Un Australian très… Open

By  | 24 janvier 2010 | Filed under: Actualité

Après la finale de Brisbane, Justine Hénin a encore pris part à un chef-d'oeuvre comme la WTA en produit trop peu. Cette fois, elle a battu Elena Dementieva dans une affiche digne au moins d'une demi-finale. La patronne serait-elle de retour ? (photo DR)L’Open d’Australie, malgré son statut de mal-aimé des tour­nois du Grand Chelem, revêt cette année en­core un intérêt de pre­mi­er ordre. Avec deux gros en­jeux, donc atouts, de tail­le.

L’an de­rni­er, il s’agis­sait de voir si et com­ment Feder­er al­lait se re­prendre après l’ac­cess­ion de Nadal sur le toit du monde, avec fin­ale­ment les lar­mes que l’on hait puis les grands faits d’armes que l’on sait. Or cette fois ci, les deux ténors ne para­is­sent plus aussi archi-dominants que lors de la dernière demie-décennie, et la mode automne-hiver s’est quel­que peu teintée de co­uleurs ar­gentines et de pat­rons rus­ses sur l’ATP… Le monde de la petite balle jaune semble donc en re­venir à une période plus nor­male, plus humaine, avec désor­mais plusieurs préten­dants à une vic­toire majeure : c’est ce que le Plexicush­ion et la chaleur de Mel­bour­ne ont la char­ge de nous con­firm­er !

Mais l’Australie 2010 est aussi l’oc­cas­ion d’as­sist­er à la secon­de par­tie de la réanima­tion de la WTA, qui grâce à son duo belge d’in­firmiè­res de choc doit nous per­mettre de nous récon­cili­er avec les fem­mes à raquet­tes, et d’en finir avec les N°1 con­testées et la pauv­reté ten­nistique af­fichée…

Voici donc un petit état des lieux après les tradition­nels échauf­fe­ments de première semaine…

Au rayon décep­tion :

Maria Sharapova. « Shara » s’est faite doubl­er lors de l’élec­tion australien­ne de Miss Maria 2010. Le come-back au top se fait toujours at­tendre, mais avec 11 doub­les fautes et 66 fautes di­rec­tes, face à une Kirilen­ko en com­bat­tante que l’on n’at­tendait plus, ce fut trop com­pliqué…

Ric­hard Gas­quet. Pour­tant en net re­gain de forme, Gaskhina était fin­ale­ment toute con­ten­te d’avoir perdu son match de sim­ple mixte face à Mik­hail Youzhny… Pour­tant il y avait de la place pour pass­er, Ric­hie avait laissé sa cas­quet­te aux ves­tiaires, jouait bien et menait 2 sets à 0, mais là, cat­astrop­he, il s’ef­fondre, vic­time de sa PHM saison­nière (bon, il y a pire, un AVC, une HTA ou une TVP peuvent être fat­als, mais la PHM aiguë est lour­de­ment han­dicapan­te).

Elena De­men­tieva. Mal­heureuse gag­nante au tirage au sort du « Kicékorajuju », Elena, sol­ide out­sid­er pour la vic­toire après son titre à Syd­ney, s’est faite sor­tir par Just­ine Hénin lors d’un très gros match. Près de trois heures de jeu, une pléiade d’oc­cas­ions manquées (6 breaks en 19 occaz’ notam­ment), la Davyden­kova a craqué dans les mo­ments chauds, vic­time du talent de la re­venan­te Belge, souvent in­spir­ée et très présente au filet (43 montées), malgré un ser­vice un peu ab­sent (48% de premières).

Kim Clijst­ers. On l’at­tendait, Kim, après un US Open dan­tesque mar­quant son re­tour et sa vic­toire homérique face à Just­ine Hénin en fin­ale à Bris­bane. Mais après deux tours de chauf­fe, la Flaman­de a connu le jour sans face à une Pet­rova on fire. 6/0 6/1 pour la Russe en 52 petites minutes, qui fait du coup un sacré cadeau à Just­ine.

Les Françaises. Bar­toli, Rezaï, Raz­zano, Cor­net, même (man­que de) com­bat… La relève d’Amélie at­tendra quel­ques paires d’années, cela semble évident. Notre N°1 s’est échouée sur la murail­le Zheng, notre Mary Pier­ce Ir­anien­ne n’avait évidem­ment pas de plan B face à une qualifiée gauchère, Vir­ginie est dans son année « face » et fin­ira 70e, Cor­net a fondu con­tre Schiavone. Les années fas­tes sont vrai­ment loin­taines désor­mais, très loin­taines…

Melanie Oudin. La sym­pat­hique Américaine, tom­beuse d’une série entière de poupées rus­ses au de­rni­er US Open, con­tinue de ne pas con­firm­er ses bon­nes dis­posi­tions d’alors, en s’inclinant face à Kud­ryavtseva.

