Nadal, le transpirénéen

By  | 25 avril 2011 | Filed under: Regards

Faut-il canonis­er Rafael Nadal ? Et au be­soin, l’ac­hev­er tout de suite afin d’hâter son séjour parmi les bi­en­heureux ? Telle est la ques­tion que je me posai, l’autre jour, lorsque je lus sur la toile des pro­pos d’une rare viol­ence à l’égard du numéro 1 Es­pagnol. Haineux, les pro­pos. Aptes à en faire un mar­tyr médiatique, immolé sur l’autel du génie fédérérien in­jus­te­ment bafoué.

Il est rare que l’en­fant de Man­acor oc­cupe à ce point mes pensées : c’est d’habitude une idée loin­taine, pre­sque ab­straite, qui se meut dans un in­conscient vague dont n’émerge que son rival his­torique, le divin Feder­er. Car fédérérien suis et en­tends le re­st­er : ni son déclin re­latif, ni son âge avancé, ni même mes pro­pres coups de canifs assénés à sa statue de bron­ze, rien ne me fera re­nonc­er à l’ad­mira­tion que je lui voue de­puis plus d’une décen­nie. Aux voisinages de la quaran­taine, c’en est fini des di­vaga­tions ex­is­tentiel­les. On s’est bricolé sa pro­pre re­lig­ion, et l’on n’en démord pas, par­fois plus par con­fort que par con­vic­tion pro­fon­de…

Mais pour être fédérérien, on n’en est pas moins homme. Retro­uvant les réflexes des temps an­ciens où l’on me forçait à fréquent­er les églises, j’ai fait mon ex­am­en de con­sci­ence. Ai-je toujours été juste à l’égard de Rafael Nadal ? On s’en moque, après tout, dans la mesure où peu im­por­te au jeune champ­ion qu’un ob­scur, un an­onyme, le voue aux gémon­ies ou le porte au pinac­le. Vrai, sans doute. Mais comme mon anti­pat­hie est jumel­le de celle du com­mun comme de l’esthète, il ne m’est pas ap­paru tout à fait vain d’en an­alys­er les causes, ou du moins d’en faire la synthèse.

Il est des jubila­tions dont on ne se remet pas. La douleur peut s’oub­li­er, mais pas la joie infâme. Roland-Garros 2009. Celui qui fait régner sa loi d’airain sur l’ocre de la Porte d’Auteuil de­puis quat­re ans, a un genou à terre. Comme le taureau qui ploie sous les ban­deril­les as­sas­sines, il re­fuse de s’avou­er vain­cu avant d’avoir expiré son de­rni­er souffle. Pour­tant, il sait bien qu’il ne peut pas gagn­er : ses jam­bes, le matador vik­ing de l’autre côté du filet, et ce pub­lic qui a senti l’odeur du sang, cela fait be­aucoup d’ad­versaires à affront­er… même pour un demi-dieu. Lorsque tombe le Minotaure, lorsque ce Thésée de pacotil­le, ce ruf­fian, ce teig­neux, porte le coup fatal, une im­men­se clameur salue le crime païen. Nadal sort sous les lazzi d’une foule odieuse, et la lais­se com­muni­er en son sab­bat hystérique. Il bais­se un peu la tête, le jeune Es­pagnol, es­quis­se un salut timide, mais c’est pour vous qu’il a honte. Vous n’avez pas eu les oreil­les et la queue : vous avez craché sur l’idole, mais l’idole n’en a pas été souillée. L’in­sulte, décidément, ne déshonore que celui qui la profère. « Plus grand est l’of­fenseur, et plus gran­de est l’of­fense » se lamen­te Don Diègue après avoir été souffleté par le comte. La maxime admet sa récip­roque : à tout petit pub­lic, affront minus­cule.

