Je t’aime, moi non plus… (1/2)

By  | 23 février 2012 | Filed under: Histoire

Dans la série « En­semble, pour le meil­leur et pour le pire », ces co­u­ples se sont affrontés à plusieurs re­prises en fin­ale de Grands chelems. Re­tour sur les joutes de ces in­sépar­ables du de­rni­er di­manche !

  • Ivan Lendl – John McEn­roe : 3 fin­ales (2-1)

Le robot venu de l’Est face au fan­tasque Américain au touch­er divin, le grégaire forçat du travail con­tre le génie dont la plume est la raquet­te. Tous les in­grédients sont réunis pour pro­duire des « clashs » mémor­ables entre ces deux joueurs. Si on ajoute à ce co­cktail ex­plosif un zeste d’an­tipat­hie récip­roque et d’al­lumages au filet, on ob­tient une des plus be­lles rivalités du ten­nis. Le détail de leurs fin­ales:
- Roland-Garros 1984 : Lendl 3/6, 2/6, 6/4, 7/5, 7/5
- US Open 1984 : McEn­roe 6/3, 6/4, 6/1
- US Open 1985 : Lendl 7/6, 6/3, 6/4

Le match : En 1984, « Big Mac » est trois clas­ses au de­ssus du lot. Il est sur une série de 41 succès con­sécutifs et at­teint aisément la fin­ale de Roland-Garros. Face à lui se dres­se Ivan Lendl (af­fectueuse­ment sur­nommé “chick­en” par Con­nors), le seri­al loser du cir­cuit avec ses quat­re fin­ales du Grand chelem per­dues. Au som­met de son art, McEn­roe re­mpor­te les deux pre­mi­ers sets (6/2 6/3). Malgré la perte du troisiè­me set, il semble s’ac­hemin­er vers la vic­toire quand il mène 4-2 dans le quat­rième, mais Lendl s’accroc­he pour fin­ale­ment re­mport­er le set. McEn­roe ob­tient deux nouvel­les bal­les de break au cin­quiè­me à 3-3 : sur la première, Lendl glis­se mais le coup droit de Mac est trop long. Sur la deuxième (point qui com­m­ence à 3:35 de cette vidéo), Mac n’a qu’à plac­er un pass­ing le long de la ligne. Hélas, son coup droit finit dans le filet, et McEn­roe vient de laiss­er pass­er sa chan­ce. Fatigué, il finit par s’inclin­er face au riant tchèque.

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  • Boris Be­ck­er – Ivan Lendl : 3 fin­ales (3-0)

Be­ck­er, ou la via crucis de Lendl en Grand Chelem. Il suf­fisait à Boris de voir le Tchèque de l’autre côté du filet pour se motiv­er et montr­er au monde en­ti­er que, à défaut d’être le n°1 au clas­se­ment, le plus fort c’était lui. L’Al­lemand s’est régalé, bar­rant systématique­ment Lendl dans sa quête du Graal à Wimbledon, et l’abat­tant égale­ment à l’US Open, à l’Open d’Australie et au Mast­ers. Le détail de leurs fin­ales :
- Wimbledon 1986 : Be­ck­er 6/4, 6/3, 7/5
- US Open 1989 : Be­ck­er 7/6, 1/6, 6/3, 7/6
- Australian Open 1991 : Be­ck­er 1/6, 6/4, 6/4, 6/4

Le match : En ce début 1991, après un par­cours tor­tueux Be­ck­er par­vient pour la première fois en fin­ale de l’Open d’Australie. En cas de vic­toire, il at­teindra fin­ale­ment cette première place mon­diale qu’il con­voite de­puis deux ans. Le de­rni­er ob­stac­le sur son par­cours est le doub­le tenant du titre Lendl. Tendu par l’enjeu, ap­parem­ment en délicates­se avec son dos, Be­ck­er est com­plète­ment dominé lors d’une première man­che où il passe plus de temps à maugréer en al­lemand qu’à jouer. Il finit par se calm­er et à mettre en place son jeu à par­tir du deuxième set. A l’instar de sa demi-finale (per­due) con­tre Agas­si à l’US Open 1990, Be­ck­er ne suit pas systématique­ment ses premières bal­les au filet mais décide plusieurs fois de soutenir l’échan­ge du fond du court face à Lendl. Bien que pas toujours payan­te, cette tac­tique a le mérite de faire dout­er Lendl qui ne sait pas vrai­ment à quoi s’at­tendre sur les ser­vices de Be­ck­er (montée au filet ou échan­ge de fond de court ?) et se sent moins en sécurité sur ses pro­pres jeux de ser­vice. Malgré une belle résis­tance du Tchèque, Boris a désor­mais le match en main et pliera l’af­faire en 4 sets. Il peut laiss­er ex­plos­er sa joie, il est fin­ale­ment n°1 !

