Sur l’écran noir, les lignes blanches

By  | 24 août 2010 | Filed under: Insolite

Dans les années 90, je me re­mets à jouer au ten­nis, en pre­nant des cours col­lec­tifs dans un joli petit club, sis dans un cadre ver­doyant : le ten­nis club de Cor­enc. Après les cours, nous nous retro­uvons pour sirot­er une menthe à l’eau ou une bière au bar-restaurant du club.

L’un des murs est orné d’une af­fiche du film « La Femme d’à Côté » de François Truf­faut ; Fanny Ar­dant et Gérard De­par­dieu, tout à leur pass­ion dévoran­te (et fatale), ne semblent pas con­cernés par nos dis­cuss­ions oiseuses d’après match. Quant à moi, j’ai tel­le­ment eu l’habitude de décorer les murs de mes chambres suc­ces­sives avec des af­fiches de cinéma géantes que la présence de celle-ci dans ce club­house ne me semble pas saug­renue.

Quel­ques temps plus tard, ayant l’oc­cas­ion de re­voir une nouvel­le fois l’avant-dernière œuvre Truf­faldien­ne, je m’at­telle au jeu habituel de tout grenob­lois de souc­he ou d’adop­tion vision­nant ce film : re­con­naître les lieux du tour­nage. Et enfin (!) je com­prends pour­quoi son souvenir est cul­tivé dans mon nouveau club de ten­nis : celui-ci est tout simple­ment un décor récur­rent du film.

Et même plus qu’un décor : un lieu du jeu soci­al où la bour­geoisie loc­ale dépein­te par Truf­faut se re­ncontre le week-end auto­ur d’une raquet­te et d’un verre. Il ac­cueil­le trois scènes cruciales pour l’évolu­tion dramatique du film, et la pat­ronne du club, Mme Jouve, est la nar­ratrice de l’his­toire. Comme les deux héros de cette tragédie moder­ne, c’est aussi une vic­time de la pass­ion amoureuse : elle y a perdu l’usage de ses jam­bes quel­ques années auparavant suite à une ten­tative de suicide ratée.

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Truf­faut n’est bien sûr pas le pre­mi­er cinéaste à avoir utilisé un club ou un court de ten­nis pour y faire évolu­er ses per­son­nages. Son alter-ego de la nouvel­le vague, Jean-Luc Godard, qui est d’ail­leurs un grand amateur de ten­nis en général et de John McEn­roe en par­ticuli­er, a par­semé nombre de ses films de cita­tions ten­nistiques. Par ex­em­ple, la séqu­ence d’ouver­ture de « Pier­rot le fou » (1965) au jar­din du Luxem­bourg (photo ci-contre).

En 2007, Godard re­ncontre Cathy Tan­vi­er, ex n°1 française, après avoir lu son auto­biog­raphie, et lui pro­pose dans la foulée de tenir le pre­mi­er rôle de « Film Socialis­me », présenté en com­péti­tion au fes­tiv­al de Can­nes 2010. En l’abs­ence de l’er­mite de Rolle, coincé en Suis­se pour cause de mal­adie, c’est l’an­cien­ne cham­pion­ne qui ira sur la Croiset­te défendre le film (cf. cet ar­ticle de Nice-Matin : Godard ab­sent, Cathy Tan­vi­er porte le Film-Socialisme).

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Dans un re­gistre plus com­ique, en 1952, Jac­ques Tati, dans ses célèbres « Vacan­ces de Mon­sieur Hulot », fait du héros qu’il in­car­ne un champ­ion du di­manche, cap­able grâce à son seul ser­vice canon (au mouve­ment in­énarr­able, et, dis­ons… peu con­ven­tion­nel !), de gagn­er le tour­noi or­ganisé par les vacan­ci­ers de la petite sta­tion balnéaire de Loire-Atlantique, décor de cette char­mante (et sur­année) comédie.

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Au mitant des années 70, Yves Robert et son scénaris­te Jean-Loup Dabadie font des quat­re co­pains parisiens de « Un éléphant ça trom­pe énormément » (joués par Roc­hefort, Lanoux, Bras­seur et Bedos) des joueurs oc­casion­nels, se retro­uvant sur un court co­uvert pour des matchs de doub­le (et ac­cessoire­ment y re­cevoir dans une scène d’anthologie la visite in­opin­ée et déchaînée de la mère ab­usive de Bedos, jouée par Marthe Vil­lalon­ga). Pour l’anec­dote, Bedos avait une cer­taine habitude du man­ie­ment de la raquet­te au cinéma, puis­qu’il in­car­nait déjà un champ­ion de ten­nis dans « Dragées au Poiv­re » de Jac­ques Barati­er (1963).

Dans le deuxième volet de la saga éléphan­tesque (« Nous irons tous au para­dis »), ayant acheté une maison avec ten­nis située près d’un aé­roport, c’est coiffés de cas­ques anti-bruit que nos quat­re compères pratiquent leur sport préféré, sous les vrom­bisse­ments des av­ions qui décol­lent…

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Au même mo­ment, à New-York, Woody Allen tente plus ou moins ad­roite­ment de séduire la belle « Annie Hall » (Diane Keaton) en l’em­menant au cinéma, dans des gale­ries d’art et même… jouer au ten­nis, ce qui nous vaud­ra la photo col­lec­tor de Woody au sac Dun­lop.

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Re­stons à New York, où dans les années 2000 le réalisateur Wes An­der­son et son alter-ego Noah Baum­bach ont prouvé un at­tache­ment récur­rent au ten­nis en général et à l’US Open en par­ticuli­er.

Dans « La Famil­le Tenen­baum » (“The Royal Tenen­baums”, 2001), An­der­son nous conte l’his­toire d’une famil­le dont les trois en­fants sont con­sidérés comme des petits génies : l’aîné, Chas (Ben Still­er) est un as de la fin­an­ce ; sa sœur Mar­got (Gwyneth Paltrow) écrit des pièces de théâtre avec plus ou moins de succès ; Ric­hie, le petit de­rni­er (Luke Wil­son) est un champ­ion de ten­nis. Toujours habillé en tenue Fila, et af­fublé d’un ban­deau Bor­gi­en, celui que ses fans sur­nom­maient “The Baum­er” a bi­zar­re­ment arrêté sa carrière en pleine gloire à 26 ans, suite à un match où il a « pété les plombs ».

En pleine demi-finale des “US Nation­als”, dis­putés sur gazon (joli an­achronis­me) à Windswept Fields (toute re­ssemblan­ce avec Forest Hills et Flush­ing Meadows est bien sûr pure­ment for­tuite !), face à un ad­versaire in­di­en appelé San­jay Gandhi, Ric­hie Tenen­baum enchaîne les fautes di­rec­tes, enlève en plein match ses chaus­sures et une chaus­sette, et finit par s’as­soir par terre en plein jeu à 0-6 0-6 0-4.

Pas de sus­pen­se quant à la cause de ce “meltdown” : ce n’est pas un bur­nout à la Borg, mais un chag­rin d’amour, la fille qu’il aime en sec­ret en ayant épousé un autre.

À la fin du film, après une ten­tative de suicide ratée, qui le rapproc­he enfin de son aimée, Ric­hie en­seig­ne le ten­nis à des gamins des quar­ti­ers défavorisés de New-York, sur le toit d’un YMCA, en es­sayant de leur apprendre la « prise de Rod Laver ».

