Je t’aime, moi non plus… (1/2)

By  | 23 février 2012 | Filed under: Histoire

Dans la série « En­semble, pour le meil­leur et pour le pire », ces co­u­ples se sont affrontés à plusieurs re­prises en fin­ale de Grands chelems. Re­tour sur les joutes de ces in­sépar­ables du de­rni­er di­manche !

  • Ivan Lendl – John McEn­roe : 3 fin­ales (2-1)

Le robot venu de l’Est face au fan­tasque Américain au touch­er divin, le grégaire forçat du travail con­tre le génie dont la plume est la raquet­te. Tous les in­grédients sont réunis pour pro­duire des « clashs » mémor­ables entre ces deux joueurs. Si on ajoute à ce co­cktail ex­plosif un zeste d’an­tipat­hie récip­roque et d’al­lumages au filet, on ob­tient une des plus be­lles rivalités du ten­nis. Le détail de leurs fin­ales:
- Roland-Garros 1984 : Lendl 3/6, 2/6, 6/4, 7/5, 7/5
- US Open 1984 : McEn­roe 6/3, 6/4, 6/1
- US Open 1985 : Lendl 7/6, 6/3, 6/4

Le match : En 1984, « Big Mac » est trois clas­ses au de­ssus du lot. Il est sur une série de 41 succès con­sécutifs et at­teint aisément la fin­ale de Roland-Garros. Face à lui se dres­se Ivan Lendl (af­fectueuse­ment sur­nommé “chick­en” par Con­nors), le seri­al loser du cir­cuit avec ses quat­re fin­ales du Grand chelem per­dues. Au som­met de son art, McEn­roe re­mpor­te les deux pre­mi­ers sets (6/2 6/3). Malgré la perte du troisiè­me set, il semble s’ac­hemin­er vers la vic­toire quand il mène 4-2 dans le quat­rième, mais Lendl s’accroc­he pour fin­ale­ment re­mport­er le set. McEn­roe ob­tient deux nouvel­les bal­les de break au cin­quiè­me à 3-3 : sur la première, Lendl glis­se mais le coup droit de Mac est trop long. Sur la deuxième (point qui com­m­ence à 3:35 de cette vidéo), Mac n’a qu’à plac­er un pass­ing le long de la ligne. Hélas, son coup droit finit dans le filet, et McEn­roe vient de laiss­er pass­er sa chan­ce. Fatigué, il finit par s’inclin­er face au riant tchèque.

**********

  • Boris Be­ck­er – Ivan Lendl : 3 fin­ales (3-0)

Be­ck­er, ou la via crucis de Lendl en Grand Chelem. Il suf­fisait à Boris de voir le Tchèque de l’autre côté du filet pour se motiv­er et montr­er au monde en­ti­er que, à défaut d’être le n°1 au clas­se­ment, le plus fort c’était lui. L’Al­lemand s’est régalé, bar­rant systématique­ment Lendl dans sa quête du Graal à Wimbledon, et l’abat­tant égale­ment à l’US Open, à l’Open d’Australie et au Mast­ers. Le détail de leurs fin­ales :
- Wimbledon 1986 : Be­ck­er 6/4, 6/3, 7/5
- US Open 1989 : Be­ck­er 7/6, 1/6, 6/3, 7/6
- Australian Open 1991 : Be­ck­er 1/6, 6/4, 6/4, 6/4

Le match : En ce début 1991, après un par­cours tor­tueux Be­ck­er par­vient pour la première fois en fin­ale de l’Open d’Australie. En cas de vic­toire, il at­teindra fin­ale­ment cette première place mon­diale qu’il con­voite de­puis deux ans. Le de­rni­er ob­stac­le sur son par­cours est le doub­le tenant du titre Lendl. Tendu par l’enjeu, ap­parem­ment en délicates­se avec son dos, Be­ck­er est com­plète­ment dominé lors d’une première man­che où il passe plus de temps à maugréer en al­lemand qu’à jouer. Il finit par se calm­er et à mettre en place son jeu à par­tir du deuxième set. A l’instar de sa demi-finale (per­due) con­tre Agas­si à l’US Open 1990, Be­ck­er ne suit pas systématique­ment ses premières bal­les au filet mais décide plusieurs fois de soutenir l’échan­ge du fond du court face à Lendl. Bien que pas toujours payan­te, cette tac­tique a le mérite de faire dout­er Lendl qui ne sait pas vrai­ment à quoi s’at­tendre sur les ser­vices de Be­ck­er (montée au filet ou échan­ge de fond de court ?) et se sent moins en sécurité sur ses pro­pres jeux de ser­vice. Malgré une belle résis­tance du Tchèque, Boris a désor­mais le match en main et pliera l’af­faire en 4 sets. Il peut laiss­er ex­plos­er sa joie, il est fin­ale­ment n°1 !

