Wimbledon un jour, Wimbledon toujours

By  | 24 février 2011 | Filed under: Bord de court

Appelons-le Ric­hard. Ric­hard est le deuxième plus grand fan de Feder­er au monde après moi. Ric­hard est un vieux pote et, en cette année 2006, il est en train de ter­min­er son année d’étude à Londres. Ric­hard à Londres fin juin ? Com­ment ne pas en pro­fit­er pour crécher dans sa piaule uni­ver­sitaire de 4m² (véridique !) et pass­er une journée in­oub­li­able à Wimbledon (quit­te à rater l’an­niver­saire de ma com­pag­ne…) ? Le plus beau tour­noi du monde offre en plus la garan­tie de voir Feder­er foul­er la pelouse le lundi à 14 heures tapan­tes, ce qui en matière d’or­ganisa­tion est très pratique.

L’ac­cueil de Bi­gMac

C’est ainsi que je débar­que chez lui au soir du jeudi 22 juin 2006. Le len­demain, nous suivons, fébriles, le tirage au sort sur In­ter­net. C’est quoi cette magouil­le ? Fed se tape Gas­quet (vain­queur récent à Not­tingham) au pre­mi­er tour et Hen­man (quat­re fois demi-finaliste du tour­noi) au second tour. Alors que dans le même temps, l’en­nemi pub­lic n°1, celui dont il ne faut pas même oser pro­nonc­er le nom de­vant nous, se voit attribu­er pour ad­versaire une wild-card (Bog­danovic) et un qualifié (Kendrick). La blague !

A peine le choc en­caissé, nous décidons d’aller repérer les lieux. 40 minutes de RER plus tard, nous débar­quons dans la ban­lieue de Wimbledon. A la sor­tie de la gare, des écriteaux nous met­tent tout de suite dans la bonne di­rec­tion. Et nous cheminons sur une allée toute britan­nique où les co­ttages se suivent… lorsque nous aper­cevons, au loin, l’entrée du All En­gland Lawn Ten­nis and Croquet Club. Le long de la haie, les doux bruits de bal­les de ten­nis ravis­sent nos oreil­les ; nous de­vinons des co­urts d’entraî­ne­ments bien qu’il nous soit im­pos­sible de réel­le­ment dis­cern­er qui joue. Enfin, nous par­venons à l’entrée de Wimbledon. Nous pénétrons alors dans ce qui nous ap­paraît être le Graal de tout fan de ten­nis. Le Saint des Saints. Le Shangri-La. Le Wal­halla. Wimbledon.

Une fois les bi­llets en poche, nous nous di­rigeons vers le musée dans lequel John McEn­roe (son holog­ramme en tous cas) nous guide. Nous nous arrêtons lon­gue­ment, en re­cueil­le­ment, de­vant la Coupe de Wimbledon sur laquel­le nous nous as­surons que le nom de Feder­er est bien gravé trois fois. A la sor­tie du musée, nous hésitons lon­gue­ment dans le Wimb­ly Shop, mais, en pauv­res étudiants désar­gentés que nous som­mes (déjà plus tout à fait pour ma part), nous décidons de ne pas claqu­er les quel­ques 30 £ (alors à son taux le plus fort) que coûte la fameuse ser­viet­te.

Débute alors une for­mid­able aven­ture pour Ric­hard et moi. Sor­tis du musée, nous er­rons, mine de rien, dans les travées du Club, entre les co­urts. Nous n’hésitons pas à re­gard­er un set d’entraî­ne­ment entre Rod­dick et Hrbaty sur un gazon d’une per­fec­tion telle qu’on le croirait sorti des prai­ries de Naboo (l’Américain souffle comme un bœuf à chaque frap­pe de balle mais dégage vrai­ment quel­que chose sur le court) ; nous en­ten­dons les râles – que n’aurait pas renié Dark Vador – de Celui-dont-il-ne-faut-pas-même-oser-prononcer-le-nom-devant-nous sur un autre court ; enfin, nous pas­sons à côté de Patty Schnyd­er. Nous nageons dans une zone grise : toutes les per­son­nes présen­tes auto­ur de nous por­tent des laisser-passer que nous n’avons évidem­ment pas, mais per­son­ne ne nous a rien de­mandé. Éton­nant laxis­me britan­nique, n’est-il pas ? Enivrés par notre heureuse in­curs­ion parmi le monde de la petite balle, nous faisons le tour du Club et croisons al­lègre­ment joueurs, entraîneurs, jour­nalis­tes et of­ficiels de Wimbledon. De fil en aiguil­le et à défaut de pouvoir en­tr­er dans l’inac­cessib­le Centre Court, nous ten­tons une in­curs­ion sur le Court n°1. Cette témérité sig­nifiera la fin de notre es­capade puis­que nous som­mes repérés. L’on nous de­man­de de quitt­er les lieux. Ce que nous faisons, non sans nous être au préal­able re­nseignés des modalités d’ob­ten­tions des bi­llets pour lundi.

Oui, car c’est bien le lundi 26 juin, à 14 heures précises, que nous désirons poser notre séant dans les tri­bunes du Centre Court pour voir le match d’ouver­ture avec son Seig­neur Roger Feder­er. C’est d’ail­leurs pour cette raison que nous av­ions re­noncé à la loterie in­ter­net : sur wimbledon­.org, il est im­pos­sible de choisir le jour pour lequel vous voulez un bi­llet ! Dès lors, il était bien trop al­éatoire d’y tent­er ma chan­ce, sur­tout qu’il me fal­lait im­pérative­ment être à la maison mercredi matin. Notre seule chan­ce, notre uni­que es­poir résidait donc dans la queue de Wimbledon. Avec Ric­hard, nous av­ions prévu de dor­mir le di­manche soir de­vant les cais­ses afin d’être sûrs d’avoir des bi­llets. Comme deux précau­tions valent mieux qu’une, donc, nous avons préféré nous as­sur­er auprès des gens sur place que cela serait suf­fisant : nous étions prêts, s’il le fal­lait, à dor­mir deux nuits d’affilée sur place. La cais­sière nous ras­sure : l’ouver­ture des por­tes est fixée au lundi 10 heures et, en prin­cipe, en venant à 6 heures du matin, cela de­vrait être suf­fisant. Que Dieu soit loué : nous som­mes restés méfiants vis-à-vis de cette in­for­ma­tion!

Je vous fais grâce de ma soirée du vendredi dans un pub, ponctuée par la qualifica­tion de l’équipe suis­se de foot en huitièmes de fin­ale de la Coupe du Monde grâce à sa vic­toire 2-0 sur la Corée du Sud (Yakiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin) et de ma tournée des pubs du samedi pour en venir di­rec­te­ment au di­manche 25 juin.

De­puis trois jours donc, Ric­hard et moi n’avons pratique­ment pas échangé un mot qui ne con­cer­ne le ten­nis (bon, peut-être un peu de Yakiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin aussi). Le b.a.-ba du ten­nis : les plus beaux coups joués par Feder­er, les plus beaux matchs de Feder­er, les plus gran­des décep­tions de Feder­er, les plus be­lles tenues de Feder­er, les années de jeunes­se de Feder­er, etc. En pre­nant soin, cela dit, d’éviter de parl­er du sujet qui fâche, la fin­ale de Roland-Garros à laquel­le, telle un crève-cœur, Ric­hard a as­s­isté. Di­manche représente évidem­ment l’apogée de nos con­ver­sa­tions ten­nistiques puis­que nous savons que, le soir venu, nous serons di­rec­te­ment plongés dans l’am­bian­ce du plus grand tour­noi du monde.

Queue, je t’aime

Aux al­en­tours de 17h, nous pre­nons donc le RER, di­rec­tion Church Road. Dans le train, nous sen­tons la tens­ion mont­er. Et pour la première fois de ce séjour, un sil­ence com­m­ence à s’install­er entre Ric­hard et moi. Le cœur pal­pite, à mesure que nous approc­hons de Southfields Sta­tion.

