Un Australian très… Open

By  | 24 janvier 2010 | Filed under: Actualité

Après la finale de Brisbane, Justine Hénin a encore pris part à un chef-d'oeuvre comme la WTA en produit trop peu. Cette fois, elle a battu Elena Dementieva dans une affiche digne au moins d'une demi-finale. La patronne serait-elle de retour ? (photo DR)L’Open d’Australie, malgré son statut de mal-aimé des tour­nois du Grand Chelem, revêt cette année en­core un intérêt de pre­mi­er ordre. Avec deux gros en­jeux, donc atouts, de tail­le.

L’an de­rni­er, il s’agis­sait de voir si et com­ment Feder­er al­lait se re­prendre après l’ac­cess­ion de Nadal sur le toit du monde, avec fin­ale­ment les lar­mes que l’on hait puis les grands faits d’armes que l’on sait. Or cette fois ci, les deux ténors ne para­is­sent plus aussi archi-dominants que lors de la dernière demie-décennie, et la mode automne-hiver s’est quel­que peu teintée de co­uleurs ar­gentines et de pat­rons rus­ses sur l’ATP… Le monde de la petite balle jaune semble donc en re­venir à une période plus nor­male, plus humaine, avec désor­mais plusieurs préten­dants à une vic­toire majeure : c’est ce que le Plexicush­ion et la chaleur de Mel­bour­ne ont la char­ge de nous con­firm­er !

Mais l’Australie 2010 est aussi l’oc­cas­ion d’as­sist­er à la secon­de par­tie de la réanima­tion de la WTA, qui grâce à son duo belge d’in­firmiè­res de choc doit nous per­mettre de nous récon­cili­er avec les fem­mes à raquet­tes, et d’en finir avec les N°1 con­testées et la pauv­reté ten­nistique af­fichée…

Voici donc un petit état des lieux après les tradition­nels échauf­fe­ments de première semaine…

Au rayon décep­tion :

Maria Sharapova. « Shara » s’est faite doubl­er lors de l’élec­tion australien­ne de Miss Maria 2010. Le come-back au top se fait toujours at­tendre, mais avec 11 doub­les fautes et 66 fautes di­rec­tes, face à une Kirilen­ko en com­bat­tante que l’on n’at­tendait plus, ce fut trop com­pliqué…

Ric­hard Gas­quet. Pour­tant en net re­gain de forme, Gaskhina était fin­ale­ment toute con­ten­te d’avoir perdu son match de sim­ple mixte face à Mik­hail Youzhny… Pour­tant il y avait de la place pour pass­er, Ric­hie avait laissé sa cas­quet­te aux ves­tiaires, jouait bien et menait 2 sets à 0, mais là, cat­astrop­he, il s’ef­fondre, vic­time de sa PHM saison­nière (bon, il y a pire, un AVC, une HTA ou une TVP peuvent être fat­als, mais la PHM aiguë est lour­de­ment han­dicapan­te).

Elena De­men­tieva. Mal­heureuse gag­nante au tirage au sort du « Kicékorajuju », Elena, sol­ide out­sid­er pour la vic­toire après son titre à Syd­ney, s’est faite sor­tir par Just­ine Hénin lors d’un très gros match. Près de trois heures de jeu, une pléiade d’oc­cas­ions manquées (6 breaks en 19 occaz’ notam­ment), la Davyden­kova a craqué dans les mo­ments chauds, vic­time du talent de la re­venan­te Belge, souvent in­spir­ée et très présente au filet (43 montées), malgré un ser­vice un peu ab­sent (48% de premières).

Kim Clijst­ers. On l’at­tendait, Kim, après un US Open dan­tesque mar­quant son re­tour et sa vic­toire homérique face à Just­ine Hénin en fin­ale à Bris­bane. Mais après deux tours de chauf­fe, la Flaman­de a connu le jour sans face à une Pet­rova on fire. 6/0 6/1 pour la Russe en 52 petites minutes, qui fait du coup un sacré cadeau à Just­ine.

Les Françaises. Bar­toli, Rezaï, Raz­zano, Cor­net, même (man­que de) com­bat… La relève d’Amélie at­tendra quel­ques paires d’années, cela semble évident. Notre N°1 s’est échouée sur la murail­le Zheng, notre Mary Pier­ce Ir­anien­ne n’avait évidem­ment pas de plan B face à une qualifiée gauchère, Vir­ginie est dans son année « face » et fin­ira 70e, Cor­net a fondu con­tre Schiavone. Les années fas­tes sont vrai­ment loin­taines désor­mais, très loin­taines…

Melanie Oudin. La sym­pat­hique Américaine, tom­beuse d’une série entière de poupées rus­ses au de­rni­er US Open, con­tinue de ne pas con­firm­er ses bon­nes dis­posi­tions d’alors, en s’inclinant face à Kud­ryavtseva.

Juan Car­los Fer­rero. Re­joint puis battu en cinq sets par Ivan Dodig au pre­mi­er tour, JC n’a pas eu le temps de récupérer de sa bles­sure à la chevil­le contra­ctée à Auckland… Espérons que la belle spirale de son re­tour en 2009 ne soit pas en­trav­ée…

Sam Quer­rey. Le très charis­matique N°2 Américain s’est fait schuettl­er d’entrée de jeu par le vétéran Al­lemand, fin­alis­te en 2003. Sammy n’a pas en­core retro­uvé les char­mes de son été (amér)in­di­en…

Tomas Be­rdych. Il y a un an, il tint tête à Dieu him­self… Mais cette fois-ci, comme bien souvent, le Tchèque a fait un p’tit tour et puis pschiiittt, laminant un lièvre hol­landais avant de trépass­er face au joc­key Korolev, pour qui le chan­ge­ment de Kazakh semble opt­im­al (Guil­laume, si tu nous lis…).

Tommy Rob­redo. L’Es­pagnol, qui venait de « per­turb­er » la prépara­tion sans tâche de Mur­ray à la Hop­man Cup, s’est tordu la chevil­le au début de son match con­tre le modes­te Col­om­bi­en Giral­do, plutôt habitué des Chal­leng­ers, et s’est in­cliné en trois sets. C’est sa première défaite au pre­mi­er tour d’un Grand chelem de­puis Wimbledon 2005.

Les vieux French­ies. Gros­jean, Clément et San­toro ont tous chuté au pre­mi­er tour. Le sor­ci­er Tahiti­en n’est venu que pour clore une tournée d’adieux – qui n’aura heureuse­ment jamais croisé la route du Dr De­lajoux – et pour en­registr­er un re­cord in­sig­nifiant, mais il a bien joué le jeu face à Cilic, ne pre­nant pas une de ces tôles dont il avait par­fois le sec­ret… Gros­jean, qui venait de gagn­er (enfin !) un match ATP à Auckland, avait un pre­mi­er tour ab­ord­able face à un jeune joueur Turc, mais Mar­sel Ilhan a su retro­uss­er ses man­ches pour sor­tir le Français en trois sets. Clément, enfin, sor­tait d’une bonne fin­ale à Auckland mais a hérité d’un James Blake simple­ment trop fort au pre­mi­er tour.