**********

  • Boris Be­ck­er – Stefan Ed­berg : 3 fin­ales (1-2)

Nombre d’éléments op­posaient ces deux anges blonds : la fougue al­leman­de con­tre le calme suédois, la puis­sance con­tre l’élégance et le touch­er, la super­star con­tre l’homme dis­cret. Ils avaient cepen­dant en com­mun leur pro­fond at­tache­ment au gazon, et en par­ticuli­er celui de Wimbledon. Ils poussèrent cet amour au point de mono­polis­er la fin­ale de 1988 à 1990. Le détail de leurs affron­te­ments :
- Wimbledon 1988 : Ed­berg 4/6, 7/6, 6/4, 6/2
- Wimbledon 1989 : Be­ck­er 6/0, 7/6, 6/4
- Wimbledon 1990 : Ed­berg 6/2, 6/2, 3/6, 3/6, 6/4

Le match : La vic­toire sur­pr­ise d’Ed­berg en 1988 et la cor­rec­tion in­flig­ée par Be­ck­er en 1989 ont laissé les amateurs sur leur faim, orphelins d’une fin­ale en cinq sets de­puis 1982. Le début de cette belle entre les deux jar­dini­ers semble mal­heureuse­ment présager une nouvel­le fin­ale décevan­te, tant Be­ck­er est amorphe et Ed­berg est éblouis­sant durant ces deux pre­mi­ers sets qu’il re­mpor­te aisément. Au début de la troisiè­me man­che, Be­ck­er donne fin­ale­ment des sig­nes de réveil, ses re­tours de ser­vice s’améliorant petit à petit. Il breake Ed­berg et réussit à con­serv­er l’avan­tage pour gagn­er le set. Il élève en­core son niveau dans le quat­rième set, breakant 2 fois le Suédois pour le pouss­er à un cin­quiè­me set décisif. Mené 15-40 sur son pre­mi­er jeu de ser­vice, Be­ck­er s’en sort et breake le Suédois pour mener 3-1. La messe semble dite mais c’est sans com­pt­er sur la hargne d’Ed­berg qui re­col­le au score et réussit à break­er Be­ck­er à 4-4 sur un somptueux lob de re­v­ers. Il con­clut fin­ale­ment le match sur son ser­vice pour re­mport­er son deuxième (et de­rni­er) titre lon­doni­en.

**********

  • Jim Co­uri­er – Stefan Ed­berg : 3 fin­ales (2-1)

Jim Co­uri­er vs Stefan Ed­berg, ou le tan­dem au som­met de mi-1991 à mi-1993. Le pur pro­duit de l’école Bol­lettieri au re­v­ers style « baseball » et au coup droit ravageur se révèle au monde en re­mpor­tant Roland-Garros en 1991, bat­tant au pas­sage le Suédois. Leur duel pour la première place mon­diale se pour­suiv­ra jusqu’à l’avène­ment du vrai dominateur de la décen­nie, Pete Sampras. Le détail de leurs fin­ales :
- US Open 1991 : Ed­berg 6/2, 6/4, 6/0
- Australian Open 1992 : Co­uri­er 6/3, 3/6, 6/4, 6/2
- Australian Open 1993 : Co­uri­er 6/2, 6/1, 2/6, 7/5

Le match : L’US Open 1991 est le tour­noi décisif durant lequel se décidera le de­stin de la première place mon­diale entre Boris Be­ck­er et Stefan Ed­berg. Longtemps maudit sur le ci­ment américain, la logique voud­rait que ce soit l’Al­lemand qui main­tien­ne sa place de n°1. Mais con­tre toute at­tente, Boris (di­minué par une bles­sure à la cuis­se) s’incline au troisiè­me tour face à Paul Haar­huis, tan­dis que le Suédois ar­rive sans faire de bruit en fin­ale où l’at­tend la révéla­tion de l’année, Jim Co­uri­er. Im­pres­sion­nant tout au long du tour­noi (aucun set perdu, y com­pris face au tenant du titre Sampras en quarts et face à Jimmy Con­nors en de­m­ies, auteur d’un for­mid­able tour­noi), Big Jim semble le favori, sur­tout au vu de leurs précéden­tes re­ncontres en Grand chelem en 1991 (dif­ficile vic­toire d’Ed­berg en 5 sets à Mel­bour­ne, vic­toire de Co­uri­er en quarts de Roland-Garros). Mal­heureuse­ment pour lui, Ed­berg sor­tit ce jour-là le match le plus ab­outi de sa carrière en Grand chelem : in­touch­able au ser­vice, in­trait­able en re­v­ers, im­plac­able au filet, Stefan ne lais­se aucune chan­ce à l’Américain, totale­ment sonné au point d’en per­dre sa lucidité (à un mo­ment du match Jim con­tes­te avec véhémence auprès de l’ar­bitre un ser­vice d’Ed­berg, sans même se re­ndre com­pte que le juge de ligne avait en fait déjà stoppé le jeu pour faute de pied d’Ed­berg…). 6/2, 6/4, 6/0 : une sévère leçon de ten­nis of­fen­sif as­sor­tie d’une bulle. Mais l’Américain montrera en 1992 et 1993 l’avoir bien re­tenue.