Une fois sur place, à en­viron 18h, une première di­verg­ence de vues in­ter­vient entre Ric­hard et moi : j’aimerais as­sur­er le coup et m’install­er di­rec­te­ment de­vant la cais­se de Wimbledon ; lui pense que nous avons le temps, il a faim et un pub nous tend les bras, qui re­transmet qui plus est le huitième de fin­ale de la Coupe du Monde Por­tug­al – Pays-Bas. Pen­dant deux heures en­viron, j’oub­lie le ten­nis de­vant le « spec­tacle » pro­posé par les deux équipes : 16 car­tons jaunes dis­tribués, 4 ex­puls­ions! Il y a de quoi rigol­er un bon coup avant de nous avanc­er dans Church Road.

Mais notre hilarité a tôt fait de se trans­form­er en an­gois­se. A peine mettons-nous un pied dans le Marga (noble sen­ti­er qui mène au Nir­vana) que l’effroi nous prend : un im­men­se ser­pent se dres­se de­vant nous. Un ser­pent humain. Une foule, qui s’étend à perte de vue. Mon cœur s’arrête. Est-ce un fes­tiv­al ? Que font tous ces gens ici ? Tous sage­ment assis, les uns derrières les aut­res, sur le trot­toir, cer­tains jouent de la guitare, d’aut­res al­lu­ment leur bar­becue en al­uminium pen­dant que d’aut­res en­core mon­tent leur tente à même le trot­toir. Avec Ric­hard, stressés comme jamais, nous re­mon­tons cette queue à vive al­lure car nous ne voulons pas y croire : tous ces gens-là font la queue pour Wimbledon ! Nous par­venons jusqu’à l’entrée et de­vons nous re­ndre à l’évid­ence. L’es­pace d’un in­stant, je craque : tant pis, on se met de­vant tout le monde, là, planté de­vant la gril­le. On ne peut pas ne pas faire cela ; on ne peut pas ne pas as­sist­er à la journée de de­main! Ric­hard me ramène à la raison : il nous faut trouv­er la fin de la queue pour nous y plac­er. Nous re­venons sur nos pas et, dans un état second de panique, je re­tiens (ou n’ai-je pas re­tenu ? Seul Ric­hard pour­rait nous le dire) mes vert­es critiques à son en­contre : pour­quoi di­able avons-nous re­gardé cette carica­ture de match de foot­ball au lieu de nous précipit­er ici ? Soyons maudits, maudits, maudits…

Et le pire était à venir : la panique se trans­for­ma en déses­poir au mo­ment où, alors que nous croy­ions être arrivés au bout de la queue sur le trot­toir, nous con­statâmes que celle-ci tour­nait pour s’en­fonc­er dans un im­men­se parc (Wimbledon Park). Hor­reur : des cen­taines de cam­peurs sont déjà présents sur les lieux! Et nous qui pens­ions avoir assuré nos arrières! Mor­tifiés, nous al­lons nous in­stall­er en fin de queue en priant tous les dieux du monde qu’il reste deux petits tic­kets pour les los­ers que nous som­mes.

Des of­ficiels de Wimbledon, dans leurs tenues violet­tes et vert­es, pas­sent dans les para­ges. Aus­sitôt, nous nous di­rigeons vers eux pour leur de­mand­er leur avis : aurons-nous des places pour le len­demain ? Ils ne sont pas sûrs et nous dis­ent que cer­tains, juste de­vant nous, font la queue pour les bi­llets de… mardi ! Mais ils nous dis­ent égale­ment qu’il ex­is­te une south queue, laquel­le est, tradition­nelle­ment, moins co­urue que la north queue, où nous som­mes. Toutefois, ils ne peuvent pas nous dire ce qu’il en est en ce jour.

C’est un quit­te ou doub­le : il nous faut quitt­er nos places, que nous ne retro­uverons plus pour tent­er l’aven­ture de la south queue, à un quart d’heure de là, nous a-t-on re­nseignés. Un quart d’heure ? Et si ce quart d’heure s’avérait décisif pour ob­tenir des places ? Nous sprin­tons vers le fond du parc, dans la di­rec­tion que les of­ficiels nous ont montrée.

Mais un nouveau vent de panique se lève. Au fond du parc, il n’y a rien. Il fait très sombre, il fait nuit, il vente énormément et il pleut. Et nous som­mes là, per­dus, deux âmes dévastées qui voient leur rêve s’ac­hev­er au fond de ce parc déserté. Nous co­urons dans tous les sens, cherchons une sor­tie. En vain. Une lueur d’es­poir ap­paraît sous la forme d’un co­u­ple, aussi perdu que nous. Au moins, nous ne som­mes plus seuls.

Alors, je ne sais plus vrai­ment lequel d’entre nous pris une décis­ion qui s’avérera décisive : il nous faut es­calad­er la gril­le dont la porte est fermée. D’une hauteur de trois mètres et bardée de pique, celle-ci n’a pas décidé de nous facilit­er la tâche. Toujours est-il que nous y par­venons. Cette fois, nous avons retro­uvé la lumière des lam­padaires d’une rue… mais nous ne savons pas vrai­ment où nous som­mes. Notre sens de l’orien­ta­tion aiguisé nous pous­se vers la légère montée sur la droite et… nous ar­rivons vers la south queue ! Nous n’avons aucune idée d’où com­m­ence cette queue et ne voulons pas le savoir. Nous nous as­seyons à même le trot­toir, con­tre le petit muret, derrière une tente habitée par trois jeunes Français. Et nous ne bougerons plus d’un pouce de la nuit. Il doit être quel­que chose comme 23h lorsqu’un of­ficiel de Wimbledon passe vers nous et nous tend de précieux sésames : une queue card ! Celui-ci ne nous garan­tit pas nos places pour le len­demain, mais au moins désor­mais nous ne pour­rons pas être dépassés par d’aut­res per­son­nes. De plus, l’of­ficiel semble assez opt­imis­te quant à nos chan­ces.

Évidem­ment, avant de voir jouer Feder­er dans son jar­din, nous avons en­core une nuit dif­ficile à pass­er : une nuit fraîche, très fraîche. Une bise glaçante. Et une pluie s’accrois­sant d’heure en heure. Et pour seul abri, nous possédons un seul para­pluie. Pour seule co­uver­ture, nos vête­ments, re­mbourrés de papi­er journ­al trouvé là. Nous som­mes bien deux cloc­hards, dans une rue an­gla­ise. Par ce froid et dans ces con­di­tions, im­pos­sible de ferm­er l’œil. Alors, pour pass­er le temps, nous par­lons ten­nis et jouons aux car­tes en nous moquant al­lègre­ment des tour­nois de Sopot et Bas­tad. La nuit est lon­gue, nous avons froid. Ce qui nous égaie en re­vanche, c’est de con­stat­er que la queue s’est lar­ge­ment de­nsifiéeaprès nous !

Nous voyons enfin poindre, avec bon­heur, l’aurore, ce d’autant plus que la pluie a la bonne idée de s’in­terrompre un mo­ment. Petit à petit, les gens sor­tent de leur tente – nous étions, pour ainsi dire, les seuls à être aussi peu prévoyants ! – et préparent leur petit déjeun­er. Nous n’avons rien à nous mettre sous la dent. Mais à 7h, des of­ficiels pas­sent, réveil­lent ceux qui sont en­core end­or­mis et nous de­man­dent de nous lever : la queue se met en route. De­vant nous, les trois Français ronchon­nent et n’ont pas la force de se re­tir­er des bras de Morphée. Tant pis pour eux : ils ont laissé pass­er leur chan­ce et nous ne les re­ver­rons plus de la journée !

A un rythme des plus tran­quil­les, nous avançons, pas totale­ment sereins, car tant que nous n’aurons pas notre bi­llet en mains, nous re­douterons de ne pas pouvoir as­sist­er à ce lundi d’ouver­ture ; il y a tel­le­ment, tel­le­ment de gens de­vant nous et nous som­mes tel­le­ment désorientés que nous n’avons pas la moindre idée d’où se trouve le All En­gland Lawn Ten­nis and Croquet Club. Autre sujet d’inquiétude : la pluie est toujours là, par in­ter­mitt­ence.

Pen­dant trois heures de temps en­viron, nous avançons comme des li­maces et nous pouvons dis­cut­er de ten­nis avec les gens qui nous en­tourent. A un mo­ment donné, un Français dans la quaran­taine nous félicite par avan­ce de la vic­toire de Feder­er : il prétend très bien connaître le père de Ric­hard Gas­quet et nous ex­plique pour­quoi celui-ci n’a aucune chan­ce : c’est un flem­mard à l’entraî­ne­ment. Nous éco­utons cela d’une oreil­le, parce que nous nous méfions de Gas­quet : il est en­core le très pro­met­teur junior que la Fran­ce at­tend, il a battu Feder­er une année auparavant sur terre bat­tue et vient de re­mport­er un tour­noi sur gazon.