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Dans « Les Be­rkman se séparent » (“The Squid and The Whale”, 2004), film auto­biog­raphique de Baum­bach dont l’ac­tion se situe au début des années 80 à Brook­lyn, le cadet des frères Be­rkman, Frank, 12 ans, pratique le ten­nis (détail qui sent le vécu : il a un post­er de Ilie Nas­tase placardé au de­ssus de son lit). Son pro­fes­seur de ten­nis, Ivan, jouit d’une cer­taine gloriole au sein du club du quar­ti­er, car il aurait joué et gagné un match à l’US Open dans les années 70. Wil­liam Baldwin in­terprète de façon réjouis­sante le rôle d’Ivan, en se tri­mbalant un air d’imbécile heureux pas piqué des han­netons. Malgré cela, lorsque les parents Be­rkman se séparent, c’est bien avec Ivan, idole de son fils cadet, que la mère (Laura Li­nney) aura sa première aven­ture post-conjugale, ce qui ne man­quera pas de pro­voqu­er in­compréhens­ion et mépris chez le père (Jeff Daniels), uni­ver­sitaire bril­lant (et écrivain au talent déclinant) pour qui tout homme qui n’a pas au moins un PhD est, sur l’échel­le de l’évolu­tion, à peine plus haut que le lémuri­en.

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Mais curieuse­ment, ce sont les films noirs qui ont le mieux utilisé la dramatur­gie du jeu de ten­nis pour l’intégrer habile­ment dans la trame de l’his­toire.

Woody Allen, en­core lui, a fait avec « Match Point » en 2005 un re­tour gag­nant au drame criminel, 15 ans après sa précédente in­curs­ion dans ce genre (« Maris et Fem­mes », 1991). Son héros, Chris Wil­ton, issu d’un milieu modes­te, est un ex-tennisman pro­fes­sion­nel re­con­verti dans les leçons de ten­nis par­ticuliè­res pour ric­hes lon­doniens. Si l’ac­teur qui in­terprète Chris, l’ir­landais Jonat­han Rhys-Meyers, est aussi crédible en ex-pro que Gaël Mon­fils en Nel­son Man­dela, il est en re­vanche par­fait en gendre idéal, suave en ap­par­ence, cal­culateur et cruel en de­ss­ous. Le film s’ouvre sur l’image ralen­tie d’une balle de ten­nis qui vient heurt­er la bande du filet, tan­dis qu’en voix off, Chris mono­logue sur le thème de la chan­ce dans l’exist­ence : « Celui qui a dit ‘Je préfère la chan­ce au talent’ avait un re­gard pénétrant sur la vie. Les gens n’osent pas ad­mettre à quel point leur vie dépend de la chan­ce. Ça fait peur de pens­er que tant de choses échap­pent à notre contrôle. Dans un match de ten­nis, il y a des in­stants quand la balle frap­pe le haut du filet, où elle peut soit pass­er de l’autre côté, soit re­tomb­er en arrière. Avec un peu de chan­ce elle passe et on gagne. Ou peut-être qu’elle ne passe pas, et on perd. » La suite sera une il­lustra­tion pratique de cette théorie.

Chris séduit puis épouse Chloé, la sœur d’un de ses élèves, Tom ; il s’introduit ainsi dans une famil­le huppée, est em­bauché de­rec­hef dans la société de son beau-père, où il grim­pe rapide­ment dans la hié­rarchie. Tout semble aller pour le mieux pour cet ar­rivis­te doué, mais la belle mécanique s’en­raye : Chris tombe bête­ment amoureux de Nola Rice, la petite amie américaine de son beau-frère, elle aussi ex­térieure à ce milieu soci­al (elle se pique d’être actrice), mais qui ne saura pas s’y faire une place (Tom finit par la plaqu­er, au pro­fit d’une an­gla­ise plus « social­ly com­patib­le »). La scène de la première re­ncontre entre Chris et Nola est un som­met de sen­sualité ; de­bout près d’une table de ping-pong, la belle américaine (il faut dire qu’elle est in­terprétée par Scar­lett Johansson) semble tout à fait dis­ponib­le pour une par­tie de raquet­tes… ou plus si af­finités. La pass­ion dévoran­te qui s’instaurera bientôt entre les amants adultères va finir par menac­er l’édifice que Chris a mis tant d’éner­gie à bâtir, et, comme dans un bon vieil Hitchcock, le meurtre de la maîtres­se en­combran­te va de­venir pour Chris la seule échap­patoire pour éviter le scan­dale -divorce, li­cen­cie­ment, déclassement-. À la fin du film, Woody Allen re­prend la métap­hore de la balle de ten­nis « let », appliquée cette fois à la bague d’une vic­time jetée précipitam­ment par l’as­sassin dans la Tam­ise, mais qui a re­bon­di sur la ram­barde et est re­tombée « du mauvais côté », sur le trot­toir. Just­ice im­manen­te ? Même pas : la pièce à con­vic­tion sera ramassée par un de­al­er pas­sant par là. Celui-ci, retro­uvé mort peu de temps après avec la bague dans sa poche, end­os­sera post mor­tem le co­stume du co­up­able idéal, met­tant hors de cause l’as­sassin chan­ceux. Le film, d’une noir­ceur ter­rifian­te, se clôt sur la nais­sance du fils de Chris et Chloé, à qui son oncle souhaite d’avoir… toute la chan­ce pos­sible.

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L’influ­ence hitchcoc­kien­ne est éviden­te dans « Match Point ». Im­pos­sible en effet de ne pas faire le rapproc­he­ment entre l’œuvre du réalisateur New-Yorkais tournée à Londres, et « L’In­connu du Nord Ex­press » (“Strang­ers on a Train”), film qu’­Hitchcock le Lon­doni­en tour­na aux USA en 1951. Jean-Luc Godard écrira ainsi dans les Cahi­ers du Cinéma à la sor­tie du film d’Hitchcock que celui-ci était une for­mid­able il­lustra­tion de « la con­di­tion de l’homme moder­ne, qui est d’échapp­er à la déchéance sans le secours des dieux ». Déjà, un jeune et beau champ­ion de ten­nis amateur y était tiraillé entre deux fem­mes, et sor­tait de ce di­lem­me par le meurtre. Marié, dans son « bled » de Met­calf, à une effroy­able mégère, nymphomane de sur­croit, Guy Haines (Far­ley Grang­er) aime et voud­rait épous­er la jeune, belle et dis­tin­guée Anne Mor­ton, fille de sénateur, et mem­bre de la haute société de Was­hington. À l’oc­cas­ion d’une re­ncontre for­tuite dans un train avec un per­son­nage méphis­tophélique nommé Bruno An­thony, gold­en boy dégénéré, notre « héros » va in­volon­taire­ment sign­er l’arrêt de mort de son épouse: « Tuez mon père détesté, je m’oc­cupe de votre femme » est en effet le deal que lui pro­pose en sub­stan­ce l’ex­centrique hériti­er. Dans les deux cas, aucune chan­ce que les polici­ers découv­rent l’auteur du meurtre puis­que celui-ci aura été com­mis par un par­fait étrang­er, sans aucun mobile ap­parent. Croyant à une plaisan­terie, Guy fait mine d’approuv­er ce plan démoniaque. Mais lorsque Bruno ac­complit sa part du contra­t, re­nvoyant l’indélicate épouse ad pat­res, Guy se retro­uve sus­pecté du meurtre par la police, et pressé par Bruno de re­nvoy­er l’as­censeur et d’oc­cire son ric­hissime pater­nel…