**********

  • Bjorn Borg – Jimmy Con­nors : 4 fin­ales (2-2)

Borg vs Con­nors, ou le mariage avec sépara­tion des biens : Wimbledon et sa tradi­tion au gentleman Suédois, l’US Open et son chaos au bouil­lonnant Américain. Si leurs carrières ont été as­ymétriques (brève pour le Suédois, lon­gue pour l’Américain, domina­tion in­itiale de Con­nors, domina­tion fin­ale de Borg), le résul­tat de leurs fin­ales est par­faite­ment sym­étrique :
- US Open 1976 : Con­nors 6/4, 3/6, 7/6, 6/4
- Wimbledon 1977 : Borg 3/6, 6/2, 6/1, 5/7, 6/4
- Wimbledon 1978 : Borg 6/2, 6/2, 6/3
- US Open 1978 : Con­nors 6/4, 6/2, 6/2

Le match : Après le super­be mano-à-mano en fin­ale de l’US Open 1976, tout le monde at­tend avec im­pati­ence cette fin­ale 1977 de Wimbledon entre les deux dominateurs du ten­nis mon­di­al. Et on peut dire qu’il ne seront pas déçus ! Nos deux las­cars dis­putent cinq sets haletants, pleins de re­bon­disse­ments. Après un ex­cel­lent début, Con­nors bais­se petit à petit de niveau, jusqu’à s’ef­fondr­er dans le troisiè­me set 6/1. Il s’accroc­he désespérément pour re­mport­er de just­es­se le quat­rième, mais Borg semble im­per­turb­able et con­tinue sa marche en avant pour mener 4-0, 40/30. Dos au mur et n’ayant plus rien à per­dre, Con­nors fait sien­ne la de­v­ise « ça passe ou ça casse » et at­taque comme sourd toutes les bal­les… et ça passe ! Il re­col­le en 10 minutes à 4-4 face à un Borg com­plète­ment tétanisé et mène 15/0 sur son ser­vice. Plus de doute, tel un TGV lancé à pleine vites­se plus rien ne semble pouvoir l’arrêter… à part lui-même ! Il réalise une double-faute qui semble an­odine mais mar­que en réalité le bas­cule­ment définitif du match. Re­prenant con­fian­ce, Borg mar­que les 7 de­rni­ers points du match pour re­mport­er le titre et déboulonn­er l’Américain du trône de n°1 qu’il oc­cupait sans relâche de­puis juil­let 1974.

**********

Dans le pro­chain épisode :
Borg – McEn­roe : 4 fin­ales (1-3)
Djokovic – Nadal : 4 fin­ales (3-1)
Lendl – Wiland­er : 5 fin­ales (2-3)
Agas­si – Sampras : 5 fin­ales (1-4)
Feder­er – Nadal : 8 fin­ales (2-6)

Tags: , , , ,

419 Responses to Je t’aime, moi non plus… (1/2)

  1. MarieJo 25 février 2012 at 17:40

    @antoine : j’ai reçu le colis par mail, on te garde un créneau pour mercredi, ça serait pas mal que tu nous fasses un petit récit pour illustrer les chiffres brut qui seront publiés, et aussi pour nous raconter les péripéties de la mise en œuvre de G&D !

  2. William 25 février 2012 at 17:40

    Moi ce que je retiens c’est que Del Potro vient de battre deux Top 10 en deux semaines, il gagne en régularité. Il ne lui manque plus qu’un Nadal-Miami-2009-bis et ce sera tout bon.

  3. Arno, l'homme des antipodes 25 février 2012 at 18:58

    Je trouve que DelPo, faute de retrouver son niveau de 2009, parvient désormais à maintenir sa qualité de jeu à une hauteur très intéressante… Comme le dit Will, la régularité revient, et la confiance va suivre.

    Je ne sais pas si on retrouvera un jour le DelPo 3.0, mais il fait un top 5 tout à fait crédible.

    Pour info, je n’arrive plus à me connecter sur le site depuis mozilla. Je suis le seul dans le cas où c’est général ??? Parce qu’internet explorer, putain que ça rame…

    • Nath 25 février 2012 at 19:03

      Aucun problème avec FF.

    • William 25 février 2012 at 19:05

      Tout va bien avec Internet Explorer perso!

    • Bapt 25 février 2012 at 19:08

      ça marche avec Safari…

    • Arno, l'homme des antipodes 25 février 2012 at 19:10

      Ok, c’est donc mon ordi qui chie dans la colle !!! ;) Merci !