Au rayon homard :

Er­nest Gul­bis. Cer­tains le voyaient net­toy­er le tab­leau, façon Jean Reno chez Be­sson, mais l’Er­nest a préféré un rôle de domes­tique chez Rhom­er et nous a servi sa bi­sque habituel­le… défaite en trois sets face à un Monaco pour­tant pas très prin­ci­er.

Robin Söderl­ing. A Mel­bour­ne, le Krisprolls, autre spécialité al­imen­taire et ten­nistique du nord de l’Europe (ac­compag­nant d’ail­leurs fort bien la bi­sque sus-citée), avait davan­tage le goût et la tex­ture du Wasa Fibre (Chew­bacca©). Du coup il a manqué de glucides face à Mar­cel « ne pariez jamais que vous n’en man­gerez qu’un » Granoll­ers, per­dant son avan­tage de sets sets d’avan­ce pour se faire digérer 6/2 au final.

Dans la rub­rique pathétique :

Federico Gil. Le numéro un Por­tugais, après 26 fautes di­rec­tes pour 1 « winn­er », prend soudain con­sci­ence de la portée de son ex­ploit statis­tique, qu’il sent cepen­dant menacé par une vilaine bles­sure à un ten­don de l’or­gulius. Il ab­an­donne alors à 0/6 0/6 0/2 pour David Ferr­er…

Gaël Mon­fils. « Oys­terman » a en­core fait sa diva mon­daine hors des cours, dans les salons des quotidiens français… Plutôt en ser­vice mini­mum lors de ses pre­mi­ers matchs mais fan­faron­nant sur sa préten­due marge et ses qualités physiques vis-à-vis de ses ad­versaires, il aura tout autant oublié de parl­er ten­nis en in­ter­view que de le pratiqu­er sur le court dans son pre­mi­er vrai test face à Isner.

Jérémy Char­dy. La tête de série 32 s’est bien faite roust­er par un Is­tomin qui ne s’at­tendait sûre­ment pas à re­mport­er deux points sur trois en une heure vingt… Un bon en­traî­ne­ment au final pour l’Ouz­bek, et bientôt un rôle de sparring-partner pour Jérémy ?

Sec­tion « ser­vice mini­mum » :

Xavi­er Be­rtrand ac­cueil­le cette semaine de nouveaux amis :

Marcos Baghdatis a une fois de plus fait le show sur les terres de ses plus beaux exploits (photo DR)Mar­cos Baghdatis. De re­tour en forme de­puis quel­ques temps, Baby Nalby faisait plaisir à voir. Avec en plus un titre à Syd­ney et une re­montée sig­nificative au clas­se­ment, Mar­cos semblait être un de ceux qui pour­rait faire trembl­er le Top 10. Mais après une re­montée inespérée face à Ferr­er, « Baggy » a cette fois-ci ab­an­donné au troisiè­me tour face au dingo local, après un début de non-match assez tri­ste pour le pub­lic…

Tommy Haas. Le vétéran Al­lemand, au jeu et au ment­al cris­tallins, a assuré des pre­mi­ers tours pas évidents face à Greul puis Tip­sarevic (en cinq sets), mais n’a pas pu résist­er à un Tson­ga en mode Kind­er Bueno. A priori gêné à la han­che, Haas a flanché alors qu’il était pro­che d’em­men­er Tson­ga jouer le pre­mi­er match en cinq sets de sa carrière.

Nicolas Al­mag­ro. Le n°26 mon­di­al a souf­fert pour ses deux pre­mi­ers matchs, Xavi­er Mal­is­se puis Be­njamin Be­ck­er le pous­sant aux cinq man­ches dans des part­ies épro­uvan­tes. Mais il a pu s’offrir une récréation col­om­bien­ne qui lui lais­sera quel­ques for­ces pour la secon­de semaine.

Stanis­las Waw­rinka. Le daup­hin suis­se avait bien com­mencé la saison avec une fin­ale à Chen­nai face à Cilic, puis a passé facile­ment ses deux apéritifs à Mel­bour­ne. Mais la même as­per­ge Croate l’a forcé à quitt­er la table, en­core une fois bien trop tôt quand on con­nait le talent de Stan.

Philipp Kohlschreib­er. Le n°27 est logique­ment au troisiè­me tour. Il y a pris un set à un Nadal pre­sque pre­n­able, mais a lui aussi été frappé deux sets durant par l’épidémie décidément très virulen­te de PHMite aiguë.

Petit ex­ploit de­viendra grand (?) :

Louk Sorens­en. Il est des pays pour les­quels un tour passé en Grand Chelem équivaut à une vic­toire fin­ale pour d’aut­res na­tions… Si la Fran­ce semble par­fois, à trav­ers la gloriole af­fichée par ses médias, pre­ndre le chemin de ce minima de la gloire ten­nistique, c’est l’Ir­lande qui a touché son Graal cette semaine : Louk Sorens­en, 25 ans, 284e à l’ATP, habitué des Chal­leng­ers (un seul titre…) et des com­péti­tions in­terclubs (« pour as­sur­er les fins de mois ! »), est de­venu, après s’être ex­tirpé des qualifica­tions, le pre­mi­er joueur Ir­lan­dais à jouer dans un tab­leau final en Grand Chelem de­puis… Sean Sorens­en, son père, à Wimbledon en 1980 ! Au total, il n’est que le troisiè­me Irish à réalis­er pareil ex­ploit si l’on ajoute Mic­hael Hic­key en 1969 (Roland-Garros), et le quat­rième si l’on prend en com­pte Matt Doyle, natif de Califor­nie mais por­teur de la doub­le nationalité Irlando-Américaine, qui avait at­teint les huitièmes de fin­ale de l’US Open 1982. Louk Sorens­en est en­suite de­venu le pre­mi­er natif d’Ir­lande de l’ère Open à pass­er un tour en Grand chelem en bat­tant le Taï­wanais Lu, tom­beur de Nal­bandian en 2009. Taver­ni­er, one Gui­ness please !

Mar­sel Ilhan. Le joueur Turc a une nouvel­le fois passé un tour de Chelem en sor­tant des qualifica­tions, après l’US Open 2009. Tom­beur de Gros­jean, il a manqué de puis­sance pour con­tr­er El Bom­bardero Gonzo.

Florent Serra. Le seul Français à s’être ar­raché glorieuse­ment sur les co­urts, sor­tant suc­ces­sive­ment et en cinq sets le n°28 Melz­er puis Niemin­en, deux bons clients, avant de chut­er face à Mur­ray sans être ridicule pour autant.