Dois-je l’avou­er ? A ce mo­ment précis, dans le sec­ret de ma con­sci­ence, tapi dans l’ombre de mes bons sen­ti­ments, affleure un at­roce soulage­ment. Celui de voir le prin­cip­al rival de mon Feder­er adoré tomb­er sans gloire et de façon si précoce. Si j’étais habité de cet esprit chevaleres­que que j’aime de­vin­er chez les spor­tifs d’ex­cep­tion, je de­vrais au contra­ire me sen­tir dépossédé : la vic­toire à Roland ne peut s’en­visag­er con­tre un an­onyme. Seule la vic­toire est belle ? Pour les sous-porters et les imbéciles, sans doute. Mais pour le héros qui vit sa carrière comme une épopée, il n’y a qu’une seule voie : affront­er des ad­versaires à sa (dé)mesure. Et pour l’appren­ti bi­og­raphe, l’aède de super­marché qui en­tend chant­er sa geste, il ne saurait y avoir ex­ploit là où il n’y a pas eu menace. Il FAL­LAIT que Feder­er affrontât son éter­nel bour­reau Porte d’Auteuil, pour que la vic­toire fût totale. Con­tre Soderl­ing, il s’est con­tenté de gagn­er : il n’a pas tri­omphé…

Alors, pour­quoi cette joie ? Pour­quoi, dans ce pays-ci, est-on si nombreux à re­fus­er à Nadal le juste hom­mage auquel il pour­rait prétendre ?

Par his­panop­hobie ? Il faut être bien sot, il ne faut craindre ni la carica­ture ni les simplifica­tions out­ranciè­res pour avanc­er que le sup­port­er moyen vomit systématique­ment tout ce qui vient d’Es­pagne. Nous ne tis­sons pas avec ce pays de re­la­tion vrai­ment pro­blématique, au re­bours de celle que nous en­tretenons avec les USA, par ex­em­ple – mélange de fas­cina­tion et de répuls­ion. De­puis longtemps, nous n’avons pas vécu sous son joug écon­omique ou politique. La Fran­ce a plutôt été une terre d’ac­cueil pour les re­ssor­tissants es­pagnols, dès le début du fran­quis­me, et d’in­nombr­ables trans­pyrénéens ont trouvé en Fran­ce un travail que leur terre natale leur a longtemps refusé. Si « l’es­pingouin » est vomi par le xénop­hobe hexagon­al, il l’est ni plus ni moins que le « rital », « le roastbeef » ou le «chleu » (plutôt moins d’ail­leurs que ce de­rni­er, pour d’éviden­tes raisons his­toriques). Je n’ai pas souvenir qu’un Moya, ou un Bruguera, aux temps de leur splen­deur, aient déclenché chez nous de tel­les réac­tions out­ranciè­res. On les trouvait plutôt sym­pas, même lorsque Bruguera faisait régner sa loi à Roland-Garros au préjudice de nombreux nationaux.

Par soupçon sur son intégrité ? Soyons sérieux. Ou con­voquons les médecins au pre­mi­er muscle sail­lant. Pour un Mon­fils, par ex­em­ple. Moins pour un Simon, c’est vrai… Mais au royaume des co­stauds, « jam­bes de poulet » ferait plutôt figure d’ex­cep­tion. Si Nadal est dopé – et je n’ai pas dit que cette hy­pothèse était in­con­cev­able – il ne doit pas être le seul. Et puis dopez n’im­porte quel yallo qui ne sait pas tenir une raquet­te, vous n’ob­tiendrez jamais Nadal. La piqûre ne donne pas de génie à qui n’en a pas. Elle n’inocule pas non plus la grin­ta par in­traveineuse, ou Gas­quet serait numéro 1 mon­di­al de­puis longtemps.

Parce qu’il a longtemps tué toute con­curr­ence ? Non, cela ne tient pas. D’abord, parce que dans la première par­tie de sa carrière, la suprématie du jeune Es­pagnol s’est sur­tout exercée sur terre bat­tue. Longtemps, le gazon, le dur, se sont refusés à lui. Et puis, s’il est vrai que l’on soutient plus facile­ment l’out­sid­er face au champ­ion sor­tant, on ne hait pas ce de­rni­er pour autant. L’hégémonique Nadal succède à l’hégémonique Feder­er, qui lui-même succède à l’hégémonique Sampras. Ont-ils été à ce point testés, détestés, con­testés ?

