Les plus belles chevauchées individuelles de la Coupe Davis (reloaded)

By  | 28 novembre 2015 | Filed under: Coupe Davis, Histoire

Alors qu’Andy Mur­ray vient d’entr­er par la gran­de porte au Panthéon de la Coupe Davis, penchons-nous un peu sur les aut­res in­dividualités les plus méritan­tes de ces 45 dernières années.

Le char­me sur­anné de la Coupe Davis tient be­aucoup à ses par­ticularités :

  • Com­péti­tion par équipe, ce qui rend pos­sibles des re­tour­ne­ments de situa­tion jamais vus en tour­noi. Par ex­em­ple, une défaite de notre numéro 1 peut être rattrap­ée par une vic­toire de notre valeureux numéro 2, qui de­vient ainsi le héros du jour. Et, le di­manche après-midi, le sort d’une re­ncontre peut se jouer au cin­quiè­me match sur l’affron­te­ment titanes­que entre deux seconds co­uteaux qui sor­tent ainsi, l’es­pace d’un match ultra-médiatisé, de leur quasi an­onymat habituel. Cf. la « jurisprud­ence Boetsch/Kul­ti » de 1996, qui aurait pu être « dépassée » cette année en cas de match décisif Be­mel­mans / Ed­mund (avouez que ça aurait eu de la gueule).
  • Matchs de sim­ple et de doub­le par­ticipant en­semble à la décis­ion
  • Matchs au meil­leur des 5 man­ches, comme en Grand chelem
  • Re­ncontres se dis­putant sur di­ver­ses sur­faces, en in­door et out­door, et souvent dans des lieux pas très habitués à ac­cueil­lir du ten­nis de haut niveau (on parle de la Guadeloupe pour ac­cueil­lir le pro­chain Fran­ce/Canada)
  • Présence du capitaine sur le banc aux côtés des joueurs
  • …Sans parl­er de l’exal­ta­tion de l’instinct nationalis­te, qui n’est pas le côté le plus ragoutant de la chose.

Met­tons main­tenant de côté le fait que la Coupe Davis se joue en équipe, et re­ndons hom­mage à quel­ques in­dividualités mag­nifiques qui ont marqué de façon pro­fon­de le déroule­ment d’une édi­tion de la Coupe, à un point tel qu’on puis­se af­firm­er qu’il aurait été ab­solu­ment im­pos­sible que leur pays gagne le Saladi­er d’ar­gent cette année là en leur ab­s­ence, ne serait-ce que pour une seule re­ncontre.

Pour étab­lir des com­paraisons étayées, basons-nous sur un critère arithmétique sim­ple. Pour re­mport­er le Graal, une équipe nationale doit gagn­er 12 matches décisifs (nous ex­cluons bien sûr les « dead rubb­ers », ces matches sans enjeu du di­manche, joués en 2 sets gag­nants, et par­fois après une nuit bien arrosée). Si chaque match décisif vaut 1 point, les 12 points néces­saires à la vic­toire fin­ale sont forcément ap­portés par plusieurs joueurs de l’équipe, au mini­mum deux*, au maxi­mum seize**; un même joueur pouvant amass­er au plus 10 points (soit 8 sim­ples et 4 doub­les, une vic­toire en doub­le rap­portant 1/2 pt par joueur).

Nous al­lons donc com­menc­er par vous parl­er des champ­ions qui ont réussi un ex­ploit selon nous quasi­ment digne d’une vic­toire en Grand chelem : récolt­er -au moins- 7 des 12 points de leur équipe, tout en re­stant in­vain­cu en sim­ple.

Borg_Mac_Becker_Djoko

Précisons que nous nous som­mes con­tenté de re­mont­er jusqu’en 1972 (année qui a vu la dis­pari­tion du « chal­lenge round », c’est à dire la qualifica­tion auto­matique pour la fin­ale de l’année N, du vain­queur de l’année N-1). D’autre part, par souci d’homogénéité, pour les années an­térieures à l’instaura­tion du Groupe Mon­di­al (1981), nous n’avons tenu com­pte que des quat­re dernières re­ncontres de chaque équipe pour le décompte des points.

Aux côtés d’Andy Mur­ray, qui vient de re­joindre ce club très fermé di­rec­te­ment à la première place, en por­tant le re­cord à 9,5 points, on trouve :

N°2 : Bjorn Borg – 1975 – 8 points

Bjorn Borg a du se sen­tir souvent un peu seul lors de sa cam­pagne de Coupe Davis 1975. Quiz: qui étaient ses ad­versaires ce jour-là ?

Borg n’a que 18 ans et demi lorsqu’il en­tame cette cam­pagne de Coupe Davis 1975, et pour­tant il est déjà un vieux routi­er de la com­péti­tion, puis­que sa première sélec­tion (qui verra aussi sa première vic­toire) re­mon­te à mai 1972, alors qu’il n’avait pas en­core fêté ses 16 ans !

1975, qui est l’année de son deuxième sacre à Roland-Garros, le voit donc par­ticip­er à sa quat­rième cam­pagne de Coupe Davis !