Les matchs Veic / Koel­ler­er et Al­mag­ro / Mal­is­se. Ces deux re­ncontres font état d’une hal­lucinan­te statis­tique com­mune, les « net approac­hes » étant en effet créditées d’un 0/0 qui fut assurément épro­uvant pour les gour­mets du ten­nis « à la papa »…

Des WTABoss présen­tes au rendez-vous :

Les « Soul Sist­ers » Wil­liams. En huitièmes toutes les deux. Régime clas­sique sans extra pour Serena, à base de 6/0 et de 6/2, un peu plus étriqué pour Venus, avec des 6/1 en entrée et des 7/5 au de­ssert… At­ten­tion tout de même : pour Serena, avec un huitième face à Sam Stosur, et pour Venus avec la toujours tenace Fran­cesca Schiavone.

Just­ine Hénin. Un pre­mi­er tour entre com­pat­riote, un bon gros match pour sor­tir De­men­tieva, puis une gros­se re­montée pour franchir sans trop brill­er le troisiè­me tour face à un lance-missile soviétique, Just­ine fait claire­ment plaisir à voir, sans toutefois paraître in­touch­able. Son re­v­ers fait des mer­veil­les, et son envie d’aller au filet fait du bien au ten­nis féminin. Pour­vu que ça dure !

Di­nara Safina. Elle a survécu à une série de matchs pièges face à Bal­tacha, Strycova et Rybarikova, des ad­versaires délicates pour Di­nara puis­que toutes pro­ches de la 100e place mon­diale. Mais l’ex-n°1 décriée est toujours là, désor­mais moins exposée médiatique­ment (donc plus dan­gereuse ?). Et la famil­le ne peut com­pt­er que sur elle, désor­mais…

WTA Sec­tion « con­tre vents et marées » :

Yanina Wickmay­er. Il y avait bien deux joueuses Be­lges en huitièmes, avec un duel en prime, mais c’est la 16e mon­diale qui a re­joint Just­ine. Vic­time d’une sorte de doub­le peine en étant contra­in­te d’en pass­er par les qualifica­tions suite à une af­faire ob­scure de défaut de loc­alisa­tion dans le cadre de la lutte anti-dopage, Yanina n’est plus qu’à un match du Sept magique. La jeune Flaman­de est toujours in­vain­cue cette saison.

Les invités «sur­pr­ise» des 1/8 :

Lleyton Hewitt. L’ex-n°1 mon­di­al, toujours aussi populaire (notam­ment du côté de la planète Dagobah), a tran­quil­le­ment passé les tours de chauf­fe avant de pro­fit­er de l’aban­don de Baghdatis. Du coup, Rod­geur est con­tent, il aura bien droit à une séance d’onanis­me avec l’un de ses de­rni­ers toy’s favori !

Lukasz Kubot. En par­fait op­por­tunis­te, le Polonais pro­fite d’une con­jonc­ture tri­ple­ment favor­able : une par­tie de tab­leau avec du Rob­redo, du Gas­quet et du Youzhny, tous at­teints de maux di­v­ers (bobo genou, PHMite, bobo poig­net).

Ivo Kar­lovic. Aut­refois tête de série, le géant Croate s’est per­son­nelle­ment occupé de deux d’entre elles : Stepanek puis Ljubicic. Avec son arme uni­que, dépas­sant les 205km/h en moyen­ne de­puis le début du tour­noi, il a servi déjà 93 aces et gagné le point dans 86% des cas où sa première est passée. Lar­ge­ment de­vant Gonzo, Tson­ga puis Feder­er. Et d’après son match con­tre Juli­en Be­nneteau, il semblerait que Phil Defer soit même cap­able de tenir un échan­ge… tremble Nadal !

John Isner. Pas vrai­ment une gros­se sur­pr­ise, puis­que l’Américain est en pleine bour­re. S’il a eu des débuts délicats face à Seppi, il a sorti le Sorens­en de la bande à Bono, puis s’est en­gouffré dans la « marge » de Mon­fils.

Petits et gros cadors au rendez-vous des 1/8 :

Marin Cilic. Sans vrai­ment bien jouer ni con­vaincre, le Croate est en mode fonction­naire des co­urts, après avoir signé une mise à la re­traite (San­toro), co-rédigé un acte de nais­sance (Tomic) et li­cen­cié pour in­compét­ence récur­rente (Waw­rinka). Et il ris­que d’avoir à rédiger l’acte de décès de la Tour de Pise en huitièmes…

Fer­nando Gon­zalez. Après avoir fait sa Gon­zalez face à Nadal à l’US Open, on n’at­tend plus grand-chose du bâcheur Chili­en. Tom­beur d’Olivi­er Roc­hus dans un joli match, il a quand même peiné cinq sets face à Korolev. Mais Rod­dick devra se méfier en huitièmes, le ser­vice de Gonzo est l’un des plus per­for­mants jusqu’ici dans le tour­noi, et ses mines ne sont pas en­core réglées sur les bâches.

Jo-Wilfried Tson­ga. Il a franchi deux tours peinards face à des joueurs bien gen­tils, puis a franchi le test Haas en jouant plutôt bien et en montrant de l’envie lors de sa re­montée au quat­rième set. Il s’est plutôt écon­omisé, son ser­vice fait mal (81% de points gagnés derrière sa première sur ses trois matchs). Seul hic : sa volée est vrai­ment hésitan­te (53 points en 95 montées).

Fer­nando Ver­dasco. Il s’en sort bien : après une petite em­poig­nade avec un en­fant de la Ball, un en­traî­ne­ment avec un sparr­ing Uk­raini­en et une ex­hibi­tion d’un set avec un vétéran Aut­richi­en, il sera frais pour un huitième de fin­ale choc face au pon­giste de Severodonetsk.

Andy Rod­dick. Il s’est fait peur face à un Lopez in­spiré, après avoir marché sur De Bakk­er et Be­lluc­ci. Reste que son jeu semble en place : son ser­vice est là (72% de premières dans l’en­semble, 78% de points gagnés derrière, 69% derrière la secon­de, seule­ment 2 breaks concédés, 194 km/h de moyen­ne en première…), et son ratio win­ners/fautes di­rec­tes est lar­ge­ment créditeur (106/57). Il pour­rait être meil­leur en re­tour, notam­ment sur les points im­por­tants (11 bal­les de break con­vert­ies sur 44, mais 15 sauvées sur 17).

Nikolay Davyden­ko. Forcément très at­tendu, le Russe pour­rait ir­onique­ment em­prunt­er le sob­riquet de « FedExpress » tant il a déroulé lors des trois pre­mi­ers tours. 1h40 en moyen­ne par match, 17 jeux concédés, toutes ses statis­tiques sont au vert. Seul bémol : la faib­lesse de l’ad­versité. Mais Davy s’en va crois­er le fer avec un Ver­dasco tout autant épargné par le tirage au sort. Avec la per­spec­tive d’un re­ncard tor­ride avec Dieu en quarts de fin­ale…

Andy Mur­ray. Le plus im­populaire Top 5 du côté des 15-Lovers a été, de loin, le plus con­vain­cant à l’échauf­fe­ment. An­der­son re­nvoyé fissa à ses Chal­leng­ers, Gic­quel expédié cor­rec­te­ment, seul Serra aura vague­ment existé face à la Murène, dont le touché de balle a souvent fait mal (voir sa balle de match con­tre Serra). Ses stats sont éloquen­tes (124 winn­ers pour 79 fautes di­rec­tes, 54 montées gag­nantes sur 65, 78% de points gagnés sur première balle) sauf la fréqu­ence de ses premières, très faib­le (49,8%), ce qui pour­rait le fragilis­er face à un bon re­lan­ceur… PZ connaîtra t’il les joies des ef­fets di­latateur de la chaleur australe ?