Juan Car­los Fer­rero. Re­joint puis battu en cinq sets par Ivan Dodig au pre­mi­er tour, JC n’a pas eu le temps de récupérer de sa bles­sure à la chevil­le contra­ctée à Auckland… Espérons que la belle spirale de son re­tour en 2009 ne soit pas en­trav­ée…

Sam Quer­rey. Le très charis­matique N°2 Américain s’est fait schuettl­er d’entrée de jeu par le vétéran Al­lemand, fin­alis­te en 2003. Sammy n’a pas en­core retro­uvé les char­mes de son été (amér)in­di­en…

Tomas Be­rdych. Il y a un an, il tint tête à Dieu him­self… Mais cette fois-ci, comme bien souvent, le Tchèque a fait un p’tit tour et puis pschiiittt, laminant un lièvre hol­landais avant de trépass­er face au joc­key Korolev, pour qui le chan­ge­ment de Kazakh semble opt­im­al (Guil­laume, si tu nous lis…).

Tommy Rob­redo. L’Es­pagnol, qui venait de « per­turb­er » la prépara­tion sans tâche de Mur­ray à la Hop­man Cup, s’est tordu la chevil­le au début de son match con­tre le modes­te Col­om­bi­en Giral­do, plutôt habitué des Chal­leng­ers, et s’est in­cliné en trois sets. C’est sa première défaite au pre­mi­er tour d’un Grand chelem de­puis Wimbledon 2005.

Les vieux French­ies. Gros­jean, Clément et San­toro ont tous chuté au pre­mi­er tour. Le sor­ci­er Tahiti­en n’est venu que pour clore une tournée d’adieux – qui n’aura heureuse­ment jamais croisé la route du Dr De­lajoux – et pour en­registr­er un re­cord in­sig­nifiant, mais il a bien joué le jeu face à Cilic, ne pre­nant pas une de ces tôles dont il avait par­fois le sec­ret… Gros­jean, qui venait de gagn­er (enfin !) un match ATP à Auckland, avait un pre­mi­er tour ab­ord­able face à un jeune joueur Turc, mais Mar­sel Ilhan a su retro­uss­er ses man­ches pour sor­tir le Français en trois sets. Clément, enfin, sor­tait d’une bonne fin­ale à Auckland mais a hérité d’un James Blake simple­ment trop fort au pre­mi­er tour.

Au rayon homard :

Er­nest Gul­bis. Cer­tains le voyaient net­toy­er le tab­leau, façon Jean Reno chez Be­sson, mais l’Er­nest a préféré un rôle de domes­tique chez Rhom­er et nous a servi sa bi­sque habituel­le… défaite en trois sets face à un Monaco pour­tant pas très prin­ci­er.

Robin Söderl­ing. A Mel­bour­ne, le Krisprolls, autre spécialité al­imen­taire et ten­nistique du nord de l’Europe (ac­compag­nant d’ail­leurs fort bien la bi­sque sus-citée), avait davan­tage le goût et la tex­ture du Wasa Fibre (Chew­bacca©). Du coup il a manqué de glucides face à Mar­cel « ne pariez jamais que vous n’en man­gerez qu’un » Granoll­ers, per­dant son avan­tage de sets sets d’avan­ce pour se faire digérer 6/2 au final.

Dans la rub­rique pathétique :

Federico Gil. Le numéro un Por­tugais, après 26 fautes di­rec­tes pour 1 « winn­er », prend soudain con­sci­ence de la portée de son ex­ploit statis­tique, qu’il sent cepen­dant menacé par une vilaine bles­sure à un ten­don de l’or­gulius. Il ab­an­donne alors à 0/6 0/6 0/2 pour David Ferr­er…

Gaël Mon­fils. « Oys­terman » a en­core fait sa diva mon­daine hors des cours, dans les salons des quotidiens français… Plutôt en ser­vice mini­mum lors de ses pre­mi­ers matchs mais fan­faron­nant sur sa préten­due marge et ses qualités physiques vis-à-vis de ses ad­versaires, il aura tout autant oublié de parl­er ten­nis en in­ter­view que de le pratiqu­er sur le court dans son pre­mi­er vrai test face à Isner.

Jérémy Char­dy. La tête de série 32 s’est bien faite roust­er par un Is­tomin qui ne s’at­tendait sûre­ment pas à re­mport­er deux points sur trois en une heure vingt… Un bon en­traî­ne­ment au final pour l’Ouz­bek, et bientôt un rôle de sparring-partner pour Jérémy ?

Sec­tion « ser­vice mini­mum » :

Xavi­er Be­rtrand ac­cueil­le cette semaine de nouveaux amis :

Marcos Baghdatis a une fois de plus fait le show sur les terres de ses plus beaux exploits (photo DR)Mar­cos Baghdatis. De re­tour en forme de­puis quel­ques temps, Baby Nalby faisait plaisir à voir. Avec en plus un titre à Syd­ney et une re­montée sig­nificative au clas­se­ment, Mar­cos semblait être un de ceux qui pour­rait faire trembl­er le Top 10. Mais après une re­montée inespérée face à Ferr­er, « Baggy » a cette fois-ci ab­an­donné au troisiè­me tour face au dingo local, après un début de non-match assez tri­ste pour le pub­lic…

Tommy Haas. Le vétéran Al­lemand, au jeu et au ment­al cris­tallins, a assuré des pre­mi­ers tours pas évidents face à Greul puis Tip­sarevic (en cinq sets), mais n’a pas pu résist­er à un Tson­ga en mode Kind­er Bueno. A priori gêné à la han­che, Haas a flanché alors qu’il était pro­che d’em­men­er Tson­ga jouer le pre­mi­er match en cinq sets de sa carrière.