Elle sera lon­gue et tri­omphale puis­que, le Groupe mon­di­al n’ayant pas en­core été in­stauré, ce ne sont pas moins de six re­ncontres que la Suède va de­voir re­mport­er pour s’ad­jug­er le Saladi­er d’ar­gent, au cours de­squel­les Borg al­ig­nera 12 vic­toires en sim­ple (toutes décisives !) et 3 vic­toires en doub­le as­socié au fidèle Ove Be­ngtson.

Parmi ses vic­times, du beau linge, en tous cas pre­sque un tab­leau de tour­noi du Grand chelem : Woj­tek Fibak le Polonais, Alex Met­reveli le Soviétique, les Es­pagnols José Higueras et Manu­el Orantès, le Chili­en Jaime Fil­lol (tous bat­tus sur… terre bat­tue), et enfin, pour la première fin­ale 100% européenne de l’his­toire, les tchécos­lovaques Jiri Hrebec et Jan Kodès, net­toyés sur la moquet­te de Stockholm.

C’est la première fois*** que la Coupe Davis échap­pe à l’une des 4 « gran­des » na­tions his­toriques (USA, Grande-Bretagne, Australie et Fran­ce) : Borg de­vient un héros nation­al en Suède.

Cette Coupe Davis sera la seule re­mportée par l’extra-terrestre, même s’il re­stera in­vain­cu en sim­ple par la suite (soit une série de 33 vic­toires con­sécutives en sim­ple entre 1973 et 1980, re­cord à battre !).

[Citons pour mémoire le troisiè­me lar­ron de l’équipe suédoise : il s’ap­pelait Bi­rg­er An­dersson et il gagna quand même quel­ques matches décisifs. Et rap­pelons que le capitaine de l’équipe, Len­nart Be­rgelin, était aussi l’entraîneur per­son­nel de Borg !]

N°3 ex aequo : John McEn­roe – 1982 – 7 points

Quiz: Parmi ces deux célèbres new-yorkais, tous deux rouquins et adep­tes des raquet­tes Dun­lop, un seul a re­mporté la Coupe Davis. Lequel ?

A l’opposé de Borg, Big Mac est un multi-récidiviste, la Coupe Davis 1982 étant la quat­rième à tomb­er dans son es­carcel­le, puis­qu’el­le succédait à cel­les de 1978 (avec notam­ment Harold Sol­omon), 1979 (avec Vitas Gerulaitis) et 1981.

L’année précédente (1981), son rôle avait déjà été tout à fait prépondérant dans la vic­toire des USA (7 points ap­portés), mais un match perdu en quarts con­tre Ivan Lendl l’empêche de re­mplir nos critères.

En 1982, cette fois Mac va re­ndre « la » copie par­faite soit 8 vic­toires en sim­ple (dont 5 décisives) et 4 vic­toires en doub­le avec Peter Flem­ing. Ce re­cord at­tend toujours d’être égalé. Là en­core, la liste des bat­tus im­pres­sion­ne : Vijay Am­ritraj, An­d­ers Jar­ryd, Mats Wiland­er, Peter McNamara et Yan­nick Noah (aux­quels il faut ajout­er Krishnan, Al­exand­er et Lecon­te dans les dead rubb­ers).

Deux matches du « brat » re­steront dans les an­nales.

D’abord, en quarts con­tre la Suède, à 2-2 entre les deux équipes, le match décisif con­tre un jeune Wiland­er tout auréolé de sa récente vic­toire à Roland-Garros, mais pour­tant peu avan­tagé a priori par la moquet­te de Saint-Louis, se trans­for­me en un affron­te­ment titanes­que. Mac fin­ira par ar­rach­er la vic­toire à l’usure, et ce match de 6 heures et 22 minutes (9-7 6-2 15-17 3-6 8-6) est resté longtemps comme le plus long sim­ple de l’his­toire de la Coupe Davis****.

En­suite en fin­ale, un autre match d’anthologie con­tre Noah sur la terre bat­tue de cir­constan­ce du palais des sports de Grenob­le, sous les yeux de votre ser­viteur. Quand Noah, co­urageux et mag­nifique, gagne le 3ème set pour pass­er de­vant (12-10 1-6 3-6), on se dit que Johnny Mac est cuit. Et puis il y a l’in­terrup­tion de 10 minutes en fin de troisiè­me set (co­utume qui a dis­paru de­puis), et au re­tour des ves­tiaires le momen­tum de Noah est passé, McEn­roe se re­ssaisit, re­devient scan­daleuse­ment génial et plie les deux de­rni­ers sets, 6-2 6-3. Pour la petite his­toire, il y a eu un mo­ment très drôle dans ce match, alors que Yan­nick chan­geait os­tensib­le­ment de T-shirt à la fin d’un set et que le pub­lic se régalait bruyam­ment de sa plas­tique par­faite et de sa mus­cula­ture im­posan­te, McEn­roe a fait exprès de chang­er de T-shirt en même temps, ex­hibant – hilare – son torse blanc et (en com­paraison) sous-musclé.

McEn­roe at­tendra dix ans pour gagn­er son cin­quiè­me et de­rni­er saladi­er d’ar­gent (re­cord de l’ère moder­ne), en tant que par­tenaire de doub­le de luxe, aux côtés des jeunots Agas­si, Sampras et Co­uri­er.