Le temps s’accélère lorsque nous pas­sons le contrôle de sécurité : une fouil­le au corps or­ganis­ée avec sérieux mais dans le calme. Nous nous re­ndons alors com­pte du monde présent : les deux queues se re­joig­nent enfin. Et c’est im­pres­sion­nant.

En­tran­ce A, Row A, Seat 20

Un peu plus tard, vers les 10h30 sans doute, nous ar­rivons vers les cais­ses. Cette fois, ça y est, nous en som­mes sûrs, nous pour­rons as­sist­er à la première journée du tour­noi. Mais la tens­ion est tout de même plus que présente : pourrons-nous avoir des places pour le Centre Court sur lequel Roger Feder­er est at­tendu trois heures plus tard ? A nouveau, notre rythme car­diaque s’accélère. A nouveau, un sil­ence an­gois­sant s’instal­le entre Ric­hard et moi.

Nous voici face à la cais­se. Enfin. Et… HOUR­RA ! Nom de Dieu que c’est bon ! Oh oui, en­core ! Il reste des places pour le Centre Court !

Nous pouvons même choisir dans quel­le zone nous al­lons nous trouv­er. Ric­hard préfère des places sur le côté et je me fie à son ex­pert­ise. Nous venons de pass­er le de­rni­er écueil.

Sésame, ouvre-toi ! Le trésor ten­nistique est là, de­vant nous ! Wimbledon, first day. Heureux, nous som­mes HEU-REUX. De­vant nous se dres­se le pan­neau avec le pro­gram­me du jour. Stan joue égale­ment aujourd’hui, sur un court an­nexe et avant deux heures. C’est par­fait, nous pour­rons le voir jouer avant Feder­er.

Sauf que… sauf que Wimbledon ne serait pas Wimbledon sans la pluie qui re­fait son ap­pari­tion. Éton­nam­ment, nous re­stons assez déten­dus. Il reste en­core trois bon­nes heures avant le match de Feder­er et le météo est plutôt positive. Toutefois, comme une bonne par­tie des spec­tateurs en ce jour, nous trouvons un abri du côté du Court n°1, près des buvet­tes. Avec nos habits rouges à croix blanche, nous avons tôt fait de faire la re­ncontre d’aut­res sup­port­ers helvétiques que nous re­pérerons désor­mais de loin grâce à leurs splen­dides chapeaux rouges et blancs.

Lorsque la pluie cesse, nous nous re­ndons aux ab­ords du court n°5 où Stan de­vrait faire son ap­pari­tion… Mais les prévis­ions ne doivent pas être ex­cel­lentes car, bien que le sol­eil ait fait son ap­pari­tion, il semble que les or­ganisateurs ne tien­nent pas à en­voy­er les joueurs sur le court. Nous re­stons bras bal­lants à at­tendre pen­dant une bonne demi-heure, avant de nous décider à pre­ndre nos places dans le Centre Court. Il doit être en­viron 13 heures, mais nous som­mes précaution­neux !

Mo­ment de grâce. Souvenir éter­nel. Chair de poule au mo­ment de le narr­er. L’émo­tion me prend quat­re ans plus tard au mo­ment de décrire cet in­stant magique : nous cherchons notre chemin dans les allées du Centre Court. Nous nous di­rigeons vers l’entrée approp­riée. Nous som­mes près du court. Très près. Le gazon est si vert. Nous ob­ser­vons nos bi­llet, cherchons nos places. Nous nous re­gar­dons, incrédules. Nous vérif­ions. En­core. Nous éclatons de rire, nous pleurons de joie, notre hilarité n’a d’égal que notre eup­horie : nous som­mes au pre­mi­er rang ! Le gazon est là, à un mètre de nous. Vert. Ce qui suit est un rêve. Ce qui suit est un trip de toxicomane shooté au LSD. Ce qui suit est un mythe. Mais c’est aussi la plus stric­te vérité.

Une heure s’écoule, comme dans un songe, où le temps ne cir­cule plus. Une heure ? Où était-ce une minute ? Où était-ce une journée ? Le temps s’est arrêté, là, à un mètre du gazon du Centre Court. Auto­ur, tout est vert, tout re­spire la tradi­tion, tout nous ramène un siècle et demi plus tôt. Car ici, qu’est-ce qui a changé de­puis les débuts du tour­noi ?

Nous som­mes situés dans le coin de l’entrée des joueurs. De­puis notre posi­tion privilégiée, nous LE voyons avant tout le monde dans le co­uloir menant sur le Centre Court. Avec sa Jac­ket. Oui, Roger Feder­er entre sur le Centre Court de Wimbledon et il porte une super­be Jac­ket co­uleur crème. Nous som­mes parmi les 10 ou 20 premières per­son­nes au monde à avoir vu ce spec­tacle, ce mo­ment où Roger a quitté le monde du ten­nis pour de­venir une icône.

Échauf­fe­ment. Photos. La cha­ise de l’ar­bitre nous bouc­he en par­tie la vis­ion du court. Peu im­por­te, nous som­mes à quel­ques mètres de Feder­er sur le Centre Court de Wimbledon !

Début du match. 3/0. Puis un set de belle tenue. Avec un slice « rogeri­en » qui est un vrai coup d’at­taque, qui part à une vites­se ahuris­sante et fuse sur le gazon au niveau des chevil­les. 6/3. Le set est vite envoyé.

Puis la pluie fait son ap­pari­tion à nouveau. Les joueurs sont re­nvoyés au ves­tiaire. Nous at­tendons sous notre uni­que para­pluie. Les an­non­ces se succèdent, re­tar­dant toujours plus le re­tour du beau temps et des joueurs sur le court. Cette fois, on bâche le court. La pluie re­doub­le. Nous voilà re­tranchés dans les travées du Centre Court, dans l’at­tente d’une an­non­ce cette fois ras­suran­te. Nous avons tout le loisir d’ob­serv­er le mur de présen­ta­tion des an­ciens vain­queurs.

Nous ne le sav­ions pas en­core ; nous ne l’en­visag­ions même pas en­core ; pour­tant, nous ne ver­rons plus de ten­nis ce jour-là ! Après de multi­ples re­nvois, l’an­nonce, vers 18h30, tombe comme un co­uperet : tous les matchs sont re­nvoyés au len­demain. Cette nouvel­le est reçue avec tout le fleg­me britan­nique pos­sible : per­son­ne ne s’énerve, per­son­ne ne s’of­fusque. Bien que déçus de ne pas pouvoir as­sist­er à plus de ten­nis, en par­ticuli­er du Maître des lieux, nous nous di­rigeons, heureux, vers la queue (en­core !) pour sor­tir du All En­gland Lawn Ten­nis and Croquet Club. Nous venons de pass­er une journée à Wimbledon. Une journée à Wimbledon, mes amis !

Une journée à Wimbledon, Ric­hard, tu te rends com­pte ?

Nous ven­ions de pass­er 24 heures à Wimbledon et nous n’av­ions vu que 30 minutes de ten­nis. Nous av­ions vécu une nuit cauc­hemar­desque, à même le trot­toir, sous la pluie, sous le vent, dans le froid. Nous av­ions vécu une journée sous le signe de la pluie égale­ment, dans l’at­tente per­manen­te et an­gois­sante de voir le sol­eil et du ten­nis ap­paraître. Pour­tant, nous étions les plus heureux des hom­mes ; pour­tant en­core, cela reste un souvenir lumineux et indélébile : nous som­mes entrés sur le Centre Court ; nous étions au pre­mi­er rang (l’émo­tion me gagne en l’évoquant une fois en­core) ; nous avons vu Roger Feder­er en­tr­er sur le court avec sa Jac­ket. Nous étions à dix mètres de Feder­er jouant sur le par­fait gazon du Centre Court de Wimbledon. Et tout cela re­stera toujours entre Ric­hard et moi.

Voir Wimbledon et mourir.

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404 Responses to Wimbledon un jour, Wimbledon toujours

  1. Sylvie 24 février 2011 at 08:51

    Bon, je suis la première.