Nicolas Al­mag­ro. Le n°26 mon­di­al a souf­fert pour ses deux pre­mi­ers matchs, Xavi­er Mal­is­se puis Be­njamin Be­ck­er le pous­sant aux cinq man­ches dans des part­ies épro­uvan­tes. Mais il a pu s’offrir une récréation col­om­bien­ne qui lui lais­sera quel­ques for­ces pour la secon­de semaine.

Stanis­las Waw­rinka. Le daup­hin suis­se avait bien com­mencé la saison avec une fin­ale à Chen­nai face à Cilic, puis a passé facile­ment ses deux apéritifs à Mel­bour­ne. Mais la même as­per­ge Croate l’a forcé à quitt­er la table, en­core une fois bien trop tôt quand on con­nait le talent de Stan.

Philipp Kohlschreib­er. Le n°27 est logique­ment au troisiè­me tour. Il y a pris un set à un Nadal pre­sque pre­n­able, mais a lui aussi été frappé deux sets durant par l’épidémie décidément très virulen­te de PHMite aiguë.

Petit ex­ploit de­viendra grand (?) :

Louk Sorens­en. Il est des pays pour les­quels un tour passé en Grand Chelem équivaut à une vic­toire fin­ale pour d’aut­res na­tions… Si la Fran­ce semble par­fois, à trav­ers la gloriole af­fichée par ses médias, pre­ndre le chemin de ce minima de la gloire ten­nistique, c’est l’Ir­lande qui a touché son Graal cette semaine : Louk Sorens­en, 25 ans, 284e à l’ATP, habitué des Chal­leng­ers (un seul titre…) et des com­péti­tions in­terclubs (« pour as­sur­er les fins de mois ! »), est de­venu, après s’être ex­tirpé des qualifica­tions, le pre­mi­er joueur Ir­lan­dais à jouer dans un tab­leau final en Grand Chelem de­puis… Sean Sorens­en, son père, à Wimbledon en 1980 ! Au total, il n’est que le troisiè­me Irish à réalis­er pareil ex­ploit si l’on ajoute Mic­hael Hic­key en 1969 (Roland-Garros), et le quat­rième si l’on prend en com­pte Matt Doyle, natif de Califor­nie mais por­teur de la doub­le nationalité Irlando-Américaine, qui avait at­teint les huitièmes de fin­ale de l’US Open 1982. Louk Sorens­en est en­suite de­venu le pre­mi­er natif d’Ir­lande de l’ère Open à pass­er un tour en Grand chelem en bat­tant le Taï­wanais Lu, tom­beur de Nal­bandian en 2009. Taver­ni­er, one Gui­ness please !

Mar­sel Ilhan. Le joueur Turc a une nouvel­le fois passé un tour de Chelem en sor­tant des qualifica­tions, après l’US Open 2009. Tom­beur de Gros­jean, il a manqué de puis­sance pour con­tr­er El Bom­bardero Gonzo.

Florent Serra. Le seul Français à s’être ar­raché glorieuse­ment sur les co­urts, sor­tant suc­ces­sive­ment et en cinq sets le n°28 Melz­er puis Niemin­en, deux bons clients, avant de chut­er face à Mur­ray sans être ridicule pour autant.

Les matchs Veic / Koel­ler­er et Al­mag­ro / Mal­is­se. Ces deux re­ncontres font état d’une hal­lucinan­te statis­tique com­mune, les « net approac­hes » étant en effet créditées d’un 0/0 qui fut assurément épro­uvant pour les gour­mets du ten­nis « à la papa »…

Des WTABoss présen­tes au rendez-vous :

Les « Soul Sist­ers » Wil­liams. En huitièmes toutes les deux. Régime clas­sique sans extra pour Serena, à base de 6/0 et de 6/2, un peu plus étriqué pour Venus, avec des 6/1 en entrée et des 7/5 au de­ssert… At­ten­tion tout de même : pour Serena, avec un huitième face à Sam Stosur, et pour Venus avec la toujours tenace Fran­cesca Schiavone.

Just­ine Hénin. Un pre­mi­er tour entre com­pat­riote, un bon gros match pour sor­tir De­men­tieva, puis une gros­se re­montée pour franchir sans trop brill­er le troisiè­me tour face à un lance-missile soviétique, Just­ine fait claire­ment plaisir à voir, sans toutefois paraître in­touch­able. Son re­v­ers fait des mer­veil­les, et son envie d’aller au filet fait du bien au ten­nis féminin. Pour­vu que ça dure !