    • MarieJo 25 février 2012 at 19:30

      moi j’ai firefox… mais il se peut qu’il y ai des bugs de connexion indépendants de ton propre ordi… on en a eu récemment.
      d’ailleurs si qqu’un note un truc anormal, merci de nous le rapporter.

  4. Nath 25 février 2012 at 19:00

    Llodra se sent vraiment bien à l’Open 13, encore une finale. Ça peut le faire contre le JMDP de cette semaine si j’en crois les commentaires sur ce dernier.
    Je passe sur le Melzer – Radek, où l’Autrichien mène 6-4 1-1. Et je change de commentateur, Maylin / Grosjean à la place de Forget / Chépaki, je préfère.

  5. William 25 février 2012 at 19:08

    Je suis le seul à être pour le Mérou ?

    • Arno, l'homme des antipodes 25 février 2012 at 19:12

      Pfff, tu l’as joué à la CC ou à G&D, c’est ça ??? ^^

      • William 25 février 2012 at 19:13

        Même pas ! Entre lui et la Murène, j’ai beaucoup d’affection pour le peuple des mers !

      • Arno, l'homme des antipodes 25 février 2012 at 19:18

        Beaucoup de thons seront ravis de l’entendre…

    • Bapt 25 février 2012 at 19:14

      Moi aussi… je suis toujours pour le Mérou… Par contre je ne sais pas s’il en a besoin… 

    • Nath 25 février 2012 at 19:23

      Mais non, la tendance est plutôt pour lui ici, faut pas me lire… (enfin, façon de parler)

  6. William 25 février 2012 at 19:16

    Et voilà, break ! Engouffre toi dans la brêche mon petit Mérou !

    • Arno, l'homme des antipodes 25 février 2012 at 19:18

      C’est super salace comme phrase…

      • William 25 février 2012 at 19:26

        Difficile de ne pas être salace quand on parle du maître de la wormdance !

  7. William 25 février 2012 at 19:29

    Voilà, bien sauvée la balle de debreak ! Come on Radek !

    • Bapt 25 février 2012 at 20:17

      Je crois que c’est fini là…

  8. Antoine 25 février 2012 at 23:22

    Le moins mauvais a donc été Del Po…Jo était énervé au service visiblement, 26 aces, mais à part cela ? Rien, puisqu’il a réussi à se faire breaker trois fois. Il a juste réussi à faire foirer un prono de Karim qui le voyait perdre le tie break du second set malgré quatre aces, ce qui aurait été une performance remarquable (de le perdre, pas de faire foirer le prono de Karim) et qui valait certainement un forte côte chez Betclic et autres…

    Jo était peut être juste énervé parce qu’Olivetti l’avait dépossédé hier de son record de France au service (236 km/h en 2009) et que l’Alsacien en a tapé plusieurs plus vite dont un, le nouveau record, à 240 km/h dans son dernier jeu de service hier ou il s’est fait breaker; un service que le Goat caché a pu renvoyer d’ailleurs…

    Face à Del Po demain, ce n’est pas Federer, Goat putatif, mais le Goat caché qui a sorti Tipsarévic en deux sets, un résultat que je trouve assez remarquable alors qu’il n’a passé que 54% de premières. Comme pour Richie face à Del Po hier, il s’en est fallu de deux ou trois points, mais au lieu de paumer en deux sets comme Richie, Llodra est passé en deux sets avec, au final, trois points d’écarts, 4 balles de break sauvées et un point de plus pour Tipsarévic dans le second set. Well done Mikka !

    Cela étant, s’il passe demain aussi peu de premières, il se fera aligner par Del Po. Il a plutôt intérêt d’être aussi proche que possible de son pourcentage de la veille, pratiquement 80% !, et si c’est le cas, c’est Del Po qui aura des problèmes..Ce dernier est le favori logique: il est en forme, va en finale à nouveau, a joué un match de moins que son adversaire, et a battu Llodra à Rotterdam il y a dix jours..

    Au cours de ce dernier match, remporté par Del Po 6-4 au troisième, Llodra a passé 61% de premières, a obtenu le même nombre de balles de break que Del Po (6), mais en a perdu 2 contre 0 à l’Argentin..Les conditions de jeu sont plus favorables à Llodra cette fois: le court est plus rapide, les balles plus vives. Cette finale me fait penser à sa demie contre Soderling à Bercy en 2010…S’il a encore pas mal de jus et que son pourcentage de premières est au moins égal à celui de ce dernier match, Llodra peut gagner cette finale. Si l’une ou l’autre ne sont pas là, ses chances sont quasi nulles..Je lui donne une chance sur trois, ou un peu plus…

    De toute façon, il a passé une bonne semaine à Marseille en préservant ses points de l’année dernière, en battant Dolgo et Tipsarévic, mais s’il bat Del Potro (pour la première fois, Del Po l’ayant déjà battu une autre fois sur terre à Roland), ce sera alors réellement une excellente semaine pour lui.

