Quatrième robre de la Coupe Davis : Sam furieux

By  | 22 novembre 2014 | Filed under: Coupe Davis

ChamouboetschC’est toujours facile après, ok, mais je ne vais pas m’en priv­er : le ten­nis est un sport in­dividuel et pas un sport d’équipe, point barre.

Toutes les prépara­tions à ral­longe du monde dans des bases secrètes avec une armée de types qui se ser­rent les co­udes et la veulent tel­le­ment cette coupe, de­puis qu’ils sont petits, de­puis Noah, de­puis Zidane, de­puis Chris­tian Bimes, et les re­mplaçants, les por­teurs d’eau qui eux aussi sont là parce que c’est ça l’équipe, t’es mon pote et non, ça n’est pas grave que ce soit toi sur le court et moi dans les tri­bunes et je suis con­tent parce qu’on m’a filé un beau mail­lot bleu, tous les com­muniqués de pre­sse sur la bande de potes, les visites des aut­res spor­tifs qui s’y con­nais­sent parce que eux aussi ont déjà vécu une fin­ale, voire mieux, une fin­ale dans « l’am­bianssipar­ticuliè­re de la Coupe Davis », avec le pub­lic qui « aura son rôle à jouer », parce qu’ils sont 27 878 et que « oui Li­onel, c’est le re­cord pour une fin­ale de Coupe Davis, tous les François et les Mar­tine, les Pier­re Mauroy, que nous saluons au pas­sage, et j’ai aussi une pensée à cet in­stant pour Jean Jaurès, entre ici Jean Moulin, tous les bons sen­ti­ments et les montées pro­gres­sives en char­ge de travail physiques suiv­ies par Per­rin et Mon­talvan, les méthodes américaines, toutes les re­dif­fus­ions du plus beau coup droit de Guy For­get comme dit Henri, car tous les ven­geurs masqués on va voir qui est Henri Lecon­te, toutes les fin­ales de Malmö avec ces trois, oui, oui, cher pub­lic, non pas une, non pas deux, non, trois bal­les de match, trois, toutes les co­uver­tures du JDD avec Noah Français préféré des Français, tous les joueurs du PSG eux-aussi à fond derrière les bleus, tous les Footix, toutes les Laetitia Casta qui va nous chant­er l’hymne nation­al, ha, parlons-en de l’hymne nation­al car aujourd’hui, c’est un mo­ment tel­le­ment par­ticuli­er pour ces garçons qui ont l’habitude de s’affront­er tout au long de l’année mais là, ça n’est pas la même chose, c’est un bloc, soudé derrière un capitaine qui, rappelons-le, était de la dernière cam­pagne vic­torieuse mais aujourd’hui c’est une autre généra­tion arrivée à maturité qui se dit que cette année c’est la bonne et que même si par­fois ça a peut-être été dur en sim­ple car ils ont connu des bles­sures pour cer­tains d’entre eux mais ils ont su se re­mobilis­er pour cette coupe, cette coupe dont ils rêvent tous et il l’a dit « Djo » que c’était son ob­jec­tif prioritaire il a même dit que c’était le jour le plus im­por­tant de sa vie au mo­ment où les joueurs en­trent sur le court dans une am­bian­ce de feu et nous al­lons tous vivre trois jours de folie avec cette équipe de Fran­ce dont on aimerait tel­le­ment qu’elle nous fasse rêver en­core une fois comme en 91, comme en 96, comme en 2001 vous y étiez Henri non pas en 2001 et un mot aussi pour les an­ciens Guy qui est là et qui pas­sera nous voir tout à l’heure et nous aurons l’oc­cas­ion de re­voir les im­ages de cette fin­ale aucotédar­naud aucotédar­naud aucotédar­naud aucotédar­naud et peut-être aussi que nous aurons l’hon­neur et la sur­pr­ise et le plaisir et en­core l’hon­neur d’avoir la visite de notre président président Gac­hassin qui viendra nous voir mais il est tout petit il est tout petit on le verra pas aucotédar­naud aucotédar­naud parce qu’il est pas plus haut que le micro le micro le micro quoi qu’il ad­vien­ne nous irons au bout de cette re­ncontre bous­cul­er la gril­le des pro­gram­mes bous­culée bous­culée aucotédar­naud aucotédar­naud bous­culée bas­culée sur Fran­ce trois aucotédar­naud bous­culée bas­culée aucotédar­naud Nel­son Nel­son au côté de quel­qu’un que nous con­nais­sons bien Nel­son quel­qu’un qui se pas­sion­ne aussi pour cette fin­ale Nel­son au côté de au côté de Jac­ques Brug­non, Jac­ques Brug­non qui est venu tout spéciale­ment pour l’oc­cas­ion et qui est un pas­sionné de ten­nis que nous avons eu plaisir à retro­uv­er aucôtédar­naud aucotédar­naud au mo­ment où les av­ions de la Pat­rouil­le de Fran­ce font leur entrée dans la salle pour aller salu­er les ar­bitres sans oub­li­er les ramas­seurs qui ont fait un travail extra­or­dinaire pour préparer cette re­ncontre sans qui rien n’aurait été pos­sible grâce au travail de toutes les équipes de bénévoles qui sont aller ramass­er de la brique pillée la même qu’à Roland Gar­ros car cette re­ncontre se déroulera sur terre bat­tue ce qui a été le choix