Di­nara Safina. Elle a survécu à une série de matchs pièges face à Bal­tacha, Strycova et Rybarikova, des ad­versaires délicates pour Di­nara puis­que toutes pro­ches de la 100e place mon­diale. Mais l’ex-n°1 décriée est toujours là, désor­mais moins exposée médiatique­ment (donc plus dan­gereuse ?). Et la famil­le ne peut com­pt­er que sur elle, désor­mais…

WTA Sec­tion « con­tre vents et marées » :

Yanina Wickmay­er. Il y avait bien deux joueuses Be­lges en huitièmes, avec un duel en prime, mais c’est la 16e mon­diale qui a re­joint Just­ine. Vic­time d’une sorte de doub­le peine en étant contra­in­te d’en pass­er par les qualifica­tions suite à une af­faire ob­scure de défaut de loc­alisa­tion dans le cadre de la lutte anti-dopage, Yanina n’est plus qu’à un match du Sept magique. La jeune Flaman­de est toujours in­vain­cue cette saison.

Les invités «sur­pr­ise» des 1/8 :

Lleyton Hewitt. L’ex-n°1 mon­di­al, toujours aussi populaire (notam­ment du côté de la planète Dagobah), a tran­quil­le­ment passé les tours de chauf­fe avant de pro­fit­er de l’aban­don de Baghdatis. Du coup, Rod­geur est con­tent, il aura bien droit à une séance d’onanis­me avec l’un de ses de­rni­ers toy’s favori !

Lukasz Kubot. En par­fait op­por­tunis­te, le Polonais pro­fite d’une con­jonc­ture tri­ple­ment favor­able : une par­tie de tab­leau avec du Rob­redo, du Gas­quet et du Youzhny, tous at­teints de maux di­v­ers (bobo genou, PHMite, bobo poig­net).

Ivo Kar­lovic. Aut­refois tête de série, le géant Croate s’est per­son­nelle­ment occupé de deux d’entre elles : Stepanek puis Ljubicic. Avec son arme uni­que, dépas­sant les 205km/h en moyen­ne de­puis le début du tour­noi, il a servi déjà 93 aces et gagné le point dans 86% des cas où sa première est passée. Lar­ge­ment de­vant Gonzo, Tson­ga puis Feder­er. Et d’après son match con­tre Juli­en Be­nneteau, il semblerait que Phil Defer soit même cap­able de tenir un échan­ge… tremble Nadal !

John Isner. Pas vrai­ment une gros­se sur­pr­ise, puis­que l’Américain est en pleine bour­re. S’il a eu des débuts délicats face à Seppi, il a sorti le Sorens­en de la bande à Bono, puis s’est en­gouffré dans la « marge » de Mon­fils.

Petits et gros cadors au rendez-vous des 1/8 :

Marin Cilic. Sans vrai­ment bien jouer ni con­vaincre, le Croate est en mode fonction­naire des co­urts, après avoir signé une mise à la re­traite (San­toro), co-rédigé un acte de nais­sance (Tomic) et li­cen­cié pour in­compét­ence récur­rente (Waw­rinka). Et il ris­que d’avoir à rédiger l’acte de décès de la Tour de Pise en huitièmes…

Fer­nando Gon­zalez. Après avoir fait sa Gon­zalez face à Nadal à l’US Open, on n’at­tend plus grand-chose du bâcheur Chili­en. Tom­beur d’Olivi­er Roc­hus dans un joli match, il a quand même peiné cinq sets face à Korolev. Mais Rod­dick devra se méfier en huitièmes, le ser­vice de Gonzo est l’un des plus per­for­mants jusqu’ici dans le tour­noi, et ses mines ne sont pas en­core réglées sur les bâches.

Jo-Wilfried Tson­ga. Il a franchi deux tours peinards face à des joueurs bien gen­tils, puis a franchi le test Haas en jouant plutôt bien et en montrant de l’envie lors de sa re­montée au quat­rième set. Il s’est plutôt écon­omisé, son ser­vice fait mal (81% de points gagnés derrière sa première sur ses trois matchs). Seul hic : sa volée est vrai­ment hésitan­te (53 points en 95 montées).

Fer­nando Ver­dasco. Il s’en sort bien : après une petite em­poig­nade avec un en­fant de la Ball, un en­traî­ne­ment avec un sparr­ing Uk­raini­en et une ex­hibi­tion d’un set avec un vétéran Aut­richi­en, il sera frais pour un huitième de fin­ale choc face au pon­giste de Severodonetsk.

Andy Rod­dick. Il s’est fait peur face à un Lopez in­spiré, après avoir marché sur De Bakk­er et Be­lluc­ci. Reste que son jeu semble en place : son ser­vice est là (72% de premières dans l’en­semble, 78% de points gagnés derrière, 69% derrière la secon­de, seule­ment 2 breaks concédés, 194 km/h de moyen­ne en première…), et son ratio win­ners/fautes di­rec­tes est lar­ge­ment créditeur (106/57). Il pour­rait être meil­leur en re­tour, notam­ment sur les points im­por­tants (11 bal­les de break con­vert­ies sur 44, mais 15 sauvées sur 17).