Longue accolade entre del Potro et Blake à la fin de leur bras-de-fer du second tour (photo DR).Juan Mar­tin Del Potro. Sans doute aucun, le Top 5 le moins en forme ! Pre­sque 10 heures passées sur le court, pour écart­er du bon joueur (James Blake, dans un super thrill­er de 4h20 con­clu 10/8) mais aussi du très com­mun (Mic­hael Rus­sell, Florian Mayer qui lui colle même un 6/0 !). Juan Mar­tin sert moyen­ne­ment (59%), fait un paquet de fautes (167, seul Marin Cilic le talon­ne avec 161), n’est pas assez in­cisif (18 breaks réussis en 50 oc­cas­ions, 13 breaks concédés)… Il est très loin de son niveau de l’US Open et même du Mast­ers, et hor­mis sa paire de co­jones désor­mais familiè­re, il n’a pas été ras­surant !

Novak Djokovic. Très dis­cret, le Serbe fait un par­cours assez serein (Gimeno-Traver, Is­tomin) mis à part une al­er­te au pre­mi­er set face à Marco Chiudinel­li, mais pas glorieux non plus. Cer­taines de ses stats ne sont pas folic­honnes : 21 doub­les fautes, 114 fautes di­rec­tes pour 98 winn­ers, une secon­de balle faib­larde (à 43% gag­nante, le plus faib­le des cadors dans ce sec­teur). Mais il s’accroc­he (26 bal­les de breaks sauvées) et monte souvent (89 montées, juste derrière « A-Rod » à 111 et de­vant Rod­geur à 83). Contra­ire­ment aux aut­res, il a droit à une séance d’échauf­fe­ment sup­plémen­taire en huitièmes.

Rafael Nadal. Tran­quil­le dans ses deux pre­mi­ers matchs, le n°2 mon­di­al n’a pas eu à se défaire de gros pois­sons et a pu délivr­er quel­ques lifts à 5000 tours/minutes, his­toire de se re­faire une santé dans son fond de jeu. Mais la re­ncontre con­tre Kohlschreib­er a été bien plus laborieuse, l’Es­pagnol s’en sor­tant en quat­re man­ches face à un ad­versaire at­teint du syn­drome An­dreev. Ses stats sont par­fois moyen­nes : 86 winn­ers pour 84 fautes di­rec­tes, 43% de points gagnés en re­tour (derrière Fed, Mur­ray, Djoko et Davy), secon­de balle à 142km/h en moyen­ne. Mais il reste très per­for­mant dans cer­tains sec­teurs : 63% de première, 72% de points gagnés derrière, 57% derrière la secon­de (face à de modes­tes re­lan­ceurs cer­tes), 63% de réus­site sur les points im­por­tants (sauf Djoko à 61%, les aut­res sont aux al­en­tours de 55% au mieux), 42 volées gag­nantes sur 53 montées.

Roger Feder­er. S’il a pu faire peur lors de son pre­mi­er match face à la brute An­dreev, le n°1 mon­di­al s’est en­suite con­tenté de faire le boulot pour évacu­er Han­es­cu puis Mon­tanes. Mais on con­state à ses statis­tiques que malgré ce côté pépère, il reste en mode con­fort : la première fait mouc­he (63% passées, 81,5% de points gagnés), la secon­de as­sure, le reste suit globale­ment (117 winn­ers / 95 fautes di­rec­tes). Reste la frustra­tion re­ssen­tie lorsqu’on pense au joueur de 2004-06. Il semble moins dynamique, moins puis­sant, moins al­er­te, moins génial. Humain quoi. Quant à sa volonté af­fichée d’aller davan­tage vers l’avant, on s’aperçoit qu’avec seule­ment 83 montées (pour 63 payan­tes), il reste derrière un paquet de joueurs dans ce sec­teur. Il de­vrait pro­bab­le­ment se réveill­er après avoir fait « mumuse » avec le Hob­bit local. Ça tombe plutôt bien…

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Découver­te du ten­nis avec le run de Chang en 1989, que j'ai apprem­ment défendu lors de la fin­ale, pour mieux m'en mordre les doigts une fois découver­tes les moults fin­es­ses du jeu du grand Stefan... Fron­tali­er ob­lige, nour­ri à forte de dose de ten­nis teuton durant les 90's. Grand fan de Dédé, Kafel­nikov, Hin­gins, Maures­mo puis Fed.

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256 Responses to Un Australian très… Open

  1. MarieJo 24 janvier 2010 at 12:23

    surprise : 1 seul tiebreak joué pour les 2 super serveurs et un minima d’aces ? ben non nadal et murray sont meilleurs à la relance qu’eux 2 au service…
    à propos des tactiques de murray : s’il y en a un qui sait jouer les coups que nadal n’aime pas ou qui lui rendent la vie difficile c’est murray, tous leurs matchs sont créatifs dans ce sens… bcp l’amortie sur le revers de nadal, et la punition en 2è balle.
    nadal lui sait d’avance qu’il doit renter dans le court et dicter l’échange, et jouer le coup droit d’andy… ça lui change des tactiques au revers ;) bref, moi je me suis toujours régalée quand ces 2 là s’affrontent.
    je vois nadal légèrement favori, mais ça va se jouer en 4/5 sets minimum… j’en voit aucun des 2 dominer en 3 sets, sauf si nadal sort le grand jeu comme à wimb 2008.

    bon, allez roddick !

    • Elmar 24 janvier 2010 at 12:29

      A Wimb 08, Murray n’es pas à la hauteur de l’événement quand même.

      Sinon, effectivement, leurs matchs depuis ont été des régals. Je pense notamment à la finale de l’exhibtion à Abu Dhabi l’an dernier où j’ai vu pratiquer du tennis que j’avais rarement vu.

      Pour le quart qui s’annonce, j’espère surtout que les deux joueurs seront au max de leurs possibilités actuelles. Pour Nadal, je ne me fais pas trop de souci. Mais Murray peut se faire torcher en 3 sets en ne rentrant jamais dans le match, comme se fut le cas au dernier US Open par Cilic ou, pour prendre un affrontement contre Rafa, lors de la finale d’IndianWells.

  2. Jérôme 24 janvier 2010 at 12:37

    Je n’ai vu le match Delpo-Cilic qu’à compter du milieu du 4ème set. La fatigue de Del Potro était visible : il n’était pas en pleine possession de ses moyens, exactement comme l’an dernier à Montréal contre Murray.