Il semble bien qu’en dépit de ses vic­toires, de sa spor­tivité, de son charis­me, Nadal doive in­ces­sam­ment souffrir de l’a priori qui con­dam­ne le tâcheron au pro­fit de l’esthète. Et qu’im­porte que le jeu de l’Es­pagnol ne soit pas bâti uni­que­ment sur le physique. Et qu’im­porte que Feder­er à son apogée n’ait pas seule­ment été cet esthète de la balle jaune, qui n’aurait jamais eu à travaill­er son fon­ci­er autant, voire plus, que les aut­res. Pour le com­mun, Nadal, c’est d’abord le « trans­piréné­en », celui qui con­struit ses vic­toires à la sueur de son front, de son bras, de ses jam­bes. Notez d’ail­leurs comme on parle de « patte » pour les ar­tistes (Ed­berg, Sampras, McEn­roe) et de bras pour les (sup­posés) be­sog­neux : Must­er, Lendl… et Nadal.

A l’heure où j’écris ces lig­nes, Djokovic s’est imposé comme l’homme en forme du mo­ment, le nouveau rival cap­able de faire vacill­er la co­uron­ne sur la tête de l’Es­pagnol. C’est une bonne chose pour le ten­nis et para­doxale­ment, c’est une ex­cel­lente nouvel­le pour Nadal. D’abord parce qu’avec la hargne qu’on lui connaît, Rafael va re­par­tir au « fight » avec une éner­gie décuplée. En­suite, et sur­tout s’il con­tinue à per­dre, sa cote d’amour pour­rait at­teindre des envolées en­core jamais con­nues. Le pub­lic est ver­satile, et n’aime rien tant que célébrer les champ­ions à titre post­hume. Pas sûr, pour autant, que le jeune homme s’en satis­fasse, ni que l’opéra­tion soit à ce point aisée.

About

Prof de lettres pas­sionné de ten­nis sur canapé. Dernière balle touchée en 1986. Sur­nom de l'époque: Ali bas bâche, pour ma faculté pro­pre­ment magique à ne jamais cadr­er un coup droit. Suis passé au com­men­taire ten­nistique avec un peu plus de bon­heur (?).

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505 Responses to Nadal, le transpirénéen

  1. Sylvie 1 mai 2011 at 16:55

    Del Potro domine Verdasco

    • Babolat 1 mai 2011 at 16:58

      Ouaip… break d’entrée de deuxième set… 2/0

  2. David 1 mai 2011 at 17:08

    21ième titre pour Davydenko. Il pourrait faire mal à Madrid ou Rome.

    • Babolat 1 mai 2011 at 17:17

      Yep… 6/1 dans le troisième pour Davy. Pendant ce temps, Djoko n’est pas à la fête contre Lopez qui a eu 4 balles de break (contre 2 à Djoko). Lopez joue bien mais on va voir ce que ça va donner dans le money time.

      • Babolat 1 mai 2011 at 17:30

        Lopez a eu au moins une balle de break sur tous les jeux de service de Djoko. Il a été inquiété une seule fois sur son propre service (deux balles de break à sauver) mais… Djoko mène 6/5.

  3. Sylvie 1 mai 2011 at 17:21

    Victoire de Davy !!! Allez Juan Martin !

  4. Sylvie 1 mai 2011 at 17:25

    Victoire de Del Po ! Bon week end après Davydenko.

    • Babolat 1 mai 2011 at 17:28

      6/2 6/2 il a pas fait semblant le Delpo. Le dernier jeu a été un peu accroché cela dit.

    • Djita 1 mai 2011 at 18:11

      En effet ça fait plaisir. Delpotro revient très rapidement.
      Tant mieux, du coup Jeanne a bien raison quand elle dit que Delpotro a ses chances face à Rafa. Si ce match a lieu il sera explosif.

  5. Jeanne 1 mai 2011 at 17:28

    Hummm quel bonheur, j’engrange, j’engrange ! Mes navigateurs ! Sus à Ithaque :mrgreen:

  6. Jeanne 1 mai 2011 at 17:29

    Le 6/2 6/2 est impressionnant. Pas vu le match, il a démonté PM ?

    • Babolat 1 mai 2011 at 17:34

      Ben disons que PM sait très bien se démonter tout seul. Il a été un peu à chier il faut le dire. Delpo de son côté a été très solide. 2 balles de break… 2 breaks pour Juan Martin. 2 balles de break pour PM de l’autre côté et deux grosses fautes… voila.

      • Babolat 1 mai 2011 at 17:38

        Ce sont les stats du second set pour les breaks. Sur le match, ça donne 5/6 pour l’argentin et 1/3 pour Nando. La plupart des points importants ont tourné à l’avantage de Delpo… et quel raleur Verdasco, son attitude négative ne l’aide pas non plus.