Nikolay Davyden­ko. Forcément très at­tendu, le Russe pour­rait ir­onique­ment em­prunt­er le sob­riquet de « FedExpress » tant il a déroulé lors des trois pre­mi­ers tours. 1h40 en moyen­ne par match, 17 jeux concédés, toutes ses statis­tiques sont au vert. Seul bémol : la faib­lesse de l’ad­versité. Mais Davy s’en va crois­er le fer avec un Ver­dasco tout autant épargné par le tirage au sort. Avec la per­spec­tive d’un re­ncard tor­ride avec Dieu en quarts de fin­ale…

Andy Mur­ray. Le plus im­populaire Top 5 du côté des 15-Lovers a été, de loin, le plus con­vain­cant à l’échauf­fe­ment. An­der­son re­nvoyé fissa à ses Chal­leng­ers, Gic­quel expédié cor­rec­te­ment, seul Serra aura vague­ment existé face à la Murène, dont le touché de balle a souvent fait mal (voir sa balle de match con­tre Serra). Ses stats sont éloquen­tes (124 winn­ers pour 79 fautes di­rec­tes, 54 montées gag­nantes sur 65, 78% de points gagnés sur première balle) sauf la fréqu­ence de ses premières, très faib­le (49,8%), ce qui pour­rait le fragilis­er face à un bon re­lan­ceur… PZ connaîtra t’il les joies des ef­fets di­latateur de la chaleur australe ?

Longue accolade entre del Potro et Blake à la fin de leur bras-de-fer du second tour (photo DR).Juan Mar­tin Del Potro. Sans doute aucun, le Top 5 le moins en forme ! Pre­sque 10 heures passées sur le court, pour écart­er du bon joueur (James Blake, dans un super thrill­er de 4h20 con­clu 10/8) mais aussi du très com­mun (Mic­hael Rus­sell, Florian Mayer qui lui colle même un 6/0 !). Juan Mar­tin sert moyen­ne­ment (59%), fait un paquet de fautes (167, seul Marin Cilic le talon­ne avec 161), n’est pas assez in­cisif (18 breaks réussis en 50 oc­cas­ions, 13 breaks concédés)… Il est très loin de son niveau de l’US Open et même du Mast­ers, et hor­mis sa paire de co­jones désor­mais familiè­re, il n’a pas été ras­surant !

Novak Djokovic. Très dis­cret, le Serbe fait un par­cours assez serein (Gimeno-Traver, Is­tomin) mis à part une al­er­te au pre­mi­er set face à Marco Chiudinel­li, mais pas glorieux non plus. Cer­taines de ses stats ne sont pas folic­honnes : 21 doub­les fautes, 114 fautes di­rec­tes pour 98 winn­ers, une secon­de balle faib­larde (à 43% gag­nante, le plus faib­le des cadors dans ce sec­teur). Mais il s’accroc­he (26 bal­les de breaks sauvées) et monte souvent (89 montées, juste derrière « A-Rod » à 111 et de­vant Rod­geur à 83). Contra­ire­ment aux aut­res, il a droit à une séance d’échauf­fe­ment sup­plémen­taire en huitièmes.

Rafael Nadal. Tran­quil­le dans ses deux pre­mi­ers matchs, le n°2 mon­di­al n’a pas eu à se défaire de gros pois­sons et a pu délivr­er quel­ques lifts à 5000 tours/minutes, his­toire de se re­faire une santé dans son fond de jeu. Mais la re­ncontre con­tre Kohlschreib­er a été bien plus laborieuse, l’Es­pagnol s’en sor­tant en quat­re man­ches face à un ad­versaire at­teint du syn­drome An­dreev. Ses stats sont par­fois moyen­nes : 86 winn­ers pour 84 fautes di­rec­tes, 43% de points gagnés en re­tour (derrière Fed, Mur­ray, Djoko et Davy), secon­de balle à 142km/h en moyen­ne. Mais il reste très per­for­mant dans cer­tains sec­teurs : 63% de première, 72% de points gagnés derrière, 57% derrière la secon­de (face à de modes­tes re­lan­ceurs cer­tes), 63% de réus­site sur les points im­por­tants (sauf Djoko à 61%, les aut­res sont aux al­en­tours de 55% au mieux), 42 volées gag­nantes sur 53 montées.

Roger Feder­er. S’il a pu faire peur lors de son pre­mi­er match face à la brute An­dreev, le n°1 mon­di­al s’est en­suite con­tenté de faire le boulot pour évacu­er Han­es­cu puis Mon­tanes. Mais on con­state à ses statis­tiques que malgré ce côté pépère, il reste en mode con­fort : la première fait mouc­he (63% passées, 81,5% de points gagnés), la secon­de as­sure, le reste suit globale­ment (117 winn­ers / 95 fautes di­rec­tes). Reste la frustra­tion re­ssen­tie lorsqu’on pense au joueur de 2004-06. Il semble moins dynamique, moins puis­sant, moins al­er­te, moins génial. Humain quoi. Quant à sa volonté af­fichée d’aller davan­tage vers l’avant, on s’aperçoit qu’avec seule­ment 83 montées (pour 63 payan­tes), il reste derrière un paquet de joueurs dans ce sec­teur. Il de­vrait pro­bab­le­ment se réveill­er après avoir fait « mumuse » avec le Hob­bit local. Ça tombe plutôt bien…

About

Découver­te du ten­nis avec le run de Chang en 1989, que j'ai apprem­ment défendu lors de la fin­ale, pour mieux m'en mordre les doigts une fois découver­tes les moults fin­es­ses du jeu du grand Stefan... Fron­tali­er ob­lige, nour­ri à forte de dose de ten­nis teuton durant les 90's. Grand fan de Dédé, Kafel­nikov, Hin­gins, Maures­mo puis Fed.