Le ten­nis tient un rôle im­por­tant dans l’his­toire élaborée par Hitchcock et ses scénaris­tes (d’ail­leurs, dans le roman origin­al de Pat­ricia Highsmith dont le film est l’adap­ta­tion, le héros n’était pas ten­nisman mais architec­te). Ainsi, le drame se dénoue à l’oc­cas­ion du tour­noi de Forest Hills (alors l’US Open Amateurs) où Guy doit dis­put­er un match, alors que dans le même temps, Bruno l’as­sassin, déçu par Guy qui a refusé d’honor­er le « pacte », re­part vers Met­calf pour déposer sur le lieu du crime un briquet ap­partenant à Guy, pre­uve censée l’ac­cabl­er. Celui-ci choisit de dis­put­er son match pour ne pas éveill­er les soupçons des polici­ers qui le suivent en per­man­ence, mais avec l’in­ten­tion de le re­mport­er au plus vite, puis d’échapp­er à la vigilan­ce de ses pan­dores et de filer à Met­calf pour pouvoir y ar­riv­er avant la nuit et déjouer le sinistre plan de Bruno. Hitchcock nous régale alors d’un doub­le sus­pen­se, car tan­dis que Guy, d’habitude non­chalant et at­tentis­te dans son jeu, prend à la gorge son ad­versaire et lui im­pose une cad­ence in­fer­nale dans l’enchaî­ne­ment des points, pro­voquant la sur­pr­ise des com­men­tateurs radio, Bruno égare tem­poraire­ment le briquet dans une bouc­he d’égout, et ses ef­forts pour le récupérer à trav­ers la gril­le font écho à ceux de Guy pour s’im­pos­er sur le gazon new-yorkais. Il re­mpor­tera fin­ale­ment son match en 4 man­ches et ar­rivera à Met­calf pour faire éclat­er in ex­tremis la vérité…

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En­core un polar, cette fois-ci adapté d’un roman d’Agat­ha Chris­tie, « L’Heure Zéro » de Pasc­al Thomas (2007) fait à la fois référence à Jac­ques Tati (le per­son­nage du com­mis­saire joué par François Morel a un côté « Mon­sieur Hulot en vacan­ces », dans une am­bian­ce similaire de villégia­ture de bord de mer) et à Hitchcock : le per­son­nage prin­cip­al, l’élégant Guil­laume Neuvil­le, in­terprété par Mel­vil Poupaud, est aussi beau et lisse que Far­ley Grang­er dans « L’In­connu du Nord-Express » et comme lui, il est champ­ion de ten­nis. Sa carrière de joueur a vite avorté car il n’avait pas le « kill­ing in­stinct », plus préoccupé par le beau jeu (son re­v­ers, est, paraît-il, une mer­veil­le) que par le résul­tat. Lorsque sa tante, la ric­hissime Camil­la Tres­silian (Daniel­le Dar­rieux), est as­sas­sinée, tout semble de prime abord l’ac­cus­er… Oui, mais les in­dices sen­tent le traquenard à plein nez. Et les coups portés à la vieil­le dame l’ont été par un gauch­er, or, Guil­laume est droiti­er. Une deuxième série d’in­dices ac­cuse en­suite l’ex-femme de Guil­laume, la fragile Aude (Chiara Mastroian­ni), qui de sur­croit est gauchère. Il faud­ra toute la mal­ice du com­mis­saire, via l’in­terven­tion tar­dive d’un témoin oc­ulaire plus ou moins fab­riqué, pour con­fondre Guil­laume, qui avait im­aginé ce scénario di­abolique pour se veng­er de son ex-femme ; et c’était en fait du re­v­ers, de son « fameux » re­v­ers, qu’il avait frappé sa tante.

Chris Wil­ton (« Match Point »), Guil­laume Neuvil­le (« L’Heure Zéro »), à qui il faut ajout­er Tony Wen­dice (ten­nisman pro­fes­sion­nel à la re­traite in­terprété par Ray Mil­land dans le « Le Crime était Pre­sque Par­fait » (“Dial M for Murd­er”) d’Hitchcock (1954), et qui décide de faire as­sas­sin­er sa riche épouse (Grace Kelly) par dépit amoureux autant que par cupidité) : trois ten­nism­en, autant de criminels.

Décidément, quand il faut trouv­er qui est le tueur de femme dans un polar, misez sur le joueur de ten­nis…

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An­nexe

Cet ar­ticle ne serait pas com­plet si l’on n’y sig­nalait l’exist­ence d’une comédie sen­timen­tale plus ou moins nunuc­he, « Wimbledon » (en VF « La Plus Belle Vic­toire ») de Ric­hard Loncraine (2003). Le prin­cip­al intérêt de ce film, pour ne pas dire le seul, est d’avoir été, comme son titre origin­al l’in­dique, tourné en par­tie à l’intérieur même du All En­gland Lawn Ten­nis and Croquet Club. Dans les rôles prin­cipaux, Paul Bet­tany et Kirst­en Dunst ont subi un en­traî­ne­ment physique de 4 mois orchestré par Pat Cash, pour avoir l’air crédib­les en champ­ions de ten­nis.

Evi­dem­ment on trouve du ten­nis en petite ou gran­de quan­tité dans d’aut­res films dont, hélas, mes souvenirs sont trop loin­tains voire in­exis­tants pour que j’aie pu les ab­ord­er ici (peut-être à l’oc­cas­ion d’une suite, qui sait ?) : « Chambre avec Vue » de James Ivory (1986), « Le De­rni­er Em­pereur » de Be­rnar­do Be­rtoluc­ci (1985), « Le Jar­din des Finzi-Contini » de Vit­torio de Sica (1971), « Le Genou de Claire » de Eric Rohm­er (1970), « Blow Up » de Mic­helan­gelo An­tonioni (1966), « Mademoisel­le Gagne-Tout » de Geor­ge Cukor (1952)… Cela peut aussi tourn­er à la parodie complète, comme par ex­em­ple un match de doub­le démoniaque dans « Les Sorcières d’Eastwick » de Geor­ge Mill­er (1987), ou en­core l’ap­pari­tion de Vijay Am­ritraj dans un James Bond (« Oc­topus­sy », 1983).

Enfin, n’oubl­ions pas le documen­taire tourné par Wil­liam Klein à Roland Gar­ros en 1981, et sob­re­ment in­titulé « The French ». Ce film nous a déjà été lar­ge­ment présenté par Alex puis par Chris­tian en d’aut­res lieux. J’en pro­fite pour re­mer­ci­er au pas­sage Alex, pour m’avoir aiguillé sur « L’In­connu du Nord-Express ».

Ad­dendum

Une suite à cet ar­ticle est dis­ponib­le ici : Sur l’écran noir, les lig­nes blanches… Epi­sodes 2 et 3 (« Borg McEn­roe » et « Battle of the Sexes »)

About

Sous d'aut­res cieux et en d'aut­res temps, je fus connu sous le sob­riquet de "Colin Mail­lard et Tar­temp­ion".

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245 Responses to Sur l’écran noir, les lignes blanches

  1. Elmar 24 août 2010 at 10:26

    Très bonne idée d’article, qui est superbement documenté. Du tout bon.

    Faudra que je (re)voie certains films.

    L’intérêt principal de « Wimbledon », c’est qu’ils citent une fois le nom de GO(at)D.

  2. Guillaume 24 août 2010 at 10:50

    Pas le temps de lire le texte en lui-même pour l’instant, mais je tiens juste à dire que visuellement, c’est superbe. Le plus beau travail de mise en page que j’ai vu sur ce site, tout simplement.

    Je repasse plus tard me faire une lecture au calme.

  3. karim 24 août 2010 at 11:07

    On sent la passion du tennis et celle du cinéma, impossible de dire celle qui domine. Je te conseille mon cher Colin de préparer d’avance ton petit discours de remerciements pour la cérémonie annuelle de 15-LT awards, la catégorie « meilleur photographie » te semble promise, et le prix spécial du jury je le sens bien aussi.