    Dans cette hypothèse, le Goat caché se révélerait à la face du monde: il deviendrait le Goat de Marseille avec deux titres et une finale au cours de ses trois dernières participations..

    • David 26 février 2012 at 07:58

      Il n’avait fait que quart de finale l’an dernier. Il revient dans les quarante premiers avec cette finale. Globalement il fait un bon début de saison : troisième tour face à Murray à l’open d’Australie, premier tour serré à Rotterdam face à Del Potro qui va en finale et finale à Marseille en attendant plus.

    • David 26 février 2012 at 08:13

      Del Potro a joué un match de moins mais il sort de cinq matches à Rotterdam et a eu quand même des sets très accrochés face à Davydenko, Gasquet et Tsonga. Pas sûr qu’il soit le plus frais…
      Je ne suis pas persuadé qu’il aille à Dubaï d’ailleurs, surtout s’il remporte le titre.
      Llodra, dans la série je ne perds que sur des Top 10, prend Federer d’entrée la semaine prochaine :)

    • Antoine 26 février 2012 at 09:12

      David, Llodra était bien en finale l’an passé à Marseille ou il avait perdu contre Jo..

      • Bapt 26 février 2012 at 10:25

        Non c’était en 2009 car en 2011 il n’a fait aucune finale en simple (une année ratée en simple mais réussie en double où il a fini à son meilleur classement : cinquième).

        • Antoine 26 février 2012 at 10:59

          Déjà Alzheimer…oui, et l’année dernière Llodra avait paumé en quarts contre le Sod..

  9. Antoine 26 février 2012 at 00:37

    Il y a vraiment des types qui ont des bêtes noires, des histoires de choux, cailloux, genoux, ou feuilles, couteaux et pierres comme on voudra….: Pour Nalbandian, Ferrer, visiblement, c’est l’enfer: il s’est pris 6-1 dans ce premier set et a réussi à marquer 1 point sur le service de l’Espagnol..Pourtant, au service Ferrer n’est pas Olivetti, et au retour, Nalbandian n’est as une quiche…

    Nalby a gagné un point sur quatre dans ce set…

  10. William 26 février 2012 at 00:44

    Et Raonic trace sa route à Memphis. Une finale de plus et toujours un seul match perdu cette année. Il est le joueur qui s’est le moins fait breaker jusqu’à maintenant, seulement 7 fois je crois…

    • Antoine 26 février 2012 at 00:57

      Il va donc jouer contre Melzer qui ne l’a jamais rencontré et ne sais donc pas comment il sert. Avantage Rahan, je dirais…

      • William 26 février 2012 at 01:05

        Melzer a une bonne expérience du double, il a d’ailleurs gagné Wimbledon, il sait donc retourner. Mais je ne le vois pas non plus arrêter Raonic dans sa course. Ce dernier partirait donc avec des bases encores meilleures que celles de l’année dernière. C’est fort…

  11. Antoine 26 février 2012 at 00:53

    Et pendant ce temps là, match suspendu à cause de la pluie à Buenos Ayres: 2-2 30 A dans le deuxième set sur le service de Nalby qui s’est mis à jouer au tennis après ce premier set désastreux…

    • Nath 26 février 2012 at 11:45

      Bonjour à tous,
      Score final du duel entre David et David, 6-1 6-4, et pas une seule balle de break à sauver pour Ferrer. La finale va être rude pour Almagro, qui ne l’a jamais battu en 8 rencontres, dont 5 sur TB. Amusant (pour nous, peut-être pas pour lui :lol: ) d’ailleurs de constater que son très bon bilan en finale (11/4) serait encore meilleur s’il n’y avait jamais joué Ferrer, responsable de 3 de ses 4 défaites en finale.
      La suite à 20h

      Raonic – Melzer à Memphis (22h) : je vois aussi un avantage pour Raonic, peut-être pas tant pour son service (qui va l’aider bien sûr, mais ne suffirait pas contre un bon Melzer qui sait retourner) que pour son gros coup droit.
      H2H de Melzer contre :
      - Soderling : 0-2
      - Tsonga : 0-2
      - JMDP : 1-5
      - Roddick : 0-10, dont 3 sur TB (2 d’entre eux étaient à Houston, mais le 3° était en Autriche en Coupe Davis)
      - Berdych : 2-2, mais on connait le Tchèque qui a longtemps été capable de péter les plombs pour un oui ou pour un non.
      Les plus ou moins purs gros serveurs sont en revanche plutôt mis en difficulté :
      - Isner : 2-0
      - Karlovic : 4-1
      - Ljubicic : 5-0
      Assez flagrant, non ?

      Llodra – JMDP à Marseille (15h15) : Je vais faire court, je vois un match assez ouvert, qui se jouera sur quelques points.

      • Nath 26 février 2012 at 11:49

        Post mal placé, c’est la faute de FF (et donc d’Arno), je m’en vais retrouver Internet Explorer, les habitudes ne se perdent pas comme ça.