des joueurs en con­cer­ta­tion avec les joueurs car ça reste leur meil­leure sur­face même si les Suis­ses ont ob­tenu de­ssus de bons résul­tats et qu’on se souvient que Roger Feder­er a quand même gagné Roland-Garros il ne faut pas l’oub­li­er c’était en 2009 l’année ou Nadal blessé peut-être n’avait pas at­teint la fin­ale mais quand même ça pro­uve bien qu’il ne faut pas les sous-estimer ces Suis­ses avec un dis­positif ex­cep­tion­nel de la régie de Fran­ce Télévis­ion pro­fite pour re­mer­ci­er Françoise Boulin au mo­ment où nous voyons en­tr­er le Clémen­ceau et je crois qu’on va avoir droit à la Ola dans la tri­bune présiden­tiel­le où oui ça faisait longtemps qu’on ne les avait pas vu réunis les Bour­bons et les Valois mais aujourd’hui c’est une fin­ale aucôtédar­naud aucôtédar­naud et même si on les aime bien ces Suis­ses nous aurons une pensée toute par­ticuliè­re pour la pre­ss­ion la pre­ss­ion sans qui rien n’aurait été pos­sible et qui est main­tenant aucôtédar­naud et qui va s’as­seoir avec nous lui ten­dons le micro j’espère que l’oreil­lette marche ça y est on y est la pre­ss­ion est avec nous et nous som­mes très heureux de la re­cevoir car nous savons com­bi­en la pre­ss­ion est une pas­sionnée de ten­nis sur les épaules de Ric­hard, la pre­ss­ion est main­tenant sur les épaules des Suis­ses, la pre­ss­ion est main­tenant sur les épaules de Jo, la pre­ss­ion est main­tenant sur les épaules du pub­lic qui démarre une ola, la pre­ss­ion s’instal­le dans la tri­bune présiden­tiel­le, la pre­ss­ion est sur le ser­veur, sur le re­lan­ceur, la pre­ss­ion est dans les bars per­son­ne te pous­se à boire, la pre­ss­ion me sig­nale un début d’in­cendie, la pre­ss­ion bous­cule les pro­gram­mes, la pre­ss­ion bas­cule sur Fran­ce 2, la pre­ss­ion est sur le Clémen­ceau et a en­vahi la salle et la Pat­rouil­le de Fran­ce, la pre­ss­ion est sur Mar­tine Aubry les Valois, la pre­ss­ion est sur Jac­ques De­lors qui ne se présen­tera pas, la pre­ss­ion monte dans les gradins et sub­mer­ge lit­térale­ment la salle, la pre­ss­ion a jeté un grand froid sur les épaules de cette re­ncontre au mo­ment où la tempéra­ture dans le studio a brutale­ment baissé de­puis cette après-midi je vous as­sure qu’il ne fait pas chaud au mo­ment où nos invités doivent s’en aller et où la pre­ss­ion me fait re­mar­qu­er que mon nœud de cravate est ridicule, je sais, que je ne sais pas ce que je dis, je sais, aucôtédar­naud, je sais, qu’elle ne sait pas, la pre­ss­ion, ce qui la re­tient de, je sais, que oui je suis une mac­hine à débiter des con­ne­ries au nom du Ser­vice Pub­lic de la Pat­rouil­le de Fran­ce, je sais, que la pre­ss­ion me de­man­de d’épeler cor­rec­te­ment Balázs Taróczy avec le micro en­foncé dans la gorge, que la pre­ss­ion fait des choses avec ma carte de pre­sse que la morale réprouve sur le Clémen­ceau, que la pre­ss­ion menace de faire venir le vrai faux vrai faux blog de Marc Ros­set pour racont­er où j’étais hier soir, que la pre­ss­ion me tient fer­me­ment la tête et les yeux de­vant un écran géant pour mater des pubs Rolex au mo­ment où Djembé Man sous acide et ses huit frères jumeaux font leur entrée dans le studio ac­compagnés d’une cen­taine de coqs aux­quels ils ont appris à chant­er Cry baby cry, que la pre­ss­ion m’a sus­pen­du par la cravate à ce mag­nifique toit rétract­able et qu’elle menace d’en­lev­er mon plaid, le plus grand plaid de l’his­toire, et que la pre­ss­ion en a claire­ment après moi à vous les studios, et que la pre­ss­ion me nar­gue là ça rigole plus côté suis­se, que la pre­ss­ion a claire­ment envie de me montr­er qui est le pat­ron, la pre­ss­ion est auto­ritaire aucôtédar­naud, non, plus aucôtédar­naud, et la pre­ss­ion me dit de ferm­er ma gueule une bonne fois pour toutes, me dit de par­tir, loin, loin, avec ma cravate, mon ser­vice des sports, Li­onel, bous­culé bas­culé tout ça c’est fini ok ok, la pre­ss­ion me dit de ferm­er mon micro et qu’elle va le faire fondre à un end­roit que la morale réprouve sur le Clémen­ceau, la pre­ss­ion m’em­merde, la pre­ss­ion craque com­plète­ment, ca fait vingt-cinq ans qu’elle m’en­tend débiter mes con­ne­ries et elle n’en peut plus, la pre­ss­ion veut ma peau et à la li­mite je la com­prends, la pre­ss­ion me de­man­de de lire un com­muniqué pour me laiss­er la vie sauve, un de­rni­er com­muniqué avant d’être envoyé en Syrie, les yeux bandés avec l’Équipe du jour dans une main, je vous con­fir­me donc, que, tout ce qui a précédé est faux, est un tissu de con­ne­ries, je renie tout, tout, tout : « le ten­nis est un sport in­dividuel ».