[Pour mémoire, en 1982 les acolytes de McEn­roe étaient Gene Mayer, Peter Flem­ing et Eliott Teltsch­er, et leur capitaine était Arthur Ashe, ce qui don­nait d’ail­leurs une tonalité par­ticuliè­re aux matches con­tre Noah.]

N°3 ex-aequo : Boris Be­ck­er – 1989 – 7,5 points

Be­ck­er s’est voué pen­dant plusieurs années à la Coupe Davis. Dès 1985, année de sa « révéla­tion » à Wimbledon, il emmène son pays en fin­ale, amas­sant 7 points en route et re­stant in­vain­cu en sim­ple. Mais, en fin­ale, une défaite en doub­le con­tre la paire Wiland­er – Nyström l’empêche de soulev­er son pre­mi­er Saladi­er d’ar­gent.

Il faud­ra at­tendre 1988 pour qu’il ap­porte à son pays (qui était en­core la RFA) sa toute première Coupe Davis. Il re­ndra cette année-là une copie sans accroc en sim­ple comme en doub­le, mais avec « seule­ment » 6 points, ses par­tenaires Jelen et Steeb pre­nant une part im­por­tante dans la vic­toire.

Boris Be­ck­er s’apprête à ser­vir sa balle de match face à Stefan Ed­berg, pour une vic­toire facile (6-2 6-2 6-4). Quiz: Les deux hom­mes s’étaient déjà re­ncontrés à peine un mois plus tôt en fin­ale du Mast­ers au Madison Square Gard­en; qui s’était imposé ?

C’est donc en 1989, année d’instaura­tion du tie-break en CD, que sa per­for­mance sera la plus re­mar­qu­able, puis­qu’il re­stera à nouveau in­vain­cu en sim­ple et rap­portera 7,5 des 12 points de son équipe. Après un modes­te Indonésien en hors d’œuvre, il lui faud­ra en­suite venir à bout des Tchèques Novacek et Srejb­er, du juvénile Andre Agas­si en de­m­ies (vic­toire dif­ficile en 5 sets après avoir comblé un déficit de 2 sets à zéro), et enfin de Stefan Ed­berg et Mats Wiland­er en fin­ale.

Pour la troisiè­me fin­ale RFA / Suède en 5 ans, Ed­berg et Wiland­er seront humiliés en 3 sets secs et sévères, sans jamais donn­er l’impress­ion de pouvoir in­vers­er le sens du match. Après sa défaite, Wiland­er ad­mettra, philosop­he : »This is the best some­one’s ever played against me. (…) At least I had the best seat in the house to watch a great play­er at work. »

Cette Coupe Davis tri­omphale sera pour­tant la dernière pour Be­ck­er.

N°3 ex-aequo : Novak Djokovic – 2010 – 7 points

Après Nadal, mais avant Feder­er et Mur­ray, ses aut­res compères du Big4, celui qui est aujourd’hui le protégé de Boris Be­ck­er a of­fert à la Ser­bie sa première et pour l’instant uni­que Coupe Davis. Pre­sque aussi précoce que Borg, l’ac­tuel n°1 mon­di­al avait connu son baptême du feu à même pas 17 ans, c’était en 2004 pour un dead rubb­er et il s’était imposé face à l’obscur let­ton Skroderis en 2 sets. En 2010, toutes les con­di­tions sont enfin réunies pour aller au bout de sa septième cam­pagne. Djokovic va domin­er suc­ces­sive­ment Sam Quer­rey, John Isner, Ivan Ljubicic, Marin Cilic, Tomas Be­rdych, Gil­les Simon et Gaël Mon­fils. Mais il devra à l’appui décisif de ses par­tenaires Tip­sarevic (héros de la demi-finale) et Troic­ki (qui ap­porte le point décisif en fin­ale) la pos­sibilité de soulev­er le trophée, sans parl­er de l’ap­port de Nenad Zimon­jic en doub­le (Zimon­jic qui était capitaine/­joueur de l’équipe en 2004 et qui avait donc lancé le jeune Novak dans le grand bain).

Dans la foulée di­rec­te de cette vic­toire en CD, le Djok­er en­tamera (par une vic­toire à Mel­bour­ne) ce qui de­viendra sa première année en tant que n°1 mon­di­al.

Notons qu’en 2013, Djoko a qualifié la Ser­bie pour sa deuxième fin­ale, per­due cette fois face aux Tchèques, malgré deux vic­toires en sim­ple face à Be­rdych et Stepanek, et en fin­is­sant la com­péti­tion in­vain­cu en sim­ple.

Con­clus­ion

Comme on le voit, seuls de très grands champ­ions, tous vain­queurs de multi­ples tour­nois du Grand chelem (et, hor­mis Mur­ray, n° 1 mon­diaux en leur temps), ont réalisé cet ex­ploit rare (seule­ment 5 en 44 ans), et alors qu’ils étaient à leur meil­leur. Ce qui ap­puie quel­que peu notre thèse selon laquel­le de tel­les vic­toires en Coupe Davis de­vraient être con­sidérées comme aussi méritoires que des vic­toires en Grand chelem.

D’aut­res vain­queurs de Coupe Davis méritent des ac­cessits pour leurs ex­ploits in­dividuels.