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  • Boris Be­ck­er – Stefan Ed­berg : 3 fin­ales (1-2)

Nombre d’éléments op­posaient ces deux anges blonds : la fougue al­leman­de con­tre le calme suédois, la puis­sance con­tre l’élégance et le touch­er, la super­star con­tre l’homme dis­cret. Ils avaient cepen­dant en com­mun leur pro­fond at­tache­ment au gazon, et en par­ticuli­er celui de Wimbledon. Ils poussèrent cet amour au point de mono­polis­er la fin­ale de 1988 à 1990. Le détail de leurs affron­te­ments :
- Wimbledon 1988 : Ed­berg 4/6, 7/6, 6/4, 6/2
- Wimbledon 1989 : Be­ck­er 6/0, 7/6, 6/4
- Wimbledon 1990 : Ed­berg 6/2, 6/2, 3/6, 3/6, 6/4

Le match : La vic­toire sur­pr­ise d’Ed­berg en 1988 et la cor­rec­tion in­flig­ée par Be­ck­er en 1989 ont laissé les amateurs sur leur faim, orphelins d’une fin­ale en cinq sets de­puis 1982. Le début de cette belle entre les deux jar­dini­ers semble mal­heureuse­ment présager une nouvel­le fin­ale décevan­te, tant Be­ck­er est amorphe et Ed­berg est éblouis­sant durant ces deux pre­mi­ers sets qu’il re­mpor­te aisément. Au début de la troisiè­me man­che, Be­ck­er donne fin­ale­ment des sig­nes de réveil, ses re­tours de ser­vice s’améliorant petit à petit. Il breake Ed­berg et réussit à con­serv­er l’avan­tage pour gagn­er le set. Il élève en­core son niveau dans le quat­rième set, breakant 2 fois le Suédois pour le pouss­er à un cin­quiè­me set décisif. Mené 15-40 sur son pre­mi­er jeu de ser­vice, Be­ck­er s’en sort et breake le Suédois pour mener 3-1. La messe semble dite mais c’est sans com­pt­er sur la hargne d’Ed­berg qui re­col­le au score et réussit à break­er Be­ck­er à 4-4 sur un somptueux lob de re­v­ers. Il con­clut fin­ale­ment le match sur son ser­vice pour re­mport­er son deuxième (et de­rni­er) titre lon­doni­en.

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  • Jim Co­uri­er – Stefan Ed­berg : 3 fin­ales (2-1)

Jim Co­uri­er vs Stefan Ed­berg, ou le tan­dem au som­met de mi-1991 à mi-1993. Le pur pro­duit de l’école Bol­lettieri au re­v­ers style « baseball » et au coup droit ravageur se révèle au monde en re­mpor­tant Roland-Garros en 1991, bat­tant au pas­sage le Suédois. Leur duel pour la première place mon­diale se pour­suiv­ra jusqu’à l’avène­ment du vrai dominateur de la décen­nie, Pete Sampras. Le détail de leurs fin­ales :
- US Open 1991 : Ed­berg 6/2, 6/4, 6/0
- Australian Open 1992 : Co­uri­er 6/3, 3/6, 6/4, 6/2
- Australian Open 1993 : Co­uri­er 6/2, 6/1, 2/6, 7/5