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256 Responses to Un Australian très… Open

  1. karim 24 janvier 2010 at 19:41

    Antoine est un delpotro-sceptique confirmé. Homme de peu de foi, l’avenir te donnera tort!! ou pas…

    Cilic est un joueur qui me plait bien, il a un jeu fluide, ce n’est pas un bourrin décébré. Je ne suis pas contre une grosse perf sur ce tournoi.

    Les deux 1/4 Nadal vs Murray et Roddick vs Cilic sont clairement des grosses affiches auxquelles j’ai envie de donner prime à la jeunesse. Et quand on voit Fed vs Hewitt et Davy vs Verdasco à l’heure actuelle, c’est dire la densité du top niveau. Et il ne reste en lice que des gars très forts, il n’y a pas de faiblard arrivé là par pur hasard (enfin dès que Djoko aura réglé son sort à Kubot et Tsonga aura fait de même à Almagro).

    D’ailleurs sur ce Tsonga vs Almagro je me demande si… un jo un lent à se mettre en jambes, un Almagro qui distribue les pains, le scénario catastrophe pour le Français que j’en suis sûr se voit déjà améliorer encore son H2H contre Djoko. Il sera très déçu.

    Pour ceux qui auront la chance de voir tous ces matches, savouez bande de petits veinards. Snif.

  2. Chewbacca 24 janvier 2010 at 20:16

    Salut Kenny et merci pour cet excellent résumé.

    et bravo aussi à mon petit Texan qui s’est battu comme un chef ,mais qui a également bénéficié des troubles bipolaires qui semble chaque jour accabler ce pauvre Chilien.

    Il me reste encore Almagro j’espère qu’il va taper Tsonga après tout il est dans mon équipe , normal donc que je le soutienne.

    Pronos de Chewgum:

    Fed/Hewitt 4sets Fed
    Davy/Verdasco hum!!!!Davy en 4sets.
    Almagro/Tsonga 3sets pour Tsonga.

    Et enfin Djokovic en 2sets oui en 2sets Kubot dépassé,abandonnera.

    Ulysse si je vois juste pour l’abandon j’exige une prime de risque de 200PTS,merci.

  3. Thomas 24 janvier 2010 at 21:02

    Je vous dit que Kubot va frapper un grand coup. Il a laisser Djokovic le battre à Belgrade l’an passé, parce qu’il ne fallait pas lui gâcher sa fête, mais la ça va barder. La Pologne est le seul pays d’Europe à avoir eu une croissance économique positive en 2009. Ca va continuer en 2010!

    (D’ailleurs, j’avais prévu son beau parcours, lorsque j’ai appris le forfait de Nalbandian, j’ai demandé a ce qu’il le remplace dans ma team. Enfin, tant pis, je le prendrai lorsque le changement sera possible).

  4. David 24 janvier 2010 at 21:06

    Federer en 3 : faut pas pousser, la petite teigne aussie est peut-être accrocheuse mais c’est Dieu en mode deuxième semaine de grand chelem qui joue en face !!
    Davydenko en 4 maximum : Verdasco lui a toujours bien réussi( 6-1 dans les confrontations ), et il est dans une dynamique bien meilleure que l’espagnol.
    Djoko en 3, pour sa dernière victime avant que les choses commencent vraiment.
    Tsonga en 3 : si Kinder Buedo ne fond pas, je ne vois pas le jeu d’Almagro lui poser de problèmes.
    Voilà bonne soirée et bons matchs à ceux qui ont la chance de veiller toute la nuit !!

  5. Colin 24 janvier 2010 at 22:35

    Exhaustivité (y a même la WTA!), stats éclairantes, humour… que demande le peuple? Bravo Kenny.

    Pour ce qui est de ma vanne préférée, j’hésite entre « Marsel s’est retroussé les manches » et « Isner s’est engouffré dans la marge de Monfils ». Futur collector ça.

  6. Alex 25 janvier 2010 at 01:46

    @ Marie-J Blige ou Marie-José Nat je sais plus bien : elle est toujours open ta boîte mail ?? Non non Guillaume,pas de Bastille,il n’y a pas d’allusion tendancieuse ! J’ai juste eu une :idea: pendant la nuit..

  7. Valentin 25 janvier 2010 at 03:54

    En voilà un break offert tout seul comme un grand!

  8. fieldog 25 janvier 2010 at 04:07

    Verdasco semble avoir laissé son service au vestaire. Et comme l’espagnol n’est pas du genre çà faire les choses à moitié, ça implique la 1ère ET 2ème balle. Du coup, on risque d’assister à un non match…

  9. Valentin 25 janvier 2010 at 04:15

    Bon vais me coucher moi, reste pas éveillé tout la nuit une veille d’exam pour voir Alizée Cornet se liquéfier encore une fois… Comment ça c’est Verdasco qui joue?

  10. Nath 25 janvier 2010 at 04:48

    ESPN2 a fait un gros plan sur les papattes de davy tout au long d’un échange, c’est du bon boulot, ça, super tonique le russe.