    • Jeanne 1 mai 2011 at 17:36

      Merci ! Je suis contente, Juan M remonte super vite ! Yes !!

  7. Sylvie 1 mai 2011 at 17:29

    Et Djoko souffre mais tient.

  8. Sylvie 1 mai 2011 at 17:30

    Quand est-ce qu’il va arrêter les crêtes d’ados de collège, Verdasco ?

    • inès 1 mai 2011 at 23:09

      Quand il ne sera plus le coq de la basse cour !

  9. MarieJo 1 mai 2011 at 17:32

    chouette c’est la fête à Davy de juan martin :D !!!
    et en plus delpo sera 30è la semaine prochaine, il sera dans le top 10 très vite, peut être même ap roland…
    vraiment contente pour l’argentin :)

  10. Babolat 1 mai 2011 at 17:45

    7/6 pour Djoko premier set… Lopez avait gagné plus de points que Djoko avant le tie break et puis le serbe a mis le turbo. 7/4 dans le casse cravate. Dommage pour Lopez qui joue vraiment bien… un beau tennis d’attaque, il monte souvent à très bon escient. Maintenant, ça va être dur de digérer ce set perdu après avoir dominé presque tout le temps. Ce set a duré aussi longtemps que le match Delpo/Verdasco. :)

    • Babolat 1 mai 2011 at 18:35

      7/6 6/2 finalement mais Djoko n’a guère été impressionnant… s’il joue comme ça contre Rafa, il va se faire plumer. Il était très moyen côté revers notamment.

  11. William 1 mai 2011 at 19:14

    Del Potro et Davydenko, que demande le peuple ? Voilà une semaine rafraichissante !

    DelPo n’a pas été monstrueux mais a fait le job, au contraire d’un Verdasco qui ne sait toujours pas le faire. Réaliste, l’Argentin… Et c’est au moins aussi important que de retrouver son jeu : il sait temporiser, et face à ce Verdaco là, cela suffisait amplement.

    J’ai eu peur pour Davy, car on connait ses difficultés à conclure, mais dès la fin du deuxième il revenait bien donc je ne suis finalement pas étonné. J’espère simplement qu’il ne nous fait pas le même coup qu’à Doha, mais je ne pense pas… Et de nouveau, quelle cadence ! Dingue. Surtout sur terre battue.

    En tout cas le retour de deux joueurs globalement appréciés, aux jeux radicalemet différents mais spectaculaires et efficaces. Bonne opération comptable pour ma team : DelPo, Davydenko, Verdasco, Stepanek…
    Vivement la suite à Madrid ?
    Ah, et Wawrinka vient encore de perdre au premier tour : Karim avait raison à propos de l’effet du coach qui ne dure qu’un temps.

  12. Clemency 1 mai 2011 at 19:20

    La vache, 6/1, 4/2 service à suivre pour Tsonga vs Almagro, am I dreaming ?

    • William 1 mai 2011 at 19:22

      Quand c’est à la fois « no limit » et « in » j’imagine.
      Et Dolgloglo s’est encore fait sortir par Giraldo ! On l’attendait sur terre battue pourtant.

    • Babolat 1 mai 2011 at 19:41

      6/1 6/3 score final pour Jo. Almagro semble jouer un ou deux tons en dessous par rapport à l’an dernier. Paradoxalement, il n’a jamais été aussi bien classé… (10ème).

      • William 1 mai 2011 at 19:46

        Il tient beaucoup de ses points pendant la période de terre post-Roland Garros : victoires à Gstaad et Bastadt je crois. Et son quart à RG.

    • Guillaume 1 mai 2011 at 19:42

      J’avais justement misé sur Almagro et Wawrinka pour cette saison de terre battue… Au vu de leurs résultats solides depuis un an je pensais vraiment que l’un et l’autre arrivaient enfin à maturité. Loupé.

      Dans la famille « petites stats », ce 21e titre permet à Davydenko de prolonger sa série : il a remporté au moins un tournoi chaque année depuis 2003. Parmi les joueurs en activité, seuls Federer et Roddick (2001) font mieux.