◊ Celui qui passe la barre fatidique des 7 points, mais sans être resté in­vain­cu :

  • (6) Mic­hael Stich en 1993 : Auteur d’une fin de saison 1993 tonit­ruan­te (vain­queur à Bâle et Stockholm, et des Mast­ers face à Sampras !), Stich réalise un par­cours en Coupe Davis cer­tes très sol­ide (7 points, in­vain­cu en sim­ple décisif) mais net­te­ment moins im­pres­sion­nant que celui des joueurs précités, et qui ne peut pas décem­ment être com­paré à celui d’un succès en Grand chelem : vic­toires décisives sur le Russe Ol­hovskiy, le Tchèque Novacek, le Suédois Gus­tafsson et les Australiens Stol­tenberg puis From­berg en fin­ale. En fait, c’est son par­tenaire Marc-Kevin Goelln­er qui re­mpor­tera les deux vic­toires décisives les plus pre­stigieuses, con­tre Petr Korda et Stefan Ed­berg. Dans les dead rubb­ers sig­nalons pour Stich des vic­toires sans enjeu sur Kafel­nikov et Ed­berg, mais une défaite face à Korda. En doub­le, as­socié à Pat­rick Kuhn­en il sera in­vain­cu en 4 matches avec notam­ment une vic­toire décisive sur les Wood­ies en fin­ale.

◊ Ceux qui pas­sent la barre fatidique des 7 points, mais sans être restés in­vain­cus en sim­ple décisif :

  • (7) Ivan Ljubicic qui ap­porte 9 points à la Croatie en 2005, ce qui a con­stitué pen­dant 10 ans le re­cord ab­solu de points (jusqu’à ce que Mur­ray le dépasse ce week-end). Cette année là, le Croate a dominé en route Agas­si et Rod­dick (de­vant leur pub­lic !), Han­es­cu et Trifu, Youzhny et Davyden­ko, puis en fin­ale Kucera, et a gagné ses quat­re matches de doub­le as­socié à Mario Ancic (dont une vic­toire sur les N°1 Bob et Mike Bryan). Mais le géant chauve a eu la mauva­ise idée de per­dre son tout de­rni­er sim­ple con­tre Dominik Hrbaty. Défaite fin­ale­ment sans con­séqu­ence puis­que Ancic ap­portera le point de la vic­toire aux Croates, mais qui nous empêche de le plac­er au Panthéon de la Coupe Davis en com­pag­nie de nos cinq « Maîtres ».
  • (8) Tomas Be­rdych en 2012 : 8 points, mais un match perdu en fin­ale face à David Ferr­er. Be­rdych a con­servé la CD l’année suivan­te, avec 5,5 pts au com­pteur.
  • (9-A) Stan Smith en 1972 : 7 points, mais une défaite con­tre l’es­pagnol An­dres Gimeno en demi-finales.
  • (9-A) Marat Safin en 2002 : 7 points (dont les vic­toires sur Paul-Henri Mat­hieu et Sébas­ti­en Gros­jean en fin­ale, ou en­core David Nal­bandian en demie), mais une défaite con­tre Roger Feder­er au pre­mi­er tour. Safin gag­nera un deuxième saladi­er d’ar­gent en 2006 (mais avec seule­ment 3,5 pts).

◊ Et enfin, ceux qui s’approc­hent des 7 points, tout en fin­is­sant la com­péti­tion in­vain­cus en sim­ple décisif :

  • (11) Ivan Lendl (pour la Tchécos­lovaquie) en 1980 : in­vain­cu en sim­ple comme en doub­le, mais « seule­ment » 6,5 pts. Lendl ne mettra en­suite plus jamais la Coupe Davis dans ses priorités (sa naturalisa­tion américaine ne venant pas chang­er cet état de fait).
  • (12) Pat Cash en 1986 : in­vain­cu en sim­ple, 6,5 pts. Sa deuxième vic­toire après celle de 1983.
  • (13) John Al­exand­er en 1977 : in­vain­cu dans les sim­ples décisifs, 6,5 pts.
  • (14) Andy Rod­dick en 2007 : in­vain­cu en sim­ple, 6 pts.

Notes :

(*) C’est arrivé en 2005, avec Ljubicic et Ancic pour la Croatie ; puis à nouveau en 2012, avec Be­rdych et Stepanek pour la Répub­lique Tchèque.

(**) Ce n’est jamais arrivé et n’ar­rivera sans doute jamais ; le « re­cord » de l’ère moder­ne est détenu par la Suède de 1998 avec huit con­tributeurs différents : Bjorkman, Nor­man, Gus­tafsson, Kulti, Thomas Johansson, En­qv­ist, Larsson et Tillström. Autre cas re­mar­qu­able de par­ticipa­tion collégiale à la vic­toire, les USA de 1990 avec 7 con­tributeurs dont aucun n’a dépassé 2 points.

(***) Nous ex­cluons bien sûr la misérable « vic­toire » de l’Af­rique du Sud de l’apartheid en 1974, ob­tenue sans com­battre pour cause de boycott de la fin­ale par les In­diens.

(****) Détrôné seule­ment cette année en mars, lors du match de pre­mi­er tour entre l’Ar­gentine et le Brésil, Leonar­do Mayer et Joao Souza ayant croisé le fer pen­dant 6h42min, sur terre bat­tue.