    Ca devait dépendre de la prise de vue, mais j’ai trouvé que, hormis quelques énormes coups droits croisés de l’argentin, ça ne cognait pas très dur. J’ai déjà eu cette impression lors d’autres matches. Les balles y sont-elles pour quelque chose ? Mystère.

    J’ai en revanche du mal à suivre ceux qui donnent Murray favori contre Nadal en quart. Sur surface rapide, éventuellement oui, Murray peut beaucoup gèner Nadal. En particulier un Nadal fatigué. Ca avait d’ailleurs été le cas à l’US Open 2008 en demi, où Murray était déjà devenu Murray et où précisément Nadal était au bout du rouleau (4 mois de folie entre avril et août 2008).

    Je pronostique que Nadal va battre PZ, dans un match qui va être très accroché et épuisant pour les 2, mais qui pourrait faire 4 sets plutôt que 5. Et si ça se confirme, c’est tout bon pour Cilic ainsi que pour les cadors du haut de tableau.

    Enfin, même si le fait que Murray a remporté très facilement ses premiers matches peut être un indice, ça ne suffit nullement à prouver qu’il est le meilleur dans ce tournoi. Il faut quand même voir qui il a rencontré et comment ont joué ces joueurs de fond de classement.

    En revanche, je ne m’inquiète pas trop pour le service du scot. Quand Murray frappe comme une brute ses 1ères balles, comme on l’a vu au Masters de Londres, il n’est pas très précis alors qu’il est beaucoup plus efficace en 1ère balle quand il la travaille et la place.

    Je pense depuis qu’est sorti le tableau de cet OA que celui qui a le quart de tableau le plus facile, c’est à dire Djoko, bénéficie d’un avantage précieux sur les autres cadors.

    Voici mes pronos pour les demis :
    Fed-Djoko : Fed gagne en 5 sets
    Nadal-Cilic Nadal gagne en 5 sets

    Et en finale, Fed gagne, prenant sa revanche sur l’an dernier (sur le score, à mon avis en 4 sets).

    CQFD ;-)

  3. Elmar 24 janvier 2010 at 12:38

    Etonnant de voir Roddick monter systématiquement sur le coup droit de Gonzalez.

    • Kenny 24 janvier 2010 at 12:51

      A-rod est bien monté depuis le début du tournoi (une centaine de montées je crois)

    • Elmar 24 janvier 2010 at 12:54

      Ouais… ses intentions sont bonnes, mais sérieusement, il opère souvent le mauvais choix sur ses montées (OK, rien de neuf pour lui…).

      Il perd ce 2ème set un peu bêtement en ratant 2 balles de break à sa portée et en concédant son service sur la seule balle de break qu’il a à défendre et sur un point qu’il doit pouvoir conclure.

      Ca risque de durer 5 sets.

    • Kenny 24 janvier 2010 at 13:10

      je suis assez d’accord avec toi Elmar, mais je pense que s’il ne dégoupille pas, Andy a son jeu bien en place, suffit de voir sa régularité en revers. L’autre ne va pas pouvoir s’empêcher de retourner flirter avec son amie la bâche, à moins d’une infidélité avec les couloirs extérieurs…

      • Elmar 24 janvier 2010 at 13:13

        Ouais… mais faudrait aussi qu’il concrétise, l’ami Andy: il arrive au moins à égalité sur chacun de ses jeux de retours; il a eu des balles de break dans de très nombreux jeux différents… et pour le moment, les deux joueurs sont pourtant à égalité au score.

      • Kenny 24 janvier 2010 at 13:18

        t’inquiète, un bon chili faut savoir bien le préparer, bien le chauffer, après c’est facile ça se laisse faire tout seul…

  4. Guillaume 24 janvier 2010 at 12:50

    Je pense que c’est le top/flop le plus exhaustif jamais publié sous nos latitudes. C’est ce qu’on appelle du travail propre et net !

    Plié de rire sur Isner qui s’engouffre dans la « marge » de Gaël Monfils… Oysterman ? Ouais, ça me fait penser à ce groupe de gros bourrins là, le Blue Oyster Cult. Pas à dire, ça colle bien à Leurfils.

    A titre perso, mon seul bémol serait Hewitt en « invité surprise » des 8e ? T’es un peu vache, là. Il est à sa place en seconde semaine de tout GC sur surface dite rapide. Il pourrait même en faire – un peu – baver à la chèvre au prochain tour.

    Me reste plus que 3 joueurs dans le tableau : Djoko, Davy et Almagro. Et pour le dernier, ça risque d’être fin de parcours en 8e. Le carton sur cet OZ, ça pourrait bien être pour ceux, s’il y en a, qui ont pris Nadal / Davydenko / Cilic ou Roddick.

    • Kenny 24 janvier 2010 at 13:01

      je suis toujours vache avec Hewitt, mais quand j’ai vu sa tenue de combat façon Jeanne Mas l’autre jour, je me suis dit que c’était pas possible quoi… après je l’ai surtout mis en « surprise » car pas tête de série 1-16, et que je voyais plutôt Little Nalby passer… mais tu n’as pas tort, il est plutôt à sa place.

      Je pense que pour l’Odyssée, j’ai le record : seul me reste Davy…

    • Kenny 24 janvier 2010 at 14:44

      euh, sont vraiment flippant les blue oyster cult là ! tu les a sortis d’où ?

  5. Damien 24 janvier 2010 at 13:24

    Super récap Kenny, merci !
    J’ai pas vu beaucoup de matchs, mais effectivement, le favori qui semble se détacher c’est le Scot. 8 fautes directes seulement sur 3 sets c’est juste exceptionnel, et à moins que Nadal ne passe à la vitesse supérieure lors de leur affrontement, Murray va gagner, et facilement je pense (3 sets secs). Comme je l’ai déjà dit, sa constance en 1ere balle de service reste son point faible, il est toujours irrégulier de ce coté là.
    Nadal ne semble pas retrouver son jeu de 2008-début 2009. Ses stats en retour de service, et en fautes directes sont notamment très en-deça de ce qu’il a su faire.
    Delpo s’est logiquement fait sortir, je l’ai trouvé assez mou, pas très en jambes. Reste quand même un mental vraiment excepionnel pour son age, il gagnera d’autres GC c’est sûr.
    Sinon, après une écatombe en début de tournoi, mon équipe se montre performante depuis 2-3 jours : j’ai encore Davy, Cilic et Djoko.

  6. David 24 janvier 2010 at 13:30

    gonzalez donne une leçon de réalisme à Roddick dans le troisième. Mis sous pression il ne cède pas et breake à 4-4. Il sert pour le set

    • Elmar 24 janvier 2010 at 13:33

      Il est sur le point de voler son 2ème set.

      Roddick devenu trop passif.