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A dormi dans le même lit que Jérôme Poti­er à Poiti­ers, à quel­ques années d'in­terval­le

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308 Responses to Quatrième robre de la Coupe Davis : Sam furieux

  1. Colin 22 novembre 2014 at 23:58

    Thomas 22/11/2014 at 23:07
    Le post de l’année. Juste incroyable.

    Thomas 22/11/2014 at 23:09
    J’ai éclaté de rire à la première apparition de la patrouille de France et j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois ensuite pour finir. C’est du GRAND n’importe quoi mais c’est magistral.

    Sam 22/11/2014 at 23:39
    M’font chier avec leurs conneries à la fin.

    Skvorecky 22/11/2014 at 23:55
    5 minutes après avoir fini la lecture du post, j’ai des accès de fou rire, des larmes le long des joues… Le post le plus improbable du monde. Oh putain!

    • Skvorecky 23 novembre 2014 at 00:00

      Un peu pareil, Thomas, c’est à double détente ce truc. Gros éclats de rire assez rapidement (c’est « aucotédarnaud » qui m’a tué). Puis petite pause, on se dit que ça va passer, et à un moment, vers les 3/4, le fou rire resurgit pour ne plus s’arrêter.

      • John 23 novembre 2014 at 15:53

        J’ai beaucoup aimé ton article Sam. Joli texte. Très beau com. J’aime ce site. Et j’espère qu’il nous régalera encore longtemps de pépites de ce type.

  2. Remy 23 novembre 2014 at 00:32

    Le com de l’année
    Bravo !

  3. Antoine 23 novembre 2014 at 00:58

    Sam, ton article est brillant mais il présente deux insuffisances: la première, bénine, est qu’il est illisible, faute de paragraphes détachés les uns des autres. Ce n’est pas le plus grave.

    Le plus grave est que la thèse défendue ne tient pas la route. Le tennis n’est pas intrasèquement un sport individuel. On joue en équipe en double, on joue en équipe en interclubs et on joue surtout en équipe …en coupe Davis, compétition qui fut la plus importante jusqu’à l’ère Open.

    Il ne s’agit pas de trois, quatre ou cinq matchs individuels dont le résultat est indépendant de celui des autres matchs, mais de matchs dont le résultat de chacun d’entre eux est en partie lié à celui des matchs qui l’ont précédé, plus ou moins selon les cas, et généralement de façon importante. Et en Coupe Davis, le match le plus important est celui qui n’est pas un match individuel, mais celui qui oppose les deux paires qui disputent le double au milieu des matchs de simple : 35 des 40 équipes victorieuses ont gagné le match de double le samedi.