Précis­ion :

Cet ar­ticle est la mise à jour de celui publié ici il y a 5 ans, ar­ticle qui était lui-même une ac­tualisa­tion d’un texte jadis paru sur SV sous le titre « Coupe Davis : une com­péti­tion par équipe, marquée par quel­ques gran­des in­dividualités«

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Sous d'aut­res cieux et en d'aut­res temps, je fus connu sous le sob­riquet de "Colin Mail­lard et Tar­temp­ion".

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187 Responses to Les plus belles chevauchées individuelles de la Coupe Davis (reloaded)

  1. Renaud 28 novembre 2015 at 11:06

    Très bel article que je viens de dévorer…
    En vrac quelques questions car je m’aperçois que je connais très mal cette compétition.
    Je suis surpris de ne pas voir Nadal, il me semblait avoir lu ici ou là qu’il avait été décisif pour son équipe et pas qu’une fois.
    Quid du parcours de FED l’année de la victoire de la Suisse
    Est-ce que les 7 points gagnés par Becker mais sans remporter la coupe (1985) sont un record en la matière.

    Est-ce qu’un des grands joueurs de l’ère open n’a pas gagné la coupe Davis
    Borg OK – Mc Enroe OK – Lendl OK et pour la Tchécoslovaquie si j’ai bien tout compris
    Willander OK – Edberg OK – Becker OK
    Agassi OK – Sampras OK
    Nadal, Djoko, Fed tous OK
    Quid de Connors, je crois me souvenir qu’il ne jouait pas la Coupe Davis dans ses grandes années pour y revenir vers le milieu-fin de carrière
    A voir donc pour Murray maintenant

    • Colin 28 novembre 2015 at 11:18

      Merci Renaud pour ta lecture attentive.
      Nadal a remporté 4 fois la CD (record parmi les joueurs en activité) mais sans jamais dépasser 5 points. C’est le « problème » quand on a une armada de très bons joueurs pour vous seconder (Moya, Ferrero, Ferrer, Almagro, Lopez, Verdasco, Robredo).
      Federer a amassé 6.5 pts l’année dernière (beau score) mais a perdu un simple décisif contre notre Gaël national.
      Connors n’a jamais remporté de finale (il a perdu celle de 1984 contre les Suédois) mais il a apporté sa contribution (modeste) à la campagne de 1981 avec… une victoire en simple! (en quarts, je crois)
      Comme tu dis, à voir pour Murray.

    • Colin 28 novembre 2015 at 11:29

      Becker 1985 n’est pas le seul à avoir fait très fort (7 pts et invaincu en simple) sans gagner pour autant la coupe. Il y a eu depuis, Enqvist 1996 et Djokovic 2013 qui ont fait le même score de 7 pts en gagnant tous leurs simples décisifs.

      Pas mal non plus, avec 6 pts ou plus : Ferrer 2012 (6), Nalbandian 2008 (6), Nalbandian 2006 (6.5), Hrbaty 2005 (6), Grosjean 2002 (6), Hewitt 2001 (7.5, mais battu par Escudé en finale), Pioline 1999 (6.5), Kafelnikov 1995 (6.5), Noah 1982 (6), Kodès 1975 (6.5).

      • Skvorecky 28 novembre 2015 at 12:51

        Au fait, ce serait intéressant d’avoir un classement global du plus grand nombre de points gagnés en une campagne de Coupe Davis, invaincu ou non, victorieux ou pas.

        On peut le déduire de tes commentaires, mais c’est dans le désordre!

        • Patricia 28 novembre 2015 at 13:59

          Le trio de tête c’est

          1) Ljubicic
          2) ex aequo, Borg et Berdych
          puis
          4) Becker
          5) Mac, Smith, Safin, Djoko
          9)Lendl, Cash, Alexander

      • Colin 28 novembre 2015 at 18:08

        OK, OK…

        LE CLASSEMENT GENERAL (SIMPLE+DOUBLE)

        Points
        1.MURRAY, Andy Grande-Bretagne 2015 9,5
        2.LJUBICIC, Ivan Croatie 2005 9
        3.BERDYCH, Tomas Tchéquie 2012 8
        3.BORG, Bjorn Suède 1975 8
        5.BECKER, Boris RFA 1989 7,5
        5.HEWITT, Lleyton Australie 2001 7,5
        7.BECKER, Boris RFA 1985 7
        7.DJOKOVIC, Novak Serbie 2010 7
        7.DJOKOVIC, Novak Serbie 2013 7
        7.ENQVIST, Thomas Suède 1996 7
        7.MC ENROE, John USA 1982 7
        7.MC ENROE, John USA 1981 7
        7.SAFIN, Marat Russie 2002 7
        7.SMITH, Stan USA 1972 7
        7.STICH, Michael RFA 1993 7
        16.ALEXANDER, John Australie 1977 6,5
        16.CASH, Patrick Australie 1986 6,5
        16.FEDERER, Roger Suisse 2014 6,5
        16.KAFELNIKOV, Evgueni Russie 1995 6,5
        16.KODES, Jan Tchécosl. 1975 6,5
        16.LENDL, Ivan Tchécosl. 1980 6,5
        16.NALBANDIAN, David Argentine 2006 6,5
        16.PANATTA, Adriano Italie 1976 6,5
        16.PIOLINE, Cédric France 1999 6,5
        25.BECKER, Boris RFA 1988 6
        25.FERRER, David Espagne 2012 6
        25.GROSJEAN, Sébastien France 2001 6
        25.HRBATY, David Slovaquie 2005 6
        25.NALBANDIAN, David Argentine 2008 6
        25.NOAH, Yannick France 1982 6
        25.RODDICK, Andy USA 2007 6
        25.VILAS, Guillermo Argentine 1981 6

        • Patricia 28 novembre 2015 at 14:14

          ah, le fichier complet !
          donc Hewitt et Enqvist ont réalisé leurs meilleurs scores des années où ils n’ont pas gagné.