  13. Sylvie 1 mai 2011 at 20:05

    Personne pour commenter la nouvelle victoire de Djokovic ,toujours invaincu depuis la coupe Davis ? Vous devenez blasés ;)

    • William 1 mai 2011 at 20:14

      Belgrade est typiquement ce qu’on pourrait appeler un tournoi carambar. C’était pour lui, et il l’a pris. Estoril et Munich étaient bien plus intéressants. Bravo pour la série mais c’est tout. S’il remporte Madrid, là…

    • Jeanne 1 mai 2011 at 20:15

      Lol oui. Cette victoire est moins significative que les autres et il est difficile de tirer des conclusions. Sauf que Djoko a sacrément confiance et veut le scalp de Nadal.

      Murray aussi qui paraît super confiant. Il s’entraîne avec Nadal et ça semble super positif. Les deux semaines qui vont venir seront très importantes.

    • Sylvie 1 mai 2011 at 21:32

      C’est sûr que Belgrade ne proposait pas le plateau le plus relevé de la semaine et Tipsa s’est arrangé pour donner un petit coup de pouce à son pote mais il fallait tout de même s’imposer. Il l’a fait. Donc bravo quand même.

    • Jeanne 1 mai 2011 at 21:34

      Sylvie, pourquoi dis-tu ça sur Tipsa ? On n’en est pas certain, si ?

      • Sylvie 1 mai 2011 at 21:39

        Non, c’est une boutade, je n’en sais rien du tout. C’est juste que c’est bien tombé, ça favorisait un compatriote. Je fais ma mauvaise langue car sur un tournoi estampillé Djokovic family, ça aurait été dommage que ce soit un autre Serbe qui lui vole la vedette, non?

      • Jeanne 1 mai 2011 at 21:41

        Sans doute sans doute. Encore que l’an dernier c’est Djoko qui avait abandonné.

      • William 1 mai 2011 at 21:42

        On est tenté de croire que cet abandon tombe au bon moment… Un peu comme Troicki à l’Open d’Australie… Mais Tipsarevic est apparemment aussi forfait à Madrid, donc a priori c’est une vraie blessure.

        • Diana 1 mai 2011 at 22:48

          Bonsoir William,

          Je ne pense pas que Tipsa soit forfait à Madrid, m’est avis qu’il n’était pas dans ses intentions d’y aller… Il n’a pas les mêmes contraintes que le top 30 quant aux M1000…

          Par contre, Gulbis est forfait, remplacé par Olivier Rochus, LL.

          • William 1 mai 2011 at 23:04

            Il va perdre les points de son quart de l’an passé, avec Rome qui arrive cela risque de se compliquer pour lui niveau classement…

            • Diana 1 mai 2011 at 23:12

              Il pourrait osciller aux environs de la 60ème place dès demain donc… La vieille chute…

          • Diana 1 mai 2011 at 23:10

            Non William, demain, ce sont les points de Rome (soit 1/2 pour le beau gosse) qui sautent pour tout le monde…
            Les points de Madrid tomberont le 16 mai.

      • Sylvie 1 mai 2011 at 21:49

        Non mais en fait, je n’en sais strictement rien, j’ai dit ça en clin d’oeil.

  14. karim 1 mai 2011 at 22:26

    Djoko me donne un peu l’impression d’avoir remporté une petite partie de poker entre potes dans son salon. Mais bon, il a plus que prouvé cette année qu’il était vraiment on fire, on va pas pisser sur le tournoi au prétexte que le plateau est peu relevé. En d’autres circonstances il a prouvé qu’il est actuellement le roi du monde. je ne sais pas s’il a bien joué, tout le monde a l’air de s’en foutre sur le site, donc pas moyen savoir où il en est par rapport à Nadal.

    AU fait, y a-t-il un Djokovicien déclaré sur le site? je veux dire un vrai fan quoi. Si non, pourquoi?

    • Diana 1 mai 2011 at 22:56

      Il en a un peu bavé on va dire, même si le score ne parle pas .

      Tout à fait normal me semble-t-il, pour un tournoi de reprise sur la surface, il est comme les copains l’ont été à Monte-Carlo…

      De là à le mettre au niveau du transpirénéen, il est un pas que je ne franchirai cependant pas. Le roi de la surface, avec 2 tournois en poche, en pleine confiance donc, et sur ses terres, bien malin celui qui pourra le dégommer. Je crains que Nole ne soit encore un peu just en fin de semaine…

    • Jeanne 2 mai 2011 at 00:13

      Je n’ai pas l’impression que les djokoviciens soient nombreux. Même sa belle performance d’invincibilité laisse relativement indifférent(e).