    Ce match de double est essentiel pour une équipe qui ne dispose pas de joueurs qui, en simple, sont supérieurs à ceux de l’équipe adverse. C’est le cas de l’équipe de France depuis que les Mousquetaires l’ont gagné pour la dernière fois en 1932. La seule manière de gagner, pour un telle équipe consiste à faire jeu égal dans les simples, c’est à dire d’en gagner deux, ce qui suppose que les joueurs de simple évalue à un niveau inhabituellement élevé ou que l’équipe plus forte en face joue à un niveau inhabituellement faible, et qu’elle gagne le double.

    C’est comme cela que l’équipe de France a pu gagner la Coupe Davis depuis cette glorieuse époque ou elle disposait des meilleurs joueurs du monde. Cela peut ainsi finir à 3-1 ou 3-2 en sa faveur. Si son équipe de double perd, la mission devient impossible. Elle n’a d’ailleurs jamais gagné une finale depuis 1932 en ayant perdu le double.

    Et quand on regarde les équipes qui depuis cette date ont perdu la rencontre en ayant perdu le double, on ne peut que constater que sur la période récente, ceci n’est arrivé qu’à l’équipe de France, en 2002 et 2010, faute de performance suffisante en simple…

    La conclusion à tirer de toute cela est que faute de disposer d’un joueur capable de faire la différence en simple et de ramener deux points à lui seul à coup sur, l’équipe de France doit nécessairement disposer d’un grand double, assurant le point neuf fois sur dix, pour pouvoir gagner avec deux joueurs de simple qui ramènent un point chacun.

    Durant une très longue période cette condition a été remplie parce que cette équipe disposait d’un grand joueur de double, éventuellement utilisable en simple. C’était le boulot de Llodra jusqu’à cette année encore, par intermittence. Ce que l’on peut constater ce soir c’est que Benetteau, bien qu’il fut bon, n’a pas été à même de faire en sorte que cette équipe de double gagne..Tous les capitaines, Forget puis maintenant Clément ont demandé aux joueurs de disputer plus de doubles, généralement en vain. Il n’y a pas d’équipe type de double ou pas encore bien que l’on puisse se demander sil n’aurait pas mieux valu sélectionner Benetteau et ERV.

    La perte du double cette après midi condamne l’équipe de France à un double exploit : battre deux joueurs qui sont tous les deux a priori plus forts que leurs homologues. Si l’on se dit qu’il ont chacun une chance sur trois d’y parvenir, cela donne une probabilité de victoire finale de une sur neuf. Si l’on se dit que Monfils, le meilleur français du week end, a une chance sur deux, cela ne donne qu’une chance sur six de gagner la Coupe demain.

    Si Richie et Julien avaient gagné le double, la probabilité passait à 4 sur 9 (si chaque joueur français a une chance sur trois de l’emporter), voire 4 sur 6 (si Gaël a lui une chance sur deux)…Bref, la Coupe Davis est bien une affaire d’équipe….

    • Antoine 23 novembre 2014 at 01:12

      Pour demain, c’est d’autant plus mal barré pour l’équipe de France qu’il apparaît que Jo souffre du coude comme l’a aimablement déclaré Gaschassin alors que Clément et les autres membres de l’équipe tentaient d’accréditer l’idée que tout allait bien pour Jo qu’il fallait préserver…une propos que confirment les déclarations d’Ascione, le co-coach de JO, qui dit, contrairement au discours officiel, que Jo devait jouer ce double..

      « Le Monde » plaisante sur le sujet…http://www.lemonde.fr/sport/article/2014/11/22/coupe-davis-l-imbroglio-tsonga_4527851_3242.html

      Ceci a conduit Julien à jouer ce double avec Richie, alors qu’ils n’ont pas disputé un match ensemble depuis IW en 2013 et alors que Julien joue normalement en double coté avantage avec ERV, un coté auquel tiens Richie et qui est le sien quand il joue avec Jo. Du coup, Julien a joué côté égalité…..

      On a vu le résultat de ce double improvisé cette après midi.. Et même dans la comm, ils ont donc été mauvais…Avec un début de polémique à la clé..

      http://www.welovetennis.fr/blog-redaction-grandchelem/93692-french-basching-pas-pour-moi

      De leur côté, Roger et Stan ne se sont pas entraîné une minute en double mais l’équipe avait eu une bonne idée: recruter pour une semaine le coach des Bryan, lequel n’est pas tombé de la dernière pluie et connait très bien les joueurs de double français, Bryan qui ont atomisé Julien et ERV en demie du Masters ne leur laissant que 3 jeux.. .. ..