      • Antoine 26 février 2012 at 13:59

        C’est quand même bizarre qu’Almagro n’ait jamais réussi à battre Ferrer en 8 matchs..Trois ont été à sens unique, mais 5 ont été particulièrement accrochés, ce qui montre bien qu’il n’y a pas une différence de niveau importante entre les deux, mais à chaque fois Ferrer a gagné…

        La 9ème sera t elle la bonne ?

  12. Antoine 26 février 2012 at 12:11

    Jo aura été top 5 au moins une fois dans sa vie: demain, il passe Ferrer qui perd ses points d’Acapulco. Il faut qu’il en profite, cela risque de ne pas durer..

    • MarieJo 26 février 2012 at 13:32

      antoine tu as vu mon mot pour G&D.
      c’est quand tu veux à partir de mercredi :)

      • Antoine 26 février 2012 at 13:45

        Je vais regarder cela ce soir…

    • MarieJo 26 février 2012 at 14:08

      ok !

  13. MONTAGNE 26 février 2012 at 12:59

    Une interview passionnante de Llodra avant sa finale avec cette réponse : « je ne me prends pas la tête, je prends les matchs les uns après les autres ».
    Il faut dire qu’avec Forget comme capitaine en Coupe Davis, il a un sacré bon exemple. Peut-être même que Chamoulaud (ou Leconte)pourrait lui donner une formation ?

  14. Antoine 26 février 2012 at 13:54

    Il y a beaucoup plus fort: Gaël, par exemple qui fait actuellement du ski de fond. Il rappelle qu’en ski alpin, il es « nul » et ne peut aller sur autre chose qu’une piste verte ce qui ne l’avait pas empêché de défier une vice championne du monde de slalom géant ou d’annoncer qu’il se sentait capable de faire la descente de Kizbuhl..

    Là, il nous parle de tennis et annonce la couleur: physiquement il ne s’agit pas de rivaliser avec Nadal ou Djoko, il s’agit d’être au dessus et il confie: « il ne faut pas trop en parler, mais en ce moment, physiquement, je suis un avion »..Un avion qui pour l’instant est donc au garage pour cause de genou, comme souvent..

    Sondage: à quel type d’avion vous faite penser Gaël Monfils ?

    1- le « ? » de Nungesser et Coli qui a disparu corps et biens au dessus de l’Atlantique dans les années 20

    2- Un Rafale dont aucune armée de veut mis à part l’armée française

    3- Un tricycle

    • Nath 26 février 2012 at 14:11

      Ça veut dire quoi, « il ne faut pas trop en parler » ? Il est supersticieux ? Ou alors il fait une confidence à la presse en espérant qu’ils ne diffusent pas trop l’info, pour garder intact l’effet de surprise dace à ses adversaires ?

    • MarieJo 26 février 2012 at 14:32

      difficile de trouver un avion, costaud mais qui tombe souvent en panne, qui fait beaucoup d’escales et arrive rarement à destination finale !
      m’enfin je te promets de rechercher ;-)

    • MarieJo 26 février 2012 at 14:34

      le rafale va être refourgu aux indiens… !

      • Antoine 26 février 2012 at 15:10

        C’est ce que l’on cherche à nous faire croire mais rien n’est signé, excepté une lettre d’intention…Dans quelques mois on apprendra sans doute qu’il n’en est rien, comme au Brésil, en Suisse ou en Lybie pour ne citer que les trois derniers exemples ou le Rafale s’est crashé..

    • karim 26 février 2012 at 15:40

      Monfils en avion? Un zinc russe type Illouchine qui a trois cent mille heures de vol et fait le taxi brousse aérien quelque part au Congo en attente de son crash fatal comme souvent là-bas.

  15. MarieJo 26 février 2012 at 15:03

    http://www.thetennisspace.com/top-10/top-10-insults-and-trash-talk/

    bon je ne résiste pas :)

    j’adore le premier !

    • Antoine 26 février 2012 at 15:11

      J’aime bien aussi les trois de Big Mac !

    • karim 26 février 2012 at 15:56

      Kournikova c’est énorme!!! Elle doit avoir envie de s’exiler sur mars quand on lui en reparle!!!

  16. Antoine 26 février 2012 at 16:03

    Llodra joue bien, très bien même mais en face Del Po est intouchable..Presque 90% de premières, 4 points perdus sur son service..en en retour, il envoit aussi..

  17. William 26 février 2012 at 16:19

    Très costaud Del Potro… Et pourtant Llodra ne démérite pas.

  18. karim 26 février 2012 at 16:26

    Beaucoup plus d’intention dans les frapppes de jmdp cet aprèm, hier il avait vraiment décidé de laisser la tsongue faire le jeu. Aujourd’hui ça claque.

  19. karim 26 février 2012 at 16:29

    Delpo au filet, ya du Edberg dans Djokovic sérieux.

