er alpha, et in­ver­se­ment pour un grand ser­veur.

Pre­nons deux cas extrêmes : Olivi­er Roc­hus : 1m68. Il va frapp­er la balle à en­viron 2m50 (j’ai tenté de mesur­er cela sur les vidéos youtube). Deux contra­in­tes s’im­posent : pass­er par-dessus le filet (0.914m) et ne pas dépass­er la ligne de ser­vice en lon­gueur située à 18.29m du joueur.

Pour une vites­se en sor­tie de raquet­te de 200km/h, en cal­culant l’angle mini­mum néces­saire pour être au-dessus du filet (alpha=83°), on trouve une posi­tion d’im­pact à 17,09m du joueur, at­tein­te au bout de 325 ms (milisecon­des).

Pre­nons à présent un joueur très grand, par ex­em­ple Ivo Kar­lovic : 2m08. Il de­vrait frapp­er la balle à en­viron 3m30. Ainsi mes cal­culs (alpha=79°) montreraient qu’il peut aisément frapp­er à 200km/h juste au de­ssus du filet avec une marge bien plus gran­de… En effet, l’im­pact se pro­duirait à 15,61m, soit près d’1m50 avant la balle de Roc­hus et cela au bout de seule­ment 216 ms, en­viron deux tiers du temps mis par le Belge !

On peut même aller be­aucoup plus loin en terme de vites­se, ainsi avec les hy­pothèses prises, la tail­le du géant Ivo lui per­mettrait de réussir un ser­vice à plus de 350 km/h dans les li­mites du court ! Evi­dem­ment les li­mites humaines in­ter­vien­nent alors, mais malgré mes hy­pothèses prises en début d’étude, je ne trouve pas in­en­visage­able l’idée d’un robot placé à 3.3m de hauteur tirant des ser­vices à 350km/h…

D’ail­leurs, l’angle alpha par rap­port à la vert­icale étant plus grand pour le Belge, il en résul­terait une bais­se de vites­se, néan­moins, vu le court in­ter­valle de temps, cela n’influ­ence quasi­ment pas.

Roc­hus est ras­suré, il peut donc à priori ser­vir à 200km/h, néan­moins il est évident qu’un ser­veur comme Kar­lovic, de par sa tail­le, maxim­ise ses chan­ces de réalis­er un ser­vice gag­nant grâce au gain de temps (33%) qu’il ob­tient sur le Belge. Le fait que la balle re­bon­disse dans une zone plus co­ur­te ne con­stitue pas un réel avan­tage pour un ser­vice « au T ». En re­vanche, il est clair qu’il aura toute son im­por­tance pour un ser­vice croisé extérieur !

Voilà, l’étude est lon­gue pour un résul­tat fin­ale­ment assez at­tendu, mais je trouve in­téres­sant de pouvoir modéliser ce type de « phénomène » assez sim­ple en ap­par­ence.

3ème cas : Présence de frot­te­ments fluides quad­ratiques

A par­tir de cer­taines vites­ses trop élevées, la force de frot­te­ment ne se modélise plus en k*v, mais en h*v^2, ainsi la force de frot­te­ment est pro­por­tion­nelle au carré de la vites­se. Les cal­culs qui en découlent sont be­aucoup plus délicats et les équa­tions ob­tenues n’ad­mettent pas de sol­u­tion an­alytique. Aut­re­ment dit il faut créer un pro­gram­me pour ob­tenir des sol­u­tions « point par point ». Le résul­tat que j’ai ob­tenu est peu différent du modèle des frot­te­ments linéaires, je ne dévelop­perai donc pas plus cette par­tie !

Deuxième par­tie : Ser­vice croisé extérieur

Cette fois, pre­nons l’exem­ple d’un ser­vice de droiti­er, de droite à gauc­he, visant la ligne ex­térieure. L’étude ne peut plus se faire dans 2 di­mens­ions puis­qu’ici la trajec­toire va vari­er égale­ment en lar­geur. Es­sayons de montr­er à quel point un grand ser­veur est avan­tagé dans cette situa­tion…

On pre­ndra la référence précédente (1m80, balle frappée à 2m80, à 200km/h, 90 cen­timètres en avant).