Le match : L’US Open 1991 est le tour­noi décisif durant lequel se décidera le de­stin de la première place mon­diale entre Boris Be­ck­er et Stefan Ed­berg. Longtemps maudit sur le ci­ment américain, la logique voud­rait que ce soit l’Al­lemand qui main­tien­ne sa place de n°1. Mais con­tre toute at­tente, Boris (di­minué par une bles­sure à la cuis­se) s’incline au troisiè­me tour face à Paul Haar­huis, tan­dis que le Suédois ar­rive sans faire de bruit en fin­ale où l’at­tend la révéla­tion de l’année, Jim Co­uri­er. Im­pres­sion­nant tout au long du tour­noi (aucun set perdu, y com­pris face au tenant du titre Sampras en quarts et face à Jimmy Con­nors en de­m­ies, auteur d’un for­mid­able tour­noi), Big Jim semble le favori, sur­tout au vu de leurs précéden­tes re­ncontres en Grand chelem en 1991 (dif­ficile vic­toire d’Ed­berg en 5 sets à Mel­bour­ne, vic­toire de Co­uri­er en quarts de Roland-Garros). Mal­heureuse­ment pour lui, Ed­berg sor­tit ce jour-là le match le plus ab­outi de sa carrière en Grand chelem : in­touch­able au ser­vice, in­trait­able en re­v­ers, im­plac­able au filet, Stefan ne lais­se aucune chan­ce à l’Américain, totale­ment sonné au point d’en per­dre sa lucidité (à un mo­ment du match Jim con­tes­te avec véhémence auprès de l’ar­bitre un ser­vice d’Ed­berg, sans même se re­ndre com­pte que le juge de ligne avait en fait déjà stoppé le jeu pour faute de pied d’Ed­berg…). 6/2, 6/4, 6/0 : une sévère leçon de ten­nis of­fen­sif as­sor­tie d’une bulle. Mais l’Américain montrera en 1992 et 1993 l’avoir bien re­tenue.

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  • Bjorn Borg – Jimmy Con­nors : 4 fin­ales (2-2)

Borg vs Con­nors, ou le mariage avec sépara­tion des biens : Wimbledon et sa tradi­tion au gentleman Suédois, l’US Open et son chaos au bouil­lonnant Américain. Si leurs carrières ont été as­ymétriques (brève pour le Suédois, lon­gue pour l’Américain, domina­tion in­itiale de Con­nors, domina­tion fin­ale de Borg), le résul­tat de leurs fin­ales est par­faite­ment sym­étrique :
- US Open 1976 : Con­nors 6/4, 3/6, 7/6, 6/4
- Wimbledon 1977 : Borg 3/6, 6/2, 6/1, 5/7, 6/4
- Wimbledon 1978 : Borg 6/2, 6/2, 6/3
- US Open 1978 : Con­nors 6/4, 6/2, 6/2

Le match : Après le super­be mano-à-mano en fin­ale de l’US Open 1976, tout le monde at­tend avec im­pati­ence cette fin­ale 1977 de Wimbledon entre les deux dominateurs du ten­nis mon­di­al. Et on peut dire qu’il ne seront pas déçus ! Nos deux las­cars dis­putent cinq sets haletants, pleins de re­bon­disse­ments. Après un ex­cel­lent début, Con­nors bais­se petit à petit de niveau, jusqu’à s’ef­fondr­er dans le troisiè­me set 6/1. Il s’accroc­he désespérément pour re­mport­er de just­es­se le quat­rième, mais Borg semble im­per­turb­able et con­tinue sa marche en avant pour mener 4-0, 40/30. Dos au mur et n’ayant plus rien à per­dre, Con­nors fait sien­ne la de­v­ise « ça passe ou ça casse » et at­taque comme sourd toutes les bal­les… et ça passe ! Il re­col­le en 10 minutes à 4-4 face à un Borg com­plète­ment tétanisé et mène 15/0 sur son ser­vice. Plus de doute, tel un TGV lancé à pleine vites­se plus rien ne semble pouvoir l’arrêter… à part lui-même ! Il réalise une double-faute qui semble an­odine mais mar­que en réalité le bas­cule­ment définitif du match. Re­prenant con­fian­ce, Borg mar­que les 7 de­rni­ers points du match pour re­mport­er le titre et déboulonn­er l’Américain du trône de n°1 qu’il oc­cupait sans relâche de­puis juil­let 1974.

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Dans le pro­chain épisode :
Borg – McEn­roe : 4 fin­ales (1-3)
Djokovic – Nadal : 4 fin­ales (3-1)
Lendl – Wiland­er : 5 fin­ales (2-3)
Agas­si – Sampras : 5 fin­ales (1-4)
Feder­er – Nadal : 8 fin­ales (2-6)

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419 Responses to Je t’aime, moi non plus… (1/2)

  1. William 23 février 2012 at 20:00

    Davydenko mène largement dans le jeu mais perd les points qui coûtent cher, ce coup droit dans le couloir à 3-2 Del Potro par exemple.