    Beaucoup de coupures interviews et points divers, ils sont au courant qu’il y a des matches qui se jouent, là ? Du coup je ne regarde que d’un oeil.

    Verdasco m’a l’air incapable de se concentrer plus de 10 minutes de suite, et encore… Je le trouve pas très impliqué.

    @ Kenny : je ne crois pas que j’aurai le temps de commenter ton article plus longuement, donc article très complet, qui m’a fait en plus beaucoup rire.

  11. Nath 25 janvier 2010 at 05:56

    Troisième set pas terrible de la part des 2 joueurs. Verdasco breake rapidement, confirme son break une fois (un exploit dans ce match!), puis se fait débreaker après 2-3 DF. On pense que davy va faire le même coup que dans le 2° set, mais non ! A 5-4 Verdasco, davy enchaîne un smash AVANT le filet, une DF et un coup droit dehors pour offrir le set sur un plateau à l’espagnol.

    Pour ceux qui recherchent un stream de plus, je vous conseille Veetle, si vous n’avez pas. Il faut installer le logiciel et ils ne diffusent pas de tennis chaque semaine, mais la qualité est nickel :)
    La semaine dernière j’ai jonglé entre Tennis Channel et ESPN2. Le seul souci, c’est les pubs, interviews…

    Le lien : http://www.veetle.com/frameworked/index.php/listing

  12. Benoît 25 janvier 2010 at 06:47

    Je l’avais dit hier, j’attendais de voir Davy confronté à une réelle opposition pour me faire une opinion objective de son niveau sur ce GC. Verdasco fait un très mauvais match (près de 80 fautes directes à l’issue du 4ème set), et pourtant le Russe s’est fait remonter…

    C’est rarement le joueur qui domine depuis les derniers mois qui s’impose en Australie, on l’a vu avec Murray l’année passée, on va peut être le voir à nouveau aujourd’hui. En tout cas ce n’est pas en jouant comme cela que le Russe mettra 3 sets à Federer…

  13. Nath 25 janvier 2010 at 06:54

    5° set entre davy et Verdasco, c’est fed qui doit être content.

    Tiens, les 2 joueurs ont les mêmes stats en 5 sets : 10 matches gagnés, 7 perdus. Je n’ai aucune idée du résultat :|

    • Jérôme 25 janvier 2010 at 07:05

      Farpaitement ! ;-) Que Verdasco et Davydenko s’étripent, tout comme Nadal et Murray, c’est du toutbon pour Superbiquette. Bèèèèèèèèèèèè !

  14. benja 25 janvier 2010 at 07:18

    75 fautes directes pour Fernand.
    les 19 doubles fautes sont comptées avec ou c’est en +??
    fou

  15. benja 25 janvier 2010 at 07:30

    ouf fini 81 FD et 20 DF, félicitations Fernand.

    Nokolai reste en course mais a perdu bcp de plumes dans l’affaire, bon Rodgeur tout ça…

  16. Kenny 25 janvier 2010 at 07:39

    Tsonga risque fort de rejoindre les quarts pour la 3ème fois de rang… y’a pas à dire, c’est le seul frenchy souvent présent aux rendez-vous… et nul besoin pour lui de nous faire étal de sa marge ;-)

  17. Pat 25 janvier 2010 at 08:25

    Fin de st désastreuse pour Jo au 3ème, 2 coups droits manqués et une double, set pour Almagro et tout est remis en question.

  18. Franck-V 25 janvier 2010 at 09:42

    Vu comme ça se présente, Djokovic va encore avoir un 1/4 de Mickey comme le reste de son tableau :-)

    Il y en a qui contestent, qui revendiquent et qui protestent, moi, je suis… opportuniste :mrgreen:

  19. Damien 25 janvier 2010 at 09:50

    Je ne vois pas le match, mais d’après les stats Jo est toujours aussi bon sur son engagement, mais toujours aussi moyen en retour de service…
    En plus il semble avoir laché sur les points importants du 3eme et 4eme set. Sur le 5eme, il est complètement à la rue en retour de service (17 % des points gagnés seulement, et 0 balle de break).

  20. karim 25 janvier 2010 at 09:53

    Bonjour à tous et soleil radieux à Melbourne (Abidjan) pour ce huitième jour de l’open « down under ». Hier aprem il faisait 38° ici, je me demande comment je faisais pour jouer deux ou trois heures au tennis étant ado par ces températures. Quoique, c’était y’a vingt ans, avant Arhtus Bertrand, Hulot, le réchauffement climatique, la fonte des glaciers, la disparition des îles du pacifique, la menace sur l’habitat des ours polaires et le rétrécicement comme peau de chagrin des glaciers des Alpes. Bref il devait faire moins chaud non? Je sens qu’il faisait moins chaud. Quoi? j’avais 20 ans et 25kgs de moins, et mon ration indoor/outdoor est passé de 30/70 à 70/30? Pffffffffff n’importe quoi, rien à voir.

    Passé ce petit bulletin météo, je constate qu’après un match apparemment décousu Davy s’en sort. C’est son premier test, et ce n’est pas mauvais qu’il joue longtemps, galère, et s’en sorte sans trop bien jouer face à un adversaire irrégulier. C’était le match de réglage dont il avait besoin avant d’aller battre l’ex maître. Confiance.