La démarche est similaire au 1er cas, il va fal­loir cepen­dant rajout­er une com­posan­te sur la lar­geur. En d’aut­res ter­mes, la balle ayant un mouve­ment sur la lar­geur (x), la lon­gueur (y) et la hauteur (z), on aura 3 équa­tions (au lieu de 2) pour définir sa trajec­toire.

On gar­dera l’angle alpha pour désign­er l’angle in­iti­al entre la vert­icale (z) et la trajec­toire. Il faut par con­tre définir un nouvel angle, désig­nant l’inclinaison entre l’axe (y) lié à la lon­gueur du ter­rain, on ap­pellera cet angle beta.

L’origine du repère représente le point d’im­pact de la raquet­te avec la balle.

On traitera di­rec­te­ment le cas avec les frot­te­ments linéaires :

De la même manière qu’au 1er cas, on a les équa­tions de la vites­se pro­jet­ée sur les 3 axes :

Vx(t) = v0*sin(beta)*exp(-(k/m)*t) (1)

Vy(t) = v0*sin(alpha)*exp(-k/m*t) (2)

Vz(t) = ((m*g)/k – v0*cos(alpha))*exp(-(k/m)*t) – (m*g)/k (3)

La norme de ces trois com­posan­tes donne la vites­se réelle dont voici l’évolu­tion au cours du temps :

La perte de vites­se est très légère­ment sup­érieure au cas précédent, ce qui est logique car la dis­tan­ce à par­courir est un peu plus lon­gue et donc les frot­te­ments de l’air agis­sent plus longtemps.

Voici, sans détails, les équa­tions para­métriques de la trajec­toire :

X(t) = -(m*v0*sin(beta))/k*exp(-(k/m)*t) + (m*v0*sin(beta))/k + x0 (4)

Y(t) = -(m*v0*sin(alpha))/k*exp(-(k/m)*t) + (m*v0*sin(alpha))/k + y0 (5)

Z(t) = (m/k)*(v0*cos(alpha) – (m*g)/k)*exp(-(k/m)*t) – (m*g)/k*t + (m/k)*((m*g)/k – v0*cos(alpha))+z0 (6)

Faute d’un logiciel peu re­présen­tatif, je ne vous montrerai pas la trajec­toire du ser­vice (dif­ficile à re­présent­er en 3 di­mens­ions). Néan­moins, les cal­culs per­met­tent de com­par­er différents types de ser­veurs, en l’oc­curr­ence on re­prendra nos amis Roc­hus et Kar­lovic !

Ainsi pour Olivi­er Roc­hus ser­vant à 200km/h, s’il veut touch­er la ligne ex­térieure (ser­vice idéal !)et pass­er au-dessus du filet (dont on fixe cette fois la hauteur à 0.999m), on aurait un angle alpha=83,3° et beta=16,6° et la balle at­terrirait à une lon­gueur de 17,75m, ce qui est bien dans les li­mites du court, avec une durée de 339ms.

Pour Kar­lovic avec les mêmes con­di­tions de ser­vice, il touc­herait la ligne ex­térieure avec un angle alpha=79,3° et beta=18,3° avec un im­pact au sol à 16,05m, soit 1m70 avant le ser­vice de Roc­hus, avec une durée de 305 ms, donc un ser­vice 10% plus court en terme de temps que celui du Belge ! Vous im­aginez la différence d’ef­fort d’an­ticipa­tion et d’explosivité pour le re­tour­neur entre ces deux ser­vices !

Là en­core, l’écart de vites­se à l’arrivée est pratique­ment in­exis­tant entre les deux ser­vices. C’est donc bien au niveau de la posi­tion et dans une moindre mesure, au niveau du temps, que le grand ser­veur possède un avan­tage énorme.

Con­clus­ion

Le ser­vice a été étudié avec plusieurs hy­pothèses pour simplifi­er l’étude, qui m’a déjà pris be­aucoup de temps… Les résul­tats sont pour­tant assez réalis­tes et con­fir­ment l’a priori. Reste plus qu’à film­er un ser­veur, étudi­er la trajec­toire avec un logiciel adapté et con­firm­er ou non le modèle ci-dessus ! J’espère avoir été assez clair… et pas avoir dégoûté trop de monde !