    C’est pas mal ça d’ailleurs comme idée d’article pour décembre…

    • Elmar 24 août 2010 at 11:16

      Oui. Quoique. Ca rappelle les fameuses notes de SV qui permettaient à Gino d’entretenir une pseudo-légitimité. Le type avait quand même déboursé 5000 euros pour que des Chinois votent pour son article (ou alors 10 euros pour un logiciel robot voteur…)

    • Colin 24 août 2010 at 12:11

      Merci Karim mais hélas les photos je ne les ai pas prises moi-même ;-) mais bon, c’est pas grave je me contenterai tout à fait modestement d’un prix dans la catégorie « iconographie », le fait est que j’ai passé un certain temps à compiler toutes ces images!

  4. Sylvie 24 août 2010 at 11:25

    Super boulot Colin ! Passionnée de cinéma, je n’ai pu qu’apprécier ton travail. J’ai vu presque tous les films sauf La famille Tennenbaum, les Berkman se séparent et l’heure zéro. D’ailleurs, j’aimerais ton avis sur ce dernier car j’aime beaucoup le cinéma de Pascal Thomas.

    Je ne peux que conseiller , en dehors des Hitchock, le superbe Match point. Côté comédie, la partie de tennis de Monsieur Hulot est un must et le club de tennis un marqueur social de premier plan. Hulot fait office de chien dans un jeu de quilles dans ce petit monde bien ordonné.

    • Colin 24 août 2010 at 15:39

      Désolé Sylvie d’avoir défloré le dénouement de « L’Heure Zéro », un bon petit film (moins drôle que « Mon petit doigt m’a dit » et « Le crime est notre affaire », mais tout aussi agréable à regarder).

  5. Clemency 24 août 2010 at 12:04

    Salut Colin,
    Ton article ne peut que me toucher vu que La femme d’à côté est mon Truffaut préféré, ce qui n’est pas rien vu comme j’aime ce réalisateur, mais aussi parce que j’ai vécu 15 ans à Corenc et que j’ai tapé (très peu) la balle dans ce club. Et avant, j’ai habité 5 ans à Biviers où le petit Olivier Bekart (orthographe ?) qui joue le gamin de Depardieu dans le film avait été casté avant ma naissance.
    Donc en te remerciant pour l’article, salutations dauphinoises…
    Des autres films je n’ai vu que Match Point que j’apprécie modérément ce qui m’a valu de longues et vaine joutes verbales avec les nombreux fan de ce WA.

  6. Jean 24 août 2010 at 12:26

    Wesh, wesh, Colinou,

    Bon, le cinéma et moi, ça fait au moins deux, ce qui fait que je ne connais que la scène de l’Elephant dans tout ce que tu évoques là (et le French mais c’est un docu). Et Vijay dans le Bond. Je vois peu de cinéma, et c’est vrai que Rohmer ou Allen… Mais tu m’as donné envie de voir le Hitchcock, où le tennis semble tenir le rôle le plus central. Et le Hulot, merde alors.

    Et tu m’apprends complètement que Tanvier a joué dans un Godard et était à Cannes, ça lui fait au moins un bon chèque et une expérience.

    M’est avis que l’on pourrait faire un peu la même chose avec la musique, mais encore faudrait-il mettre la main sur les trucs de Cash avec Iron Maiden ou l’album sorti par Mats Wilander & son groupe uniquement en Suède et dont il ne semble pas exister d’extraits sur Internet. Il dit lui-même que c’est complètement nul.

    Les Bryans ont sorti un album ensemble, de la soupe US, mais évoquer les platitudes mélodiques du manouche qui mange des niglos Yannick Noah ne serait pas la pire des douleurs en comparaison de ça : http://v.youku.com/v_show/id_XMTc0NjQzNzky.html

    Bilan : l’article est superbe mais j’ai envie de voter non, tu m’énerves, tu pourrais pas saloper un peu tes trucs de temps en temps, quand même ?

    Mais pour toi qui sais tout, existe-t-il un lien familial entre Boris Karlov et JM del Potro ?

    • Colin 24 août 2010 at 12:59

      Non, quoiqu’il y ait en effet une vague ressemblance. Mais en revanche Boris Karloff (de son vrai nom William Henry Pratt) était le cousin germain du grand père de Hugo Pratt. Bon, en même temps, si tu n’es pas un fan de Corto Maltese comme moi tu t’en fous un peu.

      • Guillaume 24 août 2010 at 15:43

        Mais moi ça m’intéresse et je chipe l’info à la volée.

    • Jean 24 août 2010 at 16:13

      JMdP m’a toujours un peu fait penser à Boris, grand spécialiste des monstres qui a autant marqué mon inconscient que Max Shreck. Si je suis peu cinéphile, j’aim(ais, car cela fait un moment que je m’y suis intéressé) bien le cinéma fantastique de cette période.
      Et c’est marrant de savoir que ces deux types que j’aime bien sont liés.

  7. Franck-V 24 août 2010 at 12:44

    Pfiou , quel travail d’archives Colin, aussi bien côté cinémathèque qu’iconographiques. Je ne connais que les grands classiques, comme tout le monde, mais il m’est revenu en pensée, à la lecture de l’article la scène d’un film catastrophe de la fin des 70′s dont le tennis est loin d’être le thème, juste un flash qui me revient.

    Dans « la grande menace » avec R. Burton et L. Ventura (V.O. The Medusa Touch), on assiste à un flash durant le journal télévisé, qui annonce diverses catastrophes qui vont mener l’intrigue du film, mais à un moment, les anglais ne peuvent s’empêcher d’aller faire un détour par Wimbledon, où l’envoyé spécial donne la température du « Tournament » qui va ouvrir sa quinzaine, on y voit la traditionnelle ruée vers les courts à l’ouverture des grilles.
    « Ici, à Wimbledon, cette année encore, tout est en place pour vivre un tournoi passionnant, et le public répond présent… »

    Une démonstration de l’institution de la quinzaine verte, outre Channel… la cathédrale de Westminster peut bien s’écrouler ou la centrale nucléaire de Windscale exploser à la fin du film, il faut faire une place à Wimbledon, c’est assez cocasse, sacrés Anglais :-)

    Le stade en a vue d’autres, comme une bombe de la Luftwaffe pendant le blitz, alors un film catastrophe…

    • Colin 24 août 2010 at 18:18

      Oulalah ça fait bien 30 ans que j’ai vu ce film, aucun souvenir de l’allusion à Wimbledon!

  8. Franck-V 24 août 2010 at 13:32

    Mais bon, ce n’est pas malin de ta part quand même,  » La signora della porta accanto » m’a donné le cafard :-(

    Ecco fatto.

  9. Djita 24 août 2010 at 13:46

    Waw quel travail. Je suis fascinée et c’est très beau à voir. Cela donne tout de suite envie de s’y plonger. Quelle culture cinématographique tu détiens. Comme Karim, je ne sais pas si c’est le tennis ou le cinéma qui a la 1 ère place dans tes passions. En tous cas, c’est une excellente idée que tu as eu et ton texte se lit agréablement et aisément. Tu auras assurément un award en fin de saison. Bravo.

  10. Capri 24 août 2010 at 13:49

    Excellent Colin. Je ne connaisssais pas l’anecdote sur Cathy Tanvier et Godard.

    A noter dans « Nous irons tous au paradis » la partie de double qui tourne au pugilat, une des scènes qui m’a fait mourir de rire tellement les acteurs sont somptueux. « La femme d’à côté » fait partie des films que j’adore détester. C’est à la fois vide et plein, prétentieux et naïf, ça ne raconte pas grand-chose et ça en dit pourtant beaucoup. Les films de Blier (Bertrand) me font cet effet-là aussi ( « Buffet froid », une merveille que je suis aux anges d’exécrer).

    Question tennis et cinéma (et TV) : la série « les Espions » où Bill Cosby et son compagon (de travail) sont censés être champion de tennis ; la partie de tennis de « Un héros très discret » où Kassovitz (acteur) fait semblant de se ressentir d’une douleur. Et question « archives » le feuilleton français « Manon Lescaut » dans lequel on peut voir une partie de jeu de paume, ma foi, pas si mal tournée que celà.