      Demain, Roger, qui dit être désormais à 100%, battra Jo, Richie ou Julien, probablement facilement..Le plus gros handicap de l’équipe de France à cet égard est que ni Gaël, ni Julien et Richie ne l’aient conduit à disputer un long match…

      Si Roger ne devait pas y arriver, le dernier match sera à tout casser, mais il restera très probablement à l’état virtuel…

    • Skvorecky 23 novembre 2014 at 10:32

      « ton article est (…) présente deux insuffisances: la première, bénigne, est qu’il est illisible »

      J’ai arrêté ma lecture à ce moment précis, éprouvant le besoin d’exploser de rire dans mon coin. Vous êtes en pleine forme, tous autant que vous êtes.

      Puis, le temps de me remettre de mes émotions, j’ai fini de lire ton post qui se transforme en superbe éloge du tennis comme sport d’équipe. Je réitère donc: c’est la grande forme!

  4. Sam 23 novembre 2014 at 01:43

    Ha oui, j’ai raconté un peu n’importe quoi, c’est sûr. Mais les paragraphes sont bien détachés. Le problèmes, c’est que dans tout ça, il n’y a que deux phrases.

    Après, le tennis est un sport individuel dans le sens ou quelle que soit la qualité du partenaire, du capitaine, arrive un moment où tu es toujours tout seul avec ta raquette, tes jambes et tes bras. Ce qui revient grosso modo à dire que, la vie est individuelle. C’est là la thèse centrale de ces deux phrases.

    • Antoine 23 novembre 2014 at 11:01

      Je viens de le relire Sam et je suis aussi mort que Richie, mais moi c’est de rire ! Etant lent, j’ai mis beaucoup de temps à piger ce que signifiait le mot aucotédarnaud. Je l’ai pas trouvé dans le dico mais j’ai pigé quand meme. Grandiose.

      Ils sont franchement pathétique sur France TV, la pression tout cà, le public et patati et patata et il n’y en a pas un qui soit capable de faire une bribe d’analyse technico-tactique, d’expliquer aux telespectateurs pourquoi il vaut mieux jouer tel coup dans telle circonstance, comment on gagne un match de double..Quand on compare avec les commentaires et analyses de Sky lors du Masters, c’est le jour et la nuit..

      Là ils donnent le sentiment que le tennis, c’est une affaire de pression, d’envie, de mobilisation du public, jamais de niveau, de tactique, de points faibles et de points forts. Soit ils pensent que cela n’intéresse pas les téléspectateurs, soit ils ne comprennent pas ce dont ils sont supposés parler. Alors ils font dans la beauferie franchouaillarde..Affreux..

      • Geo 23 novembre 2014 at 12:43

        Les deux, je pense. Luyat surtout n’y connaît vraiment rien et, à la limite, ne s’en cache pas, tout dans le sarcasme. Lolo est un animateur de tête de gondole Rastignac qui a gravi tous les échelons.

        • William 23 novembre 2014 at 12:47

          Luyat n’y connait rien en effet et il ne s’en cache pas. Parfois on dirait presque qu’il s’en fiche. C’est le moins pire de la bande.

        • Geo 23 novembre 2014 at 13:02

          Mon Dieu. Ce n’est ni Couilles-de-Mammouth, ni l’Anaconda, mais ptit zizi de Béziers qui doit sauver la patrie. Il le voulait son match décisif en finale de la Coupe Davis, il l’a. Et puis autant Tsonga et (le grand) Monfils me sont sympathiques, autant Gasquet m’attriste (sorry, Patricia). Le revers, oui, les coups de génie, certes, mais le service, le coup droit, le charisme, rien ne va. Tout cela vire au tragicomique.

  5. Elmar 23 novembre 2014 at 02:19

    Enormissime, Sam!

    Le pire, c’est que jusqu’à la moitié du texte, je me suis réellement demander si ce n’était pas une retranscription fidèle de Luyat ou Chamouleau. Ca pourrait tellement!

    • Montagne 23 novembre 2014 at 09:41

      Mais c’est vraiment un verbatim de Luyat/Chamoulaud, le double de France TV.

  6. William 23 novembre 2014 at 08:33

    C’est Sam Pagnol car il n’y a que deux phrases et c’est Sam Chamoulaud. Bravo Samoulaud !

  7. Remy 23 novembre 2014 at 09:09

    Plus je lis des avis et commentaires sur la journée d’hier plus je suis effaré de la gestion française.

    Jo a presque abandonné le circuit depuis août et le jour j, on fait un pari sur son état de forme physique ???
    Après tous les beaux discours de merde des français depuis des mois ??

    De son côté Luthi ne la ramène pas et a eu l’excellente idée d’embaucher pour la semaine le coach des Bryan. Decision payante.