      • David 24 janvier 2010 at 13:34

        c’est fait

    • Kenny 24 janvier 2010 at 13:34

      comme vous dites, leçon de réalisme, et de hold up…

  7. Kenny 24 janvier 2010 at 13:39

    j’ai vu les stats de rod au filet, du 50%, très en dessous de son début de tournoi. ok c’est du lourd en face, mais comme tu disais Elmar, il ne fait pas les bons choix de montées…

  8. Franck-V 24 janvier 2010 at 13:41

    Voir Gonzo se profiler, voire cueillir Cilic au tour suivant n’est pas forcément une bonne nouvelle..

    On risque le non match en 1/2 comme à l’US Open.

    Tandis qu’A-Rod sera peut-être dominé, battu, mais au moins, on est sûr qu’il ferait son match.

  9. Elmar 24 janvier 2010 at 13:46

    Vais quand meme dire un truc positif sur Gonzo: il fait étonnamment peu de fautes et se montre agressif sur les points importants.

  10. Elmar 24 janvier 2010 at 13:47

    Le match se joue maintenant.

  11. Benoît 24 janvier 2010 at 13:52

    On parlait d’un certain déficit de puissance chez Fed ces dernières années, je trouve que Roddick n’est pas en reste non plus de ce côté là. En dehors du service qu’il frappe un peu moin,s fort qu’il y a quelques années, c’est en coup droit qu’il frappe avec beaucoup moins de puissance. Il recouvre plus la balle mais le lift est peu efficace… Gonzo nous fait une Gonzalez en frappant tout ce qui bouge, mais A-Rod fait des prodiges en défense. Je pense que si l’Américain s’en sort dans ce set, ce sera gagné.

    • Franck-V 24 janvier 2010 at 13:59

      Moi, ce qui me semble, globalement, puisqu’on avait parlé de la rapidité des surfaces, c’est que ce PX n’a rien à voir avec l’US Open.

      Ajouté au fait que ça prend beaucoup mieux le lift, je n’ai jamais retrouvé le même DP, je veux bien que son poignet soit en berne, mais c’est aussi le cas d’Isner par exemple. Je n’ai pas vu tellement de coups de pétard mais des coups de défense improbables.

      C’est une surface intermédiaire entre TB et Decoturf.

      Après y’a la météo, les balles tout ça.. certes, mais bon.

  12. David 24 janvier 2010 at 14:04

    Je ne trouve pas que ce soit tellement un hold up si gonzalez l’emporte : je le trouve plus solide que l’américain dans le jeu et celui-ci se repose tout de même essentiellement sur son service ( vous me direz ça ne change guère de d’habitude…)

    • Kenny 24 janvier 2010 at 14:37

      avec 50% de première, je suis pas sûr que rod se repose sur son service… beaucoup d’échanges au contraire dans ce match je trouve…

  13. Franck-V 24 janvier 2010 at 14:09

    Bon, tous les streams lagueny là, ça saoule, atdhe, fromsport, si qqu’un a un truc stable merci :-)

    • DIANA 24 janvier 2010 at 14:14

      Canal!!!!

    • Franck-V 24 janvier 2010 at 14:18

      J’ai rendu mon décodeur en 2008, les comm’ de Viard me saoulaient :mrgreen:

  14. David 24 janvier 2010 at 14:19

    roddick rate l’inratable sur balle de set. Egalité

  15. David 24 janvier 2010 at 14:24

    Il a de ces corones le chilien. Quatre balles de set sauvées dont un décalge coup droit énorme.

  16. DIANA 24 janvier 2010 at 14:24

    D’accord pour Viard, y’a pas pire croque-mort !!!

  17. Kenny 24 janvier 2010 at 14:35

    alors, le gonzo va t’il nettoyer la ligne again ?

    • fieldog 24 janvier 2010 at 14:36

      En tout cas là il risque de dégoupiller :mrgreen:

  18. Franck-V 24 janvier 2010 at 14:36

    Hébé, vont être frais le vainqueur de ce match et Cilic, pour peu qu’il remettent ça en 1/4.

    Plus que jamais, le finaliste est à chercher dans l’autre 1/4.

  19. David 24 janvier 2010 at 14:36

    Voila cinquième set. Le chilien a craqué alors qu’il menait 10-0 sur son service. On a eu droit en plus à une engueulade avec l’arbitre sur la balle de set. Va-t-il balancer la fin du match, là est la question!!

    • Franck-V 24 janvier 2010 at 14:38

      vaut mieux qu’il balance maintenant , j’espère même, le spectacle de l’US m’a refroidi avec ce Gonzo là.

  20. David 24 janvier 2010 at 14:37

    euh 40-0 sur le service

  21. Benoît 24 janvier 2010 at 14:40

    C’est sûr que le vainqueur du quart Cilic-Roddick (je me mouille !) sera pas frais comme un gardon, mais quid 1/4 entre Nadal et Murray ?

    • Franck-V 24 janvier 2010 at 14:42

      Pour Nadal, ça ne changera rien de toute façon.

      ça peut jouer pour Murray, mais lui n’a pas traîné sur le court, Cilic et Rod, ça commence à faire…

  22. David 24 janvier 2010 at 14:44

    Et voilà break roddick d’entrée.

  23. Benoît 24 janvier 2010 at 15:11

    68 winners pour 17 fautes directes pour A-Rod… hallucinant !

    • David 24 janvier 2010 at 15:16

      certes mais surtout au service où ça a cogné très fort. C’est plutôt le chilien qui faisait le jeu à mon sens. Roddick a eu le mérite de sortir de sa passivité à la fin du quatrième set et ça a payé.

  24. David 24 janvier 2010 at 15:11

    Roddick s’en sort, mais ne m’a pas tellement convaincu. Il lui faudra être plus convaincant, hormis au service. Cilic ne dégoupillera pas lui…

    • fieldog 24 janvier 2010 at 15:16

      Au contraire, je l’ai trouvé en jambes, très bon en défense et avec des schémas de jeu simples mais relativement efficaces en attaque. C’est surtout Gonzo qui fait son match et on sait tous qu’il peut être redoutable quand ça rentre. D’ailleurs le ration winners/fautes directes posté par Benoit juste au-dessus en atteste.

    • Kenny 24 janvier 2010 at 15:17

      je te trouve un peu dur avec rod, son service n’a pas été le seul point sur lequel il a dépassé gonzo : au retour également (35% de points gagnés contre 25%), et dans le fond de jeu (68/17 dans le rapport winners/fautes directes, contre 83/49)… le hic pour rod, ce sont les points chauds, là le chilien a été bien plus incisif et réaliste sur ces points là.

      • David 24 janvier 2010 at 15:22

        Peut-être suis-je un peu dur. En fait la sensation que j’ai c’est que le chilien aurait pu l’avoir en quatre sets car il tenait remarquablement la pression pendant deux sets.
        A 5-6 il mène 40-0 et perd cinq points d’affilée, ce qui le met totalement hors du match.C’est dommage

      • Kenny 24 janvier 2010 at 15:25

        oui ça c’est certain, jusqu’à la toute fin (sur le challenge donc) du 4ème set, Gonzo a tout pour gagné en 4… mais Rod se bouge le luc à ce moment là, il n’attend pas de faire son Karlovic et fait ce qu’il faut aussi

        • David 24 janvier 2010 at 15:29

          C’est vrai. Et je trouve paradoxal que Gonzalez baisse si vite les bras dans le cinquième ( comme en quarts à l’USO contre Nadal ), en sachant qu’il a le plus gros pourcentage de balles de break sauvées en 2009, ce qui doit normalement témoigner d’un bon mental.