  11. Pierre 24 août 2010 at 14:09

    Colin, je me prosterne devant toi.

    Article génial. C’est non seulement original, très bien documenté mais aussi parfaitement organisé, les références et commentaires étant d’un goût parfait. Non, vraiment, tu viens de me faire passer quelques minutes précieuses. Tu sais bien, il y a des fois, lorsqu’on lit un texte, on se dit que les mots coulent de source, tant l’idée qui les soutient relève de l’évidence. C’est le cas ici : l’écriture est à l’os (pas un mot de trop) et tous les exemples me parlent. Je suis moi-même cinéphile et baballophile, tu viens de réunir mes deux passions dans un même article. Gloire à toi, donc.

    Une tendresse particulière pour les deux films de Yves Robert qui sont pour moi des indépassables de la catégorie « films de copains » dans laquelle le cinéma français excelle. Mention spéciale à l’arrivée tonitruante de Mouchi (M.Villalonga) sur le court.

    Dans L’Inconnu du Nord Express, le suspense et les tensions humaines font passer le tennis au second plan, tout comme dans Match Point. Mais Woody Allen parvient à faire du tennis une allégorie de la cruauté de l’argent : impossible de se faire une place dans la bonne société lorsque l’on n’est « que » sportif, même brillant. Ce postulat, finalement, mène le héros à l’adultère et au crime dans un film qui n’a rien d’une comédie classique de Allen (les bons mots sont remisés au placard).

    D’une manière générale, tous ces films, excellents, sont toujours décevants quand sont filmées les échanges de tennis, sauf dans le Hitchcock, qui est un cas à part, comme tu l’expliques. Ainsi, il me semble impossible de faire un bon film sur le tennis (les films cités ne sont pas « sur » le tennis) : la plupart du temps on n’y croit pas.

    C’est d’ailleurs valable pour le sport en général : même avec une bonne idée, le film sur Zidane finissait par être chiant à mourir.
    Quand Rollerball place le sport au centre du récit, il faut inventer un sport nouveau, violent et barbare, pour que le message soit fort.

    Colin, je me souviens t’avoir proposé de m’épouser lors de l’open d’Australie quand ta présence devant l’écran faisait gagner Fed. Si je n’étais pas hétéro, marié et heureux dans mon couple, je pourrais m’égarer à nouveau.

    • Colin 24 août 2010 at 18:22

      MDR Pierre, merci pour tous ces compliments, et étant moi-même « hétéro, marié et heureux dans mon couple » je me verrais obligé de décliner ta proposition. À noter d’ailleurs que le sortilège qui avait bien fonctionné lors du QF de l’Oz contre Davydenko n’a plus jamais marché depuis. Peut-être à l’USO?

  12. Zic 24 août 2010 at 14:10

    A nouveau? T’es sûr d’être hétéro? :P ;)

  13. Djita 24 août 2010 at 14:41

    Je ne sais pas si vous lisez l’équipe papier aujourd’hui. Mais leur dessin humoristique sur Fed est trop marrant. C’est en première page.

  14. Thomas 24 août 2010 at 14:45

    Un autre « film » sur le tennis:

    http://www.youtube.com/watch?v=lfxC3TCDgCE

    • Elmar 24 août 2010 at 21:01

      Très sympa, ce film! Et ils jouent pas trop mal au tennis!

  15. Coach Kevinovitch 24 août 2010 at 15:29

    Je n’en ai vu qu’un seul, c’est Match Point! Ce film est exceptionnel, d’une noirceur et d’un cynisme inouï!

    Ce héros est si machiavélique, il semble s’en sortir toujours d’un cheveu à un point qu’on attend sa « chute » qui finalement n’arrive même pas! Pas de happy end, ici, le méchant gagne! Life is unfair! Il m’a marqué!

    • Colin 24 août 2010 at 18:24

      Oui et d’ailleurs dans le même genre, et également à Londres, Woody Allen a tourné un autre film noir: « Le rêve de Cassandre » mais là, ça se termine mal pour les deux frères joués par Ewan McGregor et Colin Farrell.

  16. Sam 24 août 2010 at 16:00

    Je m’étonne que l’auteur ne mentionne point ici l’accident de voiture de Piccoli un peu après Vitré sur la route de l’Open de Rennes dans « Les choses de la vie ».

    Néanmoins, ici, un grand moment d’interview: Pierre Lipton Barthès et Guy Bedos causant tennis pour « Un éléphant (…) ».

    http://www.ina.fr/art-et-culture/cinema/video/CPB7605158702/un-elephant-ca-trompe-enormement.fr.html

  17. Nath 24 août 2010 at 16:01

    Jolie revue, beau boulot de recherche, de rédaction et de mise en page! Vu que je ne suis pas très cinéphile, j’ai appris plein de choses, merci.
    PS : Il y a un match de double démoniaque dans « Les Sorcières d’Eastwick » 8O ? Aucun souvenir, mais j’étais assez jeune quand je l’ai vu…

  18. Le concombre masqué 24 août 2010 at 16:41

    Pas le temps de tout lire correctement pour l’instant, mais le temps d’apprécier le monceau de travail abattu!!

    Chapeau bas messire tartempion!

    Je suis pour ma part cinéphile, mais j’ai bloqué mon compteur (à part pour quelques chef d’oeuvres) aux années 1980.
    Du coup je connais peu de références.

    Vu ton intérêt et tes connaissnaces sur le sujet, ce listing t’évoquera sans doute beaucoup plus qu’à moi, et pourrait t’intéresser?

    http://www.cinemagora.com/tag-81-tennis.html

  19. Chewbacca 24 août 2010 at 17:40

    Royal mon Bon Monsieur,

    ah là là l’intrusion du sport à souvent donné des films endimanché notamment du coté Américain avec sa ribambelle de films sur le Baseball et le Basket je pense à Levinson et son film Le Meilleur avec Redford ou la Légende de Bagger Vance que j’ai découvert il n’y pas si longtemps du même Robert ,bien que le film ne soit pas transcendantale j’ai quand même bien aimé le côté historique de la chose l’ultime duel de trois légendes du golf en pleine dépression et pendant la grande dépression tout ceci dans un cadre merveilleux peuplé de séquoia et de noirs au service des blancs, bref il s’agit là aussi d’une métaphore de l’existence mais contrairement au sombre Match point on en ressort pas ébranlé.

    J’ai beaucoup aimé ton article Nicol ,je sais pas si t’es d’accord avec moi mais en France on a souvent traité le sport ou le tennis avec une certaine dérision contrairement aux Américains qui sont plus enclin a en faire des tragédies exaltant des vertus qui nous sont totalement étranger comme la combativité et l’abnégation.

    Par contre la boxe est un matériau qui réussit plutôt bien au 7émé je pense au génial Racing Bull,à l’étrange Baiser du tueur de Kubrick et au récent Million Dollar Baby de Clint Pour les cinéphiles pas les cinévores! je vous conseille le Masque de cuir de Hitchcock et mon préféré Charlot Boxeur,ptdr!

    Une question :il me semble que Richie est amoureux de sa sœur Margot,non?

    Merci pour cet article Colin.

    • Chewbacca 24 août 2010 at 17:57

      Je précise que ce qui m’a ébranlé dans Match Point c’est la présence de Scarlett.

      Je sors et je jure sur la tête de Lionel que je ne reviens plus.

      • Coach Kevinovitch 25 août 2010 at 00:23

        Non, reste, c’est totalement compréhensible!