  8. Nathan 23 novembre 2014 at 09:38

    Sam, j’ai beaucoup ri de cette chamoulade logorrhéique plus vraie que l’originale. Un avenir professionnel radieux t’ouvre les bras sur France2 !

    • Yasunari 23 novembre 2014 at 10:07

      A moins que Sam ne décide de se lancer dans la littérature et de devenir un nouveau Joyce … mais peut-être est-ce déjà le cas.
      C’est très drôle mais finalement presque pénible car on a l’impression de revivre l’insupportable expérience.
      Quel contraste entre ce tissu de banalités et de vraies conneries et les analyses compétentes, fines et pleines d’humour de Fred Verdier !
      Sur la conclusion, je suis d’accord que la vie est un sport individuel mais pour ma part j’aime beaucoup cette épreuve collective dans ce sport si individualiste. Dommage qu’elle permette au chauvinisme bas de plafond et au masochisme symétrique de s’épanouir.

      • Skvorecky 23 novembre 2014 at 10:43

        Après le monologue intérieur de Molly Bloom, la tirade à voix haute des pénibles de la télé!

        Dommage qu’on ne puisse pas changer la composition de cette équipe-là…

        Très bon commentaire, au passage, Yasunari, quoique je ne connaisse pas Verdier.

        • Yasunari 23 novembre 2014 at 11:11

          Merci Skvorecky. J’apprécie souvent ta contribution ici. Mais trèves de flagorneries…
          Fred Verdier commente le tennis sur eurosport (à ne pas confondre avec un de ses collègues qui est toujours à contre-temps et se perd en considérations oiseuses et sans rapport avec le match retransmis à chaque moment clé, notamment en fin de set). Il s’agit le plus souvent de tennis féminin mais chaque année on peut aussi suivre l’us open avec lui. C’est le moment de la saison de tennis que je préfère.

  9. Nathan 23 novembre 2014 at 09:48

    La blessure de Tsonga au coude. C’est curieux une blessure qui se réveille une heure avant le double. Curieux, étrange, bizarre…

    • Antoine 23 novembre 2014 at 10:34

      Il a du sentir quelque chose pendant ou après son match vendredi et l’entraînement d’hier matin a confirmé qu’il avait qq chose. Àprès il l’a dit à Clément qui n’a pas pris de risque. Le point du double étant crucial, il ne pouvait pas le prendre. Cela me parait raisonable…

  10. Remy 23 novembre 2014 at 10:23

    Gasquet s’échauffe ce matin mais pas de Tsonga.
    Ca sera donc Richard / Roger.

    • Antoine 23 novembre 2014 at 10:42

      Il n’est que 10h30..On verra si Jo s’entraine ou pas un peu plus tard…Si c’est Richie, il faudra qu’il soit bien meilleur qu’hier pour avoir une petite chance.

      Je comprends qu’il ait été perturbé par le fait de devoir jouer avec Julien alors que ce n’étais pas prévu mais on pouvait quand meme s’attendre qu’il joue mieux que cela meme si lui et Julien n’ont pas été catastrophiques. Ils n’ont pas été mauvais mais pas assez bons. Ils n’ont marqué que 19 points sur 87 au retour. C’est pas beaucoup..

      • Patricia 23 novembre 2014 at 12:51

        Je pense aussi qu’ils manquaient d’automatismes, tout simplement.
        Ils n’ont pas joué un match ensemble cette année, ce qui est emmerdant vu que Benneteau joue normalement du côté revers. Avec un déficit en complémentarité à la base. Pas besoin de compenser à ce point avec les automatismes quand on a des individualités avec un serveur/volleyeur comme Roger et un Stan qui osait vraiment du fond, mis en confiance à la fois par ses matchs et par la présence impériale de Roger.

        J’ai jeté un coup d’œil aux stats et à la feuille de match, c’est dans les secteurs où Richard aurait dû apporter sa contribution que ça a pêché :

        Les stats au service ne sont pas mauvaises : un seul ace pour les Français contre 7 aux Suisses, mais 21 services gagnants à 16 (donc 22 vs 23 services non retournés) ; et 71% de 1è passées pour les Français contre 64% (55% dans le second où Wawrinka a été menacé).

        Pour les jeux de service problématiques, on a :

        - 1er break, Bennet passe 5 premières balles, une seule 2è ;
        - sur le break du 2è, Richard passe une seule 1è et 4 2è balles… Seul clair craquage.
        - sur le service très disputé de Richard au début du 3è, il passe 10 premières et 6 2è balles ;
        - pour le break du 3è, Bennet avait passé 5 1è balles et 3 2è…

        Le problème a souvent été la 1è volée trop neutre de Richard et sa neutralisation en revers.