      • Franck-V 24 janvier 2010 at 15:39

        Là, seulement il a seulement baissé les bras dans le 5°, à l’US Open, c’était après le 1er set… quoiqu’il aurait pu faire comme à Bercy, aller se coucher parce qu’il était trop tard…

        • David 24 janvier 2010 at 15:43

          C’est vrai y a du progrès !!

  25. fieldog 24 janvier 2010 at 15:12

    A-Rod continue sa route. Toujours 2 joueurs dans ma team…

    Pris à partir du 4ème set. Ca cognait fort côté chilien mais l’américain à montrer plus de constance. Bravo à lui!

  26. Damien 24 janvier 2010 at 15:17

    Victoire mérité pour A-Rod que j’ai trouvé vraiment très bon sur ce match, même en revers.
    Depuis un ou 2 ans il a certe baissé en vitesse de 1ere balle, mais c’est essentiellement parcequ’il le place plus souvent : l’an dernier il a terminé avec le meilleur % de 1er service, devant même Verdasco il me semble. Bref, il assure un peu plus sa 1ere.

  27. Antoine 24 janvier 2010 at 16:02

    A Rod a fini par liquider Gonzo comme il aurait du le faire bien avant s’il avait mieux joué les points importants: 4 balles de break gagnées sur 18 contre 2 sur 4 pour Gonzo..Ce dernier me parait avoir notablement progressé en revers; pas mal de revers gagnants le long de la ligne qui ont fait bcp de mal à Rod mais au bout de trois heures de jeu, il n’y avait plus qu’un joueur sur le court qui courait encore et le 6-2 final est mérité..Gonzo était cuit quand il a perdu le 4ème, il le savait et c’est pour cela qu’il a à moitié pêté les plombs..

    Assez maladroit par moment Roddick, des choix stupides aussi (un nombre incroyable de montées en slice de revers à mi court sur le coup droit de Gonzo) mais très solide quand même avec un minimum de fautes dans un cinq sets (17)..Comme Cilic, c’est tout l’inverse (71 contre Del Po !), Roddick gagnera son billet pour les demies ou il prendra le rescapé de Nadal- Murray. Cela m’étonnerait quand même qu’il aille en finale Rod; la vraie demie finale du bas du tableau, c’est le quart entre les deux autres et je pense que c’est le vainqueur de ce match là qui ira en finale..

    J’ai envie de dire la même chose à propos des futurs quarts du haut du tableau, mais on verra demain après les 1/8ème qui pourraient réserver qq surprises et pas tellement dans le bas du tableau parce que Kubot ne va pas battre Djoko et Almagro qui joue avec son poignet gauche fracturé et qui porte une attelle le reste du temps ne vas pas battre Tsonga mais les deux autres sont plus ouverts..

    Possible bien sûr que le Suisse dérouille Hewitt vite fait bien fait mais cela m’étonnerait. Il est difficile à battre chez lui et à l’US Open, il a quand même fait jeu égal avec le Suisse jusqu’à la fin du troisième avant de perdre en quatre sets…mais bon, le Suisse passera..Le 1/8ème le plus ouvert, c’est quand même Davydenko, qui se promène pour l’instant, contre Verdasco qui est super frais aussi et qui joue bien..Si Davydenko perd ce match, c’est qu’il n’arrivera jamais à rien en GC….personnellement, je souhaite qu’il le gagne car j’ai hâte de voir Davydenko, qui répond maintenant longuement aux journalistes qui lui demande ce qui va se passer en Russie s’il gagne le tournoi, jouer un vrai match contre Federer…pas un match en deux sets gagnants ou un match au tournoi de Berck-sur-Golfe, mais un vrai match ou cela compte vraiment…Et après on verra bien si Davydenko continue à répondre à des questions idiotes…J’ai évidemment ma petite idée là dessus…

    • David 24 janvier 2010 at 16:12

      Je me suis fait la même réflexion sur le revers de Gonzalez. Quand on le compare avec celui de 2007, on se dit que Federer n’aurait peut-être pas gagné l’OA…

      • Antoine 24 janvier 2010 at 17:42

        Il lui aurait tout au plus pris un set: à l’OA il y a trois ans, Federer était imbattable et n’a pas perdu un set du tournoi..

  28. David 24 janvier 2010 at 16:22

    Globalement, les tops joueurs ont tout de même progressé : Roddick et Gonzalez ont fait des efforts notables en revers, les volées de Davydenko sont beaucoup plus fréquentes, Tsonga travaille le retour…

  29. Franck-V 24 janvier 2010 at 16:25

    La décision de Murray de ne pas défendre son titre à Doha, et de perdre volontairement sa 4° place pour 10 petits points lors du tirage au sort aura finalement eu des conséquences. C’est peut-être le bon calcul, on verra. Soit une rampe de lancement, soit encore un peu plus de pression pour la suite.

    DP n’a pu tenir son rang de TS 4, ce n’est pas une critique, son parcours n’est pas déshonorant et il a eu un parcours délicat à négocier.

    Enquiller l’AO derrière l’US pour un novice , ça aurait quand même été une première, du moins, il me semble.

    Les premiers animateurs de la saison sont toujours là (Davy, Cilic, Roddick), les deux derniers ont été testés, le premier pas vraiment, ça tombe bien, Verdasco le « promeneur de Kooyong » semble au point, lui aussi :-)

    En haut, ça paraît drôle de le dire, mais des 1/4 Hewitt-Verdasco et… Almagro-Kubot restent possibles :-)

    Kubot, c’est quand même exagéré mais l’AO n’est-il pas le GC des révélations? :mrgreen:

    • Alex 24 janvier 2010 at 20:07

      Kubot,c’est pas le vrai nom de famille de Serena ? :lol:

  30. Antoine 24 janvier 2010 at 17:41

    Pourquoi chercher en permanence des excuses à Del Porto ? En quoi son parcours était il plus délcat que celui de Cilic ? de Nadal ou de Roddick pour ne citer que ces exemples..Ce qui aurait été étonnant, c’est qu’il gagne ici, encore que beaucoup le voyait parmi les plus sérieux candidats au titre, mais ne pas arriver à aller en quarts alors qu’il y était l’année dernière et qu’entretemps il a gagné l’Us Open, on peut appeler cela comme on veut mais pour moi, cela s’appelle une contreperformance..