          Hewitt a gagné deux fois, avec un sacré parcours en simple
          - en 99, il bat Todd Martin, Kafelnikov, Safin, (et un certain O’Brien) mais c’est Philipoussis qui gagne la finale en simple et les Woodies en double
          - en 2003 il gagne tous ses simples (dont Enqvist, Federer et Ferrero) mais ne joue pas le double.

          Hewitt aurait pu écraser le classement si les Woodies n’avaient pas été en activité (il a quand même gagné 16 fois le double) ; sauf en 2001 où il le joue avec Rafter mais se fait battre par Santoro/Pioline….

        • Colin 28 novembre 2015 at 15:49

          Ouaip, bien vu.
          Quelques vainqueurs célèbres de la CD sont absents de ce classement:
          - Nadal, 4 titres, mais absent pour cause d’armada espagnole à ses côtés
          - Wilander et Edberg, malgré 7 finales consécutives de 1983 à 1989 pour la Suède (et encore 2 autres pour Edberg en 96 et 96). Tout comme Nadal, Wilander et Edberg ont toujours plafonné à 5 points, là aussi pour cause de pléthore de bons équipiers (Sundström, Jarryd, Gunnarsson, Nyström, Carlsson, Pernfors, Svensson…).

  2. Quentin 28 novembre 2015 at 11:07

    Merci Colin pour cet historique!

    Je ne comprends pas très bien ton calcul pour Borg en 1975: pourquoi comptes-tu 8 point s’il a gagné 12 simples tous décisifs et trois doubles? Au total cela devrait faire 13,5pts, non?

    Pour les autres je suis ok:
    5 simples et 4 doubles pour McEnroe = 7pts
    6 simples et 3 doubles pour Becker = 7,5pts
    7 simples et 0 doubles pour Djokovic = 7pts

    • Colin 28 novembre 2015 at 11:19

      Salut Quentin, c’est expliqué dans le texte, je me cite « pour les années antérieures à l’instauration du Groupe Mondial (1981), nous n’avons tenu compte que des quatre dernières rencontres de chaque équipe pour le décompte des points » (sinon la comparaison serait faussée).

  3. Nathan 28 novembre 2015 at 12:25

    Bravo Colin pour ce texte formidablement renseigné ! Extraordinaire Borg qui avait remporté à 15 ans ses deux simples ! 15 ans, cela fait rêver aujourd’hui. Dont un contre Parun qui était loin d’être un manche.

  4. Skvorecky 28 novembre 2015 at 12:42

    Merci d’avoir remis cet excellent article, que j’avais déjà lu.

    Le concept de victoire en Coupe Davis équivalente à un Grand Chelem (ou du moins à une performance de choix) me semble indispensable, tant la victoire dans cette compétition ne veut pas dire grand chose individuellement.

    Cela dit, le format si particulier fait qu’aucune équivalence n’est complètement satisfaisante.

    Pourquoi mettre la barre à 7 points? 7 points comme 7 matchs d’un Grand Chelem, oui, sauf que certains des points peuvent être gagnés en double.
    Les 7 points peuvent être remportés en ayant loupé une rencontre (qui pourrait être la finale!)
    Par contre, si un joueur gagne tous les simples et les doubles, du premier tour à la finale, et que ses coéquipiers en font de même, ce joueur restera limité à 6 points.
    Tout cela reste théorique, bien sûr.
    Par empirisme, on peut admettre que les 4 joueurs répondant au critère sont d’immenses champions, ce qui valide ton calcul. Mais si la barre était placée à 6 points afin d’élargir le panthéon, ce dernier n’aurait pas mauvaise allure non plus, avec Lendl, Cash et Roddick. Sauf que je n’ai aucune idée de qui est John Alexander. Mais si la Coupe Davis est la compétition où les anonymes peuvent se transformer en champion, alors pourquoi pas lui… Je vois qu’il a battu Panatta et Barazzutti en finale, certes sur herbe.

    Je suis sûr que tu as réfléchi à tout ça et, somme toute, ton choix est parfaitement légitime.

    Mais… que dire aussi des exploits individuels limités à un match, ou à une finale? Quand je pense exploit individuel en Coupe Davis, je songe immédiatement à Sampras en 95… mais s’il avait participé activement au parcours, il avait été absent du premier tour. Et en quart comme en demi-finale, les Etats-Unis s’étaient qualifiés avant qu’il ne puisse jouer son deuxième simple décisif.

    Et tout cela, sans évoquer le niveau de l’opposition, ni les conditions avantageuses ou non (domicile ou extérieur, gagner sur sa meilleure surface ou sur sa pire).