  2. William 23 février 2012 at 20:02

    Je ne sais pas si tout le monde a vraiment « compris comment jouer ce gros lourd » mais il faut dire que Davydenko joue très bien aujourd’hui… Il vient finir les points au filet, ce qui ne gâche rien…

  3. William 23 février 2012 at 20:06

    C’est fou comme Del Potro a perdu en faculté de « tuer le point », de se créer une ouverture pour coller une praline. Tsonga et Berdych font ça bien mieux que lui maintenant.

  4. Antoine 23 février 2012 at 20:13

    Et bien que de points perdus par les serveurs à tour de rôle sur leurs services..Et au final, Del Po loupe le coche après avoir eu une balle de set sur son service, et c’est Davy qui l’emporte 8-6…

    La décision s’est finalement faire sur deux deuxièmes balles de Del Po ou à chaque fois il s’est fait magistralement prendre à contrepied à l’échange: sur sa balle de set, et la suivante…

    Peu de coup droits gagnants de Del Po effectivement: il n’a pas le temps suffisant et si Davy n’avait pas fait une dizaine de fautes en revers, cela aurait déjà été réglé depuis un moment. Del Po ne peut pas mieux servir qu’il l’a fait, et il a perdu ce set. Au deuxième, davy va être plus relaché et le gros lourd va passer à la trappe…

  5. Oluive 23 février 2012 at 20:38

    Encore 2 BB perdues par Delpo, qui s’agace de plus en plus.
    J’ai bien l’impression que les occasions de break manquées depuis la finale de Rotterdam commencent à peser lourd dans la tête de l’argentin… Qui en plus n’a pas eu beaucoup de bol au tirage au sol (en même temps, c’est réciproque).

    Delpo a perdu en incisivité (c’est pas français, mais au moins ça en a l’air) c’est vrai, mais je pense aussi que son jeu n’a plus la faculté de suprise qu’il a pu avoir jusqu’en 2009, USO inclus. La contre-stratégie s’est organisée dans l’opposition. Et puis, Fed et Davy ont pile le jeu pour le faire chier.

    Ceci dit, Juan Martin n’est pas encore à terre…

  6. Oluive 23 février 2012 at 20:46

    Marseille : Tsonga / Delpo / Davy / Gasquet / Tispa / Fish

    Memphis : Isner / Melzer / Raonic / Stepanek / Tomic / Roddick

    Selon vous, lequel est un 500 ?

    • William 23 février 2012 at 21:10

      Eh oui, Memphis est une vaste blague… D’autant que tu peux retirer Roddick de ta liste !

      • Oluive 23 février 2012 at 22:20

        C’était pour être honnête avec eux et aligner la grille de départ…

        Je suis d’ailleurs étonné que les joueurs ne calculent pas plus les points en jeu des tournois auxquels ils s’alignent… Foutu prize money.

  7. Bapt 23 février 2012 at 21:07

    Davydenko a abandonné ! Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

  8. William 23 février 2012 at 21:46

    On a la confirmation qu’Olivetti au service, c’est du très lourd… Et service-volée systématique.

  9. MarieJo 23 février 2012 at 21:50

    davy est blessé au pied :( mince

    si non dans les « casualties » de la journée, hewitt se fait opérer de l’orteil et restera 4 mois out, sans doute jusqu’au Queens… il est deg’ car il avait retrouvé un très bon niveau !

    Antoine le tennis est un jeu anglais, qui utilise un vocabulaire anglais, deal with it, my friend ;)

    • Antoine 24 février 2012 at 12:31

      Fuck !

  10. William 23 février 2012 at 22:01

    Et voilà, un set à rien pour le 388e joueur mondial contre le 8e. Un mauvais jeu de Fish conclu par une double faute et Olivetti pouvait servir pour le set, une hésitation compréhensible en laissant passer deux balles de set sur son service puis une volée gagnante : 6-3.
    Avec lui c’est comme avec Karlo : s’il fait le break il gagne le set…

  11. William 23 février 2012 at 22:04

    Et Fish qui perd son service d’entrée maintenant !

    • Bapt 23 février 2012 at 22:15

      tu regardes où ? Je n’ai aucun lien qui marche… 

      • William 23 février 2012 at 22:22
        • Bapt 23 février 2012 at 22:30

          Merci ! C’est vrai qu’il l’ai enchaîne les services volées.
          Il semble d’ailleurs avoir une bonne main au filet… 

  12. Jérôme 23 février 2012 at 22:15

    Il m’enthousiasme le grand gamin, avec ses enchaînements service-volée et son très solide revers slicé.