    Tout d’abord félicitations Elmar pour ce récit d’un jour qui t’a marqué pour la vie. J’aime bien la description fouillée de toutes les péripéties qu’il vous a fallu surmonter pour toucher au Graal et ce, pour 30 minutes de tennis. On a l’impression d’y être, on a déjà tous, je pense vécu ce moment stressant de la queue interminable, sans être sûr d’avoir une place. On a le coeur qui bat avec toi, on s’impatiente de concert.

    Vous n’avez pas eu le droit de revenir le lendemain ? Vous avez fait tout ça pour juste 30 minutes ?

    • karim 24 février 2011 at 08:57

      j’avais pas lu ton com Sylvie, des similitudes dans le ressenti.

    • Elmar 24 février 2011 at 09:41

      Mon avion de retour était le mardi, je n’ai donc pas eu la possibilité de venir le lendemain. De toute manière, il aurait fallu refaire la queue.

      En revanche, à moins d’heure de jeu, j’aurais pu me faire rembourser mon ticket en l’envoyant je sais plus où… mais j’ai préféré le garder comme relique ! (Ce qui m’a été bien utile pour le scanner dans le présent article, déjà que j’ai pas réussi à retrouver LA photo où il y a Federer entrant sur le terrain avec sa jackett et… moi juste derrière… et un peu plus loin Gasquet qui cache mon pote!)

  2. karim 24 février 2011 at 08:56

    Quelle galère… il n’y a rien, rien je pense que j’aime assez pour m’infliger de telles tortures. En fait y’a tout ce que je n’aime pas, toutes mes kryptonites: la queue, la faim, le froid, l’attente, l’incertitude, je n’arrive à supporter aucun de ces fléaux. Il suffit que je saute un repas pour vivre une petite faim du monde personnelle. Quand j’arrive quelque part et qu’il y a une longue file d’attente je renonce. Moi les gars qui campent deux jours pour voir un concert des Stones, acheter la dernière PS3 ou le dernier opus de Harry Potter je dis non, je ne peux pas. Je ne peux juste pas.

    En plus là pour quel résultat… je pense que j’aurais kidnappé un des joueurs et demandé une rançon. Enfin Roger quoi, pour Richard je pense que Lagardère aurait donné 50 euros maxi et sa famille rien du tout.

    J’ai tout oublié de mes cours de français, comment s’appelait ce style d’écriture avec force détails, tu arrives à nous plonger totalement avec toi minute par minute, on a l’impression d’être là. Du coup ton texte me stresse terriblement tellement vous vivez tout ce que je ne supporte pas, si j’avais été la je vous aurais terriblement emmerdés!

    C’est un plongée formidable dans le monde du fan absolu. Ta passion est vraiment remarquable.

    • Elmar 24 février 2011 at 09:47

      Comme souvent, les grands moments de galère forgent aussi les meilleurs souvenirs. En l’occurence, de toutes mes expériences de spectateur, celle-ci est clairement pour moi la plus marquante. Il y avait là une histoire à raconter, alors qu’il n’y en aurait pas pour toutes les fois où j’ai obtenu des billets par Internet et où les matchs se sont déroulés comme prévus…

    • Elmar 24 février 2011 at 09:51

      Sinon, pour ce qui est des queues dont tu parles, il n’y a guère que deux passions qui peuvent suffisamment m’animer pour me faire endurer cela: le tennis et Star Wars.

      Mais je vieillis et je me demande si j’en suis encore capable… Je vous dirai cela dans quelques mois, car avec Richard, nous réfléchissons à la possibilité de remettre ça…

    • Nath 24 février 2011 at 19:35

      « style d’écriture avec force détails » : le chirurgical ?

  3. Le concombre masqué 24 février 2011 at 10:07

    waow! Super histoire Elmar!
    Sutout que c’est en conversant plus ou moins ensemble, après j’imagine une blague vaseuse de ma part sur le mot « queue » que tu avais écrit vouloir faire un article sur la « queue de wimbly ».

    Très sympa à lire.

    Sinon pour le délire autour de la Jackett, c’est du second degré, ou tu revendiques complètement ton veaudorisme?

    • Elmar 24 février 2011 at 10:09

      Faut remettre dans le contexte: c’était la première apparition de la jackett… et franchement, c’était classe! Il est passé à 2 mètres de moi avec; rien n’avait filtré jusque là; j’étais dans l’antre du tennis, le lieu de la tradition et c’était juste trop la classe.

      Maintenant, clairement, c’est too much.

    • Elmar 24 février 2011 at 10:11

      Et même encore en 2007, j’ai trouvé ça sympa.

  4. Elmar 24 février 2011 at 10:13

    Nishikori a battu Blake cette nuit. Bonne nouvelle pour ma team ;)

  5. Arno 24 février 2011 at 10:27

    C’est un article magnifique. Les histoires vécues, il n’y a que ça de vrai…
    En tout cas, tu m’as fait venir en pensée à Wimbledon avec toi pendant quelques minutes, et je ne peux que te remercier pour ça.

    Je crois que j’aurai rigolé et chialé avec toi au premier rang du Center Court. Et voir Fed arriver en jackett, pour la première fois… Pour moi, contrairement à Mister K, ça valait clairement le coup de passer une nuit dehors dans le froid et sous la flotte. Je suis jaloux, moi aussi j’aurai voulu être gelé, trempé, et voir Doudou 30 minutes!!!

    Merci beaucoup de nous faire vivre ces moments par procuration, en tout cas.

  6. benja 24 février 2011 at 11:05

    Superbe article, bravo.

    Sympa d’avoir des choses à lire durant cette parodie de tournoi de Dubai: Roger va se retrouver en finale sans jouer un top 30. Pas sur que ce soit bon pour la suite, ça.
    Enfin, ça rapporte un peu…surtout en temps de crise :-)

    Ah si Gasquet est 28° hahaha

  7. Clemency 24 février 2011 at 11:19

    En lisant ton texte Elmar, je me rends compte en fait que moi je ne suis pas si fan que ça, juste une amatrice… Un peu comme Karim pour les queues, il m’est arrivé un paquet de fois d’abandonner mon chariot plein dans le supermarché en voyant le monde à la caisse et rentrer chez moi me faire des pâtes au beurre. Sympa le texte, ça rappelle des expériences. A chaque fois que j’ai vu des événements en live pour la première fois, je me suis dis : putain mais c’est des vrais gens qui jouent eu tennis ou au foot ou au rugby, des vrais gens qui courent et qui respirent et tout ça.
    Sinon « nous nous assurons que le nom de Federer est bien gravé trois fois », vous avez compté pour Sampras, pour vérifier ?

  8. Pierre 24 février 2011 at 11:46

    Alors ça c’est quand même une sacrée histoire : tant de temps, de ruse et de patience pour voir un set du Maître, c’est bluffant. Vos efforts n’ont pas été payés comme ils le méritaient mais vous l’avez vu jouer un peu et puis le coup de la Jacket, avoir été parmi les premiers à l’apercevoir, ça vaut son pesant d’or.. et de veau.
    Elmar, une question me taraude, un détail : comment ton pote faisait-il pour vivre dans 4 m2 ? Es-tu ami avec Passe-Partout ?

    • Elmar 24 février 2011 at 12:21

      Piaule universitaire: un lit, un fin couloir d’un 1m à côté du lit, et une mini-salle de bain dans l’angle. Cuisine commune à l’étage.

      J’ai donc du dormir dans le fin couloir d’1 m à côté du lit ;)

      • Nath 24 février 2011 at 19:48

        Pas de bureau ? Pour un étudiant ???

      • Elmar 24 février 2011 at 22:09

        Vous saurez vraiment tout sur cette piaule!

        Le bureau était un tablard, sans pied donc, au niveau de ce que j’ai appelé le couloir d’1 m

  9. Fred 24 février 2011 at 11:51

    Bonjour à tous !

    Très belle tranche de vie, président, merci beaucoup ! J’adore les articles qui racontent ces moments magiques et qui parviennent à faire les vivre au lecteur. Karim est mon dieu pour ça (un petit moment de blues et hop, je me refais sa trilogie et ça va tout de suite mieux…) mais tu parviens à l’égaler ici !