    Bref, dans le fond je crois que c’est impossible de définir un mode de calcul pour distinguer les Coupes Davis dont un joueur peut s’enorgueillir comme d’un Grand Chelem, des victoires reposant sur un collectif complémentaire.

    On pourrait adopter une approche qualitative, au cas par cas. Cela serait la porte ouverte à tous les biais d’analyse, évidemment, et à la subjectivité des fans de tel ou tel joueur.

    Ta tentative de conceptualisation reste la plus convaincante.

  5. Skvorecky 28 novembre 2015 at 12:47

    Quant au quiz new-yorkais intégré à l’article, je ne vois pas ce que vient faire aux côtés de McEnroe une photo de l’excellent Nathan, qui intervient en ces pages depuis un peu plus d’un an.

    • Nathan 28 novembre 2015 at 13:13

      Haha ! c’était l’époque où j’étais jeune !

  6. Patricia 28 novembre 2015 at 13:22

    Super Colin !
    En quoi cet article est il « reloaded » ?
    A mon avis un 5è match Bemelmans/Edmund est peu probable, car Edmund a indiqué en interview qu’il avait souffert de la jambe après 2 sets. Il a bien décroché mentalement aussi (même si Goffin a changé de tactique et globalement bien haussé son niveau). Ward n’est pas un joueur de terre battue, mais c’est un gars très accrocheur, capable de matchs au couteau.

    Bemelmans a quant à lui réalisé un match très prometteur et affiché un bon niveau, mais les Belges auront peut être envie de profiter de sa forme pour économiser Darcis en le titularisant en double (ils ont encore quelques heures pour changer). Darcis a également une plus grande expérience des 5è matchs décisifs, ou 4è matchs décisifs. Il a disputé notamment la victoire en demi finale contre Delbonis. Contre les Canadiens il avait remporté le point contre Dancevic, permettant la qualification dès le samedi.
    En 2013 il a vaincu Israël en play off en rapportant les 2 pts du simple (Bemelmans avait aussi battu Sela)… Bref je pense que si l’on va au 5è match, l’affiche Darcis-Ward est plus probable. Mais assez obscure tout de même pour soutenir la comparaison avec Boestsch/Kulti !

    Concernant le débat lu ici et là sur l’équipe de GB qui « mériterait moins » car reposant trop sur les épaules d’Andy, je ne suis pas d’accord : déjà, parce que la Belgique a affronté des équipes très affaiblies (Lammer et Laaksonen, ou Dancevic et Peliwo, c’est de la 3è division), ou moyennes (Mayer-berlocq-Delbonis), alors que l’Australie, la France et les US sont des prétendants convaincants.
    Ensuite parce qu’ils ont remporté 2 fois le double avec comme MVP un autre qu’Andy – au passage un match de légende contre les Aussies.
    Enfin parce que le N°2 brit a battu le 11è mondial 15-13 au 5è. Si c’est pas mériter de la coupe, ça !

    Si les Belges gagnent le double et que Goffin sort Murray, ils auront racheté à mes yeux leur parcours chanceux en réalisant une grande finale… sinon, je préfèrerai que le titre aille à l’équipe qui fait la meilleure pub à l’épreuve ! Et un top 5 qui joue tous les matches de toutes les rencontres participe de son prestige.

    • Colin 28 novembre 2015 at 13:32

      Je plussoie à tout ce que tu viens d’écrire.
      « Reloaded » car c’est la suite actualisée d’un article de 2010.

      Chose très marquante que je viens de noter en lisant ton post : La GB, pour arriver en finale, a battu les 3 autres nations « historiques » de la CD : USA, France et Australie. Comme je l’ai écrit dans mon article, ces 4 nations se sont accaparé tous les titres jusqu’en 1973.
      Je trouve que c’est une façon particulièrement élégante, pour les Brits, de retrouver la finale. Leur dernière (perdue) date de 1978.

      Quant à nos cousins d’outre-Quiévrain, c’est leur première finale, et ils sont archi-outsiders, donc la pression est moins forte.

  7. Patricia 28 novembre 2015 at 13:46

    Le souci du format en Coupe Davis c’est que la performance du champion va être prépondérante à la relative faiblesse du N°2 : pour jouer deux simples décisifs, il faut que notre comparse perde le sien la première journée. Ainsi McEnroe réalise-t-il la copie parfaite sans pour autant engranger le maximum de ton barème…

    En tous cas, article bourré d’anecdotes savoureuses, ma préférée sur le combat des torses Noah-Mac (Woody et McEnroe jouent à peu près dans la même cour)!

    Je n’avais pas remarqué le parcours des nations historiques… assez classieux en effet, même si la finale manque son effet d’apothéose…

  8. Evans 28 novembre 2015 at 13:53

    Djokovic a-t-il fait plus de mal à Federer qu’à Nadal?

    Vous avez 4 heures, à vos copies. Je passe les ramasser dans 4 heures.

    • Geo 28 novembre 2015 at 18:02

      Oui. Federer butte invariablement sur Djokovic depuis deux ans, lequel l’empêche de gagner un nouveau grand titre et par là-même de parachever son œuvre.

      Non. Djokovic a stoppé l’élan de Nadal en 2011 puis début 2012, alors que ce dernier aurait pu se lancer à l’assaut des plus beaux records de Federer.