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275 Responses to Le service : approche mécanique

  1. Julie 11 juillet 2011 at 19:18

    Alors l’espagne en demies, je fais pas de pronos, mais si jamais c’est à Madrid…. moi je déménage à Madrid le 6 septembre!!!! Donc peut-etre que j’y serais! Et en cas de finale aussi!

    Par contre je ne comprends pas comment peut-on savoir à l’avance qu’est ce qui se joue où?

    • Ulysse 11 juillet 2011 at 19:27

      « … je ne comprends pas comment peut-on savoir à l’avance qu’est ce qui se joue où? »

      Par exemple France – Espagne va se jouer en Espagne parce que la dernière fois que les deux se sont rencontrés, c’était à Clermont-Ferrand (2010). On alterne le pays receveur. C’est assez juste sur le long terme.

      • Julie 11 juillet 2011 at 20:05

        Ok, merci!

        Donc en fait il faut connaitre ses gammes et toute l’histoire des precedentes coupes davis! ;-) Et si premiere rencontre (genre le kazaksthan, mince je sais jsm comment ca s’écrit) c est un tirage au sort?

        • Ulysse 12 juillet 2011 at 09:40

          Ah ben pour une première rencontre là je sais pas. Il faut demander à Colin.

        • Colin 18 juillet 2011 at 19:46

          Ah ça c’est une bonne question. On pourrait penser qu’un nouveau pays « hérite » des caractéristiques de l’ancien, donc que le Kazakhstan hérite de l’URSS ou de la CEI, comme la Croatie et la Serbie auraient pu « hériter » de la Yougoslavie.

          Ou bien c’est un bête tirage au sort qui permet d’initialiser le processus…

    • Nath 11 juillet 2011 at 19:54

      Il y a peu de chances que cela se joue à Madrid. Nadal n’aime pas trop y jouer à cause de l’altitude et je vois mal la fédé l’imposer puisqu’ils y ont joué récemment, quoique je ne suis pas sûre que 2008 soit si récent que ça… On verra ;)

      • Julie 11 juillet 2011 at 20:11

        Je me souviens de la polémique, et des balles qui fusaient trop à madrid, et nadal s etait plaint, et ca avait fait gros scandale. Mais… mais comme le dit ulysse pas sur que la terre battue les arrange tant que ca, vu que ce sera en plein saison indoor + … surtout si nadal n est pas là… Auquel ca lopez et ferrer sopnt meme plus à l aise sur surfaces rapides, et dans ce cas ils s’en crissent que les balles fusent plus à madrid, voir ca peut arranger.

        Et lopez est madrilene…

        Bon ok je sais y a pas trop de chances, en meme temps

        1/ « du pain et des jeux », vu la grogne et la crise en espagne, ils pourraient quand meme vouloir faire ca à madrid qui est là ou il y a le plus de grogne (avec barcelone mais je sais pas trop si les velleites d independance pourraient inciter les organisateurs à ne pas la choisir), pour détourner l’attention/ changer les idées..?

        Bon ok c’est tarabiscoté comme raisonnement je m’auto-convainc là ca se jouera surement au facteur nadal. Les organisateurs ont-ils une deadline pour annoncer la surface?

        2/ si c est pas trop loin je pourrai tjs me deplacer (mais bon, retour aux etudes = retour à la deche he he)

        • Nath 11 juillet 2011 at 20:24

          Bien sûr qu’ils ont une deadline, je ne la connais pas mais je suis sûre qu’elle interviendra avant un éventuel forfait de Nadal…

    • Julie 11 juillet 2011 at 20:00

      je veux dire, pas valence vs madrid, mais je ne comprends pas des phrases du type: » si l espagne passe, on jouera en Espagne, si ce sont les US, on jouera en France »…

      Je trouve ca dommage que tous les doubles se jouent le meme jour en fait, pq du coup j ai pu suivre que la suisse (bon à part les US qui etaient le soir).

      Rholala je vais aller voir le beau Lopez j’ai trop hate!