      Peut-être que s’il conquiert la terre battue également, un verrou sautera. Mais son jeu n’a rien de spécial, hormis une solidité exemplaire. Ni le génie d’un Federer, ni l’implication de mort de faim de Nadal dans chaque frappe.

      C’est juste hyperefficace. Ce qui est déjà énorme !

    • Sylvie 2 mai 2011 at 16:07

      Djoko fait partie des joueurs qui me plaisent par certains côtés et qui m’irritent à la fois. J’aime assez le jeu de Djokovic même s’il n’est pas créatif. Je le trouve assez spectaculaire à son meilleur. Mais ce n’est pas l’extase non plus.

      J’aime bien son humour, son côté déconneur, extraverti mais j’aime moins le côté un peu hableur, truqueur ( qu’il a moins ces derniers temps). J’ai du mal à le saisir et à cerner ce qui est sincère et ce qui est calculé (les orphelins du 11 septembre dans le box pour faire oublier un US houleux et des propos agressifs l’année précédente). Parfois, il me donne envie de le connaître car il fait mec cool, marrant et d’autres fois j’ai l’impression qu’il cherche surtout à plaire, s’irritant dés que le public ne le soutient pas.

      Et puis ses parents… Les chiens font-ils des chats ?

      Bref, je n’arrive pas à adhérer à fond au personnage Djokovic pas plus qu’à son tennis mais je n’ai pas d’antipathie manifeste non plus. En tous les cas, j’admire sa volonté et sa tenacité. Et lui aussi, il a un ego hors norme.

    • Jérôme 2 mai 2011 at 23:41

      Réponse : non.

      Pourquoi ? PARCE QUEEEEEEE ! comme dirait Orangina.

      Même si on attend le changement et que l’émergence de Djoko est bienvenue de ce point de vue, son style de jeu répétitif et stéréotypé n’en est pas moins une des formes de la mort du tennis.

      Ce bon sang de revers à 2 mains ! Tiens, je trouve que le règlement devrait imposer que tout joueur qui gagne un point sur revers à 2 mains ou suite à un coup de débordement sur revers à 2 mains devrait avoir une pénalité au point suivant :
      - soit n’avoir qu’une seule balle de service au lieu de 2,
      - soit être obligé de jouer le point suivant de l’autre main.

      Et pour ceux qui insistent, on fait sortir les enfants et on leur inflige un double … Bip ! sur le central.

      Et même punition pour ceux qui beuglent plus d’un certain nombre de fois par jeux de services. A bas Seles et ses maudits avatars !

  15. MarieJo 2 mai 2011 at 07:11

    http://tennis.com/articles/templates/news.aspx?articleid=11746&zoneid=25

    si c’est pas con-con cette affaire quand même ! mais bon avec les égos de sportifs…

    • karim 2 mai 2011 at 23:02

      incroyable ce truc Marie-Jo. Je ne suis pas fier du comportement de Pete mais en même temps André devait s’attendre à ce que son autobiographie crée quelques remous.

      • Jérôme 2 mai 2011 at 23:34

        Karim, je ne vois pas comment reprocher à Pete d’avoir pris la mouche. Agassi est un indécrottable et serial frustré qui, à 40 balais, n’a toujours pas digéré que Pete soit meilleur que lui. Agassi chie sur les bottes de Sampras (je commence par son bouquin mais on pourrait remonter plus tôt), puis il demande pardon, puis il lui rechie sur les bottes (le Hit for Haïti), puis il demande pardon, puis il lui rechie encore dessus (« ah là là ! Sampras est pas faire play, il a gagné l’exhib en jouant de manière trop compétitive »).

        Et puis en plus il faudrait que le grec tende la joue gauche ? Eh non. Un type à ce point puérile, bloqué sur son ego et son nombril, on ne peut plus faire semblant.