    • Colin 24 août 2010 at 18:54

      Salut boule de poils, c’est sûr qu’avec un tel avatar tu es forcément un distingué cinéphile :lol:

      Si tu parles de Richie Tenenbaum, je confirme, c’est bien de sa soeur Margot dont il est amoureux (mais elle a été adoptée, hein, alors ça compte pas!), mais si tu parles de Richie Gasquette, en revanche, là je n’ai pas suffisamment d’infos pour te répondre.

      C’est sûr que la boxe est un sport qui a bcp plus inspiré les cinéastes. Charlot boxe sur un ring dans « Les lumières de la ville » tandis que « The Kid », Jackie Coogan, boxe dans la rue un gamin deux fois plus grand que lui. Mes fils sont toujours MDR lors de cette scène. Il y a de la boxe aussi dans « Pulp Fiction » même si on ne voit aucune image du combat. Et je ne parle même pas des Biopics (Ali par Michael Mann, Hurricane Carter par Norman Jewison…).

  20. Guillaume 24 août 2010 at 18:09

    Au début je me suis dit : « Non, c’est pas possible, il n’a pas osé… Mais que fait Capri dans cet article ? Bordel, on avait dit un article « sérieux », pour une fois ! » Et puis j’ai compris :)

    C’est juste excellent, Colin. Déjà, l’intro qui part d’une matinée au club de tennis du coin pour t’amener en douceur au cinéma, c’est du grand art (7e en l’occurrence).

    Derrière, je ne peux que dire que j’ai appris pas mal de choses tant à part Tati et un peu Woody Allen (mais pas vu Matchpoint), on parle là d’un cinéma que je goûte en général assez peu.

    Globalement, c’est vrai que les films de sport n’ont jamais donné grand-chose. Autour du sport, oui, on trouve quelques perles, notamment sur ses dérives (je pense à « Coup de tête » ou au « Vélo de Ghislain Lambert ») mais sur le sport même je ne vois guère que la boxe qui ait suffisamment inspiré les cinéastes (Raging bull, Million dollar baby, Rocky « Adriennnnnnne » Balboa) pour donner de grands films (Rocky, grand film ? Allez, oui, ça passe).

    • Chewbacca 24 août 2010 at 18:17
    • Elmar 24 août 2010 at 18:26

      C’est vrai mais c’est aussi parce que les scénarios sportifs sont plus dramaturgiques que les scénarios cinématographiques.

      Comment surpasser dans un film, par exemple, la finale de Wimbly 08? C’est impossible, ou alors ca ferait vraiment factice. C’est d’ailleurs ce qui m’a globalement toujours déçu dans les films traitant de sport: les matchs/combats/courses sont toujours décevantes sous cet aspect-là. Idem d’ailleurs pour les films avec parties de poker (Casino Royale, etc).

      • Nath 24 août 2010 at 18:53

        C’est vrai, on ne « rentre » pas dans un film de la même manière, l’enjeu n’est pas le même.

    • Benoît 24 août 2010 at 19:15

      Excellent Colin ! Le Crime était presque parfait… chef d’oeuvre !

      @ Guillaume : Rocky —> très grand(s) film(s) !

    • Sylvie 24 août 2010 at 22:02

      Dans le genre, film de sport réussi, il y a « les Chariots de feu »

  21. Chewbacca 24 août 2010 at 19:26

    Moi je verrai bien un Scorses casser l’image disons-le un peu bourgeoise du tennis par un traitement cinématographique plus percutant une sorte d’Affranchis à Flushing Meadows ou les Italiens,Irlandais et Afro-américains se disputeraient tel quartier en organisant une CD de malfrat,les armes seraient prohibé et seul l’arbitre aurait le droit d’en porter un en cas de protestations ce serait 12 balles dans la tête!

    J’imagine la scène avec l’Oncle Polly assis sur sa chaise et dégommer un conard qui conteste le Hawk-Eye,et finir la scène par une réplique du genre : » on joue ici on gueule pas on est pas des animals! »

    • Benoît 24 août 2010 at 19:27

      On peut rappeler Pesci et De Niro pour le coup !

      • Chewbacca 24 août 2010 at 19:31

        Absolument Monsieur Santoro!Nicky pas Fabrice…..

      • Chris 24 août 2010 at 19:40

        Pour arriver a servir, faudra que Pesci empreinte la raquette de Chang…

        • Chris 24 août 2010 at 19:42

          D’ailleurs c’est pas dans Donny Brasco que les mafieux jouent au tennis avec les gros calibres dans les shorts (quand il sont a Miami)?

          Je suis sur de me souvenir d’une scene de ce genre, mais je ne suis plus sur du film.

      • Colin 24 août 2010 at 19:55

        Ne pas confondre Joe Pesci et Victor Pecci

  22. Chewbacca 24 août 2010 at 20:59

    J’ai pas vu le film et je pense n’avoir rien raté , mais après avoir visionné ce court extrait il a l’air d’avoir suffisamment de qualité pour battre Rose-Buse sur herbe,non?

    http://www.youtube.com/watch?v=VTmfsT_9eYo&feature=related

    l’acteur ne souffre-t-il pas d’albinisme? je le trouve chelou ce type….

  23. Clemency 24 août 2010 at 21:12

    Merci pour la dédicace Colin !
    C’est drôle parce que du coup ton article me remplit de nostalgie. Il parle du lieu de mon enfance-adolescence mais aussi de ce film qui m’a profondément marqué. Et puis c’est drôle, j’avais repéré depuis longtemps que tu naviguais autour de Grenoble, mais du coup Corenc, ben c’est un peu chez moi, ou disons ça l’était…
    Dans la deuxième moitié des années 90, j’avais l’âge qu’on a quand on est né en 82, et n’y venais pas souvent, en tout cas pas pour prendre des leçons, plutôt pour emprunter un cours, en mobilette et couettes.
    En 98 précisément, je me suis faite virer du club, avec ma copine-partenaire on fumait un joint avant de jouer pour voir si notre revers marcherait mieux…
    Bonne fin d’été à toi.

    • karim 24 août 2010 at 22:46

      « on fumait un joint avant de jouer pour voir si notre revers marcherait mieux »

      si y’avait relation de cause à effet, putain, Bob Marley ou Snoop Dogg seraient des fumeurs du jeudi aprem comparés à Nalbandian, Gasquet, Murray ou Kohly, les rois du revers.

      • Clemency 25 août 2010 at 00:36

        J’ai ré-essayé plus tard et effectivement il n’y avait pas de lien, pas plus qu’avec le coup droit. Mais j’aime bien expérimenter et j’ai donc refais l’expérience avec la coco, et là l’expérience est plus probante mais guère durable (un rapport avec Richard ?).

  24. Pierre 24 août 2010 at 21:56

    Alors là les amis, j’en ai une bonne à vous raconter. Je viens de battre un joueur de…65 ans. Et vous vous dîtes aussitôt : quel tocard ce Pierre.
    C’est légitime mais, car il y a un mais, il s’agit d’un dénommé Pierre Joly (aujourd’hui 15/2), ex numéro 6 français et ex 51 ème mondial. Ce monsieur a quand même battu Guillermo Vilas, Roscoe Tanner, Arthur Ashe, Mc Enroe et Bjorn Borg !
    Ce soir, je vais m’endormir en me disant que j’ai battu un homme qui a battu Mc Enroe (quand il était encore tout minot certes).
    I’m drinking little milk (tournure abusive, ok, mais tellement vraie).

    • Djita 24 août 2010 at 22:08

      Qui l’eût cru? Je parle avec un mec qui a battu un mec qui a battu Mcenroe et Borg.
      Euh t’en a d’autres comme ça? :D
      lol c sympa cette anecdote.

      • Chewbacca 24 août 2010 at 22:26

        Et moi je suis aimé d’une jeune femme qui connait un mec qui a battu un mec qui a battu Borg, Mc Villas.