    Sinon, rien à voir, mais si, quand même un peu, ils diffusaient une retrospective Wimbledon 1989 hier soir sur espn classic et y’a deux/trois choses qui m’ont surpris vraiment : ils vendaient des places debout sur le center court ! ça se fait encore maintenant ça ??
    Et toute la finale, Edberg et Becker ont joué en pull sans manche! horrible…
    et aussi, Steffi servait à l’époque en prennant ses deux balles dans la main ! et si la première passait, elle gardait l’autre balle dans la main tout le point ! Vous avez déjà essayé de faire un lancer de balle correct avec 2 balles dans la main vous ? surtout à la hauteur où elle l’envoyait…

    • Elmar 24 février 2011 at 12:22

      De mémoire, Steffi a joué toute sa carrière avec la balle dans sa main. C’était son petit truc.

    • karim 24 février 2011 at 12:58

      Les places debout sur le centre court ont été supprimées quand ils ont fait les travaux de modernisation y’a quelques années je crois. Faut demander à Antoine, en tout cas jusque dans les 90′s ou early 2000′s y’avait de places debout. Du délire d’ailleurs. COmment on peut prester debout quatre on cinq heures?

      • Clemency 24 février 2011 at 13:49

        Le flegme britannique. Ah bon je suis debout ? Indeed ?

  10. May 24 février 2011 at 12:54

    Trop fort Elmar, seul un concert de Radiohead pourrait me faire vivre pareille péripétie car à la fin tu sais que ça en vaut vraiment la chandelle. Heureusement, je n’ai pas eu besoin de dormir dehors sous la pluie…
    Je trouve cette aventure pittoresque et on peut sentir entre les lignes une certaine émotivité à te rappeler ce chapitre commun avec ton ami et Fed en substance. J’imagine assez bien toutes les émotions vécues au fil de cette journée dont tu te rappelles surement encore chaque détail. Tu as du passer pas tous tes états jusqu’à la délivrance finale, l’arrivée de l’homme à la Jacket.
    Et si c’était à refaire?

  11. Coach Kevinovitch 24 février 2011 at 13:39

    Merci Elmar de m’avoir transporté à Wimbledon avec ton article. La manière avec laquelle tu nous plonge dans ce que tu as vécu est saisissante, ça fait presque peur. Superbe article en tout cas.

    « l’ennemi public n°1, celui dont il ne faut pas même oser prononcer le nom devant nous »

    Belle formule mais Elmar, tu ne vas pas me faire croire que toi et ton ami aviez vraiment peur de Nadal sur herbe en 2006!

    Et en te lisant, je me rends compte à tel point les défaites de Federer contre Nadal à Roland-Garros ont pu mortifié les FFF surtout celles de Roland-Garros 2006.

    « Alors, pour passer le temps, nous parlons tennis et jouons aux cartes en nous moquant allègrement des tournois de Sopot et Bastad. »

    Je ne sais si vous vous en rendiez compte sur le moment mais ce sont deux tournois remportés par « celui-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom-devant-nous ».

    • Elmar 24 février 2011 at 15:13

      Je t’assure pourtant que tel était notre discours concernant Nadal durant le tirage au sort de Wimbly 06.

      Concernant Bastad et Sopot, c’est devenu une blague, non parce que Nadal y a gagné, mais parce que des types comme Monfils étaient capables de remporter le tournoi!

    • Elmar 24 février 2011 at 15:24

      Concernant Nadal, pas nécessairement qu’on ait eu peur de lui sur Wimbly 06, mais la quarté Dubaï-MC-Rome-Roland, avec à chaque fois une victoire possible, entrevue même, pour Roger et au final le résultat que l’on sait, faisait de Nadal l’ennemi absolu.

      Surtout qu’à l’époque, je peinais à comprendre comment c’était possible tant le jeu de Fed me paraissait supérieur à celui de Nadal. Mais je me trompais.

  12. Arno 24 février 2011 at 13:44
    • Elmar 24 février 2011 at 15:14

      J’ai pas tout regardé. Quand Fed débute au service et que la caméra est « en haut », je me situe dans le coin en haut à droite, je suis habillé tout en rouge, mais je ne me distingue pas vraiment ;)

    • Clemency 24 février 2011 at 15:49

      Dommage que t’ais pas vu le match en entier, Federer est juste… chirurgical.

  13. Ulysse 24 février 2011 at 13:57

    Superbe aventure Elmar !

    Comme certains autres je ne me sens plus assez fan pour supporter tant d’inconfort pour une récompense … pas garantie. mais j’apprécie le fait que tu l’as fait avec délices.

    Je viens de passer deux ans à Londres et après avoir recueilli quelques histoires d’Anglais ayant passé deux nuits dehors pour ne jamais pouvoir en profiter pluie oblige, je me suis prudement cantonné aux billets échangeables. Hélas très chers, du coup je n’y suis pas allé du tout – snif.

    J’ai meêm espéré jusqu’au bout qu’un sous-traitant m’invite à Wimby, j’étais prêt à me laisser corrompre, chose que j’avais refusé des places en loges sur le central à Roland quelques années auparavant, mais je n’ai eu que des places pour Ascott qui bien que d’un certain intérêt sociologiquement, m’emmerde profondément.

    • Baptiste 24 février 2011 at 14:27

      Je dois dire que moi aussi j’aurais refusé le royal ascot thingy, c’est fou ce que ca peut etre populaire les courses de chevaux chez les british, assez invraissemblable…

  14. Le concombre masqué 24 février 2011 at 14:11

    Ulysse , si je te dis  » Et la voiture allemande connaît? »

    • Ulysse 24 février 2011 at 14:40

      Heu… Je cherche, je cherche … Quelqu’un peut m’aider ?

      • Le concombre masqué 24 février 2011 at 14:48

        Et l’Audi sait?

        Je sors.

        • karim 24 février 2011 at 15:28

          mon dieu… va loin et ne te retourne pas.

          • Le concombre masqué 24 février 2011 at 16:26

            Didascalie : Concombre, de loin, de dos, dans le noir, avec une cagoule par dessus son masque.

            Concombre : « Nan mais pour l’Odyssée, serieux? Je vais devoir m’infliger encore longtemps le dernier classement où je suis derrière karim? « 

  15. Ulysse 24 février 2011 at 14:32

    Apparté : après sa pause mensuelle, Fed corrige deux ou trois joueurs mineurs à Dubaï et le prix du baril sort de la torpeur qu’il a connue tout février, prend 20% en deux jours et crève allègrement les 100$.
    Je trouve que les traders en font trop, ce n’est que Dubaï quoi ?

  16. Guillaume 24 février 2011 at 14:41

    Beau récit, on a l’impression d’y être. Elmar ou l’homme qui avait arpenté le Centre du tennis (et accessoirement assisté aux prémices de la transformation d’un épatant joueur de tennis en VRP de luxe d’une multinationale américaine).

    Au risque de m’exposer à la sulfateuse d’Antoine, moi c’est Melbourne Park qui me fait rêver. S’il y a un Grand chelem où je désire aller en priorité, c’est celui-là (Concombre, tu ne peux imaginer à quel point je suis envieux… Pour la peine, j’ai bien envie de te demander où tu en es de ton compte-rendu !). Pour l’instant, je me contente de Roland-Garros – même si « me contenter » s’avère une expression un peu dure tant j’aime beaucoup ce tournoi et son côté champêtre. Je ne suis pas sûr qu’aucun Grand chelem me plaira plus que celui de la Porte d’Auteuil.

    Peu d’anecdotes à ajouter de mon côté, tant Roland reste un Grand chelem à taille humaine, sans queues interminables ou temps d’attentes faramineux. Si, quelque chose que j’adore, ce sont les mouvements de foule à l’intérieur du complexe, ces flux dans les allées au gré des affiches ou des rumeurs qui se répandent dans l’air : « Untel est en difficulté face à un nobody ! », « énorme cinquième set en route sur le 15″… Et voilà comment on se masse à l’entrée d’un court annexe, en attente du changement de côté qui nous permettra de nous asseoir au bord du court.

    J’ai souvenir comme ça, l’an dernier, d’un impressionnant mouvement de foule vers le court annexe où jouait Gianni Mina pour le compte du tableau junior. Un jour ou deux plus tôt, il avait eu droit aux honneurs du Chatrier face à Rafael Nadal, y gagnant un quart d’heure de célébrité qui agglutinait les spectateurs autour d’un premier tour de RG junior.