    C’est chaud bouillant entre Jo et Almagro, la défaite au bout pour le frenchy? son premier gros match en cinq sets je pense, non? on va voir comment il va gérer ça. et pendant ce temps dans mon dos là eurosport repasse le match entre Sciavone et Williams. SI c’est pas des programmations à donner des pulsions suicidaires à des personnes pourtant tout ce qu’il y a d’équilibrées ça…

    • Franck-V 25 janvier 2010 at 09:55

      Pas vu le match non plus Karim, mais d’après le compte rendu, Verdasco faisait tellement de fautes dans le vent que ça a complètement déréglé Davy, pas sûr que ce soit le fameux match de mise au point attendu…

  21. Franck-V 25 janvier 2010 at 09:53

    Almagro, ça doit faire son 3° match en 5 sets

  22. Humpty-Dumpty 25 janvier 2010 at 09:57

    Son premier 5 sets tout court, gros match ou pas.
    Il disait qu’il avait envie de jouer un 5 sets pour voir et qu’un jour il le ferait peut-être même exprès… Limite Gaël M., comme réflexion idiote. Si derrière ça en plus il nous PHMise ça, c’est la fin des haricots pour les Frenchies avec le dernier espoir de quelqu’un qui en veut pour de vrai sur le terrain qui serait compromis…

  23. Cédric D 25 janvier 2010 at 10:04

    Tsonga qui s’en sort encore sur son service après avoir dû sauver 1 nouvelle balle de break. Curieuse cette stratégie d’Almagro de ne pas chercher plus souvent le revers de Jo en cette fin de match.

  24. benja 25 janvier 2010 at 10:05

    en plus il smashe aussi bien que ma grand-mère malgré ses 2m20…

  25. benja 25 janvier 2010 at 10:12

    Allez on parie: LLeyton prendra 10 jeux max

  26. Franck-V 25 janvier 2010 at 10:15

    1er match en 5 sets, test réussi, mais ça pésera contre Djoko

    • Pat 25 janvier 2010 at 10:18

      Il y a quand même un jour de repos avant de jouer Dloko.
      Il n’y a pas eu beaucoup de longs échanges non plus. Il faudra quand même qu’il joue mieux pour avoir sa chance mercredi.

  27. benja 25 janvier 2010 at 10:16

    ou 6…

  28. Cédric D 25 janvier 2010 at 10:21

    Belle victoire de Tsonga qui ressemble un peu à un « hold up » au vu du 5ème set. 3 balles de break sauvées, 1 seule obtenue correspondant à la balle de match. Et Almagro qui était très à l’aise sur ces engagements jusqu’à ce fameux dernier jeu.
    C’est bizarre, j’ai l’impression que son coup droit part moins vite qu’avant, même si cela reste bien sûr son arme la plus efficace avec son service.

    • Humpty-Dumpty 25 janvier 2010 at 10:57

      Une seule balle de break obtenue qui fait balle de match… Ca s’est déjà vu dans une certaine finale de Wimby et c’était même la seule balle de break du match, pas seulement du set ! Ca ne me semble pas constitutif d’un hold-up…

    • Cédric D 25 janvier 2010 at 11:12

      C’est pour ça que je nuance mon propos « un peu » « au vu du 5ème set ». Car si on regarde les stats en totalité, on voit bien sûr que Jo est devant : différentiel winners / fautes directes +35 pour Jo contre +6 pour Almagro et ratio balles de breaks obtenues sur converties 3/11 pour Jo contre 1/4 pour Almagro.
      Enfin, Jo a fait preuve de réalisme au 5ème set alors qu’Almagro semblait un peu au dessus à ce moment là.

  29. Cédric D 25 janvier 2010 at 10:21

    Correction, que le coup droit de Jo part moins vite…

  30. Alex 25 janvier 2010 at 10:24

    Guy Forget et Frédéric Viard sont toujours aussi impartiaux :twisted:

    Dépucelage de Tsonga au « tape m’en cinq »,enfin !Et il a pris son pied à la fin ! Pour un coup d’essai,heureusement qu’il nous a pas fait péter le Roddick-El Aynaoui,il faut qu’il lui reste des forces pour épuiser un peu Djoko au tour prochain :mrgreen: eh oui je pense à mon crack,mon biquet Fed,en mode vibreur avec Hewitt DTC en ce moment :oops:

  31. benja 25 janvier 2010 at 10:35

    A mourir de rire ce Lleyton…

  32. Capitaine Flam 25 janvier 2010 at 10:49

    Ce qu’est en train de faire Roger avec Leyton en ce moment se rapproche dangeureusement de la notion anglaise de « ass raping ». Je suis certain qu’il y a au moins une ou deux conventions de l’ONU qui s’opposent a ce genre de pratiques…

    • karim 25 janvier 2010 at 11:28

      mort de rire. tu n’es vraiment pas de notre galaxie.

      suis dehors déjà.

  33. Cochran 25 janvier 2010 at 10:59

    Le pire c’est qu’il a l’air de s’entrainer Roger…

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