  20. MarieJo 26 février 2012 at 17:00

    marseille tombe dans la besace de Delpo, curieusement je pense que personne n’y avait songé comme éventuel gagnant à un jeu qui s’appelle la cucumber contest !
    comcombre, t’es devenu un tzatziki ?

  21. Bapt 26 février 2012 at 17:01

    Bon ben j’arrive après la bataille. Del Potro était quasi imprenable au service c’est ça ? C’était en partie le cas contre Jo hier… 
    Llodra a fait ce qu’il a pu mais a quand même fléchi contre les coups de boutoir de la brute de la Pampa ?

  22. MarieJo 26 février 2012 at 17:16
  23. Antoine 26 février 2012 at 17:16

    Del Po était injouable pour n’importe qui au premier set, un petit peu moins au second car il n’a pas continué avec 90% de premières. En face, Llodra très bien joué, mais obligé de faire le funanbule au filet, il y a un moment ou on loupe forcément une balle. Au premier set, il a ainsi raté une balle d’enfant qui donne à Del Po la balle de break qu’il convertira. Aucun regret à avoir en tout cas, Llodra ne pouvait pas gagner face à ce Del Po là..

    Au sujet de ce dernier, c’est le meilleur niveau de jeu que je l’ai vu développer durant tout un match depuis très longtemps, depuis le Master’s 2009 pour faire une comparaison avec de l’indoor.

    Il est donc bien là del Po: la semaine dernière, il bat Berdych (7), pourtant bon depuis le début de l’année; cette semaine, il bat Jo (6 et 5 demain), prenant sa revanche de Vienne. En définitive, depuis le début de l’année, seul un excellent Federer a pu le stopper dans les deux cas..

    Je pense donc qu’il est désormais revenu à son niveau de 2009. Il vaut facilement top 5-10 et est d’ailleurs 10, en attendant mieux. Sur dur moins rapide comme à IW ou à Miami, il y a de fortes chances qu’il fasse de gros dégats..

    Il ne lui manque plus désormais qu’une victoire convaincante contre un Top 4 pour que les choses soient claires pour tout le monde… Cela ne va pas trainer…

  24. William 26 février 2012 at 18:03

    Ce que sa blessure a eu de bénéfique pour Del Potro, c’est qu’il sait gérer la puissance de ses frappes maintenant.
    Il alterne et sait en garder sous le pied. Comme le dit Karim, contre Tsonga il ne cherche pas à jouer à qui a la plus grosse, en revanche contre Llodra il lâche les chevaux quand il voit une ouverture. Deux Top 10 sur deux semaines, et pas les plus mauvais depuis le début de l’année, une finale et un titre plus un quart en Grand chelem : Antoine a raison, il ne lui manque plus qu’une bonne victoire contre l’un des 4 premiers et il sera définitivement lancé et surtout rassuré mentalement, l’un de ses points forts selon moi…

  25. Arno, l'homme des antipodes 26 février 2012 at 18:20

    http://www.lequipe.fr/Tennis/TennisTableauTournoi3675.html

    Le (superbe) tableau de Dubai. Manque que Nadal et Ferrer et on se croirait en GC.

    Murray et Berdych se trouvent dans la partie de Djoko, tandis que Fed hérite de Tsonga, Fish et DelPo.

    Un bas de tableau tout de même plus dense avec des premiers tours qui promettent: Delpo/Dolgo, Tsonga/Baghy, Youyou/Gasquet (amis du revers à une main, bonsoir), Mahut/Lopez (amis des volleyeurs, bonsoir) et un alléchant Llodra/Federer.

    La tournoi de Djoko commencera lui en 1/2 contre le vainqueur du quart de tableau comprenant Murray, Berdych et Davydenko.

    Un très très très gros ATP 500.

    • David 26 février 2012 at 18:24

      Quand on pense au tableau en carton de Memphis…

    • Arno, l'homme des antipodes 26 février 2012 at 18:29

      Qui rapporte le même nombre de points, mais quand même pas le même nombre de thunes, à mon avis…

      A Acapulco par contre, c’est réunion de terriens !!

    • Jeanne 26 février 2012 at 21:11

      Acapulco = Agricolam. Agricola. Agricolae.
      Agricolarum. Agricolis. Agricolas.
      Agrilcolis.

      Again, please.
      Agricola.

      http://youtu.be/Mvm1RscbB8s

  26. William 26 février 2012 at 21:13

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=noYm9NZX3I8

    Excellent match apparemment que je regrette d’avoir manqué ! Gasquet très bon, étonnant en défense. Il lifte toujours un peu trop son revers à mon goût mais il sort quelques coups magiques.