    Souvenir aussi d’un bouchon mémorable, toujours l’an dernier, dans les travées derrière le Chatrier. Programmés sur deux courts en vis-à-vis, Lleyton Hewitt et Juan Carlos Ferrero étaient l’un comme l’autre embarqués dans un match assez compliqué, et la file d’attente pour pénétrer sur leurs courts respectifs se rejoignait en plein milieu du passage, bouchant complètement l’allée.

    • Elmar 24 février 2011 at 15:21

      J’ai déjà choqué des gens, surtout des Français, mais je le dis très sincèrement: il n’y a aucune commune mesure entre Wimbly et Roland.

      Roland, j’y suis allé, c’est sympa, tu passes un bon moment, comme tu peux en passer de bons devant un film ou dans un parc d’attraction. C’est un divertissement.

      Quand tu débarques à Wimbledon, t’as vraiment la sensation d’arriver dans un autre monde; c’est presque spirituel. Je sais pas comment le décrire autrement, mais pour le fan de tennis, il y a une dimension quasi religieuse, mystique, à Wimbledon que je n’ai jamais connue ailleurs sur un court de tennis.

      A Roland, ou ailleurs, j’étais un parmi d’autres. A Wimbledon, j’ai été un privilégié. J’étais là. Je ne saurai exactement expliquer tout cela, mais c’est très fort, vraiment marquant.

      • karim 24 février 2011 at 15:34

        Je vois très bien de quoi tu parles, moi ça ne me choque pas. Ce que tu décris s’apparente en un peu moins fort au Future d’Abidjan.

    • Le concombre masqué 24 février 2011 at 16:34

      Guillaume, j’avance, j’ai le titre.

    • Nath 24 février 2011 at 20:08

      Melbourne aussi, de loin. Et en M1000, Monaco.

  17. Guillaume 24 février 2011 at 14:42

    J’en profite aussi pour encourager les gens qui auraient envie d’écrire : après deux mois d’intense activité, les cuisines de 15lt commencent à être un peu vides. On a encore un texte de Karim pour lundi, et ensuite c’est disette. Avis aux amateurs : quizz, article Coupe Davis, actu ou pas actu, on est ouverts à tout.

    • karim 24 février 2011 at 15:32

      « On a encore un texte de Karim pour lundi »

      scrogneugneu vindiou!!! j’attaque ça après envoyé spécial ce soir.

    • Pierre 24 février 2011 at 16:31

      Merci pour ton comm sur mon site, c’est sympa !

    • Diana 24 février 2011 at 20:24

      Merci Elmar pour cette belle tranche de vie, qui d’ailleurs appelle un autre remerciement: l’intégralité du match contre Sampras en 2001, que j’ai terminé de visionner hier soir (excellente qualité d’image au passage).

  18. Antoine 24 février 2011 at 15:56

    Incroyable cet article Elmar !

    C’est là que l’on voit à quel point nos amis britanniques sont flegmatiques et disciplinés…le seul peuple au monde capable de faire la queue pendant deux jours sans protester, tenter de resquiller, injurier les organisateurs ou mettre le feu. Inimaginable en France et on voit d’ailleurs qu’Elmar et son copain Richard n’ont pas hésité à faire la grille pour essayer d’avoir leurs places…pas données d’ailleurs parce que £34 pour un premier tour en 2006, c’est cher ! Et tout cela pour une demie heure de jeu et pas de protestation quand tout est interrompu: normal, la pluie ils connaissent les brits..Mais enfin, vous avez pu voir de tout près le Center Court immaculé puisque c’était le jour d’ouverture et cela, ça vaut de l’or !

    Karim a raison: les places debout ont été supprimées il y a quelques années et du coup la capacité du central a été substantiellement réduite à 13 ou 14 000 places. Avant, on faisait la queue deux jours, si on avait de la chance on avait son billet et ensuite on pouvait voir le bout de la raquette d’un joueur quand il faisait un smash ! Et personne ne se plaignait ! il y a un autre truc qui a changé: la All England Lawn Tennis & Croquet Club est devenu le All England Lawn Tennis Club..Et oui, ils ont laissé tomber le croquet. Si ce n’est pas un scandale cela ! Un peu comme si la FFT laissait tomber le jeu de paume ! Mais le plus scandaleux est l’immonde toit en plastique qu’ils ont mis sur le Central qui non seulement est immonde mais ne sert presque à rien…. Heureusement d’ailleurs parce que cela modifie radicalement les conditions de jeu, les ralentissant encore, comme si Wimbledon avait besoin de cela et ce qui fait qu’il y a un gros risque qu’un jour la pluie aboutisse à renverser complètement le résultat du Tournoi…

    En tout cas, l’article donne envie d’y aller, ce que je n’ai jamais fait n’étant pas assez fou pour faire la queue ainsi..Je ne suis pas allé à Melbourne non plus mais mon frère y est allé plusieurs fois. L’ambiance est vraiment très sympa et les joueurs très accessibles ce qui n’est pas le cas dans les autres tournois du GC. Mais si on m’offre soit un billet pour Wimbledon, soit pour Melbourne, je n’hésiterai pas et prendrai aussi sec le train pour Londres..Faut quand même pas charrier !

    • Coach Kevinovitch 24 février 2011 at 20:25

      Le jour où on te fera cette proposition, Antoine, pense à moi au sujet du billet pour Melbourne, je le prends allègrement! :mrgreen:

    • Antoine 24 février 2011 at 17:32

      Surprenant, hein !

  19. Antoine 24 février 2011 at 17:38

    Je pense que Federer va glisser un petit mot à Richard pour l’encourager à porter son H2H avec Simon à 5-0 parce que cela m’étonnerait qu’il ait envie de jouer contre lui demain..Si Simon passe, je vois vraiment bien Federer se faire battre par le poison. J’ai vu son deuxième set contre Stakhovsky et n’ai pas été impressionné loin de là: il joue moyennement et ce n’est pas en jouant à ce niveau qu’il peut gagner le tournoi. Djoko a les meilleures chances de le gagner pour la troisième fois de suite..

  20. karim 24 février 2011 at 17:40

    Capri, j’ai trouvé ça sur le net pour toi. C’est pour les prochaines balles perdues, je ne sais pas ce que tu pourras en faire mais à mon avis y’a de la matière.

    http://2.bp.blogspot.com/_I5meo7i1EwA/SiloqjvU1GI/AAAAAAAAAR8/uUBDJjgGe9s/s400/464774-3393836-317-238.jpg

    • Colin 24 février 2011 at 18:27

      ça c’est sûr, il y a de la « matière » :lol:

  21. fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (dans le cul nabot!) 24 février 2011 at 18:34

    Pas encore eu le temps de lire ton article Elmar mais le thème abordé plait à l’herbivore que je suis….

    Je suis entrain de regarder le Simon/Gasquet; non je n’ai pas perdu un pari, simplement curieux de voir où en est Gasquet en ce moment… Quelle purge ce match! On dirait 2 crocodiles mais sur surface rapide : et vas-y que je te bombe mes frappes. Et que j’arrive pas à faire de winners même quand j’accélère de toutes mes forces. Je craque, j’abandonne… Richie est sympa mais le voir s’obstiner à jouer 2 mètres derrière sa ligne de fond de court me dépite… Quant à l’autre ben c’est Gillou quoi, un mec dont tu demandes encore comment il a pu devenir athlète de haut niveau avec des mollets pareils…

    PS : si j’étais Kim ou Serena, faudrait pas que je la croise la Justine…

    • fieldog, vainqueur 2010 de l'odyssée (dans le cul nabot!) 24 février 2011 at 19:52

      Et Richie qui me fait mentir en jouant bien mieux aux 2nd et 3ème sets, en avançant enfin dans le terrain, lâchant ses coups. Ce garçon restera à jamais une énigme… C’est doudou qui doit être content car il n’aura pas à se coltiner poussin en 1/2. Merci qui?!