    • Bapt 23 février 2012 at 22:16

      vous me faites saliver là… 

  13. Jérôme 23 février 2012 at 22:17

    215km/h sur seconde balle de service !!! Il est fou ! :lol:

  14. Oluive 23 février 2012 at 22:17

    Que ceux qui n’ont pas pris Fish au G&D s’en mordent les doigts.

    Que ceux qui n’ont pas pris Olivetti s’en serrent les coudes.

  15. Jérôme 23 février 2012 at 22:20

    Il envoie du lourd en coup droit.

  16. William 23 février 2012 at 22:24

    Fish ne fait pas un bon début d’année et est globalement mauvais depuis la tournée asiatique mais si Olivetti passe ça reste une énorme perf…
    Il fait beaucoup de double mais il a tellement de marge que ce soir ce n’est pas un problème.

  17. Jérôme 23 février 2012 at 22:26

    Bon, fallait bien qu’il y ait un loup. Il a réussi à se faire débreaker en alignant plusieurs doubles fautes dans le jeu. C’est son côté jeune chien fou (loup-jeune chien : trop fort ! :lol: )

    Et j’attends de voir ce que donne son revers frappé autrement que slicé.

  18. Jérôme 23 février 2012 at 22:28

    Je crains un 2ème loup, plus sérieux celui-là. Olivetti a-t-il un revers lifté ou frappé à plat ? Je ne l’ai pas vu en faire un seul.

    • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (la seule, l'unique!) 23 février 2012 at 22:35

      Là, ça va finir par faire une meute…

  19. Jérôme 23 février 2012 at 22:36

    J’ai ma réponse : il a un beau revers à … 1 main !!!

    Allez, pousse-toi Dimitrov. Faut faire de la place à Olivetti maintenant.

  20. Jérôme 23 février 2012 at 22:37

    Je ne sais pas si vous êtes sur le même stream que moi. Mais je dois subir les commentaires d’une américaine à la voix gueularde. Elle est à la limite du supportable.

    • William 23 février 2012 at 22:39

      J’ai la même… 5 jeux de suite pour Fish, Olivetti a dû commencer à gamberger un peu trop.

    • Babolat 23 février 2012 at 22:41

      J’ai la même. :)

  21. Babolat 23 février 2012 at 22:37

    J’ai connu une machine à laver qui s’appelait Olivetti. Elle avait un moins bon service. 2ème set pour le pichon.

  22. Jérôme 23 février 2012 at 22:41

    Il volleye sacrément bien, l’Albano.

    • Jérôme 23 février 2012 at 22:42

      S’il développe un bon retour de service, il peut devenir une terreur à Wimbledon, le gars que vous ne voulez absolument pas choper au tirage.

  23. Bapt 23 février 2012 at 22:44

    Il monte sur toutes les balles le français là. Il a d’ailleurs une bonne couverture au filet.

  24. Jérôme 23 février 2012 at 22:47

    Retour de service gagnant à la Becker ! Revers décroisé. On tient peut-être là un Boum-Boum 3.0 version française. :-)

    • Bapt 23 février 2012 at 22:50

      C’est vrai, c’est assez frappant… 

  25. Babolat 23 février 2012 at 22:49

    Break d’entree du français… c’est vrai qu’il est sympa à voir jouer le gaillard et il n’a pas l’air impressionné par son adversaire. C’est bien.

  26. Ulysse 23 février 2012 at 22:56

    C’est vrai que ça change de Nadal – Djoko, en particulier en nombre de coups de raquette par point. Plus de deux coups c’est jouer avec pour Albano. Service-volée, mais retour-volée aussi. Il est pas sur le court pour faire un marathon. S’il continue comme ça il va battre le record du temps mis pour passer de la 400ème place mondiale à la 80ème et n’aura pas besoin de passer par les qualifs pour Wimbledon.

  27. Oluive 23 février 2012 at 22:57

    Mon Dieu que ça fait du bien de voir de la volée.

    Quand je regarde des vidéo pré-2000, et encore plus pré-1990, ce qui me frappe le plus c’est le différentiel entre le fond de court (aujourd’hui tellement plus puissant, régulier…) et la volée (qui, pour les meilleurs, n’a pas progressé d’un pouce, et, en moyenne, a nettement perdu).