    Plus j’y pense et plus je me dis que c’est vraiment une très bonne dynamique pour Del Potro. On savait qu’il pouvait jouer à très haute cadence mais il n’avait jamais concrétisé en remportant un tournoi indoor. C’est chose faite et en sortant un excellent Gasquet et un très bon Llodra, dangereux sur cette surface. Tsonga est un bonus. Quand on regarde la liste des récents vainqueurs du tournoi, on se rend compte qu’il n’y a que des bons joueurs de surface rapide, cette victoire n’est donc pas qu’un anodin 250 de plus.
    Un bon tournoi de Marseille en tout cas !

    • Jeanne 26 février 2012 at 21:22

      C’est bien (même si Gasquet et Llodra étaient des obligations de victoire, c’est surtout la victoire contre la Tsongue que je retiens) mais maintenant je voudrais pour Delpo un M1000 sur dur intermédiaire, histoire de contester à NG son règne sans partage sur dur.

  27. Nath 26 février 2012 at 21:23

    Après un très bon premier set où il a gagné les points importants (1 balle de break convertie sur sa seule occasion, sauvant les deux qu’il a eu contre lui), Almagro commence à faire un peu n’importe quoi.
    Ce qui fait 6-4 1-4, mais le set n’est pas fini.

    • Jeanne 26 février 2012 at 21:29

      Pediculus humanus (PH) va s’accrocher de toutes ses forces et faire souffrir notre Nicolas adoré

  28. Jeanne 26 février 2012 at 22:03

    Double break dans le 3e set pour Ferrer, je ne vois pas Nico revenir. Incroyable quand même Ferrer, avec son jeu si peu économique, qui semble plus fort que jamais à presque 30 ans !

    • Nath 26 février 2012 at 22:36

      Il a amélioré son service, son coup droit long de ligne fait souvent mouche, il finit au filet quand il sent que c’est ce qu’il y a à faire, et il n’est pas le seul à visiter le court. Mais ça reste peu économique, c’est vrai.

  29. Nath 26 février 2012 at 22:26

    Je trouve que Ferrer met vraiment en lumière deux défauts d’Almagro. Malgré sa puissance, c’est du suicide d’accepter de jouer si loin de la ligne de fond quand on a un déplacement juste moyen. Neuvième défaite de suite, je ne suis pas sûre qu’il soit si proche que ça en fait…

  30. Sylvie 26 février 2012 at 22:41

    Bonsoir à tous

    Je tiens tout d’abord à saluer l’article de Robert qui s’inscrit en suite logique de celui de Karim. A regarder les chiffres, on se rend compte que la plupart de ces champions ne se sont pas affrontés tant que ça en grand chelem et que le 8 finales de Fed/Nadal est très largement au-dessus de la moyenne. Ils ont vraiment étouffé les GC pendant une longue période soit en s’affrontant, soit avec au moins l’un des deux en finale pour un titre au bout à de rares exceptions près avant 2011.

    J’ai suivi le tournoi de Marseille et je suis ravie de voir Del Potro enchaîner deux finales et récupérer le titre. J’aime assez le jeu de Llodra mais j’ai plus de mal avec le personnage. Le « tu peux pas fermer ta gu… » adressé à un spectateur et bien audible sur Sport + hier ou avant hier, je ne sais plus, ça me gêne un peu quand même.

    A l’inverse le calme de Del Po et sa maîtrise sur les balles de break m’ont bien plu. Et puis j’ai de l’empathie pour ce joueur et son regard de Droopy. Le voir revenir à son meilleur et voir Davydenko retrouver son tennis ping pong, sont deux excellentes nouvelles.

    Je me demande s’il n’a pas été un peu gourmand d’enchaîner sur Dubaï et je ne serais pas surprise de le voir sortir tôt.

    Le tableau de Dubaï s’annonce alléchant et va permettre de voir en quel état de forme se trouvent Murray et Djoko qui devraient monter en puissance sur la tournée américaine.

    Sinon, je vois que Ferrer est toujours une valeur sûre. Je ne sais pas ce qui m’a pris de mettre Almagro en loser au jeu d’Antoine. Il vient d’enchaîner un titre et une finale et il parait qu’il n’a presque rien à défendre sur terre.

  31. Nath 26 février 2012 at 22:54

    Break de Melzer à 5 partout, sur la première balle de break du match, Raonic n’a pas sorti d’ace cette fois. Et set Melzer, je ne pourrais pas en dire plus sur ce match, je n’ai vu que les deux dernier jeux.

  32. Jeanne 26 février 2012 at 23:07

    J’attends un Murray beaucoup moins déprimé qu’aux mêmes époques de 2010 et 2011, qui plus est avec l’aiguillon du nouvel entraîneur Antoine, il aura son rôle à jouer à Indian Wells et Miami..

  33. Nath 26 février 2012 at 23:17

    Amortie de revers à deux mains sautée :lol:

info login

pour le login activer sur votre profil la barre d'outils

Demande d’inscription

contactez-nous à : 15-lovetennis@orange.fr

Archives

Commentaires récents

Suivez nous sur Twitter

@15lovetennis