  22. William 24 février 2011 at 18:44

    Quel article ! L’immersion est totale, merci pour ça Elmar. En ce qui me concerne, je pourrais endurer l’attente, la pluie et la nuit dehors. En revanche, ce qui me mettrait hors de moi, c’est exactement ce qui t’est arrivé : 30min de tennis et on remballe ! Ca, je pourrais pas.
    En ce qui concerne Hénin, je trouve ses déclarations minables, ni plus ni moins. Elle avoue clairement avoir triché, bravo la championne. Ca me confirme tout le bien que je pensais déjà d’elle hors-court.
    Sinon 7-5 Simon face à Gasquet. Je n’ai vu aucun match de ce tournoi, donc je ne me prononce pas, mais il y a fort à parier que Simon donnera « tout ce qu’il a » (pauvres de nous) s’il c’est bien lui qu’affrontera Fed en demi.

  23. Colin 24 février 2011 at 19:11

    Hé oui excellente évocation d’une tranche de vie qui fait rêver. Je n’aurais plus le courage de faire ça aujourd’hui (entre 15 et 25 ans, oui, sûrement).

    J’en profite pour vous narrer à mon tour une expérience personnelle (et à cette occasion rétablir une vérité après des années de mensonge).

    La seule et unique fois de ma vie que j’ai vu une compétition de tennis en « live », c’était pour la finale de la Coupe Davis 1982.

    L’été précédent je venais de déménager en ville et avais quitté mon petit bled de banlieue, et donc n’avais pas repris, en septembre, ma carte au club de tennis dudit bled.

    Mais voilà-t-y pas que Noah, Loth et les autres se qualifient pour la finale, et qu’on annonce que celle-ci se jouera à Grenoble (dans notre beau palais des sports de 14000 places, à l’époque la plus grande salle de France (Bercy n’existait pas encore), résidu des JO de 68). Là dessus, j’apprends fortuitement que les licenciés FFT seraient prioritaires pour l’obtention de billets, je ne fais donc ni une ni deuze et me précipite dans mon ancien club me réinscrire (j’ai dû y jouer 3 heures au maximum dans toute la saison 82/83!).

    Ensuite a été annoncé qu’on n’aurait droit qu’à un seul billet. Il a donc fallu cogiter sec. Le vendredi? Le samedi? (bof, un seul match…). Allez, je me décide pour le dimanche selon le raisonnement suivant: les français vont probablement gagner un match sur les trois premiers donc la journée du dimanche devrait être décisive pour le gain de la Coupe. Un pari osé comme on va le voir.

    Bon, après une légère foire d’empoigne à mon club le jour de la distribution des précieux sésames, dont je vous épargne les détails, me voilà tout fier de moi, avec mon ticket en poche. Le voici, d’ailleurs, conservé comme une précieuse relique.

    Mes copains et copines du lycée (Béatrice, Hervé et quelques autres dont, je l’avoue honteusement, j’ai oublié les prénoms) n’ayant pas la chance d’être licenciés FFT, se sont donc résolus à aller planter leur tente devant le palais des sports la veille au soir de l’ouverture des caisses au public. En bon copain je suis allé passer quelques heures d’attente avec eux mais pas la nuit quand même, ben oui faut bénéficier de son statut de privilégié! Eux aussi n’auront le droit d’acheter qu’une seule place chacun le lendemain matin, et le même dilemme les frappe: vendredi? samedi? dimanche? Grâce à mon aura de licencié FFT, je n’ai pas trop de peine à les convaincre de faire le même choix que moi (tout le monde semble confiant sur le fait que Noah va gagner son premier match!). Bref, après une nuit d’attente sous la tente, ils auront tous leur place pour le dimanche 28 novembre.

    Puis vint ce fameux week-end. Le vendredi après-midi, en classe, nous n’y tenons plus, et à 15h, nous annonçons au prof d’histoire-géo que nous allons sécher son cours parce que quand même il y a Noah/McEnroe à la télé, quoi!

    Bref chacun rentre chez soi vivre le match sur Antenne 2 (ou était-ce TF1, pas encore privatisée?). Le Noah/McEnroe d’anthologie, hélas perdu, le Leconte/Mayer, perdu aussi, et enfin, Bérézina, Leconte-Noah battus par Fleming-McEnroe.

    Et nous voilà, tout penauds, le dimanche avec devant nous deux matches sans enjeu. Moi, avec en plus la culpabilité d’avoir convaincu les autres de choisir ce 3ème jour funeste. Pour la petite histoire, Noah mettra une pâtée à Gene Mayer, et McEnroe une rouste à Leconte. Mais le coeur n’y était pas. Et, lors de la remise des trophées, le public grenoblois sifflera copieusement le PDG japonais de NEC, sponsor de la Coupe Davis, ce qui vaudra à Grenoble d’être rayée (définitivement?) de la liste des villes pouvant accueillir la CD. 29 ans après, on attend encore le retour de l’équipe de France.

    Voilà, la vérité est rétablie: dans mes articles sur la CD (ici et ) j’avais menti éhontément. Je n’ai pas vu le fameux McEnroe/Noah pour de vrai (mais à la télé, comme tout le monde moins 14000 privilégiés), je n’ai vu que les dead rubbers du dimanche.

    • Pierre 24 février 2011 at 20:09

      Tu as quand même vu Mac de tes propres yeux, je suis jaloux !

      • Colin 25 février 2011 at 10:11

        À l’époque je le détestais, c’était encore le « brat ». Mais je dois dire que j’avais été très surpris par son attitude pendant ces 3 jours: pas le moindre écart de conduite, pas la moindre contestation, le fair-play intégral.

        Et même, le gars drôle et bon vivant, cf. l’épisode du changement de t-shirt lors du match contre Noah.

        Bref, je commençais seulement à changer un peu d’avis sur l’énergumène. Mais ça a pris encore plusieurs années avant que je me mette à l’apprécier à sa juste valeur.

    • Nath 24 février 2011 at 20:24

      Je pense qu’on pourra se faire à cette idée ;)
      Mais c’est bien dommage pour toi, et tes potes de l’époque.

    • Sam 24 février 2011 at 20:27

      Incommentable.

  24. David 24 février 2011 at 19:50

    Match Gasquet. Il est dit que Simon ne battra pas deux bêtes noires dans un même tournoi. Ceci étant, Simon est absolument insupportable quand il commence à perdre et à râler. Ben oui, mon pauvre, certains tentent des coups gagnants et les réussissent !

  25. Clemency 24 février 2011 at 19:56

    Oui du coup la dernière inconnue pour s’assurer que chouchou serait bien en finale contre le nouveau numéro un del mundo est levée, parce qu’il faudrait me torturer pour que je parie 10E sur Gasquet dans cette affaire.

  26. NTifi 24 février 2011 at 20:06

    Federer doit être content de ne pas rencontrer Simon, mais on aura des bons matchs demain.

    • Diana 24 février 2011 at 20:11

      Ah bon ? il te l’a dit ?

      Simon a joué comme une quiche hier et aujourd’hui, alors je ne vois pas comment Fed aurait pu être inquiet de le rencontrer.

      • NTifi 24 février 2011 at 20:25

        Bien sûr Federer a joué comme un Prince pendant tout le tournoi… C’est quand même pas nouveau que le Suisse a du mal face à Simon, en plus le Français joue toujours à fond dans ces matchs là.

    • Diana 24 février 2011 at 20:40

      Euh, dis-moi, ils se sont rencontrés… combien de fois ? Parce qu’à te lire, on croirait que Simon l’a désaillé plus que de raison.

      Fed joue toujours comme un prince, mieux, comme le maestro qu’il est. Ce n’est pas mollets de coq, notamment celui de cette semaine, qui pouvait le faire trembler.

      Et au moins, contre Gasquet, on verra du tennis, pas celui de limeur si chiant auquel Simon s’adonne avec volupté.

      2 revers à 1 main devient une denrée si rare à l’époque des cogneurs que je ne bouderai pas mon plaisir demain.

      Ce n’est que mon point de vue, mais je le partage ;)

  27. William 24 février 2011 at 20:10

    En tout cas Simon confirme ses difficultés à affronter ses pairs, quelques H2H parlants :
    contre Tsonga 1-4
    contre Llodra 0-5
    contre Gasquet 0-4 (5 maintenant)
    Les joueurs qu’il domine sont Benneteau et Monfils, bonjour les buses !