        • Babolat 3 mai 2011 at 03:54

          Agassi avait déjà placé une banderille en 93, au tout début du règne de Sampras à la tête du classement ATP. Evoquant sa démarche déguingandée et sa pilosité (Agassi ne se debrouillait pas mal non plus de ce côté là avant de s’épiler), il avait comparé Sampras à un singe tout droit descendu de son arbre. Là encore, il s’était excusé en disant que c’était de l’humour. A ce moment-là, Agassi était en train de sombrer au classement, petite pique de jalousie quoi. ;)

      • Jeanne 3 mai 2011 at 07:43

        Entièrement d’accord avec Jérôme et Babolat. Et toi Karim, crime de lèse-Pete, je suis déçue, mais déçue !

        Sérieusement, Agassi le provoque pour prendre une impossible revanche tennistique. Je me demande ce que pense Steffi de ces gamineries qui ne grandissent pas son époux. 41 ans, mais 4 ans d’âge mental !

        Non, Pete a eu raison de mettre le hola. Agassi est un type mal dans sa peau et son épisode crystal meth semble avoir laissé des séquelles !

        Comme le rappelle Babolat : « Sampras, numéro 1 mondial ? Laissez-moi rire ! On dirait un singe tout juste descendu de l’arbre ! »

        Finale 2002 : « Pete me serre la main d’un air de dire « voilà un dollar gamin » (toujours cette pique sur le pourboire d’1 dollar)

        Il y a plein d’épisodes comme ça et trop c’est trop.

        • Jérôme 3 mai 2011 at 08:37

          Je continue dans la psychologie de comptoir, mais je crois que le problème d’Agassi est qu’il ne s’aime toujours pas et qu’il se considère toujours comme un imposteur.

          C’est quand même incroyable qu’un type qui a été une superstar mondiale, bien plus adulé par le grand public que ne l’a jamais été Sampras, qui a été le 1er à gagner les 4 tournois du grand chelem depuis Rod Laver (et ce à une époque où gagner Wimbledon en jouant du fond du court était vraiment l’exploit ultime du tennis), qui est devenu milliardaire grâce à son sport et qui a épousé Steffi Graf, en soit resté à ce point de frustration.

          Et en plus, avec toutes les analyses qu’il a du suivre, il continue toujours de mettre ça sur le dos des autres au lieu de se dire : « peut-être que j’aurais pu mieux faire, mais au final je suis content de ce que j’ai fait et d’être arrivé là où j’en suis arrivé aujourd’hui. »

          Steffi Graf, à mon avis, c’est moins son épouse que sa mère. D’ailleurs, si elle ne l’aimait pas comme un vieux gamin fragile, le couple n’aurait vraisemblablement pas tenu.

          Je ne suis pas sûr qu’Agassi mesure à quel point il a de la chance. A moins que, pire, il le mesure et au lieu d’en être heureux il continue de s’en torturer.

  16. May 2 mai 2011 at 14:30

    Alors comme ça les 3 ATP250 se sont clos sur les victoires de Djoko, RAS, de Davy & Delpo, pas que les 2 derniers ne sont pas des grands champions, loin de là, mais encore une fois, force est de constater que les titres sont difficiles à atteindre pour le commun des mortels. Ces gars sont des pointures, c’est indéniable mais même revenant de l’enfer ils parviennent a rafler la mise. Car il faut se rappeler que Juan-Martin à peine revenu aux affaires après une année complète hors du circuit avec opération du poignet à la clef vient de remporter son second titre et que Davy errait comme une âme en peine il y a encore 2 semaines de cela!!! Je ne sais pas quoi en penser mais les Soderling, Almagro, Cilic & co sont des incapables et ça me laisse dubitative… Je l’avais déjà dis mais le top 20 est HS depuis le début de la saison. Soderling à remporté 3 titres et avec du recul eh bien il n’a pas dû se fouler non plus car il ne pouvait pas gagner de pts ATP sur ces formats de tournois, il a déjà fait le plein… alors pourquoi aller s’arracher?
    Je préfère quand même les morts de faim qui s’alignent dans un tournoi pour la gagne que de voir des touristes. Après si c’est pour se préserver pour les gros tournois, c’est tout à leur honneur et nous verrons à qui ils échoueront (encore).
    Enfin bravo aux vainqueurs qui bien sûr ont assurés quoi qu’il en soit.

    J’espère que Madrid accouchera de belles rencontres car on est très loin d’être rassasiés de matches de haut vol depuis quelques temps et le tableau n’est pas dégueu.

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