      Questions pour Antoine:

      - pourquoi richard ferait changer de côté llodra? Des histoires de gaucher/droitier? Clement est-il gaucher? Mais Tsonga est droitier non, comme richard, donc ca ferait comme samedi?
      - moi je voterais richard bien evidemment en double, à condition de ne pas le sortir en simple, il faudrait quil joue ses 3 matchs.
      - à quoi vois-tu que tsonga n a aucun des automatismes du double? C’est quand meme vachement beau le double…

      En tant que bonne fan de Doudou, mon oeil a irrémédiablement été attiré par une photo d’un tout jeune Federer BLOND! Sur le site de la davis cup, mentionnant « archives », et j ai pu revivre tous les grands moment de fed en coupe davis, j ai du coup fait qqs recherches notamment sur le tour en 2001 face aux US où fed avait fait les 3 points et où macenroe, alors capitaine de l equipe, avait dit « on pensait bien que ce federer allait nous poser qqs problemes, mais on ne s’attendait vraiment pas à ca… »

      Sinon moi je pense que Richard peut taper Nadal. Sans blague.

      • Pat 11 juillet 2011 at 20:37

        Je ne sais pas ce que tu as pris pour écrire ta dernière ligne (sans jeu de mots) mais ça a l’air costaud !
        Si Nadal joue la demi-finale c’est qu’il est en état et Richard ne peut pas le battre ; j’aimerais bien pourtant mais non, vraiment, je n’arrive pas à y croire sur terre battue.
        Par contre, je ne suis pas sûr du tout que la Serbie batte l’Argentine et en cas de finale Espagne-Serbie, Djokovic n’a pas gagné d’avance ses deux matches. L’état de forme peut varier d’ici décembre.
        En gros, faire des pronostics maintenant sans savoir qui va jouer et dans quel état, c’est aléatoire (moins qu’euromillions mais ça rapporte moins aussi).

      • Julie 11 juillet 2011 at 21:01

        C’est de la bonne! T’es de quelle région de France? la prochaine fois que je passe par là, je t’en ramene, direct de mon dernier voyage en Colombie ;-)

        Tu viens de dire une vérité merveilleuse: tout est question de référentiel… J’avais oublié mes prémisses de physique… Donc maintenant mon référenctiel c’est l’euromillion.

        Federer a énormement plus de chances de faire le grand chelem supersonique en 2012 que je n’en ai de gagner à l euromillion.

        Et ca vaut bien plus…

  2. Antoine 12 juillet 2011 at 00:21

    @Julie:

    En ce qui concerne le lieu des futures rencontres, Ulysse t’a répondu. Pour être un peu plus précis, quand deux pays se sont déjà rencontrés, le pays qui n’a pas eu le choix du lieu de la rencontre a cette fois le choix du lieu. Normalement, il choisit de jouer à domicile mais ce n’est pas une obligation. Il peut demander à jouer chez l’adversaire mais il faut alors son accord ainsi que l’accord du comité de la CD. S’il n’y a pas eu de rencontre par le passé, on tire au sort. Le choix du lieu emporte également le choix de la surface et des balles, dans certaines limites. Plus que le fait de jouer à domicile, qui met davantage de pression sur l’équipe qui joue chez elle, c’est bien évidemment le choix de la surface et des balles qui procure au pays hôte un avantage certain la plupart du temps. La France a battu l’Espagne l’année dernière sur un indoor très rapide à Clermont Ferrand; il y a peu de chance que ce soit le cas en Espagne qui voudra sans doute jouer sur terre battue..

    Si Forget décidait de faire jouer Richard en double, Llodra a déjà dit la semaine dernière qu’il accepterait de permuter et donc de jouer à droite, ce qui n’est pas sa position habituelle puisqu’il est gaucher. En effet, en double Richard, quand il joue, joue à gauche ce qui est assez logique puisqu’ayant un meilleur revers que son coup droit, Richard est un « faux » droitier..