        Je kiff définitivement ce site.

        Incroyable ton histoire Pierre.

      • Djita 24 août 2010 at 23:00

        :D

        Incroyable ce site, je confirme. ;)

    • Lionel 24 août 2010 at 22:14

      15/2 a 65 ans, comment est-ce possible?

    • Guillaume 24 août 2010 at 22:15

      Après la victoire de ta petite Louise à l’Open d’Olonne sur Mer ? Mazette mais quelle famille de champions !!!

    • Sylvie 24 août 2010 at 22:30

      ça doit être sympa de lui faire évoquer ses souvenirs

    • Chewbacca 24 août 2010 at 22:36

      Tu as dû mal comprendre Pierre il a dit qu’il était classé 15/2 il y a 65 ans mais tu étais tellement excité par la victoire…..

      • Lionel 24 août 2010 at 22:40

        Ressens-tu toujours le besoin de participer au débat?

        • Chewbacca 24 août 2010 at 22:54

          Le mépris: Scène Culte (Lionel-Bardot/Chewie-Picolli)

          Lionel-aimes-tu mes fesses?

          Chewie-non pas vraiment ,non.

          -Et mes seins ?tu aimes mes seins?

          -Pffff non pas t’es relou là !

          -Et mes cheveux tu aimes mes cheveux?

          -T’es chelou aujourd’hui! T’as bu ou quoi?!!

          • Lionel 24 août 2010 at 23:12

            Juste lu le Livre excellent, sur le Mépris tiens.
            Hy guy still in Miami?
            Tu te sens plus américain ou français?
            Tu en penses quoi des roms en France? Pour ou contre.
            Vive Federer qui gagne!

            • Chewbacca 24 août 2010 at 23:19

              Rentré dimanche.
              Je me sens Rom-steak avec le soleil.

              Contre les Roms et pour Federer.

    • karim 24 août 2010 at 22:54

      Pierre tu deviens le GOAT de ce site! ça me donne des idées, si j’avais la chance de croiser Mohamed Ali je lui collerais une de ces dérouillées mes amis, juste pour être classé avec des gars comme Frazier, Olmes, Norton, Spinks, qui ont battu l’idole. J’ai mes chances, son jeu de jambes n’est plus ce qu’il était, y’a un petit souci de coordination.

      Sinon que ce Joly a fait des ravages, même si ce sont des victoires uniques, il a carrément tapé la crème de la crème des late 70′s et early 80′s. Chapeau.

      Sinon, tu aurais pas ta carte vermeille toi des fois? c’est pas un tournoi par catégories d’âge qui ne dit pas son nom? ça ne donnerait que plus de relief à ta performance.

      • Benoît 24 août 2010 at 23:08

        Euh Pierre tu es sûr qu’il t’as pas baratinné ce Pierre Joly ? Sur le site de l’ATP ils indiquent seulement 10 matchs à son actif (pour une seule victoire) et un classement maximal de 244ème…

        http://www.atpworldtour.com/Tennis/Players/Jo/P/Pierre-Joly.aspx

      • karim 25 août 2010 at 00:34

        Quoi? Pierre n’a pas battu Borg et Vilas? Je comprends plus rien à tout ça moi… Qui a gagné le tournoi finalement, sa fille ou lui? Et si sa fille a 65 ans, il a quel âge Pierre?

        • Chewbacca 25 août 2010 at 00:49

          Non c’est pas ça, non je crois que Pierre à semble-t-il tué le vieux de 65 ans qui était suspecté d’avoir tué Villas Borg et Mc il y a 65 ans mais en faite c’etait pas eux mais des joueurs classé 15/2 voilà quoi.

        • Djita 25 août 2010 at 01:36

          A ne plus rien y comprendre! Pierre, quel délire!

      • Franck-V 25 août 2010 at 08:55

        Ce n’est peut-être pas ce Pierre Joly là, on va affiner la recherche, Chewbie va mener l’enquête.

        http://www.pagesjaunes.fr/pagesblanches/r/pierre.joly

    • Pierre 25 août 2010 at 07:57

      Bon, je me réveille et je lis vos posts partagé entre la crise de rire et la déception : je me serais fait berner par une ancienne gloire ?
      Faudrait jamais gober ce que disant les joueurs de tennis…
      SNIF….

      • Colin 25 août 2010 at 10:11

        En même temps, les statistiques de l’ATP antérieures à 1974 sont tout sauf fiables. Beaucoup de matches joués à cette époque ne sont pas répertoriés dans les bases de données du site atptennis.com (par exemple ceux disputés dans l’équivalent des tournois « challengers » actuels)

      • Elmar 25 août 2010 at 12:55

        J’y ai pensé. Mais en 1974, Big Mac avait 15 ans…

      • Pierre 25 août 2010 at 13:12

        Il m’a bien dit qu’ilo avait battu Mac quand celui-ci était tout jeune. Non, ce qui me fait douter de ses paroles c’est qu’il a précisé que sa meilleure année avait été 1978 et là, ça ne colle pas avec son pseudo rang de 51 ème mondial…

      • Djita 25 août 2010 at 13:39

        Choisis la crise de rire, c’est plus marrant. :D

      • Colin 25 août 2010 at 13:49

        Tu as mal compris, il t’a dit « 501 ème mondial »

        • Colin 25 août 2010 at 13:57

          Et il ne parlait pas de John McEnroe mais de Patrick.

      • Pierre 25 août 2010 at 21:04

        Djita a raison, cette histoire me fait bien marrer et je me suis un peu ridiculisé sur ce coup-là mais c’est pour la bonne cause, non ?

        N’empêche que j’ai battu un mec qui a battu, heu…quelqu’un d’autre, il y a longtemps !

        • Chewbacca 25 août 2010 at 22:02

          Pas tout Pierre, en aucun cas ridicule, au contraire tu nous as permis de démasquer un redoutable meurtrier-mythomane.

          @Francky se charge d’appeler le Maréchal pour nous en débarrasser.

      • Jean 25 août 2010 at 22:12

        Tu as évoqué Mac, Pierre, et c’est déjà beaucoup.

        • fieldog 25 août 2010 at 22:14

          Jean, je parierais que tu as appelé ton chien ou ton chat Mac?? :mrgreen:

        • Jean 25 août 2010 at 22:21

          En fait, j’ai un furet qui s’appelle Andy.

          • fieldog 25 août 2010 at 22:28

            Ah je croyais que c’était Judy son petit nom?… :lol:

  25. Lionel 24 août 2010 at 22:32

    Grand article,

    Que j avais envisage mais cela demande trop de boulot. J imagine que tu as beaucoup bosse. A noter les grandes pensees de W. Allen dans une interview a L Equipe Mag, si ca a existe « Il n y a pas de grand film sur le sport car cela n est pas possible de retranscrire la dramaturgie, mais des grands films sur la psychologie du sport. Le plus grand film du genre est Raging Bull.
    J’ai eu peur que tu oublies le Wimbledon, nanard s’il en est.
    Enorme La Femme d’a cote, film sur l’amour peut-il jamais disparaitre, cf La Princesse de Cleves. J’avais completement zappé l’histoire du tennis, aucun rapport si ce n’est l’univers bourgeois et policé qui y règne.
    L’indepassable Un Elephant… la, c’est tout simplement un chef d’oeuvre tout court. Maintes fois lamentablement imités.
    Tati pas vu.
    Woody Allen, me pete les nouilles gravissimement, de mon point de vue Match Point ne vaut que pour Scarlett, le reste, film tres bof. Par contre j ‘avais adoré sa partie de tennis quand il joue le double dans Hannie Hall, l’époque ou il faisait des bons films mi-délire mi-intellos.
    Je rajoute mon petit film histoire de, le remake de la Piscine en 2008 j ai oublie le nom, avec Laura Smet, Dutronc et d autres encore. Ou la rivalité se finit en duel tennis, le vainqueur étant une bille en espadrille contre je sais plus le nom de l acteur connu. Film bof sympa également sur les riches sont aussi corrompus mais finissent par niquer les pauvres, in fine.
    Grand article!