    Je me suis toujours dit qu’il y avait de la place, non pas forcément pour un Olivetti, mais pour de la volée, cad la volée profonde de débordement même lorsqu’elle est jouée basse, type Sampras quoi (vous savez, ce mec au coup droit si laid ?).

    Je veux dire, on s’est bien rendu compte (sauf Simon) que le revers slicé compte aujourd’hui, de même que l’amortie. Alors, pourquoi pas la volée ? Trop long à entraîner par rapport au reste ?

    Entre les coups de débordement et les services puissants retournés haut, avec donc une grande sécurité face à un adversaire qui reste au fond mais plus de sécurité du tout face à un adversaire qui monte, il y a un paquet de points à se faire. Stepanek et Llodra, pourtant fort limités du fond, sont dans les 50 ; Mahut dans les 100.
    Je veux dire, je ne parle même pas de beau jeu, juste d’efficacité.

    Pour revenir à Pete, qui nous occupe décidément beaucoup aujourd’hui, bien plus que ses coups droit (dont je ne sais pas si je vous ai dit que leur esthétique pouvait prêter à débat) même en bout de course, ce sont ses premières volées qui me tuent avec mes yeux de 2012 (et celles de Mac, d’Edberg, Rafter, etc.) (et pour Pete ses second service, mais c’est une autre histoire).

    Un Djoko, un Fed (dont les approches, mais plus encore la volée de coup droit, sont devenues très moyennes), un ce que vous voulez, avec ces volées aujourd’hui, obligerait les relanceurs à une réadaptation générale, les défenseur à moins de marge, même en ne montant qu’épisodiquement.

    En attendant, Olivetti mène 3/1. On est pas loin du poisson pané.
    Olivetti, vous l’avez déjà vu jouer sur terre ? (une sorte de nouveau Noah…)

    P.S. Quelqu’un sait le nombre de semaines à la 4e place de Murray ?

    • Babolat 23 février 2012 at 23:02

      Il suffit d’aller sur le site de l’ATP et de compter avec ses petits doigts le nombre de semaines en regardant l’historique de son classement.

      • Oluive 23 février 2012 at 23:06

        Ok, mais j’aurais voulu savoir où il se plaçait dans l’ère open.
        J’ai trouvé un classement que pour les 3 premières places…

    • Bapt 23 février 2012 at 23:04

      Oluive, il semble que les joueurs bossent la volée de nos jours. En tout cas beaucoup disent le faire (Djoko, Del Potro, Tsonga, Nadal). Le seul qui n’en parle pas c’est Federer car il doit s’estimer largement assez bon, mais tu as raison de faire remarquer qu’il pourrait la retravailler.
      Concrètement ça ne donne pas grand chose sur le terrain sauf chez Jo.
      Ont-ils d’un coup la pétoche du filet dès que l’arbitre annonce le début du match? Je ne sais pas
      Mais il est vrai qu’il y a de l’espace pour un vrai attaquant. Et qui fasse mieux que les derniers mohicans Llodra, Mahut, Lopez, Stepanek qui ont trente balais pour la plupart∞ 

      • Jérôme 23 février 2012 at 23:08

        Si Federer a recruté Annacone comme entraîneur, je pense plutôt que c’est pour bosser le retour et la volée.

        • Bapt 23 février 2012 at 23:12

          Et vous pensez qu’il les bosse ? Moi je ne pense pas… 

        • Oluive 23 février 2012 at 23:16

          Je crois qu’il bosse le retour (il retourne par exemple beaucoup plus fréquemment en revers recouvert maintenant, et avec une bonne régularité).

          En revanche, je suis beaucoup plus circonspect concernant la volée, ainsi que le coup d’approche (cf ses nombreux ship & charge en chaussette).

          • Bapt 23 février 2012 at 23:18

            Le retour il y a un mieux effectivement. Par contre la volée et les coups d’approche, il se base sur ces acquis et tente un peu à tout hasard.

        • Oluive 23 février 2012 at 23:23

          Je pense qu’il se dit que ce n’est pas la solution.
          Et c’est vraiment dommage : ce n’est évidemment pas LA solution, mais la solution pour lui, c’est de les avoir toutes à disposition.

      • Ulysse 23 février 2012 at 23:12

        Sur le plan esthétique et panache, je suis à fond derrière toi. Je te rejoins aussi sur le fait qu’un bon volleyeur peut faire une carrière honorable, probablement dans le top 5-10. Un Henman quoi.