    En ce qui concerne Jo, là ou l’on voit qu’il ne sait pas vraiment jouer en double c’est qu’il retournait de beaucoup trop loin pour avoir plus de temps et pouvoir taper plus fort, laissant ainsi au serveur tout le temps nécessaire pour monter au lieu de contrer le service pour l’obliger à faire une volée basse et remonter la balle pour pouvoir le prendre au deuxième ou troisième coup. De même, sur service adverse il laissait très souvent Llodra seul au filet, montant dans l’échange beaucoup trop tard, voire pas du tout. Un joueur au filet et un autre au fond, les angles sont vite trouvés par l’équipe adverse si les deux parviennent au filet. C’est l’équipe qui prend le filet qui gagne à tous les coups la majorité des points. Autre erreur, il jouait souvent sur celui qui était au filet au lieu de jouer sur celui qui est au fond et de profiter du temps pour monter. De temps en temps, c’est bien mais c’est une mauvais tactique si elle est employée plus régulièrement. Il va passer ou provoquer une faute de temps à autre, mais s’expose à une volée dans le dos de son partenaire qu’il ne pourra pas toucher et permet au deuxième joueur adverse de monter…Bref, Jo ce n’était pas terrible samedi…Il y avait du mieux sur la fin à force d’entendre Forget lui répéter les consignes, mais il faudrait qu’il pratique pour devenir bon… La seule chose qu’il a bien faite, c’est de ne pas servir trop fort et de viser un bon pourcentage de premières, ce qui est encore plus important qu’en simple..

    Aujourd’hui, on prendrait n’importe lesquels des meilleurs joueurs français en simple (Monfils, Richard, Jo, Simon) pour faire une équipe; ils se feraient aligner à coup sûr par les Bryan. Forget aimerait bien pouvoir se passer de Llodra qui lui mange une des quatre sélections ou en tout cas pouvoir sélectionner un deuxième joueur de double qui puise joueur en simple sans problème mais avec Jo, je n’ai pas trouvé cela très concluant..Il faudrait essayer avec Richard mais cela supposerait que les deux jouent ensemble quelques tournois pour voir comment cela tourne; or Llodra joue avec Zimonjcic..Ce n’est pas faute que Forget leur demande, mais ils s’en tapent et cela montre au passage que leur attachement à la CD a ses limites..

    • Ulysse 12 juillet 2011 at 09:51

      Oui enfin tu renverses un peu l’histoire avec Mika.

      Llodra a tenu à bout de bras pendant des années le double de CD, avec une multiplicité de partenaires. Jusqu’à l’année dernière il a essayé de jouer les grands tournois avec un bon joueur français, Benetteau, sans vraiment de succès. Il ne joue que depuis cette année avec Zimonjic, faute de trouver un partenaire fiable et stable en France pour remplacer Santoro, Clément. Il est parfaitment légitime qu’il se donne les moyens d’étoffer son palmarès en double puisque la mayonnaise CD ne prend pas.

  3. Pingback: Alexander7

    • Christian 17 juillet 2011 at 19:16

      Alexander 7, il a remarqué qu’il y avait un petit coup de mou estival sur le site, alors sympa, il nous propose du Levitra pour nous donner plus de… vigueur.

      Afin que nul n’en ignore, le Levitra, mesdames et vous aussi, amis chastes, ce n’est ni plus ni moins qu’un ersatz de viagra.

      Moi, j’dis ça, on m’a raconté, hein…

      • Christian 17 juillet 2011 at 19:20

        D’ailleurs, je me demande s’il n’y a pas un calembour foireux dans le nom de ce médoc:

        Levitra = lévitera = l’évitera ?

        Du genre: « prends ce cachet, et hop, au plafond ! » (léviter) ou « tu l’éviteras, la grosse tehon ? »

      • Christian 17 juillet 2011 at 19:21

        Ah… On vient de me souffler à l’oreille que mes interventions n’avaient qu’un assez lointain rapport avec le tennis.

        Ben ça fait toujours trois comms de plus !

    • Jeanne 17 juillet 2011 at 23:49

      J’adore cette nouvelle pierre tombale pour le spammeur fou.

    • Nath 18 juillet 2011 at 08:02

      Quel succès Christian !

    • Jeanne 18 juillet 2011 at 11:33

      Nath ton hamster a le plus beau revers à une main que j’ai jamais vu !

  4. Jeanne 17 juillet 2011 at 21:06

    Bravo Christian ! j’adore tes saillies infligées au spam ! N’aie crainte la bande passante s’en remettra, no ?

    • Christian 17 juillet 2011 at 21:21

      Que ce joli mot de « saillie » arrive fort à propos ! Je te retourne le compliment, Jeanne !

    • Jeanne 17 juillet 2011 at 23:47

      :lol:

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