        Là où les Suisses dominent les stats, c’est au filet : 33/60 pour la France (55%) contre 40/53 (75%) et surtout en revers : 9 W à 17, alors que c’est plus équilibré en CD (21 à 27).

        Ces secteurs sont équilibrés dans le 1er set, très déficitaires à la volée et en revers au 2è, à nouveau équilibrés au 3è (ce sont les erreurs qui augmentent alors côté français).

        Le souci c’est qu’il y avait du lourd en face. Logiquement, il n’y avait pas de raisons que Stan/Roger soient une mauvaise paire, complémentaires coup droit/revers, bons à très bons au service, excellent à la volée pour Roger(les progrès de l’année sont très palpables), très correct et en tous cas habitué à l’exercice pour Stan… juste une question de mental (et là ça cliquait pour Stan) et d’entente (bon boulot de McPherson).

        Sans automatismes, ça paraît difficile de contrer la pression exercée par la classe mondiale au service, au coup droit, à la volée, au revers, quand on n’a la classe mondiale ni au service, ni au retour, ni au coup droit. Le 1er set de handicap, c’était déjà pas une bonne nouvelle. La pression de sentir « si je me loupe maintenant et qu’on perd le 2è c’est foutu » a scellé sa 1è.

        • Antoine 23 novembre 2014 at 16:49

          Faut faire jouer Richie a droite, son coup droit croisé est bien meilleur que son coup droit décroisé..

  11. Skvorecky 23 novembre 2014 at 10:35

    J’ai twitté le lien vers ton papier, Sam. Y’a pas de raison que mes dix-sept followers (dont 16 non-francophones) ne profitent pas de ce morceau de bravoure!

  12. Nathan 23 novembre 2014 at 10:45

    Mozart contre le grand Horloger suisse, ça me plaît.

  13. Sam 23 novembre 2014 at 11:06

    Merci pour vos comms sur mon comms, très sympa, au moment où la pression bascule sur les épaules de Richard Gasquet…

  14. Guillaume 23 novembre 2014 at 11:24

    Exceptionnel !!!

    Manque juste le gros plan de 30 secondes, accompagné d’un salut amical et respectueux à notre directeur du service des sports adoré, Daniel Bilalian, ce grand homme !

  15. Antoine 23 novembre 2014 at 12:02

    Quand Clément dit hier soir qu’il fallait ménager Jo, le minimum est de donner le change et qu’il aille faire semblant de s’entraîner, ce qu’il n’a pas fait…Entre les bourdes de Gaschassin, et de di Pascale et cet absence d’entraînement de Jo ce matin, ils ont fait très fort..

    Bon, Richie va faire le match de sa vie, donc tout va bien pour eux…

    • Patricia 23 novembre 2014 at 12:26

      Le châtiment est rude pour ci-gisent Couilles-de-Mammouth, qui déclarait que c’est l’envie qui ferait la différence, sans parler une fois du niveau, un détail, et qui a découvert entre la poire (la conférence de presse) et le dessert (le pow pow entre amis ?) que l’envie de se prendre une branlée en jouant diminué, elle n’était pas si grande que ça… surtout quand on avait des potes très méritants près à reprendre le flambeau !

      Bon, comme il a observé la procédure, la larme à la Marseillaise et je jette mon iPhone dans les chiottes, la posture sera sauve aux yeux d’une partie des pourfendeurs de losers. Dommage que diPasquale ait pas pu tenir sa bouche sur le fait que non, il n’a pas supplié qu’on l’aligne quand même, qu’il était prêt à mourir sur le court et que Clément lui a dit, regard perdu vers l’horizon : »Fils, les amis c’est fait pour ça. Maintenant il faut croire en l’Envie de Richard. »

      Richard Gasquet : Pipiiii !

  16. Patricia 23 novembre 2014 at 12:23

    Grandiosissime, Sam, même moi qui suit à l’agonie, j’en peux plus de tant de justesse et de véritable GENIE (oui auxcotédarnaud le mot est laché car c’est le génie le génie et surtout l’envie qui permettent de se dépasser tous ensemble pour atteindre tous ensemble le point de non-retour) à mettre en lumière l’absurdité des discours et des dispositifs alors que la vérité, c’est un mec à poil dans son short qui sent passer sur ses burnes ratatinées le blizzard de la vérité de son infériorité tennistique au son de l’harmonica de Morricone.

  17. Sylvie 23 novembre 2014 at 12:43

    J’ai rarement autant ri en lisant un article. Sam tu es génial ! article énorme et totalement barré. On sent que le Chamoulaud et son tissu de chamouleries beaufs t’a fait péter un cable et c’est bon !