        Mais qu’il vienne chercher des poux au top 4 actuel, sur la durée, ça je demande à voir.

      • Oluive 23 février 2012 at 23:14

        Oui.

        Mais, je veux dire, même pour un « faux » attaquant (Fed, Berdych, même Djoko), il y a un paquet de points à se faire pour celui qui va vraiment savoir placer sa première volée très profonde (pour Berdych j’en parle même pas, c’est juste ahurissant).
        Sans compte que : combien de fois voit-on une attaque revenir et relancer le point alors qu’une volée l’aurait définitivement conclue ?

        Et cette efficacité serait à mon sens décuplée par le fait que l’arme est devenue tellement rare, que beaucoup développent des automatismes et trajectoires de défense / retour qui seraient sévèrement punis par des montées au filet. Et ces automatismes ne partent pas en un jour.

        Dans l’arsenal des coups du tennis, la volée n’a souvent aujourd’hui guère plus d’importance de l’amortie, ce qui est quand même délirant quand on sait à quel point le tennis est géométrique…

        • Jérôme 23 février 2012 at 23:21

          Ca dépend à mon avis énormément des conditions de jeu. A conditions très rapides, oui.

          Mais à conditions de jeu moyennement rapides ou lentes, on voit bien que c’est presque mission impossible face aux cyborgs Alienowak et Prénadalator.

          Il faut pouvoir quasiment tout de suite placer une volée parfaite ou une volée laser, sinon c’est cuit quasiment à tous les coups derrière.

          • Oluive 23 février 2012 at 23:25

            Pas faux, mais c’est justement là que je pensais à Pete par exemple : des volées difficiles, sous le filet, placées pourtant à 20 cm de la ligne de fond, et avec une régularité terrible.

            C’est pas gagnant, mais très difficile à passer, même aujourd’hui je pense.
            Après, je suis pas sur le court.

        • Ulysse 23 février 2012 at 23:27

          Même à mon petit niveau, je m’aperçois que le matériel d’aujourd’hui a déséquilibré le rapport de force volleyeur / passeur. Contre un joueur sans point faible évident c’est devenu dur de monter.

          Ce que fait Albano ça marche parce la pression qu’il met surprend mais les automatismes dont tu parles vont vite se régler. Son jeu d’aujourd’hui a un coté enthousiasmant parce qu’il détonne mais il ne vaut pas plus que top 30 (ce qui est déjà énorme).

    • Nath 23 février 2012 at 23:23

      http://www.tennis28.com/rankings/weeks_No2_No10.html
      http://www.tennis28.com/rankings/longreign_No2_No10.html
      C’est ça que tu recherches Oluive ? Il doit manquer quelques semaines pour les joueurs actuels mais pour ceux qui ont arrêté leur carrière, ça a l’air ok.

      • Oluive 23 février 2012 at 23:28

        YES !
        Merci Nath.

        Voilà donc bien confirmation que Murray lui aussi est au top en termes de semaines N°4 (voire dores et déjà à la première place -et sinon, ça ne saurait tarder-).
        Faut juste que Djoko redescende 3e une vingtaine de semaines, Fed remonte 1er quinze jours et c’est bon, on a le carré d’as de l’ère open en même temps.

      • Elmar 24 février 2012 at 09:25

        Ce que je retiens de ce tableau, c’est que Agassi est dans le top-ten des types restés le plus longtemps à CHACUNE des positions du top-ten!

  28. Ulysse 23 février 2012 at 23:13

    Il est pas terrible en retour quand même Albano.

  29. Jérôme 23 février 2012 at 23:13

    Superbe passing de revers à 1 main d’Olivetti.

  30. Ulysse 23 février 2012 at 23:16

    Il sert pour un troisième tour de tournoi ATP. On va voir le mental du bonhomme.

  31. Jérôme 23 février 2012 at 23:18

    Et hop ! Olivetti en quart ! Bien joué Albano.

  32. Ulysse 23 février 2012 at 23:18

    Il en a. Fish ne doit pas bien comprendre ce qui lui est passé dessus.

  33. Babolat 23 février 2012 at 23:18

    M’sieurs, dames… je crois qu’on tient là un phénomène.

    • Jérôme 23 février 2012 at 23:23

      Moi aussi. Si le physique tient et s’il fait les quelques progrès et ajustements nécessaires, il risque de déménager rapidement.

      • Oluive 23 février 2012 at 23:29

        En Suisse ?

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