    • Diana 24 février 2011 at 20:12

      coucou William :)

      T’inquiète, avec ses pairs, il va tout déchirer contre l’Autriche ;)

      • William 24 février 2011 at 20:32

        Salut Diana ! Simon et Gasquet en CD, quand la France est en position délicate avec les forfaits des 2 leaders, je demande à voir… Llodra pas au mieux… Pas évident !

        • Diana 24 février 2011 at 20:43

          Euh, ça ne t’interpelle pas ces… forfaits ? On croirait que plus personne dans cette équipe ne veut aller au charbon, et porter le poids de de la défaite. Gasquet et Simon, sélectionnés à l’insu de leur plein gré, j’ai hâte de voir vibrer leur corde patriotique.

          • David 24 février 2011 at 20:46

            Gasquet a toujours pas mal donné en Coupe Davis.Comme pour Federer, il semblerait que le passé s’oublie de plus en plus vite. Une victoire sur Melzer sur terre, ce qui est tout à fait dans ses cordes au niveau tennistique, pourrait être la victoire référence sur laquelle bâtir avec son entraineur pour le reste de la saison. J’y crois en tout cas.

        • William 24 février 2011 at 20:47

          Autant Gasquet peut se sentir bien et sortir de bons matchs, autant je suis plus réservé en ce qui concerne Simon : 3 matchs, 3 défaites. Surtout que les Français joueront à l’extérieur et sur terre battue, pas la surface préférée du poussin..!

  28. Nath 24 février 2011 at 20:40

    Je n’ai pas trop accroché à la dernière partie de ton texte : un peu trop pour moi, je ne sais pas si ça a un lien avec Fed ou non, vu que je suis loin d’être sa fan numéro 3. Mais les péripéties, ça oui, j’adore ce genre de récits. Mais quand même, 30 minutes de tennis, la Jacket, l’icône, je n’y arrive pas. Désolée pour mon post peu enthousiasmant, mais je n’ai pas pu entrer te suivre là-dessus.

    • Elmar 24 février 2011 at 22:22

      Plus que le joueur, et j’espère que mon texte retranscrit cela, c’est le lieu qui a été vecteur d’émotions.

      La jacket de Federer, c’était le petit truc en plus.

      Les 30 minutes de tennis, c’était anecdotique en comparaison avec L’Instant où nous constatons que nous sommes au 1er rang. Ca, c’était le moment le plus fort. Et le gazon tout vert du Centre Court à 1m. Mais vraiment, c’est difficile de mettre des mots là-dessus.

      • Nath 24 février 2011 at 22:32

        Vu les commentaires laissés aujourd’hui, tu as touché au but. C’est moi qui ai fait un blocage sur les 30 minutes (même si d’autres ont réagi sur ce sujet) et surtout Federer (!)

  29. David 24 février 2011 at 20:50

    Sinon, pour rebondir sur la Coupe Davis, Dolgopolov ne participera pas car il demande des compensations financières trop élevées à la fédération ukrainienne. Voilà de quoi écorner légèrement l’image du personnage. C’est vrai qu’en étant dans le Top 30, il ne gagne pas assez sa vie…

  30. Coach Kevinovitch 24 février 2011 at 20:55

    Je viens de voir les confessions d’Hénin, eh ben dis donc c’est du lourd quand même. C’est typiquement le mauvais esprit que l’on retrouve dans les clubs sportifs dans les premières compétitions auxquels on participe quand on est enfant. J’ai un souvenir d’une compétition de football avec un match auquel j’ai pris par arbitré par l’entraîneur de l’équipe adverse.

    Je pensais que passé pro, cela disparaissait sous couvert de la bienséance imposée par les sponsors mais quelqu’un qui est prêt à tout reste prêt à pour gagner.

    Quand je pense au stupide public de Roland qui a sifflé Serena le jour où elle subit une tricherie, ça me fait de la peine.

    Quand je pense à certains 15-lovers qui hurlent au vol pour les secondes de plus prises par Nadal entre deux points, comment vont-ils réagir quand ils vont lire cela car ce que nous a révélé Justine, ce n’est pas de la petite tricherie. Coria et Hewitt n’étaient pas si détestables finalement.

    • Diana 24 février 2011 at 21:03

      Pour moi, c’est simple : tricherie, petite ou grande, c’est toujours tricherie. CQFD.

    • Clemency 24 février 2011 at 21:09

      Le rapport entre la mauvaise fois et les trucages d’Hénin et le fait que Nadal nous les brise en faisant attendre 10 min entre chaque point, je ne le vois pas trop.
      En fait tout ça n’aurait pas d’importance si l’arbitrage s’appliquait strictement. Si tu laisse l’opportunité à un joueur de tricher ou de truquer, en général il le fait…

      • Clemency 24 février 2011 at 21:11

        Tu faisais confiance à Mac dans le jugement de ses balles, un coup de ses coups sur deux jugé faute aurait été accordé, sûr qu’il aurait battu biiiip en 84 à RG.

        • Sam 24 février 2011 at 21:50

          => « Ivan Lendl ».

      • karim 24 février 2011 at 21:38

        Il est comme ça coach K, taquin et têtu.

  31. Antoine 24 février 2011 at 21:28

    Etonnant quand même que Simon n’arrive pas à battre Richard…Cela vaut en tout cas mieux pour Federer qui n’a aucun problème contre Gasquet qui a le jeu pour le faire briller, et beaucoup contre Simon qui a le jeu pour le faire dérailler comme on l’a vu à chque fois qu’ils se sont rencontrés..

    Comme je n’imagine pas que Berdych puisse faire autre chose que de perdre contre Djoko, on s’achemine tranquillement vers la finale entre les deux TS1 et TS2. Je n’ai pas vu Djoko jouer pour l’instant mais ce que j’ai vu de Federer aujourd’hui m’incite à penser que Djoko lui fera certainement la peau s’il n’arrive pas à augmenter son niveau qui se situe sur ce que j’ai vu entre le correct et le moyen. Un niveau suffisant pour aller en finale mais pas un niveau suffisant pour battre Djoko qui, sur cette surface, est désormais à mon sens au moins aussi bon que lui, en moyenne…C’est vraiment du dur lent comme en Australie et peut être même encore plus lent: d’ailleurs, le nombre d’aces marqués par les uns ou par les autres est famélique..

    • David 24 février 2011 at 21:32

      Djoko n’a pas été très bon non plus. Mayer a servi pour le premier set et a complètement sabordé ses deux jeux de service, avec au moins trois double fautes. Et contre Lopez,Djokovic n’était guère plus brillant. A voir contre Berdych, qui effectue un début d’année correct, en tous cas largement meilleur que sa saison post-Wimbeldon.

    • karim 24 février 2011 at 21:43

      « Comme je n’imagine pas que Berdych puisse faire autre chose que de perdre contre Djoko »

      je viens de pronostiquer le contraire. un gage? on parie?

  32. karim 24 février 2011 at 21:41

    Je sais que plus personne n’accorde de crédit à mes prédictions – pffff des nazes je vous dis – mais Gasquet va battre Roger. Six ans après leur affrontement moné-gasque(t)le petit Richie va remettre ça. Et en finale il jouera et pedra contre ce con de Berdych. Djoko sera très décevant dans cette défaite en deux petits sets, indignes de lui. J’ai dit.

    • Antoine 24 février 2011 at 21:51

      A moins que Federer n’attrape le virus Ebola cette nuit, Gasquet n’a guère plus de chances de gagner demain que toi de gagner l’Odyssée..Quant à Berdych, je prend le pari très volontiers: si Berdych gagne, je change de pseudo pour « L’âne Antoine » pendant un mois..

      • William 24 février 2011 at 21:54

        Allez, Tomas, souviens-toi et répète avec moi : « Wimbledon 2010, Wimbledon 2010,… ».

        • hamtaro 24 février 2011 at 22:11

          mdr j’aimerais voir ça tiens!!!

      • David 24 février 2011 at 21:58

        Et si Gasquet gagne ?

    • karim 24 février 2011 at 22:15

      L’âne Antoine n’osera plus apparaître sur le site pendant un mois.

    • Arno 25 février 2011 at 10:02

      Gasquet/Berdych en finale? Faut pas t’étonner d’être 58ème à l’Odyssée quand tu nous sors ce genre de pronos!!

      Le jour où tu vas avoir raison, par contre, ça va vraiment nous faire tout drôle. La fin d’un monde…

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