    J’aime Federer, Chewbacca, mais surtout l’eternelle féminin Nadine Morano.

    • Elmar 24 août 2010 at 22:38

      Ben voilà, content de savoir que Woody est d’accord avec oi sur ce point.

      • Guillaume 25 août 2010 at 11:15

        Woody Allen est amoureux de Nadine Morano ?

    • Colin 25 août 2010 at 12:27

      Dans « La Femme d’à Côté », on ne voit jamais Depardieu et Ardant jouer au tennis, on ne les voit que se balader dans le club en tenue, raquette à la main. C’est d’ailleurs pour ça que je parle de simple décor.

  26. Lionel 24 août 2010 at 22:52

    Je crois également que Vitas Gerulaitis fut le héros d’un super nanard ou il joue un joueur de tennis. Franck ou feu Antoine pourront nous renseigner à ce sujet si bon leur semble.

  27. Sam 25 août 2010 at 00:54

    Pierre est 243ème mondial 1974.Pierre, va falloir que tu fasses un effort.

  28. Chewbacca 25 août 2010 at 05:00

    @Antoine t’es où?tu fais le ramadan?tu préfères la Chorba ou la Harira?

    plus sérieusement je souhaiterai avoir ton avis sur la réelle chance de voir Rose-Bombons faire un GC calendaire pour 2011 ,débat relancé depuis sa brillante victoire à Cincin,peux-tu nous rédiger un article?merci.

    Dans l’attente d’une réponse de ta part je te prie de bien vouloir agrée mes sincères salutations  » Distinguées » on le met ou pas ?je sais jamais.

    Vive Roger Federer,Vive Peter Tosh et Vive André Lajoinie.

  29. fieldog 25 août 2010 at 08:42

    Super travail Colin! Avec une mise en page de qualité pour ne rien gâcher.

    Parmi les films mentionnés, je n’en ai vu que quelques uns dont Match Point que j’ai beaucoup aimé, autant pour Scarlett…que pour la noirceur du scénario.

    Appréciant beaucoup Hitchcock mais n’ayant pas vu « L’inconnu du Nord express », tu m’as donné envie de le découvrir, merci.

    Ayant passé 6 ans à Grenoble (années fac), je situe parfaitement Corenc même si je n’ai jamais eu l’occasion de jouer à son tennis club ;)

  30. Jeanne 25 août 2010 at 12:10

    Ahurissant cet article, Colin est un géant !

  31. Franck-V 25 août 2010 at 13:24

    Un petit aparté .

    Richie Tenenbaum, tenue Fila, bandeau borgien, comme sur l’affiche dans le tramway en effet mais en 1/2 de « Windswept Fields » , la chemisette serait plutôt Vilas.

    http://www.80s-tennis.com/images/fila/vilas_fila-v.jpg

    La ligne blanche à rayures de Borg était plus commune (encore que le short à carreaux, moins courant, le fut surtout lors de la saison 78, je crois, mais il me semble que c’était déjà le cas à RG 76 lors de sa défaite contre Panatta, normal qu’il n’en ait pas abusé…)

    http://www.80scasualclassics.co.uk/images/www.80scasualclassics.co.uk/Image/white%20blue%20red.jpg

    Encore plus rares, les carreaux sur la chemisette, bleu marine ou même ocres à l’US en 77, sans doute abandonnés car porte poisse peut-être (abandon sur blessure ). Comme la superstition de la barbe sera aussi abandonnée à l’US Open (en 81), n’ayant pas la même réussite qu’à Wimbledon.

    http://farm1.static.flickr.com/126/420404241_2ca3a4aed7.jpg

    http://www.kicksfc.com/Borg-Fila-zeldzaam-shirtkle.gif

    Cependant, un Borg Fila à manches rouges existe, mais plus antérieur, 1975 à voir l’allure du Suédois, déjà facilement identifiable à la barbe et au bandeau, mais au code vestimentaire pas encore fixé.

    http://4.bp.blogspot.com/_mExFwTi5UWI/SNT98_7qYfI/AAAAAAAAACQ/b9T1-nnXsIM/s320/Borg-orig.jpg

    Sur la couverture de Sporting Press, Richie semble bien porter un modèle Vilas. :-) (mais un short Borg à carreaux!)

    Il en portait encore un modèle largement inspiré en 1982.

    Voilà un petit historique vintage de la ligne Fila ;-)

    • Colin 25 août 2010 at 13:54

      Je suis sûr que Wes Anderson est aussi fou que toi et qu’avec la costumière de son film, il s’est tapé toutes les photos des tenues Fila vintage que tu es allé pêcher, afin de définir les costumes de Richie Tenenbaum.
      C’est vrai que d’aspect il fait penser presque autant à Vilas qu’à Borg.
      Mais l’arrêt de sa carrière à 26 ans est clairement une référence Borgienne (Bjorn, hein, pas Jorge Luis!)

    • Franck-V 25 août 2010 at 14:12

      Il est vrai que le fait que Richie ait la barbe rasée et la chevelure brune lui donne plutôt un look Vilas, assorti aux manches rouges Fila.

      Mais tu as raison, les Diadora ne devraient laisser aucun doute quant à la référence borgienne ;-)

      0:20 http://www.youtube.com/watch?v=obycGT3Wg-U&feature=related

      Même si on s’attend à voir le dernier Vilas en Puma..avoue que cette photo de 78 laisse planer le doute :mrgreen:

      http://www.designerclothing247.com/Diadora_2.jpg

      Mais l’arrêt en pleine gloire à 26 ans est convaincant.. surtout que Richie n’a pas non plus gagné Windswept Fields …

  32. Fart-Burna 25 août 2010 at 14:12

    Si la superstition de la barbe est efficace cette année pour l’US Open, le grand favori est suisse…

    http://www.parlonstennis.com/album/20090120/george_bastl.jpg

    Pas eu le temps de lire tous les commentaires ratés pendant les vacances, par contre les articles oui, ça fait plaisir avant de reprendre le taf.

    En ce qui concerne les films, il y a une comédie également qui traite du tennis mais façon dérision, « Balls out: Gary the tennis coach ». Je n’ai aucune idée de ce que ça vaut car pas vu. Je pense que c’est le genre de films à regarder façon nanard pour les courageux qui voudront tenter l’expérience du concierge s’improvisant entraineur d’une équipe universitaire.

    Merci Colin, dans ta liste j’en pioche 2 qu’il faudra que je voie prochainement : « Vacances de Monsieur Hulot » et « L’Inconnu du Nord Express ».

  33. fieldog 25 août 2010 at 17:11

    Même si on s’en doutait depuis un petit moment, confirmation que Nalby et Hewitt seront bien têtes de série à Flushing :
    http://www.eurosport.fr/tennis/us-open/2010/chasseurs-de-tetes_sto2441129/story.shtml

    • DIANA 25 août 2010 at 19:38

      Voilà la liste complète des têtes de série.
      http://www.usopen.org/en_US/news/articles/2010-08-23/201008231282597899360.html

      Au passage, je suis allée jeter un oeil sur le slamtracker, je ne voudrais pas être ronchon, mais alors, fond noir et caractères blancs, je sens que je vais devoir prendre ma loupe tant c’est fatigant et peu lisible.

      Tirage au sort demain 18h française, et pour ceux qui le souhaiteraient, il est possible de s’inscrire pour participer aux pronostics avec une invitation pour 2011 à la clé.

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