      Qui sait? 22/22 d’un côté et 23/23 de l’autre fin 2015. La balle au centre, enfin au serveur.

  9. Patricia 28 novembre 2015 at 15:08

    Les Belges ont décidé d’aligner Goffin et Darcis !
    Un peu désespéré comme choix, ils jettent toutes les forces dans la bataille.
    Goffin n’a pas une expérience terrible en double mais ma foi…. peut-être un pari pour surprendre les Brits (il n’y a pas de données sur la paire belge) ?
    A priori Goffin ne joue jamais le double (enfin une fois avec Bemelmans, ils avaient perdu contre la GB (Fleming et Hutchins).

  10. Patricia 28 novembre 2015 at 15:45

    Bien sympa le début du double !

    Les Belges me surprennent, je pensais que les Murray allaient se régaler en retour mais pour l’instant, ils tiennent très bien !
    Et la 1è BB fut pour eux.

  11. Patricia 28 novembre 2015 at 15:52

    Mais Goffin un peu friable à la pression et les frangins répliquent ! 1er set dans la poche !

  12. Patricia 28 novembre 2015 at 16:00

    Des fois les Murray font des trucs surnaturels en défense…

  13. Patricia 28 novembre 2015 at 16:03

    Quelle patte chez les deux Murray !
    Les Belges mettent toujours la pression…

  14. Patricia 28 novembre 2015 at 16:06

    2è BB sauvée d’un service gagnant par Jamie…

    par contre la double après, on sent bien la pression mise par Goffin au retour. 3è BB…
    Manque de 1è encore, et break !

    Jamie est bon à la volée, mais pas top au service et en retour aujourd’hui.

  15. Patricia 28 novembre 2015 at 16:17

    Par contre Andy est excellent.

    Goffin c’est en alternance. Il rate parfois bêtement, mais il assure à d’autres.

    Bon service de Darcis pour sauver une BB.

  16. Patricia 28 novembre 2015 at 16:19

    Jamie sous perfe en retour. Y a quasi que des 1è mais ça doit pas aller vite, ils doivent jouer le %.

    Darcis est surprenant.

  17. Homais 28 novembre 2015 at 16:22

    Ne serait-ce pas ce bon Llodra qui applaudit debout parmi les membres de l’équipe belge ?

  18. Patricia 28 novembre 2015 at 16:27

    Darcis excellent dans ce jeu, les Murray lorgnaient le break…

  19. Patricia 28 novembre 2015 at 16:33

    haha Goffin qui essaye de défigurer Jamie ! P’tit vicieux, va !

    Darcis est très très bon en CD décroisé hyper court. 3 balles de set pour les belges !

  20. Patricia 28 novembre 2015 at 16:34

    1 partout, pour le double ils se sont pas trompés de surface, les Belges ! (J’ose pas imaginer le melon de Llodra s’ils gagnent…)

  21. Patricia 28 novembre 2015 at 16:47

    Jamie a l’air de trainer la patte, et se fait breaker à 15…. oulalaaa, ça commence à sentir le roussi.

  22. Homais 28 novembre 2015 at 16:48

    Sur la BB, terrible erreur de positionnement d’Andy qui est positionné plein centre et qui de plus anticipe l’interception… il laisse tout son côté vide pour un retour coup droit facile.
    Les Belges ont pris un ascendant et pas seulement au score. Ceci dit, en double, rien n’est jamais fait.

  23. Homais 28 novembre 2015 at 16:51

    Et voilà… débreak dans la foulée.

  24. Patricia 28 novembre 2015 at 16:51

    Très belle réaction de Jamie, qui fait tout le boulot pour 3 balles de débreak. Une de sauvée sur un super smash de Goffin (encore un lob de défense monstrueux d’Andy). Une belle volée de Jamie pour le débreak !

  25. Homais 28 novembre 2015 at 16:52

    Oui Jamie me semblait avoir faibli aussi beaucoup, et là il fait un très beau jeu.

  26. Homais 28 novembre 2015 at 16:57

    Goffin maître des lobs millimétrés…

  27. Patricia 28 novembre 2015 at 16:58

    Darcis est très astucieux au filet !

  28. Patricia 28 novembre 2015 at 17:02

    Les Belges continuent de jouer sur Jamie, qui joue bien mieux : résultat, break pour les Brits sur une volée énorme de Murray aîné !

  29. Patricia 28 novembre 2015 at 17:05

    Par contre re coup de mou sur ce jeu ! 2 balles de débreak, puis break sur une faute de Jamie… Belle réaction des Belges, il ne fallait pas le laisser reprendre confiance.

  30. Patricia 28 novembre 2015 at 17:08

    Jamie repart à l’offensive, 3 balles de re-break !

  31. Patricia 28 novembre 2015 at 17:08

    Hum, rédemption de Murray aîné, break blanc !

  32. Patricia 28 novembre 2015 at 17:13

    Andy lâche de gros Come on ! et conclut un set pas très bien embarqué pour les frangins….

  33. Patricia 28 novembre 2015 at 17:23

    haha le point de folie !
    Génial !
    Il joue super bien Goffin dans ce jeu ! Andy avait fait une trsè belle volée désespérée en plus !

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