    Il faut quand même voir que l’US Open est le seul et unique tournoi important que Del Potro ait gagné dans sa carrière. Il a une finale de Masters à son actif également mais c’est tout..C’est incroyable de s’imaginer que le type va se mettre en enquiller les GC les uns après les autres au motif qu’il a gagné l’US Open. Quand on en gagne un gros et même un très gros à 20 ans, le plus fréquent, c’est d’attendre ensuite un moment avant d’en gagner un deuxième..même quand on s’appelle Sampras..S’il en gagne un nouveau dès cette année, ce sera un exploit qui signifiera qu’il faut le compter parmi les futurs très grands..Pour l’instant, on est loin du compte. Je trouve sa présence raffraîchissante mais il ne faut pas le voir plus beau qu’il n’est…

    • Alex 24 janvier 2010 at 19:59

      Il y a un contre-exemple flagrant qui me vient à l’esprit c’est Jim Courier,le Nelson Monfort australien du moment.Il avait digéré très vite sa première levée (jeu de mots inside) à Roland en enquillant l’Australie neuf mois plus tard puis encore Roland,et encore l’Australie 93,soit quatre chelems empochés comme des lettres à la poste (re jeu de mots inside) entre 20 ans trois quarts et 22 ans et demi à peu près.

      Certains avaient imaginé en Jean-Martin du Benco son successeur en quelque sorte.Il semble qu’il devrait suivre un modèle entre Sampras et Safin.

    • Franck-V 24 janvier 2010 at 20:50

      Oui, Courier, c’est l’exemple le plus proche de « l’enchaîneur infernal ».

      Ceci dit, ce n’est jamais arrivé qu’un débutant enquille sur le GC suivant.
      Ce qui se comprend aisément.

      Souvent les plus précoces débutent sur TB et n’ont pas le jeu abouti (souvent ne l’ont jamais) pour survivre à la transition sur gazon.

      Débuter à Wimbledon cosy (très rare) comme Becker impose de survivre à l’enfer New-Yorkais.

      Débuter à l’US Open c’est très fort, et pas à la portée de n’importe qui, donc paradoxalement, ça pourrait être l’enchaînement le plus « évident » à l’AO pour des motifs de surface proche et de temps suffisant pour digérer son premier exploit.
      Maintenant, DP rêverait sûrement plus d’un destin à la Sampras qu’à la Courier :-)

      Un cas intéressant tout de même, Djokovic qui fait finale à l’US 07, gagne l’AO 08 et a de légitimes visées sur le RG qui suit… seulement stoppé dans sa lancée (et sa confiance) par le Nadal 08. Pas mal.

  31. Franck-V 24 janvier 2010 at 18:03

    Euh Antoine, je ne sais pas si ton comm’ s’adresse à moi, mais c’est exactement ce que je dis , du moins, ton 2° paragraphe..qui contredit le 1er du reste.

    Dans le 1er, tu dis que c’est une contre perf de tomber contre Cilic.
    Dans le 2°, que c’est normal de digérer une grosse perf, même quand on s’appelle Sampras.

    Faudrait savoir.

    Je ne cherche pas d’excuse à DP, je parle bien de digestion et Cilic qui l’avait déjà ennuyé au 1er set à l’US est un client pour top 5 désormais depuis l’US Open (Murray) et Pékin (Nadal).

    Faudrait pas oublier que lui aussi confirme, et des types (hors top 5) qui ont les scalps de plusieurs top 5 justement en si peu de temps… y’en a pas des masses..hors Davydenko.

    De plus, depuis RG, il tiens son rang de TS dans tous les GC, à Wimbledon contre Haas, ça tient à peu de choses. Sinon seulement tombé sur Murray, DP et là, au pire.. Roddick, on a déjà vu moins régulier.

    On ne va pas faire la même erreur qu’on a fait avec DP à RG… pour dire que Fed n’y avait battu personne, on va voir ce que fera Cilic cette année, et en fin de saison, cette défaite de DP apparaîtra peut-être moins comme une contre perf…

    Du reste, c’est la victoire de DP sur Nadal à Miami l’an passé, qui l’a libéré du complexe top 5, on a vu la suite.

    • Franck-V 24 janvier 2010 at 18:10

      Purée, à l’AO 09 il perd contre DP et à l’US 08 sur Djokovic.

      A Wimbledon 09, c’est Haas, après balles de match, qui fait le RG, Halle et Wimbledon qu’on sait.

      C’est vraiment pas une honte de tomber sur ce gars-là, qui suis une progression lente mais régulière depuis plus d’un an..

      • Antoine 24 janvier 2010 at 18:30

        Non, Franck mon post ne te visait pas..Je ne trouve pas que les deux paragraphes soient contradictoires: entre perdre en 1/8ème et gagner le titre, il y a une marge..et perdre en 1/8ème, c’est quand même bien une contreperf même si c’est contre Cilic qui est très bon mais 14ème quand même..maintenant, si Cilic gagne le tournoi, cela sera différent: on pourra toujours se dire qu’il a perdu contre le futur vainqueur. Sinon, je disais simplement qu’il était irrégulier au vu de ses stats contre Del Po: un winner, une faute directe et contre Roddick, il y aura trop de fautes directes pour qu’il puisse passer je crois…

  32. Ulysse 24 janvier 2010 at 18:07

    Belle recap de la semaine. Une nouvelle plume de qualité vient enrichir l’arsenal de 15-Love.

  33. martin 24 janvier 2010 at 18:29

    Je vous rappelle mes pronos d’hier :

    - Murray bat Isner en 4 (au bout de 3 jeux, j’ai posté que Miurray gagnrait en 3…)

    - Nadal bat Karlo en 4

    - Cilic bat JMDP en 3 (bon, là OK, je me suis planté, c’était en 5)

    Roddick bat Gonzo en 5.

    Quarté gagnant, me semble-t-il.

    Un article sur ce superbe match Gonzo vs Roddick arrive bientôt sur 15LT.

    Sur lé débat JMDP, j’estime que son statut de vainqueur à l’USO, de surcroit face au quintuple vainqueur de l’épreuve, ne signifie pas forcément que sa défaite en 1/8 soit une contreperformance. Tout dépend contre qui tu tombes, et du niveau proposé ce jour-là par l’adversaire. Cilic a été très bon, il devrait passer le pochain contre Rod, et la défaite de JMDP n’est pas infamante pour lui.

    Nous avons eu quelques 1/8 de finale de très haut niveau cette année, et je suis ravi que les relanceurs (Murray et Nadal) l’aient emporté sur les serveurs (Isner et Karlo). Les meilleurs joueurs de tennis ont gagné, tout simplement. Ce n’est que justice.

    JMDP, tout comme Cilic, seront deux des tout meilleurs joueurs du monde dans les annés à venir, au contraire de Karlo et Isner. Enfin… je le souhaite. Cilic est un super joueur, mais je lui prédis une défaite en 1/2 contre le vainqueur de Murray/Nadal (je mise sur Nadal).
    Le vainqueur du tournoi est à choisir entre Fed, Davy, Murray et Nadal.
    Tsonga peut battre Nole. Sinon, le vainueur de Davy/Fed le battra.

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