  18. Sam 23 novembre 2014 at 12:49

    Hé ben dites donc, que de compliments, merci.
    C’est exactement ce que dit Patricia que j’ai voulu dire en fait. Du bruit, du bruit, et au final, un type tout seul dans son short.

    • Guillaume 23 novembre 2014 at 12:54

      Ce qui amène inévitablement à une autre question : l’un des joueurs présent sur le court ce week-end est-il slip ?

      • Sam 23 novembre 2014 at 13:00

        Bonne question. Pas évident. Aucun en fait je crois. Au maximum, Llodra.

      • Colin 23 novembre 2014 at 13:13

        Mais Llodra n’est pas _sur_ le court (d’ailleurs, ça s’est vu, hier)

        • Sam 23 novembre 2014 at 13:18

          Micka, qui a tenu à venir, pour soutenir ses copains, pour l’équipe, lui qui atété de toutes les campagnes, en ce jour si particulier…

  19. Sam 23 novembre 2014 at 13:23

    Break, et quand il fait « Come on ! » comme ça dès le début de match, c’est pas bon signe pour l’autre.
    (Mais c’est la seule manière de fabriquer une Rolex)

    • William 23 novembre 2014 at 13:28

      (C’est pour cela qu’elles sont toutes faites en Suisse)

  20. Sebastien 23 novembre 2014 at 13:25

    Sam tu es la preuve vivante que la folie et le génie ne font parfois qu’un !

    Sinon je me réjouis : Rodgeur est en mode destruction, Richard va prendre une super-tôle !

  21. Colin 23 novembre 2014 at 13:36

    Waaaaah l’échange de folie ! Y a tout eu dedans.

  22. Thomas 23 novembre 2014 at 13:48

    2 balles de set.

  23. Julie 23 novembre 2014 at 13:51

    Richard qui sauve des balles de set! (meme si bon pr l instant l issue ne fait pas photo…). Question idiote je n ai pas suivi bcp les francais cette annee: pourquoi llodra ne joue t il pas? A t il pris sa retraite?

    • Colin 23 novembre 2014 at 13:53

      Il a joué (et gagné) le double lors du quart de finale contre l’Allemagne.
      Le reste de l’année il a été quasiment tout le temps blessé.
      Il vient d’annoncer sa retraite en simple, mais jouera encore quelques doubles en 2015.

    • Julie 23 novembre 2014 at 13:54

      ah ils sont vraiment en sucre ces francais :) (enfin, surtout richard) oooo cette volleeeeeee

  24. Julie 23 novembre 2014 at 13:53

    Sam au passage je me meurs (moi aussi j ai mis un peu de temps à comprendre aucotedarnaud) :)

    Bon premier ploint, net, allez doudou!

  25. Thomas 23 novembre 2014 at 13:54

    Dans la catégorie question idiote, c’est normal qu’on ai un filet de double avec des piquets ? Ça rend plus difficile les points stylés depuis l’extérieur du court, dommage.

    • Julie 23 novembre 2014 at 14:04

      ah ah vive les questions idiotes :) Il faudrait inventer in filet en titanium flexible (?) qui tiendrait tout seul sans piquet mais resterait flexible?

  26. Sam 23 novembre 2014 at 14:01
  27. Remy 23 novembre 2014 at 14:02

    Roger a des balles de break a chaque jeu maintenant.
    Set et break d’avance.

    Richard n’a pas les armes contre un Fed revenu à un tel niveau. Ça n’a rien a voir avec le match contre Gaël.

  28. Julie 23 novembre 2014 at 14:06

    J ai envie de dire, attention à la déconcentration roger, c est souvent quand il survole le match à ce point qu il peut commencer à enchainer les erreurs et d un coup remettre son opposant dans le match.

    Bon, ok, j`avoue que je suis étonnemment peu stressée pour un match de roger qui a de l enjeu :)

  29. Julie 23 novembre 2014 at 14:07

    waow… cette vollée sublime alors qu il était un peu mal engagé au filet…

  30. Sam 23 novembre 2014 at 14:07

    Richard qui a tenu à être sur le court aujourd’hui, pour encourager ses copains…

  31. Sebastien 23 novembre 2014 at 14:08

    Rogeeeeeeeeer !!!! Quel régal !!! C’est du Rolex puissance magnum !!

  32. Ivan 23 novembre 2014 at 14:08

    Le petit richard attends sa maman au milieu du terrain…

    • Sebastien 23 novembre 2014 at 14:09

      La maman en a eu marre, elle viendra pas !

  33. Sebastien 23 novembre 2014 at 14:09

    Monstrueux les retours de Rodge !!!!

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